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Loyers impayés et expulsion du locataire

Vérifié le 06/08/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

À tout moment, vous pouvez prendre conseil auprĂšs de SOS loyers impayĂ©s :

OĂč s’adresser ?

Service d'accompagnement, de conseils et de prévention en cas de risque d'expulsion liée à des impayés de loyer. Ce service informe gratuitement les locataires, comme les propriétaires.

Par téléphone

0 805 160 075 du lundi au vendredi

Numéro vert : appel et service gratuit, depuis un téléphone fixe ou mobile

Plusieurs solutions sont possibles :

Demander un délai de paiement au propriétaire

Vous pouvez essayer de trouver une solution à l'amiable avec le propriétaire.

Par exemple, vous pouvez lui demander de vous accorder un délai supplémentaire pour payer le loyer, ou lui proposer d'étaler le paiement en plusieurs fois. Si vous trouvez un accord, il est préférable de l'écrire, et de le signer ensemble.

Si vous avez du mal à trouver une solution avec le propriétaire, vous pouvez contacter un conciliateur de justice, pour qu'il vous y aide. Le conciliateur intervient gratuitement.

Faire une demande d'aide sociale

  • AuprĂšs de la Caf (ou de la MSA)

Si vous recevez déjà une aide de la Caf (ou de la MSA), vous pouvez déclarer un changement de situation (vous avez perdu votre emploi, vous ne vivez plus en couple...).

  • Vous devez utiliser ce service en ligne :

    Service en ligne
    Allocations et prestations familiales - Déclaration de situation (Caf)

    AccĂ©der au service en ligne  

    Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf)

  • Vous devez contacter la MSA :

Si vous ne recevez pas d'aide de la Caf (ou de la MSA), vous pouvez notamment faire la demande d'une aide au logement (APL, ALS, ALF).

  • AuprĂšs d'Action logement

Si vous ĂȘtes salariĂ©, ou prĂ©retraitĂ©, ou demandeur d'emploi, et que votre dernier employeur est une entreprise privĂ©e non agricole de 10 salariĂ©s et plus, vous pouvez demander une aide d'Action logement.

Cette aide peut prendre la forme d'un prĂȘt sans intĂ©rĂȘts ou d'une subvention. Elle est accordĂ©e avec la mise en place d'un accompagnement social rĂ©alisĂ© par Action logement. Cet accompagnement social est un service gratuit et confidentiel.

Pour faire la demande, vous devez utiliser ce formulaire :

Service en ligne
Demande d’accompagnement social auprùs d’Action logement

  • Par l'intermĂ©diaire d'une assistante sociale

Vous pouvez contacter une assistante sociale pour connaßtre les aides sociales auxquelles vous pourriez avoir droit (par exemple, celles du Fonds de solidarité pour le logement « FSL » ou celle de votre caisse de retraite complémentaire).

Vous pouvez rencontrer une assistante sociale dans votre mairie, dans les services de votre département ou dans un Point conseil budget.

L'assistante sociale pourra également vous proposer un accompagnement social, c'est-à-dire vous accompagner pour résoudre vos difficultés.

Déposer un dossier de surendettement

Si vous avez des difficultés à payer le loyer et au moins une autre dette, vous pouvez déposer un dossier de surendettement.

Un commissaire de justice (anciennement huissier de justice) vous a remis (ou envoyé ou déposé dans votre boßte aux lettres) un commandement de payer. Ce commandement vous réclame de payer votre dette (loyers impayés, charges locatives impayées...) au propriétaire.

Le commandement de payer doit contenir les informations suivantes (sinon, il n'a pas de valeur) :

  • Le dĂ©lai qui vous est accordĂ© pour payer votre dette (6 semaines)
  • Le montant mensuel de votre loyer et des charges
  • Le dĂ©compte de votre dette
  • L'information que si vous ne payez pas votre dette ou ne demandez pas des dĂ©lais de paiement, alors le propriĂ©taire peut demander au juge la rĂ©siliation de votre bail et votre expulsion du logement
  • L'adresse du fonds de solidaritĂ© pour le logement (FSL) auquel vous pouvez demander une aide financiĂšre
  • L'information que vous pouvez demander au juge, Ă  tout moment, un dĂ©lai de grĂące pour payer votre dette aux conditions prĂ©vues par l'article 1343-5 du code civil (dĂ©lai de 2 ans maximum, mais le juge peut vous accorder un dĂ©lai 3 ans si vous ĂȘtes en mesure de rembourser votre dette)
  • Vous avez 6 semaines pour payer ce montant.

    Durant ce délai de 6 semaines, vous pouvez notamment :

    • Reprendre le paiement du loyer (mĂȘme en partie) et, si possible, rembourser votre dette (mĂȘme partiellement). Il s'agit d'attester votre bonne volontĂ© et d'aggraver le moins possible votre endettement.
    • Contacter une assistante sociale pour obtenir une aide financiĂšre (aide au logement de la Caf, aide du FSL, aide d'Action logement, aide de votre caisse de retraite complĂ©mentaire...)
    • Contacter le propriĂ©taire pour essayer de trouver ensemble un accord sur des dĂ©lais de paiement. Si vous trouvez un accord, il est recommandĂ© de l'Ă©crire, et de le signer ensemble
    • RĂ©pondre Ă  la demande d'informations qui vous est adressĂ©e pour le diagnostic social et financier (DSF). Le DSF sert Ă  Ă©clairer le juge sur les causes de votre dette et les dĂ©marches que vous avez engagĂ©es pour y remĂ©dier. Vous devez aussi fournir des justificatifs (fiche de paie, demande dĂ©posĂ©e auprĂšs du FSL...).

    AprÚs le délai de 6 semaines :

    • Si vous avez remboursĂ© votre dette, vous pouvez rester dans le logement.
    • Si vous n'avez pas remboursĂ© toute votre dette, ni conclu d'accord avec le propriĂ©taire, alors le propriĂ©taire peut demander au juge la rĂ©siliation de votre bail et votre expulsion du logement. S'il le fait, vous recevez une assignation au tribunal.

    À tout moment, vous pouvez contacter un juriste pour connaütre les rùgles en vigueur en matiùre de dettes locatives :

    OĂč s’adresser ?

    Service d'accompagnement, de conseils et de prévention en cas de risque d'expulsion liée à des impayés de loyer. Ce service informe gratuitement les locataires, comme les propriétaires.

    Par téléphone

    0 805 160 075 du lundi au vendredi

    Numéro vert : appel et service gratuit, depuis un téléphone fixe ou mobile

  • Vous devez contacter le propriĂ©taire.

    Avant cela, vous pouvez consulter un juriste pour connaßtre les rÚgles en vigueur en matiÚre de dettes locatives :

    OĂč s’adresser ?

    Service d'accompagnement, de conseils et de prévention en cas de risque d'expulsion liée à des impayés de loyer. Ce service informe gratuitement les locataires, comme les propriétaires.

    Par téléphone

    0 805 160 075 du lundi au vendredi

    Numéro vert : appel et service gratuit, depuis un téléphone fixe ou mobile

    Si vous avez du mal à trouver une solution avec le propriétaire, vous pouvez contacter un conciliateur de justice, pour qu'il vous y aide. Le conciliateur intervient gratuitement.

    Attention : Lorsque le dĂ©saccord porte sur un montant ne dĂ©passant pas 5 000 €, cette tentative de conciliation est obligatoire pour pouvoir par la suite saisir le juge.

    Si le dĂ©saccord persiste, vous devez saisir le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dĂ©pend le logement que vous habitez. Vous n'ĂȘtes pas obligĂ© d'avoir un avocat devant le tribunal.

Video : 5 points essentiels pour se préparer à l'audience en cas d'impayés locatifs

Un commissaire de justice (anciennement huissier de justice) vous remet (ou envoie ou dépose dans votre boßte aux lettres) une assignation au tribunal.

Cela signifie que vous ĂȘtes convoquĂ© au tribunal car le propriĂ©taire demande au juge du contentieux de la protection de vous condamner :

  • À rembourser votre dette
  • Et Ă  ĂȘtre expulsĂ© du logement, Ă  la suite de la rĂ©siliation de votre bail.

L'audience doit avoir lieu au moins 6 semaines aprĂšs le jour oĂč vous avez reçu l'assignation.

Durant ce délai d'au moins 6 semaines, vous pouvez notamment :

  • Consulter gratuitement un avocat pour lui demander conseil avant l'audience.
  • Demander Ă  un avocat de vous assister durant l'audience, mĂȘme si vous n'y ĂȘtes pas obligĂ©. Pour le rĂ©munĂ©rer, vous pouvez demander l'aide juridictionnelle, sous certaines conditions.
  • Reprendre le paiement de votre loyer et des charges, et, si possible, rembourser votre dette (mĂȘme en partie). Il s'agit de montrer au juge votre bonne volontĂ©, et d'aggraver le moins possible votre endettement.
  • RĂ©pondre Ă  la demande d'informations qui vous est adressĂ©e pour mettre Ă  jour le diagnostic social et financier (DSF). Le DSF sert Ă  Ă©clairer le juge sur les causes de votre dette et les dĂ©marches que vous avez engagĂ©es pour y remĂ©dier. Vous devez aussi fournir des justificatifs (fiche de paie, demande dĂ©posĂ©e auprĂšs du FSL...).

Durant l'audience, vous pouvez demander au juge :

  • De vous accorder un dĂ©lai pour rembourser votre dette
  • Et, si votre bail contient une clause rĂ©solutoire, de suspendre les effets de la clause rĂ©solutoire (c'est-Ă -dire de suspendre la procĂ©dure d'expulsion) durant le remboursement

Le juge peut vous accorder ce délai de remboursement de 3 ans maximum et suspendre la procédure d'expulsion, lorsque vous remplissez les conditions suivantes :

  • Vous avez repris le paiement (entier) du loyer courant avant l'audience
  • Vous ĂȘtes en capacitĂ© de rembourser votre dette

Un commissaire de justice (anciennement huissier de justice) vous signifie la décision du juge :

  • Le juge vous impose de rembourser de votre dette selon un Ă©chĂ©ancier

    En conséquence, vous devez rembourser votre dette en respectant les sommes à rembourser et les dates auxquelles vous devez le faire. En contrepartie, vous pouvez rester dans le logement.

    Si vous ne respectez pas cet échéancier

    Si vous ne respectez pas cet échéancier (c'est-à-dire si vous ne remboursez pas, ou si vous remboursez en retard), alors votre bail est résilié.

    En conséquence :

    • Vous n'ĂȘtes plus considĂ©rĂ© comme locataire de votre logement, mais comme un occupant sans droit ni titre
    • Le propriĂ©taire ne vous facture plus un loyer, mais des indemnitĂ©s d'occupation dont le montant est fixĂ© par le juge
    • Le propriĂ©taire peut poursuivre la procĂ©dure d'expulsion en vous adressant un commandement de quitter le logement

    À partir de ce moment :

    • Vous devez, dans la mesure du possible, payer les indemnitĂ©s d'occupation. Il s'agit de montrer votre bonne volontĂ© au juge.
    • Vous devez anticiper votre expulsion en recherchant un nouveau logement. Pour cela, vous pouvez notamment contacter une assistante sociale (renseignez-vous en mairie), faire une demande de logement social, ou dĂ©poser un recours Dalo, sous certaines conditions.
    • Si vous ĂȘtes en logement social, vous pouvez demander au bailleur de mettre en place un protocole de cohĂ©sion sociale. Ce dispositif permet de suspendre la procĂ©dure d'expulsion, mais vous devez en contrepartie reprendre le paiement du loyer et rembourser progressivement votre dette.
  • Votre bail est rĂ©siliĂ©. En consĂ©quence :

    • Vous n'ĂȘtes plus considĂ©rĂ© comme locataire de votre logement, mais comme un occupant sans droit ni titre
    • Le propriĂ©taire ne vous facture plus un loyer, mais des indemnitĂ©s d'occupation dont le montant est fixĂ© par le juge
    • Le propriĂ©taire peut poursuivre la procĂ©dure d'expulsion, en vous adressant un commandement de quitter les lieux

    À partir de ce moment :

    • Vous devez, dans la mesure du possible, payer les indemnitĂ©s d'occupation. Il s'agit de monter au juge votre bonne volontĂ©.
    • Vous devez anticiper votre expulsion en recherchant un nouveau logement. Pour cela, vous pouvez notamment contacter une assistante sociale (renseignez-vous en mairie), faire une demande de logement social, ou dĂ©poser un recours Dalo, sous certaines conditions.
    • Si vous ĂȘtes en logement social, vous pouvez demander au bailleur de mettre en place un protocole de cohĂ©sion sociale. Ce dispositif permet de supsendre la procĂ©dure d'expulsion, mais vous devez en contrepartie reprendre le paiement du loyer et rembourser progressivement votre dette.

      À savoir

    Si vous avez dĂ©posĂ© un dossier de surendettement, la procĂ©dure d’expulsion peut ĂȘtre suspendue dans certains cas.

Un commissaire de justice (anciennement huissier de justice) vous délivre un commandement de quitter les lieux (ou commandement d'avoir à libérer les locaux).

Ce commandement doit indiquer les informations suivantes (sinon il n'a pas de valeur) :

  À savoir

Généralement, aprÚs avoir reçu le commandement de quitter les lieux, vous avez 2 mois pour quitter le logement, mais le juge peut avoir réduit ou supprimé ce délai (notamment s'il vous considére comme étant de mauvaise volonté).

Durant le délai indiqué sur le commandement de quitter les lieux, vous pouvez notamment :

  • Saisir le juge de l'exĂ©cution pour lui demander un dĂ©lai supplĂ©mentaire (ou dĂ©lai de grĂące). Ce dĂ©lai supplĂ©mentaire peut aller de 1 mois Ă  1 an maximum. Le juge prend sa dĂ©cision en tenant notamment compte de votre situation (Ăąge, Ă©tat de santĂ©...) et de votre bonne volontĂ©. Pour faire votre demande de dĂ©lai supplĂ©mentaire, vous devez utiliser le formulaire suivant :

Formulaire
Demande de dĂ©lais Ă  une mesure d'expulsion - RequĂȘte au juge de l'exĂ©cution

Cerfa n° 15426*06

AccĂ©der au formulaire  

MinistÚre chargé de la justice

  À savoir

Si vous restez dans le logement (hors logement social) aprĂšs la fin du dĂ©lai qui vous est accordĂ© pour le quitter (hors trĂȘve hivernale), vous encourez une amende de 7 500 euros.

Vous n'avez pas quitté le logement et risquez l'expulsion.

2 situations sont possibles :

  • Si vous avez une solution de relogement correspondant Ă  vos besoins (le nombre de piĂšces est conforme au nombre d'occupants), l'expulsion peut avoir lieu tout au long de l'annĂ©e, dĂšs que le dĂ©lai pour quitter le logement est dĂ©passĂ©
  • Si vous n'avez pas de solution de relogement et que la fin du dĂ©lai pour quitter le logement intervient durant la trĂȘve hivernale (du 1 er novembre au 31 mars inclus de l'annĂ©e suivante), alors l'expulsion est reportĂ©e aprĂšs la trĂȘve hivernale. Dans les Dom, une trĂȘve cyclonique peut s'appliquer.

  À savoir

Si vous avez déposé un dossier de surendettement, des rÚgles spécifiques s'appliquent.

Le commissaire de justice (anciennement huissier de justice) peut vous informer au préalable de la date de l'expulsion, mais il n'y est pas obligé.

Pour l'expulsion, il doit se présenter au logement un jour ouvrable, entre 6 heures et 21 heures.

Lorsque le commissaire de justice se présente au logement, il fait alors face à l'une des 3 situations suivantes :

  • Le commissaire de justice dresse un procĂšs-verbal d'expulsion et vous quittez le logement immĂ©diatement.

    Le procÚs-verbal d'expulsion doit contenir les informations suivantes :

    • Les opĂ©rations rĂ©alisĂ©es lors de l'expulsion et l'identitĂ© des personnes dont le concours a Ă©tĂ© nĂ©cessaire
    • Le juge compĂ©tent pour contester les opĂ©rations d'expulsion.

    Si vous laissez des biens dans le logement, ou si le commissaire de justice les faits stocker dans un garde-meuble (à vos frais), le procÚs-verbal d'expulsion doit aussi contenir les informations suivantes :

    • Liste de ces biens, avec l'indication qu'ils paraissent avoir ou non une valeur marchande
    • Lieu et conditions d'accĂšs au garde-meuble oĂč ils sont stockĂ©s
    • Mention, en caractĂšres trĂšs apparents, que vous ĂȘtes obligĂ©s de retirer vos biens dans les 2 mois qui suivent la remise ou la signification du procĂšs-verbal (dĂ©lai non renouvelable). Les biens non retirĂ©s seront vendus aux enchĂšres publiques si l'inventaire indique qu'ils ont une valeur marchande. Les autres bien non retirĂ©s seront considĂ©rĂ©s comme abandonnĂ©s, sauf les papiers et documents personnels qui seront placĂ©s sous enveloppe scellĂ©e et conservĂ©s pendant 2 ans par le commissaire de justice
    • Mention que vous pouvez contester l'absence de valeur marchande des biens, dans le mois qui suit la remise ou la signification du procĂšs-verbal
    • Indication du juge Ă  qui soumettre cette contestation
    • Reproduction des articles R. 121-6 Ă  R. 121-10, R 442-2 et R 442-3 du code des procĂ©dures civiles d'exĂ©cution

      À savoir

    Si vous n'avez pas de solution de relogement, vous pouvez appeler le 115 :

    OĂč s’adresser ?

    Numéro d'urgence et d'accueil des personnes sans abri

    Par téléphone

    115 (gratuit depuis un fixe et un mobile en France métropolitaine et en outre-mer)

    Ouvert du lundi au dimanche et fonctionnant 24h/24

    Un appel sur ce numéro est géolocalisé, identifié et priorisé. Il n'apparait pas sur les factures.

  • Le commissaire de justice ne peut pas entrer dans le logement. Il dresse alors un procĂšs-verbal de tentative d'expulsion.

    Le commissaire de justice peut par la suite demander au représentant de l'Etat dans le département que la police ou la gendarmerie l'assiste lors de votre expulsion.

    Si le représentant de l'Etat dans le département accepte, le commissaire de justice se présente accompagné d'un serrurier et de la gendarmerie ou de la police. Vous devez alors quitter immédiatement le logement. Le commissaire de justice dresse un procÚs-verbal d'expulsion qui doit contenir les informations suivantes :

    • Les opĂ©rations rĂ©alisĂ©es lors de l'expulsion et l'identitĂ© des personnes dont le concours a Ă©tĂ© nĂ©cessaire
    • Le juge compĂ©tent pour contester les opĂ©rations d'expulsion.

    Si vous laissez des biens dans le logement, ou si le commissaire de justice les faits stocker dans un garde-meuble (à vos frais), le procÚs-verbal d'expulsion doit aussi contenir les informations suivantes :

    • Liste de ces biens, avec l'indication qu'ils paraissent avoir ou non une valeur marchande
    • Lieu et conditions d'accĂšs au garde-meuble oĂč ils sont stockĂ©s
    • Mention, en caractĂšres trĂšs apparents, que vous ĂȘtes obligĂ©s de retirer vos biens dans les 2 mois qui suivent la remise ou la signification du procĂšs-verbal (dĂ©lai non renouvelable). Les biens non retirĂ©s seront vendus aux enchĂšres publiques si l'inventaire indique qu'ils ont une valeur marchande. Les autres bien non retirĂ©s seront considĂ©rĂ©s comme abandonnĂ©s, sauf les papiers et documents personnels qui seront placĂ©s sous enveloppe scellĂ©e et conservĂ©s pendant 2 ans par le commissaire de justice
    • Mention que vous pouvez contester l'absence de valeur marchande des biens, dans le mois qui suit la remise ou la signification du procĂšs-verbal
    • Indication du juge Ă  qui soumettre cette contestation
    • Reproduction des articles R. 121-6 Ă  R. 121-10, R 442-2 et R 442-3 du code des procĂ©dures civiles d'exĂ©cution

      À savoir

    Si vous n'avez pas de solution de relogement, vous pouvez appeler le 115.

    OĂč s’adresser ?

    Numéro d'urgence et d'accueil des personnes sans abri

    Par téléphone

    115 (gratuit depuis un fixe et un mobile en France métropolitaine et en outre-mer)

    Ouvert du lundi au dimanche et fonctionnant 24h/24

    Un appel sur ce numéro est géolocalisé, identifié et priorisé. Il n'apparait pas sur les factures.

  • Le commissaire de justice ne peut pas entrer dans le logement. Il dresse alors un procĂšs-verbal de tentative d'expulsion.

    Le commissaire de justice peut par la suite demander au représentant de l'Etat dans le département que la police ou la gendarmerie l'assiste lors de votre expulsion.

    Si le représentant de l'Etat dans le département accepte, le commissaire de justice se présente accompagné d'un serrurier et de la gendarmerie ou de la police. Vous devez alors quitter immédiatement le logement. Le commissaire de justice dresse un procÚs-verbal d'expulsion qui doit contenir les informations suivantes :

    • Les opĂ©rations rĂ©alisĂ©es lors de l'expulsion et l'identitĂ© des personnes dont le concours a Ă©tĂ© nĂ©cessaire
    • Le juge compĂ©tent pour contester les opĂ©rations d'expulsion.

    Si vous laissez des biens dans le logement, ou si le commissaire de justice les faits stocker dans un garde-meuble (à vos frais), le procÚs-verbal d'expulsion doit aussi contenir les informations suivantes :

    • Liste de ces biens, avec l'indication qu'ils paraissent avoir ou non une valeur marchande
    • Lieu et conditions d'accĂšs au garde-meuble oĂč ils sont stockĂ©s
    • Mention, en caractĂšres trĂšs apparents, que vous ĂȘtes obligĂ©s de retirer vos biens dans les 2 mois qui suivent la remise ou la signification du procĂšs-verbal (dĂ©lai non renouvelable). Les biens non retirĂ©s seront vendus aux enchĂšres publiques si l'inventaire indique qu'ils ont une valeur marchande. Les autres bien non retirĂ©s seront considĂ©rĂ©s comme abandonnĂ©s, sauf les papiers et documents personnels qui seront placĂ©s sous enveloppe scellĂ©e et conservĂ©s pendant 2 ans par le commissaire de justice
    • Mention que vous pouvez contester l'absence de valeur marchande des biens, dans le mois qui suit la remise ou la signification du procĂšs-verbal
    • Indication du juge Ă  qui soumettre cette contestation
    • Reproduction des articles R. 121-6 Ă  R. 121-10, R 442-2 et R 442-3 du code des procĂ©dures civiles d'exĂ©cution

      À savoir

    Si vous n'avez pas de solution de relogement, vous pouvez appeler le 115.

    OĂč s’adresser ?

    Numéro d'urgence et d'accueil des personnes sans abri

    Par téléphone

    115 (gratuit depuis un fixe et un mobile en France métropolitaine et en outre-mer)

    Ouvert du lundi au dimanche et fonctionnant 24h/24

    Un appel sur ce numéro est géolocalisé, identifié et priorisé. Il n'apparait pas sur les factures.

À tout moment, vous pouvez prendre conseil auprĂšs de SOS loyers impayĂ©s :

OĂč s’adresser ?

Service d'accompagnement, de conseils et de prévention en cas de risque d'expulsion liée à des impayés de loyer. Ce service informe gratuitement les locataires, comme les propriétaires.

Par téléphone

0 805 160 075 du lundi au vendredi

Numéro vert : appel et service gratuit, depuis un téléphone fixe ou mobile

Vous pouvez rappeler au locataire son obligation de payer le loyer et les charges en lui envoyant une lettre simple. Si cette lettre reste sans effet, vous pouvez lui envoyer une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception.

Vous pouvez aussi faire appel Ă  un conciliateur de justice (dĂ©marche gratuite) ou un mĂ©diateur civil (dĂ©marche payante) pour essayer de trouver un accord avec le locataire (par exemple, un Ă©talement du paiement). Attention, cette dĂ©marche est obligatoire pour pouvoir par la suite demander au juge la rĂ©siliation du bail, lorsque la dette est infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  5 000 €.

DÚs le 1er impayé de loyer, vous pouvez en réclamer le paiement au garant que vous avez choisi lors de la signature du bail :

Lorsque le locataire bénéficie d'une aide au logement (APL, ALF, ALS), vous devez signaler l'impayé à la Caf (ou la MSA), à partir d'un certain montant d'impayé. Ce montant varie selon que l'aide au logement vous est versée directement ou non :

  • Vous devez avertir la Caf (ou la MSA) dĂšs que l'impayĂ© Ă©quivaut Ă  2 fois le loyer net (loyer moins l'aide au logement) hors charges.

    Exemple

    Pour un loyer de 430 € par mois, des charges de 90 € par mois et une aide au logement de 200 € par mois :

    Le propriétaire doit signaler l'impayé lorsque la dette atteint :

    430 € - 200 € =  230 €

    230 € x 2  =  460 €

  • Vous devez avertir la Caf (ou la MSA) dĂšs que l'impayĂ© Ă©quivaut Ă  2 fois le loyer hors charges.

    Exemple

    Pour un loyer de 430 € par mois, des charges de 90 € par mois et une aide au logement de 200 € par mois :

    Le propriétaire doit signaler l'impayé lorsque la dette atteint :

    430 €  x  2  =  860 €

Vous devez signaler l'impayé, de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception.

Attenton, si vous ne signalez pas l'impayĂ©, vous risquez une amende de 8 010,00 €.

  À savoir

Avertie de l'impayé, la Caf ou la MSA engage une procédure pour impayé.

La procédure de résiliation du bail et d'expulsion du locataire dépend de la présence d'une clause résolutoire dans le bail :

  À savoir

Le bail signé à partir du 29 juillet 2023 contient obligatoirement une clause résolutoire.

  • Faire dĂ©livrer un commandement de payer au locataire

    Vous devez charger un commissaire de justice (anciennement huissier de justice) de faire parvenir au locataire, puis Ă  sa caution, un commandement de payer .

    Le commandement de payer doit contenir les informations suivantes (sinon, il n'a pas de valeur) :

    • Le dĂ©lai accordĂ© au locataire pour payer sa dette (6 semaines)
    • Le montant mensuel du loyer et des charges
    • Le dĂ©compte de la dette
    • L'information que si le locataire ne paie pas sa dette ou ne demandez pas des dĂ©lais de paiement, alors vous pouvez demander au juge la rĂ©siliation de votre bail et votre expulsion du logement
    • L'adresse du fonds de solidaritĂ© pour le logement (FSL) auquel le locataire peut demander une aide financiĂšre
    • L'information que le locataire peut demander au juge, Ă  tout moment, un dĂ©lai de grĂące pour payer votre dette aux conditions prĂ©vues par l'article 1343-5 du code civil (dĂ©lai de 2 ans maximum, mais le juge peut lui accorder un dĂ©lai 3 ans s'il est en mesure de rembourser sa dette)

    Le locataire a 6 semaines pour payer sa dette.

    AprÚs ce délai de 6 semaines :

    • Si le locataire a remboursĂ© toute sa dette, il peut rester dans le logement
    • Si le locataire n'a pas remboursĂ© toute sa dette, et que vous n'avez pas convenu avec lui un Ă©talement du remboursement, vous pouvez assigner le locataire au tribunal.

      À savoir

    Le commissaire de justice (anciennement huissier de justice) qui délivre le commandement de payer doit le signaler à la Ccapex.

    Assigner le locataire au tribunal

    Lorsque le locataire n'a pas remboursé toute sa dette dans le délai de 6 semaines aprÚs avoir reçu le commandement de payer, et en l'absence d'accord sur un étalement du remboursement, vous devez faire les démarches suivantes :

    • Saisir le juge des contentieux de la protection dont dĂ©pend le logement louĂ©. Vous pouvez saisir le juge en rĂ©fĂ©rĂ©. Vous devez demander au juge de condamner le locataire Ă  payer sa dette et les frais de justice, de constater que le bail est rĂ©siliĂ©, d'ordonner l'expulsion du locataire et de fixer le montant d'une indemnitĂ© d'occupation.
    • Charger un commissaire de justice (anciennement huissier de justice) d'assigner le locataire au tribunal, et de signifier au reprĂ©sentant de l'Etat dans le dĂ©partement cette assignation.

    L'audience a lieu au moins 6 semaines aprÚs que le locataire a reçu l'assignation.

    Durant ce délai, vous pouvez notamment :

    Faire appliquer la décision du juge
    • Soit l'application d'un Ă©chĂ©ancier de remboursement de la dette (de 3 ans maximum)
    • Soit l'application de la clause rĂ©solutoire
  • Faire appel au juge

    Vous devez  d'abord :

    • Saisir le juge des contentieux de la protection dont dĂ©pend le logement, pour demander le paiement de la dette et des frais de justice, la rĂ©siliation du bail, l'expulsion du locataire et la fixation du montant d'une indemnitĂ© d'occupation.
    • Et charger un commissaire de justice d'assigner le locataire au tribunal, et de signifier au reprĂ©sentant de l'Etat dans le dĂ©partement cette assignation.

    Ensuite, vous pouvez notamment :

    Faire appliquer la décison du juge

    Le juge détermine si la faute du locataire est d'une gravité suffisante pour justifier la résiliation du bail et son expulsion du logement.

    Le juge peut rendre les décisions suivantes :

    • Si le locataire ne peut pas rembourser sa dette, le condamner Ă  voir son bail rĂ©siliĂ© et Ă  ĂȘtre expulsĂ© de son logement.
    • Si le locataire est en mesure de rembourser sa dette, l'application d'un Ă©chĂ©ancier de remboursement de la dette.

 Attention :

Si le locataire a déposé un dossier de surendettement, des rÚgles spécifques s'appliquent.

AprÚs que le juge a décidé la résiliation du bail et l'expulsion du locataire, vous devez charger un commissaire de justice (anciennement huissier de justice) de lui signifier cette décision, et de lui délivrer un commandement de quitter les lieux (ou commandement d'avoir à libérer les lieux).

  À savoir

Le commissaire de justice doit informer le représentant de l'Etat dans le département de ce commandement de quitter les lieux.

Généralement, le locataire a alors 2 mois pour quitter le logement (mais le juge peut avoir réduit ou supprimé au locataire de mauvaise volonté).

Durant le délai qui lui est accordé pour quitte le logement, le locataire peut saisir le juge de l'exécution pour lui demander un délai supplémentaire (ou délai de grùce). Ce délai supplémentaire peut aller d'un mois à 1 an maximum. Le juge prend sa décision en tenant compte de la situation du locataire (ùge, état de santé...) et de sa bonne volonté.

  À savoir

DÚs que le bail est résilié, le locataire devient occupant sans droit ni titre, à qui vous facturez une indemnité d'occupation, et non plus un loyer.

À l'issue du dĂ©lai laissĂ© au locataire pour quitter le logement, un commissaire de justice (anciennement huissier de justice) doit procĂ©der Ă  son expulsion.

 Attention :

Seul un commissaire de justice peut se charger de l'expulsion du locataire :

  • Vous ne devez pas entrer dans le logement avant l'intervention du commissaire de justice, ni faire changer la serrure, ni toucher aux meubles. Dans le cas contraire, vous risquez d'ĂȘtre poursuivi en justice pour violation de domicile.
  • Si vous faites l'expulsion par vous-mĂȘme, vous risquez jusqu'Ă  3 ans de prison et 30 000 € d'amende.

2 situations sont possibles :

  • Lorsque le locataire a une solution de relogement correspondant Ă  ses besoins (le nombre de piĂšces est conforme au nombre d'occupants), l'expulsion peut avoir lieu tout au long de l'annĂ©e, dĂšs que le dĂ©lai pour quitter le logement est dĂ©passĂ©.
  • Lorsque le locataire n'a pas de solution de relogement, l'expulsion n'est pas possible durant la trĂȘve hivernale, c'est-Ă  dire du 1 er novembre au 31 mars (inclus) de l'annĂ©e suivante. Si le terme du dĂ©lai pour quitter le logement intervient durant cette pĂ©riode, l'expulsion est reportĂ©e.

  À savoir

Si le locataire a déposé un dossier de surendettement, des rÚgles spécifiques s'appliquent.

Le commissaire de justice se présente au logement un jour ouvrable, entre 6 heures et 21 heures.

Il peut prévenir le locataire de sa venue, mais il n'y est pas obligé.

Il peut faire face à l'une des 3 situations suivantes :

  • Le commissaire de justice dresse un procĂšs-verbal d'expulsion et le locataire quitte immĂ©diatement le logement.

    Si le locataire a laissé des biens dans le logement, le commissaire de justice les fait déposer dans un garde-meuble, aux frais de la personne expulsée.

      À savoir

    Si la personne expulsée ne les a pas retirés dans un délai de 2 mois, ils seront vendus aux enchÚres publiques s'ils ont une valeur marchande.

  • Le commissaire de justice ne peut pas entrer dans le logement. Il dresse alors un procĂšs-verbal de tentative d'expulsion. Il peut par la suite demander au prĂ©fet de dĂ©partement Ă  ĂȘtre assistĂ© par la police ou la gendarmerie pour l'expulsion.

    • Le commissaire de justice se prĂ©sente au logement accompagnĂ© d'un serrurier et de la gendarmerie ou de la police. Le locataire doit alors quitter immĂ©diatement le logement.

      Si le locataire a laissé des biens dans le logement, le commissaire de justice les fait déposer dans un garde-meuble, aux frais de la personne expulsée.

        À savoir

      Si la personne expulsée ne les a pas retirés dans un délai de 2 mois, ils seront vendus aux enchÚres publiques s'ils ont une valeur marchande.

    • Le prĂ©fet peut refuser que la police ou la gendarmerie intervienne. Le prĂ©fet transmet informe le commissaire de justice de son refus. Il doit indiquer le motif de son refus. Mais l’absence de rĂ©ponse de la part du prĂ©fet dans un dĂ©lai de 2 mois vaut Ă©galement refus.

      En cas de refus, vous pouvez demander Ă  ĂȘtre indemnisĂ©.

        À savoir

      Si la dĂ©cision de refus intervient alors que la personne Ă  expulser est protĂ©gĂ©e par la trĂȘve hivernale, vous ne pouvez demander l’indemnisation que pour la pĂ©riode qui suit.

      Faire une demande d’indemnisation

      Vous devez envoyer une demande d’indemnisation au prĂ©fet de dĂ©partement, par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception. Vous devez joindre tout justificatif permettant d’établir le montant des prĂ©judices lĂ©s Ă  ce refus.

      Il peut s’agir des prĂ©judices suivants :

      • Perte des loyers et des charges locatives rĂ©cupĂ©rables sur l'occupant
      • Perte de la valeur vĂ©nale du bien liĂ©e Ă  une vente dĂ©savantageuse
      • Frais liĂ©s Ă  l'impossibilitĂ© de vendre le bien
      • Frais de remise en Ă©tat
      • Frais de commissaire de justice
      • Taxe d'enlĂšvement des ordures mĂ©nagĂšres
      • Trouble dans les conditions d'existence.

        À savoir

      Pour l’indemnisation de la perte des loyers, le calcul se fait avec la valeur locative des locaux, telle que dĂ©finie par le bail (en excluant tout Ă©ventuel supplĂ©ment de loyer ou frais non liĂ©s au refus). Le montant de cette indemnitĂ© prend aussi en compte la compensation des charges locatives rĂ©cupĂ©rables, Ă  condition de justifier que vous les avez payĂ©es.

      AccusĂ© de rĂ©ception de la demande d’indemnisation

      AprĂšs le dĂ©pĂŽt de votre demande d’indemnisation, un accusĂ© de rĂ©ception vous est adressĂ©. Il mentionne les informations suivantes :

      • La date de rĂ©ception de la demande
      • La date Ă  partir de laquelle l’indemnisation doit ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme refusĂ©e, en l’absence de rĂ©ponse de l’administration,
      • Le service en charge du suivi de la demande, ainsi que son adresse et, si nĂ©cessaire, son adresse mail.
      • Si votre dossier est incomplet, les informations et les justificatifs manquants, ainsi que le dĂ©lai avant lequel vous devez les fournir.
      Décision et recours

      À la fin d’un dĂ©lai de 2 mois, vous vous trouvez dans l’une de ces 2 situations :

      • Un montant d’indemnisation vous est proposĂ©. Si vous l’acceptez, vous devez signer un contrat Ă©crit. Par ce contrat, vous vous engagez Ă  renoncer Ă  tout autre recours concernant ce litige et Ă  reverser Ă  l’Etat toute somme que vous pourriez percevoir de la personne Ă  expulser ou d’un organisme (par exemple, Caf). Pour contester le montant qui vous est proposĂ©, vous devez saisir le tribunal administratif dans un dĂ©lai de 2  mois.
      • Aucun montant d’indemnisation ne vous est proposĂ©. Cela signifie que votre demande d’indemnisation est refusĂ©e. Vous avez 2 mois pour contester ce refus devant le tribunal administratif.
  • Le commissaire de justice ne peut pas entrer dans le logement. Il dresse alors un procĂšs-verbal de tentative d'expulsion. Il peut par la suite demander au reprĂ©sentant de l'Etat dans le dĂ©partement Ă  ĂȘtre assistĂ© par la police ou la gendarmerie pour l'expulsion.

    • Le commissaire de justice se prĂ©sente au logement accompagnĂ© d'un serrurier et de la gendarmerie ou de la police. Le locataire doit alors quitter immĂ©diatement le logement.

      Si le locataire a laissé des biens dans le logement, le commissaire de justice les fait déposer dans un garde-meuble, aux frais de la personne expulsée.

        À savoir

      Si la personne expulsée ne les a pas retirés dans un délai de 2 mois, ils seront vendus aux enchÚres publiques s'ils ont une valeur marchande.

    • Le prĂ©fet peut refuser que la police ou la gendarmerie intervienne. Le prĂ©fet transmet informe le commissaire de justice de son refus. Il doit indiquer le motif de son refus. Mais l’absence de rĂ©ponse de la part du prĂ©fet dans un dĂ©lai de 2 mois vaut Ă©galement refus.

      En cas de refus, vous pouvez demander Ă  ĂȘtre indemnisĂ©.

        À savoir

      Si la dĂ©cision de refus intervient alors que la personne Ă  expulser est protĂ©gĂ©e par la trĂȘve hivernale, vous ne pouvez demander l’indemnisation que pour la pĂ©riode qui suit.

      Faire une demande d’indemnisation

      Vous devez envoyer une demande d’indemnisation au prĂ©fet de dĂ©partement, par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception. Vous devez joindre tout justificatif permettant d’établir le montant des prĂ©judices lĂ©s Ă  ce refus.

      Il peut s’agir des prĂ©judices suivants :

      • Perte des loyers et des charges locatives rĂ©cupĂ©rables sur l'occupant
      • Perte de la valeur vĂ©nale du bien liĂ©e Ă  une vente dĂ©savantageuse
      • Frais liĂ©s Ă  l'impossibilitĂ© de vendre le bien
      • Frais de remise en Ă©tat
      • Frais de commissaire de justice
      • Taxe d'enlĂšvement des ordures mĂ©nagĂšres
      • Trouble dans les conditions d'existence.

        À savoir

      Pour l’indemnisation de la perte des loyers, le calcul se fait avec la valeur locative des locaux, telle que dĂ©finie par le bail (en excluant tout Ă©ventuel supplĂ©ment de loyer ou frais non liĂ©s au refus). Le montant de cette indemnitĂ© prend aussi en compte la compensation des charges locatives rĂ©cupĂ©rables, Ă  condition de justifier que vous les avez payĂ©es.

      AccusĂ© de rĂ©ception de la demande d’indemnisation

      AprĂšs le dĂ©pĂŽt de votre demande d’indemnisation, un accusĂ© de rĂ©ception vous est adressĂ©. Il mentionne les informations suivantes :

      • La date de rĂ©ception de la demande
      • La date Ă  partir de laquelle l’indemnisation doit ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme refusĂ©e, en l’absence de rĂ©ponse de l’administration,
      • Le service en charge du suivi de la demande, ainsi que son adresse et, si nĂ©cessaire, son adresse mail.
      • Si votre dossier est incomplet, les informations et les justificatifs manquants, ainsi que le dĂ©lai avant lequel vous devez les fournir.
      Décision et recours

      À la fin d’un dĂ©lai de 2 mois, vous vous trouvez dans l’une de ces 2 situations :

      • Un montant d’indemnisation vous est proposĂ©. Si vous l’acceptez, vous devez signer un contrat Ă©crit. Par ce contrat, vous vous engagez Ă  renoncer Ă  tout autre recours concernant ce litige et Ă  reverser Ă  l’Etat toute somme que vous pourriez percevoir de la personne Ă  expulser ou d’un organisme (par exemple, Caf). Pour contester le montant qui vous est proposĂ©, vous devez saisir le tribunal administratif dans un dĂ©lai de 2  mois.
      • Aucun montant d’indemnisation ne vous est proposĂ©. Cela signifie que votre demande d’indemnisation est refusĂ©e. Vous avez 2 mois pour contester ce refus devant le tribunal administratif.