L'erreur ou l'omission doit ĂȘtre purement matĂ©rielle. Elle doit rĂ©sulter d'un fait involontaire du juge (inadvertance, maladresse d'expression ou de rĂ©daction).
L'erreur ou l'omission doit provenir du tribunal ou de la cour qui a rendu la décision.
Une erreur ou omission provenant de l'exposĂ© des prĂ©tentions des parties (demandeur ou dĂ©fendeur), puis reprise par le juge, peut parfois Ă©galement ĂȘtre rectifiĂ©e. Par exemple, si le juge reprend telle quelle une conversion erronĂ©e de devises Ă©trangĂšres en euros contenue dans les conclusions d'une partie.
L'erreur rectifiable est essentiellement celle qui se trouve dans le dispositif de la décision de justice.
Exemples d'erreur matérielle
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Faute de frappe sur le nom d'une partie ou modifiant le sens d'une phrase
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Faute de calcul
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Oubli ou ajout par erreur d'un mot
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Erreur de date
Exemples d'omission matérielle
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Oubli de mots ou d'une phrase dans la version originale du jugement (aussi appelée minute) du moment qu'il s'agit d'une défaillance dans la rédaction
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Oubli d'une partie de la décision dans le dispositif alors que la demande a été examinée par le juge dans les motifs du jugement
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Oubli dans le calcul de dommages et intĂ©rĂȘts d'une provision dĂ©jĂ versĂ©e
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Oubli du nom d'un juge ayant participé aux débats
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Oubli de l'indexation d'une pension alimentaire ou une prestation compensatoire
Ce qui n'est pas une erreur matérielle
L'erreur n'est pas matérielle quand il s'agit d'une des situations suivantes :
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Faute d'appréciation des faits
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Faute d'interprétation ou d'application de la rÚgle de droit
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Anomalie dans le raisonnement.
Dans ce cas, seules les voies de recours classiques (appel et cassation) sont ouvertes.
Ă noter
En rectifiant une erreur ou un oubli dans un second jugement (le « jugement rectifié »), le juge ne peut pas modifier les droits et obligations des parties du 1er jugement (le « jugement erroné »). La décision prise antérieurement par le juge reste identique, mais les erreurs ou omissions modifiables sont corrigées.