Fiche pratique
Déroulement d'un procÚs civil devant le tribunal judiciaire
Vérifié le 10/07/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Vous vous demandez comment présenter votre défense dans le cadre d'un procÚs civil devant le tribunal judiciaire ? Les rÚgles diffÚrent selon le type de procédure engagée : procédure écrite ou procédure orale. Nous vous présentons les informations à connaßtre.
- Procédure écrite
- Procédure orale
Que vous soyez demandeur ou dĂ©fendeur, vous devez ĂȘtre assistĂ© du dĂ©but Ă la fin de la procĂ©dure par un avocat.
Si vous souhaitez saisir le tribunal judiciaire, vous ĂȘtes le demandeur. Pour saisir le tribunal, vous devez d'abord faire appel Ă un avocat pour rĂ©diger votre assignation en justice. L'assignation est ensuite dĂ©livrĂ©e Ă votre adversaire par un commissaire de justice.
Si vous ĂȘtes le destinataire d'une assignation, vous ĂȘtes le dĂ©fendeur Ă la procĂ©dure. Vous devez obligatoirement prendre un avocat dans un dĂ©lai de 15 jours si vous souhaitez ĂȘtre reprĂ©sentĂ© dans la procĂ©dure.
Ă savoir
Il peut y avoir plusieurs demandeurs et plusieurs défendeurs dans une procédure.
Vous et votre adversaire devez prĂ©parer votre dossier pour qu'il puisse ĂȘtre jugĂ©. Lors de cette prĂ©paration du dossier, c'est uniquement votre avocat qui doit assurer la communication avec le tribunal et votre adversaire.
La période de préparation du dossier s'appelle la mise en état.
Lors de cette pĂ©riode, les avocats doivent prĂ©senter leurs demandes et leurs arguments (appelĂ©es moyens) dans un Ă©crit nommĂ© conclusions. Les conclusions doivent ĂȘtre accompagnĂ©es des piĂšces justificatives.
Mise en état
En principe, la mise en Ă©tat est conventionnelle, câest-Ă -dire organisĂ©e par les parties entre elles.
Par exception, la mise en Ă©tat est judiciaire, câest-Ă -dire sous le contrĂŽle du juge.
Ă savoir
Les affaires mises en Ă©tat conventionnellement sont prioritaires dans le planning dâaudience du tribunal.
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Dans la mise en Ă©tat conventionnelle, vous devez vous mettre dâaccord avec votre adversaire sur la maniĂšre de prĂ©parer votre dossier pour quâil soit jugĂ©.
RĂ©daction dâune conventionLâaccord avec votre adversaire doit ĂȘtre consignĂ© dans une convention.
Dans cette convention, vous pouvez notamment faire apparaßtre les éléments suivants :
- Points de droit auxquels vous limitez le débat
- Délais de communication de vos conclusions et de vos piÚces
- Accord sur le recours Ă un technicien (expert)
- Constatations et avis donnés par un technicien
- Vos auditions effectuées en présence de vos avocats
- Témoignages.
La convention est signée par vos avocats.
RĂŽle du jugeVous devez informer le juge quâune convention a Ă©tĂ© conclue.
Une fois quâil est informĂ©, le juge fixe une date dâaudience lointaine (6 mois ou 1 an par exemple) pour laquelle les parties devront avoir rendues leurs conclusions. Pour fixer cette date, le juge doit prendre en considĂ©ration le contenu de la convention et la complexitĂ© de lâaffaire.
Ă cette audience, si votre affaire est en Ă©tat dâĂȘtre jugĂ©e, le juge clĂŽture les Ă©changes et fixe la date d'audience de plaidoiries.
En revanche, si le juge constate que lâaffaire nâest pas en Ă©tat dâĂȘtre jugĂ©e (par exemple, si une partie nâa pas rendu ses conclusions), il peut ordonner une mise en Ă©tat judiciaire.
Ă savoir
Ă tout moment de la procĂ©dure, vous pouvez dĂ©cider de mettre en Ă©tat votre dossier sans intervention d'un juge en concluant avec votre adversaire une convention de procĂ©dure participative aux fins de mise en Ă©tat. Cette convention comprend des engagements et des garanties rĂ©ciproques et a pour but de mettre le dossier en Ă©tat d'ĂȘtre plaidĂ©. Elle doit notamment fixer un terme, câest-Ă -dire la limite de temps pendant laquelle elle est valable.
Votre avocat (ou celui de lâadversaire) doit informer le juge de la signature dâune convention et lui en transmettre une copie. Une fois informĂ©, le juge fixe la date de clĂŽture de l'instruction et la date de l'audience de plaidoiries.
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Communication des conclusions
L'assignation en justice constitue les premiÚres conclusions du demandeur. Par la suite, les conclusions sont préparées à tour de rÎle par votre adversaire et vous.
Au début de la mise en état, c'est au défendeur de répondre à l'assignation en préparant ses premiÚres conclusions.
Votre adversaire et vous devez vous échanger tous vos documents et les transmettre au tribunal : c'est le principe du contradictoire. Toutes les piÚces et conclusions sont communiquées électroniquement, par les avocats, au greffe du tribunal.
RÎle du juge de la mise en étatUn juge, appelé juge de la mise en état, a pour rÎle de veiller au bon déroulement de la procédure. Il effectue le contrÎle du dossier lors des audiences de mise en état.
Les audiences de mise en Ă©tat se tiennent rĂ©guliĂšrement jusqu'Ă ce que le dossier soit prĂȘt Ă ĂȘtre jugĂ©. Elles se dĂ©roulent de façon virtuelle : vous n'avez pas Ă vous prĂ©senter au tribunal.
Lors des audiences de mise en état, le juge contrÎle que l'échange des conclusions et des piÚces entre votre adversaire et vous ait bien lieu dans les délais qu'il fixe. Il peut, par exemple, imposer à une partie de fournir ses conclusions dans un délai fixé, clÎturer l'affaire sans les conclusions d'une partie ou encore radier l'affaire en cas de non-respect de ses demandes.
Ă savoir
Le juge de la mise en état peut aussi fixer un calendrier de mise en état. Le calendrier indique le nombre prévisible et la date des échanges de conclusions, la date de clÎture, la date des débats et la date du prononcé de la décision.
à tout moment de la mise en état, le juge peut vous ordonner de rencontrer un conciliateur de justice ou un médiateur.
Vous avez la possibilité de formuler certaines demandes au juge de la mise en état. Vous pouvez, par exemple, solliciter une expertise ou encore demander que le juge impose à la partie adverse de fournir des documents.
La durée de la mise en état dépend du nombre de conclusions que vous échangez avec votre adversaire, du respect du calendrier fixé par le juge de la mise en état, de la nature et de la difficulté de votre affaire.
Une fois le dossier complet, le juge de la mise en état clÎture les échanges et fixe la date d'audience de votre affaire.
L'audience lors de laquelle votre affaire est jugée s'appelle audience de plaidoiries.
Vous ne pouvez pas fournir de nouvelles conclusions ou de nouvelles piÚces aprÚs la date de clÎture de la mise en état.
En cas d'accord avec votre adversaire, vous pouvez demander au juge que la procédure se déroule sans audience de plaidoiries.
RĂšglement amiable
Ă tout moment de la mise en Ă©tat, le juge peut dĂ©cider, Ă votre demande ou de sa propre initiative, aprĂšs avoir recueilli votre avis, de vous faire convoquer Ă une audience de rĂšglement amiable (ARA). Vous ĂȘtes convoquĂ©s Ă cette audience par tous moyens.
Un juge, autre que celui saisi du litige, tient un rÎle de conciliateur dans cette procédure.
Vous devez comparaĂźtre en personne et ĂȘtre assistĂ© par un avocat.
Sauf accord entre vous, tout ce qui se dit, écrit ou fait au cours de l'audience est confidentiel.
Vous pouvez demander au juge de l'ARA de constater votre accord (partiel ou total). Le procĂšs-verbal d'accord est transmis au juge saisi du litige Ă la fin de l'ARA.
Le jour de l'audience, vous devez ĂȘtre reprĂ©sentĂ© par votre avocat. C'est Ă©galement le cas pour votre adversaire.
La procédure étant écrite, votre avocat peut plaider ou simplement déposer son dossier sans plaider.
Vous avez le droit d'assister à l'audience de plaidoiries mais votre présence n'est pas obligatoire.
à la fin de l'audience, le juge donne la date de prononcé du délibéré, c'est-à -dire la date à laquelle le jugement est rendu.
Si le juge décide de rendre le jugement à une autre date que celle annoncée au départ, il doit adresser un avis à votre avocat indiquant la nouvelle date et les motifs du report.
Durant l'attente du délibéré, vous ne pouvez plus déposer de note pour appuyer vos observations. Vous pouvez déposer une nouvelle note uniquement si le juge vous a invité à le faire afin d'éclaircir un point du dossier ou si les débats sont rouverts.
Le tribunal rend sa décision sous la forme d'un jugement.
Le jour du prononcé, le jugement est mis à disposition au greffe, c'est-à -dire que les parties peuvent le consulter au tribunal avec une piÚce d'identité. Plus rarement, le jugement est rendu par oral en audience à la date fixée.
Le jugement doit répondre à l'ensemble des demandes : les vÎtres et celles de votre adversaire.
Le dispositif du jugement indique, pour chaque demande, si elle est accordée ou non. La partie motifs de la décision de justice expose le raisonnement du tribunal.
Ă savoir
Parfois, le tribunal ne peut pas statuer sur le litige. C'est, par exemple, le cas si le demandeur a saisi le mauvais tribunal. Dans ce cas, le tribunal rend une décision d'incompétence. C'est encore le cas si le tribunal rend un sursis à statuer. C'est une mesure prononcée par le juge qui provoque une pause dans le procÚs jusqu'à une date donnée ou l'arrivée d'un événement.
Le jugement est exĂ©cutoire par provision, c'est-Ă -dire qu'il s'applique mĂȘme si une partie exerce une voie de recours. Toutefois, le juge peut supprimer lâexĂ©cution provisoire, de sa propre initiative, ou Ă la demande dâune partie. Dans ce cas, le juge doit argumenter dans sa dĂ©cision la raison pour laquelle il Ă©carte lâexĂ©cution provisoire.
Vous pouvez contester le jugement en faisant appel dans le délai indiqué dans la signification.
Si vous constatez une erreur matérielle dans votre décision de justice, vous pouvez déposer une demande de rectification.
Si le juge a oublié de statuer sur une demande d'une des parties au litige, vous pouvez également le saisir pour qu'il rende une décision sur la demande oubliée.
Ă savoir
Si un point du jugement est Ă©quivoque, c'est-Ă -dire qu'il peut s'interprĂ©ter de plusieurs maniĂšres, vous pouvez demander au juge d'interprĂ©ter sa propre dĂ©cision en dĂ©posant une requĂȘte. Vous pouvez faire cette demande uniquement si la dĂ©cision n'est pas attaquĂ©e en appel. Le juge se prononce aprĂšs avoir sollicitĂ© l'avis des parties.
Vous pouvez agir seul devant le tribunal ou bien ĂȘtre assistĂ© par un avocat.
Si vous souhaitez saisir le tribunal judiciaire ou le tribunal de proximitĂ©, vous ĂȘtes le demandeur.
Selon le litige, vous devez soit faire dĂ©livrer une assignation, soit remplir une requĂȘte.
Attention :
Vous devez saisir le tribunal en respectant impĂ©rativement les rĂšgles de procĂ©dure. Par exemple, si vous envoyez une requĂȘte alors qu'une assignation est nĂ©cessaire, votre affaire ne peut pas ĂȘtre jugĂ©e.
Si vous recevez une convocation du greffe par lettre recommandĂ©e ou si vous ĂȘtes le destinataire d'une assignation, vous ĂȘtes le dĂ©fendeur Ă la procĂ©dure.
La procédure étant orale, le procÚs s'articule autour d'une audience.
Si le tribunal est saisi par requĂȘte, vous ĂȘtes convoquĂ© pour cette audience, tout comme votre adversaire. Autrement, la date de l'audience figure dans l'assignation en justice.
Communication des piĂšces et des demandes
Afin de respecter le principe du contradictoire, vous devez communiquer vos piĂšces et vos demandes Ă votre adversaire. Si votre adversaire prend un avocat, c'est Ă lui que vous devez les envoyer.
Votre adversaire doit faire de mĂȘme.
Attention :
Vous ne devez pas communiquer vos piÚces à votre adversaire à la derniÚre minute. Si vos piÚces sont communiquées trop tardivement à votre adversaire, le juge peut refuser de les prendre en compte.
Les piĂšces que vous souhaitez utiliser doivent Ă©galement ĂȘtre transmises au tribunal avant l'audience. Vous pouvez aussi les dĂ©poser au tribunal le jour mĂȘme de l'audience.
Vous pouvez tenter de vous mettre d'accord avec votre adversaire mĂȘme si le tribunal est saisi. Un accord amiable peut intervenir Ă tout moment et ainsi mettre fin Ă la procĂ©dure.
Assistance ou représentation
Vous pouvez vous présenter en personne à l'audience, éventuellement assisté par un avocat.
Si vous ĂȘtes absent, vous pouvez vous faire reprĂ©senter par un avocat.
OĂč sâadresser ?
Vous pouvez également vous faire représenter par une autre personne qu'un avocat.
Si vous souhaitez vous faire représenter à l'audience par une autre personne, vous pouvez lui donner un pouvoir.
Le pouvoir est un document écrit qui permet à la personne désignée de se présenter à l'audience et de prendre la parole à votre place et en votre nom.
Le reprĂ©sentant dĂ©signĂ© doit ĂȘtre majeur. Il doit se prĂ©senter Ă l'audience avec le pouvoir et une piĂšce d'identitĂ©.
Vous pouvez utiliser un modÚle pour rédiger votre pouvoir :
ModĂšle de document
ModÚle de pouvoir de représentation en justice
Accéder au modÚle de document
Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre
Dans votre pouvoir, vous devez désigner une des personnes suivantes :
- Personne avec qui vous vivez en couple
- Votre pĂšre ou votre mĂšre
- Votre enfant
- Votre frĂšre ou votre sĆur
- Votre neveu ou votre niĂšce
- Votre tante ou votre oncle
- Personne attachée à votre service personnel ou à votre entreprise (le juriste de l'entreprise ou un employé de maison par exemple).
Si vous vous rendez Ă l'audience, ces mĂȘmes personnes sont autorisĂ©es Ă vous assister Ă la place d'un avocat.
Procédure sans audience
L'audience n'est pas obligatoire si vous donnez votre accord. Votre adversaire doit faire de mĂȘme.
Le formulaire suivant permet de donner son consentement pour une procédure sans audience :
Formulaire
Consentement au déroulement de la procédure sans audience - Procédure orale devant le tribunal judiciaire ou le juge des contentieux de la protection
Cerfa n° 16037*01
MinistÚre chargé de la justice
Le juge peut toutefois décider de tenir une audience s'il estime que c'est nécessaire ou si l'une des parties en fait la demande.
Si la procédure se déroule sans audience, vous devez exposer par écrit vos demandes et arguments à votre adversaire et au tribunal.
La communication entre votre adversaire et vous doit se faire par lettre recommandée avec demande d'avis de réception sauf si vous avez pris un avocat.
Si votre affaire n'est pas renvoyée à une prochaine audience, elle est traitée lors d'un débat contradictoire.
Le tribunal doit parfois se prononcer sur sa compétence matérielle ou territoriale avant de traiter le litige.
Conséquences d'une absence à l'audience
Votre absence Ă l'audience a des consĂ©quences diffĂ©rentes si vous ĂȘtes le demandeur ou le dĂ©fendeur :
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Si vous ĂȘtes absent et non reprĂ©sentĂ©, le juge peut prononcer la caducitĂ© de l'affaire. Cette dĂ©cision a pour consĂ©quence de mettre fin Ă la procĂ©dure.
Si vous ĂȘtes dispensĂ© de comparaĂźtre, l'affaire peut ĂȘtre renvoyĂ©e Ă une autre date ou jugĂ©e en votre absence.
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Le procÚs peut se tenir si vous vous faites représenter par un avocat ou un tiers muni d'un pouvoir.
Le procĂšs peut Ă©galement avoir lieu si vous ĂȘtes absent et non reprĂ©sentĂ©, mais Ă la condition que votre convocation soit rĂ©guliĂšre. Dans ce cas, le juge doit pouvoir vĂ©rifier que vous avez bien Ă©tĂ© informĂ© de l'existence du procĂšs (convocation par lettre RAR ou par commissaire de justice).
Le juge peut reporter le procÚs à une autre date si vous déposez une demande de report que le juge considÚre comme légitime. Il peut également reporter l'audience s'il estime que votre présence est nécessaire.
Demande de renvoi
Vous pouvez demander le renvoi. de votre affaire. Si la demande est accordĂ©e, le juge fixe la date de la prochaine audience au cours de laquelle l'affaire devra ĂȘtre examinĂ©e.
Cette demande doit ĂȘtre justifiĂ©e (dĂ©lai trop court pour prĂ©parer votre dĂ©fense, demande d'aide juridictionnelle en cours de traitement ...).
Le juge peut accepter votre demande s'il estime que le motif est lĂ©gitime (il doit ĂȘtre grave et justifiĂ©). Dans ce cas, le juge fixe la date de la prochaine audience. Il peut aussi refuser votre demande : dans ce cas, l'affaire est examinĂ©e le jour mĂȘme.
En cas de renvoi, notamment si c'est votre adversaire qui l'a demandĂ©, vous pouvez demander au juge d'ĂȘtre dispensĂ© de vous prĂ©senter Ă la prochaine audience.
Compétences territoriale et matérielle du tribunal
Avant d'Ă©voquer le litige en lui-mĂȘme, vous pouvez Ă©voquer la question de la compĂ©tence matĂ©rielle ou territoriale du tribunal qui a Ă©tĂ© chargĂ© de l'affaire. Le juge peut Ă©galement soulever cette question.
Le tribunal peut se déclarer incompétent pour juger l'affaire dans les cas suivants :
- Contentieux relevant de la compétence d'un autre juge (par exemple, un contentieux du juge aux affaires familiales)
- Contentieux relevant de la compétence d'un autre tribunal (par exemple du conseil de prud'hommes)
- Contentieux relevant d'un tribunal situé dans une autre ville.
Déroulement des débats
Les débats vous permettent, ainsi qu'à votre adversaire, de présenter oralement vos demandes et vos arguments concernant le litige qui vous oppose.
Le juge qui préside l'audience organise la tenue des débats.
Il donne la parole, en premier lieu au demandeur, puis dans un deuxiÚme temps au défendeur.
Si vous souhaitez apporter des explications supplémentaires aprÚs votre tour, vous pouvez demander au juge à reprendre la parole.
Le juge peut demander à l'une ou l'autre des parties des précisions.
Il peut aussi auditionner des témoins.
Les échanges lors des débats sont consignés par le greffier dans une note d'audience consultable auprÚs du greffe.
Si le juge considÚre que l'affaire nécessite d'autres débats ou la recherche d'informations complémentaires (par exemple, une expertise ou un déplacement sur les lieux), il peut renvoyer l'affaire à une autre date.
Ă noter
Ă tout moment, si le juge constate qu'un accord peut ĂȘtre trouvĂ©, il peut dĂ©signer un conciliateur de justice ou un mĂ©diateur civil. Si cette voie amiable Ă©choue, les dĂ©bats peuvent reprendre.
Une fois que les parties se sont exprimées, le juge clÎt les débats.
Il donne la date du délibéré, c'est-à -dire la date à laquelle le jugement sera rendu.
Aucune demande ou aucun argument peut ĂȘtre pris en compte aprĂšs la clĂŽture des dĂ©bats, sauf si le juge l'autorise expressĂ©ment.
Le jour du délibéré, le jugement est mis à disposition au greffe, c'est-à -dire que vous pouvez aller le consulter au tribunal avec votre piÚce d'identité.
Plus rarement, le jugement peut ĂȘtre prononcĂ© oralement lors d'une audience.
Dans tous les cas, une copie du jugement vous est par la suite adressée.
La dĂ©cision peut vous ĂȘtre notifiĂ©e par le greffe par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception.
Si ce n'est pas le cas, la dĂ©cision doit ĂȘtre signifiĂ©e par un commissaire de justice. Cette signification est gĂ©nĂ©ralement effectuĂ©e par la partie qui a un intĂ©rĂȘt Ă faire exĂ©cuter la dĂ©cision (celle qui a gagnĂ© le procĂšs).
Ă savoir
Le jugement est exĂ©cutoire par provision (c'est-Ă dire qu'il s'applique mĂȘme si une partie exerce une voie de recours), sauf indication contraire donnĂ©e dans la dĂ©cision.
Le recours que vous pouvez faire est indiqué dans la notification du greffe ou du commissaire de justice.
Vous pouvez également déduire le recours possible en regardant la rédaction du jugement. Dans le dispositif de la décision, vous pouvez lire que votre jugement est soit rendu en premier ressort, soit rendu en dernier ressort, soit rendu par défaut.
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Vous pouvez contester en faisant appel.
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Vous pouvez contester en déposant un pourvoi en cassation.
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Vous pouvez contester la décision en formant opposition.
Le jugement par défaut est celui rendu en dernier ressort et pour lequel la citation n'a pas été délivrée au défendeur à la procédure.
Attention :
Le délai pour contester commence à partir de la signification, de la notification par le greffe du tribunal ou de la lecture de la décision en audience publique.
Si vous constatez une erreur matĂ©rielle dans votre dĂ©cision de justice, vous pouvez dĂ©poser une demande de rectification. Vous pouvez envisager la mĂȘme dĂ©marche si le juge a oubliĂ© de statuer sur une demande d'une des parties au litige.
Ă savoir
Si un point du jugement est Ă©quivoque, c'est-Ă -dire s'il peut s'interprĂ©ter de plusieurs maniĂšres, vous pouvez demander au juge d'interprĂ©ter sa propre dĂ©cision en dĂ©posant une requĂȘte. Vous pouvez faire cette demande uniquement si la dĂ©cision n'est pas attaquĂ©e en appel. Le juge se prononce aprĂšs avoir sollicitĂ© l'avis des parties.
Devant le tribunal judiciaire, les parties au procĂšs doivent obligatoirement ĂȘtre reprĂ©sentĂ©es par un avocat sauf dans certains cas.
En procédure écrite, l'avocat est obligatoire alors qu'en procédure orale, il est facultatif.
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Code de procédure civile : article 750
Saisine par assignation ou par requĂȘte
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Code de procédure civile : article 760
Obligation d'avocat pour procédure écrite
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Code de procédure civile : article 761
Dispense d'avocat pour procédure orale
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Code de procédure civile : article 762
Personnes pouvant assister ou représenter une partie dans une procédure orale
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Code de procédure civile  : articles 411 à 420
Mandat de représentation
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Code de procédure civile : article 763
Délai pour prendre un avocat en procédure écrite
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Code de procédure civile : article 15
Principe du contradictoire
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Code de procédure civile : articles 775 à 807-3
Procédure écrite ordinaire
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Code de procédure civile : articles 817 à 833
Procédure orale ordinaire
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Code de procédure civile : articles 127 à 131-8
Conventions relatives à la mise en état
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Code de procédure civile : articles 780 à 797
Procédure écrite : instruction devant le juge de la mise en état
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Code de procédure civile : articles 748-1 à 748-9
Communication par voie électronique
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Code de procédure civile : articles 1532 à 1532-3
Dispositions particuliĂšres Ă l'audience de rĂšglement amiable
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Code de procédure civile : articles 430 à 446
Organisation des débats : dispositions communes
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Code de procédure civile : articles 446-1 à 446-4
Organisation des débats en procédure orale
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Code de l'organisation judiciaire : article L212-5-1
Procédure sans audience
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Code de procédure civile : articles 467 à 479
Jugement contradictoire, réputé contradictoire, par défaut
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Code de procédure civile : articles 122 à 126
Fins de non-recevoir
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Code de procédure civile : articles 394 à 399
Désistement de la demande en premiÚre instance
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Code de procédure civile  : articles 450 à 466
Prononcé du jugement, rectification et interprétation
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Code de procédure civile : articles 651 à 694
Notification du jugement
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Code de procédure civile : articles 514 à 524
Exécution provisoire (article 514)
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Code de procédure civile : articles 528 à 537
Point de départ délai de recours (article 528)
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Code de procédure civile : articles 543 à 545
Jugements susceptibles d'appel
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Code de procédure civile : articles 571 à 578
Jugements susceptibles d'opposition (article 571)
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Code de procédure civile : articles 605 à 618
Jugements susceptibles de pourvoi en cassation (article 605)