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Fiche pratique

Congé de maladie du fonctionnaire

Vérifié le 01/09/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Vous ĂȘtes fonctionnaire et vous ĂȘtes malade ou avez Ă©tĂ© victime d'un accident non professionnel, ce qui vous met dans l'incapacitĂ© de travailler ? Vous pouvez ĂȘtre placĂ© en congĂ© de maladie par votre administration employeur sur prĂ©sentation d'un arrĂȘt de travail. Nous vous prĂ©sentons les rĂšgles applicables au congĂ© de maladie, selon votre fonction publique d'appartenance (État - FPE, territoriale - FPT, hospitaliĂšre - FPH).

Si vous ĂȘtes en activitĂ© ou en dĂ©tachement, vous pouvez ĂȘtre placĂ© en congĂ© de maladie (appelĂ© auparavant congĂ© de malade ordinaire - CMO) lorsque la maladie ou un accident survenu hors temps de travail vous met dans l'impossibilitĂ© d'exercer vos fonctions.

Vous devez pour cela adresser Ă  votre administration employeur un avis d'arrĂȘt de travail.

ArrĂȘt de travail

Pour ĂȘtre placĂ© en congĂ© de maladie, vous devez adresser Ă  votre administration employeur un avis d'arrĂȘt de travail dans les 48 heures qui suivent son Ă©tablissement par un mĂ©decin, un chirurgien-dentiste ou une sage-femme.

Cet avis d’arrĂȘt de travail prĂ©cise les Ă©lĂ©ments d'ordre mĂ©dical et les motifs justifiant l'arrĂȘt de travail et sa durĂ©e.

La durĂ©e de l’arrĂȘt de travail ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieure Ă  31 jours pour une 1re prescription, sauf si le mĂ©decin, le chirurgien-dentiste ou la sage-femme justifie de la nĂ©cessitĂ© d'une durĂ©e plus longue au vu de votre situation et compte-tenu des Ă©ventuelles recommandations de la Haute AutoritĂ© de santĂ©.

L’avis d'arrĂȘt de travail peut ĂȘtre dĂ©matĂ©rialisĂ©.

Si l’avis d'arrĂȘt de travail n’est pas dĂ©matĂ©rialisĂ©, vous devez transmettre Ă  votre administration employeur les volets n°2 et 3 de l'avis d'arrĂȘt de travail. Vous conservez le volet n°1. Ce volet doit ĂȘtre prĂ©sentĂ© au mĂ©decin agréé de l'administration, en cas de contre-visite ou de tout autre examen mĂ©dical.

En cas de renouvellement de votre arrĂȘt de travail, vous devez transmettre Ă  votre administration votre prolongation dans le mĂȘme dĂ©lai de 48 heures suivant l'Ă©tablissement de l'arrĂȘt de travail.

Comme l’arrĂȘt initial, l’avis de prolongation prĂ©cise la durĂ©e de l’arrĂȘt. La durĂ©e de l’arrĂȘt de travail ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieure Ă  62 jours.

Non-respect du délai de 48 heures

En cas de non-respect du délai de 48 heures, votre administration vous informe par courrier du retard constaté.

Elle vous informe Ă©galement que vous vous exposez Ă  une rĂ©duction de votre rĂ©munĂ©ration en cas de nouvel envoi tardif dans les 24 mois suivant ce 1er envoi tardif. En cas de nouvel envoi tardif d'un arrĂȘt de travail, la rĂ©munĂ©ration due entre la date d’établissement du nouvel arrĂȘt de travail et la date de sa transmission est rĂ©duite de moitiĂ©.

Le dĂ©lai d'envoi de 48 heures peut ĂȘtre dĂ©passĂ© en cas d'hospitalisation.

Et si vous ĂȘtes dans l'impossibilitĂ© de respecter le dĂ©lai de 48 heures, hors hospitalisation, vous disposez de 8  jours suivant l'Ă©tablissement de l'arrĂȘt de travail pour justifier de cette impossibilitĂ©.

ÉlĂ©ments de rĂ©munĂ©ration concernĂ©s par la rĂ©duction de moitiĂ©

En cas de nouvel envoi tardif d'un arrĂȘt de travail, la rĂ©duction de moitiĂ© de votre rĂ©munĂ©ration concerne votre traitement indiciaire brut et vos primes et indemnitĂ©s.

En revanche, les Ă©lĂ©ments de rĂ©munĂ©ration suivants continuent de vous ĂȘtre versĂ©s en totalité :

  • IndemnitĂ© de rĂ©sidence
  • SupplĂ©ment familial de traitement (SFT)
  • Prise en charge partielle du prix du titre de transport en commun que vous utilisez pour vos dĂ©placements entre votre domicile et votre lieu de travail
  • Avantages en nature
  • Remboursement de frais
  • Primes et indemnitĂ©s liĂ©es au changement de rĂ©sidence, Ă  la primo-affectation, Ă  la mobilitĂ© gĂ©ographique et aux restructurations
  • Primes et indemnitĂ©s liĂ©es Ă  l'organisation du travail
  • IndemnitĂ©s d'enseignement ou de jury et autres indemnitĂ©s non directement liĂ©es Ă  l'emploi
  • Part ou intĂ©gralitĂ© des primes et indemnitĂ©s dont la modulation est fonction des rĂ©sultats et de la maniĂšre de servir
  • Versements exceptionnels ou occasionnels de primes et indemnitĂ©s correspondant Ă  un fait gĂ©nĂ©rateur unique.

La durĂ©e du congĂ© de maladie peut ĂȘtre d'un an maximum pendant une pĂ©riode de 12 mois consĂ©cutifs.

Vous percevez 90 % de votre traitement indiciaire brut pendant 3 mois, puis la moitié de votre traitement indiciaire pendant 9 mois.

Les droits à 90 % ou à 50 % de votre traitement indiciaire sont dĂ©comptĂ©s, pour chaque jour d'arrĂȘt de travail, en fonction des jours d'arrĂȘt à 90 % ou à 50 % dĂ©jĂ  accordĂ©s au cours des 365 (ou 366) jours prĂ©cĂ©dents.

Chaque arrĂȘt de travail fait l'objet d'un jour de carence non rĂ©munĂ©rĂ©.

La rémunération se calcule sur la base de 360 trentiÚmes (30 trentiÚmes par mois quel soit le nombre réel de jours dans le mois).

Lorsque vous ĂȘtes en congĂ© de maladie, vous pouvez bĂ©nĂ©ficier de 90 trentiĂšmes à  90 % et de 270 trentiĂšmes à 50 %.

Lorsque vous dépassez 90 jours à plein traitement dans la période de référence de 365 jours, vous basculez en demi-traitement pour le reste des jours de maladie, dans la limite de 270 jours.

Exemple

Si vous ĂȘtes placĂ© en arrĂȘt de travail pendant 3 mois consĂ©cutifs du 20 mars au 17 juin inclus (90 jours calendaires), vous percevez 90 % de votre traitement indiciaire pendant 89 jours ou trentiĂšmes (90 jours - 1 jour de carence) si vous n'avez pas dĂ©jĂ  Ă©tĂ© en arrĂȘt de travail pendant 90 jours rĂ©munĂ©rĂ©s à 90 % depuis le 21 mars de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente.

Le jour de carence n'est pas rémunéré, mais il est décompté comme s'il s'agissait d'un jour de congé de maladie rémunéré à 90 %.

Si vous avez dĂ©jĂ  Ă©tĂ© placĂ© en arrĂȘt de travail pendant 60 jours depuis le 21 mars de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, rĂ©munĂ©rĂ©s à 90 %, vous avez droit Ă  90 % de votre traitement indiciaire pendant seulement 30 jours ou trentiĂšmes.

Vous percevez donc 90 % de votre traitement indiciaire pendant 30 jours calendaires correspondant à la période du 20 mars au 18 avril. Toutefois, le 1er jour (le 20 mars) fait l'objet d'une retenue d'1/30e (jour de carence), mais il est décompté comme s'il s'agissait d'un jour de congé de maladie rémunéré à 90 %.

Et, Ă  partir du 19 avril, vous ĂȘtes rĂ©munĂ©rĂ© Ă  demi traitement jusqu'Ă  la fin de votre arrĂȘt de travail.

Rappel

Rappel

Le jour de carence ne s'applique pas lors du 2e arrĂȘt de travail si vous n'avez pas repris le travail plus de 48 heures entre 2 congĂ©s de maladie accordĂ©s pour la mĂȘme affection. Il en est ainsi :

Le nouvel arrĂȘt est considĂ©rĂ© comme une rechute et une prolongation, puisqu'il n'y a pas eu disparition de la cause de l'arrĂȘt initial.

Le dĂ©lai de 48 heures, dĂ©comptĂ© en jours calendaires, commence Ă  courir Ă  partir du 1er jour qui suit le dernier jour de votre arrĂȘt de travail initial.

  • Lorsque le nouvel arrĂȘt de travail prolonge l'arrĂȘt prĂ©cĂ©dent et que le mĂ©decin prescripteur coche la case prolongation
  • Ou quand vous tentez de reprendre vos fonctions et vous trouvez dans l'obligation de vous arrĂȘter de nouveau 1 ou 2 jours plus tard
  • Ou lorsque vous ne pouvez pas consulter votre mĂ©decin un samedi, un dimanche ou un jour fĂ©riĂ© accolĂ© au week-end pour des raisons indĂ©pendantes de votre volontĂ©.

Les autres éléments de rémunération sont versés dans les conditions suivantes :

RĂ©munĂ©ration du fonctionnaire d'État pendant un congĂ© de maladie

ÉlĂ©ments de rĂ©munĂ©ration

Conditions de versement pendant 3 mois

Conditions de versement pendant 9 mois

Indemnité de résidence (IR)

100 %

100 %

Supplément familial de traitement (SFT)

100 %

100 %

Nouvelle bonification indiciaire (NBI)

90 %

50 %

Primes et indemnités

90 %

50 %

En cas de prolongation de votre arrĂȘt de travail initial, votre rĂ©munĂ©ration n'est maintenue que si la prolongation est prescrite par le mĂ©decin prescripteur de l’arrĂȘt initial, par votre mĂ©decin traitant, par la sage-femme ou par le chirurgien-dentiste, sauf en cas d’impossibilitĂ© justifiĂ©e de votre part.

La prolongation ne peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e par un acte de tĂ©lĂ©mĂ©decine que si les conditions suivantes sont remplies :

  • Il s’agit du 1er renouvellement de votre arrĂȘt de travail initial
  • La durĂ©e de la prolongation ne dĂ©passe pas 3 jours et n’a pas pour effet de porter Ă  plus de 3 jours la durĂ©e de votre arrĂȘt de travail dĂ©jĂ  en cours.

Ces conditions ne s’appliquent pas lorsque l'arrĂȘt de travail est renouvelĂ© par votre mĂ©decin traitant ou votre sage-femme rĂ©fĂ©rente ou, en cas d'impossibilitĂ© justifiĂ©e, de consulter un professionnel mĂ©dical compĂ©tent pour obtenir, en sa prĂ©sence, une prolongation de votre arrĂȘt de travail.

Le temps passé en congé de maladie est sans effet sur vos droits à avancement (d'échelon et de grade).

Le temps passé en congé de maladie ne réduit pas vos droits aux autres congés, notamment aux congés suivants :

Rappel

Rappel

Si vous ne pouvez pas bĂ©nĂ©ficier de vos congĂ©s annuels en raison de congĂ©s de maladie, une partie de vos congĂ©s annuels peut ĂȘtre reportĂ©e sous certaines conditions.

Les pĂ©riodes pendant lesquelles vous ĂȘtes en congĂ© de maladie ne vous donnent pas droit Ă  des RTT.

Si vous ĂȘtes fonctionnaire stagiaire, les congĂ©s de maladie, au-delĂ  d'une certaine durĂ©e, prolongent la durĂ©e de votre stage.

Vous pouvez demander à réaliser ou poursuivre une formation ou un bilan de compétences en vue de favoriser votre réadaptation ou votre reconversion professionnelle. Votre demande est soumise à l'avis favorable du conseil médical. Votre administration employeur se prononce sur votre demande dans un délai de 30 jours.

Les périodes de congé de maladie sont prises en compte pour la retraite.

Pour le dĂ©part en retraite anticipĂ©e pour carriĂšre longue, les congĂ©s de maladie, quels qu’ils soient (maladie ordinaire, longue maladie (CLM), longue durĂ©e (CLD), citis) sont pris en compte dans la limite de 4 trimestres.

Pendant votre congé de maladie, vous devez cesser tout travail rémunéré (sauf les activités ordonnées et contrÎlées médicalement en vue de votre réadaptation à l'emploi).

En cas de non-respect de cette obligation, votre rémunération n'est plus versée jusqu'à ce que vous respectiez l'obligation concernée.

Votre administration employeur peut vous soumettre à tout moment à une visite de contrÎle par un médecin agréé.

Vous ĂȘtes obligatoirement soumis Ă  un examen de contrĂŽle, par un mĂ©decin agréé, au moins 1 fois aprĂšs 6 mois consĂ©cutifs de congĂ© de maladie.

Un mĂ©decin agréé est un mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste ou spĂ©cialiste figurant sur une liste Ă©tablie, dans chaque dĂ©partement, par le prĂ©fet, sur proposition de l’Agence rĂ©gionale de santĂ©, aprĂšs avis du Conseil dĂ©partemental de l’ordre des mĂ©decins. Un mĂ©decin agréé a notamment pour rĂŽle d'effectuer les contre-visites et les expertises.

En cas de refus de votre part de vous soumettre à ces examens, votre rémunération n'est plus versée.

Si vous ou votre administration employeur contestez l'avis du médecin agréé, vous pouvez saisir le conseil médical.

Votre administration peut Ă©galement faire procĂ©der au contrĂŽle administratif de votre arrĂȘt de travail par toute personne habilitĂ©e pour cela.

Ce contrĂŽle porte sur votre prĂ©sence Ă  votre domicile, ou Ă  votre lieu de repos s'il est diffĂ©rent, lorsque les sorties ne sont pas autorisĂ©es ou pendant les heures de prĂ©sence obligatoire indiquĂ©es par votre mĂ©decin sur l’arrĂȘt de travail.

En cas d’absence injustifiĂ©e ou de refus de vous soumettre Ă  ce contrĂŽle administratif, le versement de votre rĂ©munĂ©ration est interrompu jusqu'Ă  la date de fin de votre arrĂȘt de travail.

Les périodes pendant lesquelles le versement de la rémunération est interrompu compte dans la période de congé en cours.

Aptitude à la reprise des fonctions antérieures

Vous reprenez vos fonctions. Votre poste de travail peut Ă©ventuellement ĂȘtre adaptĂ© Ă  votre Ă©tat de santĂ© si nĂ©cessaire.

Si vous avez été placé en congé de maladie pendant 12 mois consécutifs, vous ne pouvez reprendre votre travail qu'aprÚs avis favorable du conseil médical.

Pendant toute la durĂ©e de la procĂ©dure devant le conseil mĂ©dical, vous ĂȘtes provisoirement placĂ© en disponibilitĂ© d'office pour raison de santĂ©.

Pendant cette période de disponibilité d'office, vous percevez une indemnité égale au montant du traitement indiciaire et, éventuellement, des primes et indemnités que vous perceviez à la fin de votre congé de maladie.

Cette indemnité vous est versée jusqu'à la date de la décision de reprise de service.

Lorsque l'instruction de votre dossier par le conseil mĂ©dical nĂ©cessite l'expertise d'un mĂ©decin agréé, vous devez vous soumettre Ă  cet examen mĂ©dial. En cas de refus de votre part, l'indemnitĂ© cesse de vous ĂȘtre versĂ©e.

En cas de refus de rejoindre le ou les postes de travail qui vous sont proposĂ©s sans motif valable liĂ© Ă  votre Ă©tat de santĂ©, vous pouvez ĂȘtre licenciĂ© aprĂšs avis de la commission administrative paritaire.

Mise en congé de longue maladie (CLM)

Si vous ĂȘtes atteint d’une pathologie pouvant donner lieu Ă  un congĂ© de longue maladie (CLM), vous pouvez demander Ă  ĂȘtre placĂ© en CLM en cours ou Ă  la fin de vos droits Ă  congĂ© de maladie.

ConnaĂźtre les maladies ouvrant droit Ă  un CLM

Inaptitude à la reprise des fonctions antérieures

Si vous ne pouvez pas reprendre vos fonctions antĂ©rieures Ă  la fin de votre congĂ© de maladie, votre situation est soumise Ă  la consultation du conseil mĂ©dical. Elle varie selon que vous ĂȘtes fonctionnaire titulaire ou stagiaire :

  • Si vous ne pouvez pas reprendre votre service Ă  la fin de votre congĂ© de maladie, vous pouvez :

    • Soit ĂȘtre reclassĂ© sur un emploi compatible avec votre Ă©tat de santĂ©
    • Soit ĂȘtre admis Ă  bĂ©nĂ©ficier d'une pĂ©riode de prĂ©paration au reclassement : la pĂ©riode prĂ©paration au reclassement a pour objet de vous prĂ©parer et, si nĂ©cessaire, de vous qualifier pour l'exercice de nouvelles fonctions compatibles avec votre Ă©tat de santĂ©
    • Soit ĂȘtre placĂ© en disponibilitĂ© d'office si le conseil mĂ©dical juge que votre Ă©tat de santĂ© peut Ă©voluer favorablement
    • Soit ĂȘtre admis Ă  la retraite pour invaliditĂ© quels que soient votre Ăąge et votre nombre de trimestres d'assurance retraite, si vous ĂȘtes reconnu dĂ©finitivement inapte Ă  l'exercice de tout emploi.

    Pendant toute la durĂ©e de la procĂ©dure devant le conseil mĂ©dical, vous ĂȘtes provisoirement placĂ© en disponibilitĂ© d'office pour raison de santĂ©.

    Pendant cette période de disponibilité d'office provisoire, vous percevez une indemnité égale au montant du traitement indiciaire et, éventuellement, des primes et indemnités que vous perceviez à la fin de la derniÚre période de congé de longue maladie.

    Cette indemnité vous est versée jusqu'à la date de la décision de reclassement, de mise en disponibilité ou d'admission à la retraite.

    Lorsque l'instruction de votre dossier par le conseil mĂ©dical nĂ©cessite l'expertise d'un mĂ©decin agréé, vous devez vous soumettre Ă  cet examen mĂ©dical. En cas de refus de votre part, l'indemnitĂ© cesse de vous ĂȘtre versĂ©e.

    Si le conseil médical propose votre placement en disponibilité pour raison de santé, l'indemnité qui vous a été versée pendant la période d'instruction de votre dossier vous reste acquise.

    En cas de reclassement sur un emploi compatible avec votre Ă©tat de santĂ©, si vous refusez le ou les postes proposĂ©s sans motif valable liĂ© Ă  votre Ă©tat de santĂ©, vous pouvez ĂȘtre licenciĂ© aprĂšs avis de la commission administrative paritaire.

  • Si vous ne pouvez pas reprendre votre service Ă  la fin de votre CLM, vous pouvez :

    • Soit ĂȘtre placĂ© en congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ© pendant une pĂ©riode maximale d'un an renouvelable 2 fois si le conseil mĂ©dical juge que votre Ă©tat de santĂ© peut Ă©voluer favorablement. Le renouvellement est prononcĂ© sur avis du conseil mĂ©dical
    • Soit ĂȘtre licenciĂ© si vous ĂȘtes reconnu dans l'impossibilitĂ© dĂ©finitive et absolue de reprendre ses fonctions.

    Si vous Ă©tiez dĂ©tachĂ© pour stage et ĂȘtes titulaire dans un autre corps ou cadre d’emplois, il est mis fin Ă  votre dĂ©tachement pour stage et vous ĂȘtes remis Ă  disposition de votre administration d'origine.

    Dans votre administration d'origine, votre situation est examinée selon les rÚgles applicables au fonctionnaire titulaire.

Si vous ĂȘtes en activitĂ© ou en dĂ©tachement, vous pouvez ĂȘtre placĂ© en congĂ© de maladie (appelĂ© auparavant congĂ© de malade ordinaire - CMO) lorsque la maladie ou un accident survenu hors temps de travail vous met dans l'impossibilitĂ© d'exercer vos fonctions.

Vous devez pour cela adresser Ă  votre administration employeur un avis d'arrĂȘt de travail.

ArrĂȘt de travail

Pour ĂȘtre placĂ© en congĂ© de maladie, vous devez adresser Ă  votre administration employeur un avis d'arrĂȘt de travail dans les 48 heures qui suivent son Ă©tablissement par un mĂ©decin, un chirurgien-dentiste ou une sage-femme.

Cet avis d’arrĂȘt de travail prĂ©cise les Ă©lĂ©ments d'ordre mĂ©dical et les motifs justifiant l'arrĂȘt de travail et sa durĂ©e.

La durĂ©e de l’arrĂȘt de travail ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieure Ă  31 jours pour une 1re prescription, sauf si le mĂ©decin, le chirurgien-dentiste ou la sage-femme justifie de la nĂ©cessitĂ© d'une durĂ©e plus longue au vu de votre situation et compte-tenu des Ă©ventuelles recommandations de la Haute AutoritĂ© de santĂ©.

L’avis d'arrĂȘt de travail peut ĂȘtre dĂ©matĂ©rialisĂ©.

Si l’avis d'arrĂȘt de travail n’est pas dĂ©matĂ©rialisĂ©, vous devez transmettre Ă  votre administration employeur les volets n°2 et 3 de l'avis d'arrĂȘt de travail. Vous conservez le volet n°1. Ce volet doit ĂȘtre prĂ©sentĂ© au mĂ©decin agréé de l'administration, en cas de contre-visite ou de tout autre examen mĂ©dical.

En cas de renouvellement de votre arrĂȘt de travail, vous devez transmettre Ă  votre administration votre prolongation dans le mĂȘme dĂ©lai de 48 heures suivant l'Ă©tablissement de l'arrĂȘt de travail.

Comme l’arrĂȘt initial, l’avis de prolongation prĂ©cise la durĂ©e de l’arrĂȘt. La durĂ©e de l’arrĂȘt de travail ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieure Ă  62 jours.

Non-respect du délai de 48 heures

En cas de non-respect du délai de 48 heures, votre administration vous informe par courrier du retard constaté.

Elle vous informe Ă©galement que vous vous exposez Ă  une rĂ©duction de votre rĂ©munĂ©ration en cas de nouvel envoi tardif dans les 24 mois suivant ce 1er envoi tardif. En cas de nouvel envoi tardif d'un arrĂȘt de travail, la rĂ©munĂ©ration due entre la date d’établissement du nouvel arrĂȘt de travail et la date de sa transmission est rĂ©duite de moitiĂ©.

Le dĂ©lai d'envoi de 48 heures peut ĂȘtre dĂ©passĂ© en cas d'hospitalisation.

Et si vous ĂȘtes dans l'impossibilitĂ© de respecter le dĂ©lai de 48 heures, hors hospitalisation, vous disposez de 8  jours suivant l'Ă©tablissement de l'arrĂȘt de travail pour justifier de cette impossibilitĂ©.

ÉlĂ©ments de rĂ©munĂ©ration concernĂ©s par la rĂ©duction de moitiĂ©

En cas de nouvel envoi tardif d'un arrĂȘt de travail, la rĂ©duction de moitiĂ© de votre rĂ©munĂ©ration concerne votre traitement indiciaire brut et vos primes et indemnitĂ©s.

En revanche, les Ă©lĂ©ments de rĂ©munĂ©ration suivants continuent de vous ĂȘtre versĂ©s en totalité :

  • IndemnitĂ© de rĂ©sidence
  • SupplĂ©ment familial de traitement (SFT)
  • Prise en charge partielle du prix du titre de transport en commun que vous utilisez pour vos dĂ©placements entre votre domicile et votre lieu de travail
  • Avantages en nature
  • Remboursement de frais
  • Primes et indemnitĂ©s liĂ©es au changement de rĂ©sidence, Ă  la primo-affectation, Ă  la mobilitĂ© gĂ©ographique et aux restructurations
  • Primes et indemnitĂ©s liĂ©es Ă  l'organisation du travail
  • IndemnitĂ©s d'enseignement ou de jury et autres indemnitĂ©s non directement liĂ©es Ă  l'emploi
  • Part ou intĂ©gralitĂ© des primes et indemnitĂ©s dont la modulation est fonction des rĂ©sultats et de la maniĂšre de servir
  • Versements exceptionnels ou occasionnels de primes et indemnitĂ©s correspondant Ă  un fait gĂ©nĂ©rateur unique.

La durĂ©e du congĂ© de maladie peut ĂȘtre d'un an maximum pendant une pĂ©riode de 12 mois consĂ©cutifs.

Vous percevez 90 % de votre traitement indiciaire brut pendant 3 mois, puis la moitié de votre traitement indiciaire pendant 9 mois.

Les droits à 90 % ou à 50 % de votre traitement indiciaire sont dĂ©comptĂ©s, pour chaque jour d'arrĂȘt de travail, en fonction des jours d'arrĂȘt à 90 % ou à 50 % dĂ©jĂ  accordĂ©s au cours des 365 (ou 366) jours prĂ©cĂ©dents.

Chaque arrĂȘt de travail fait l'objet d'un jour de carence non rĂ©munĂ©rĂ©.

La rémunération se calcule sur la base de 360 trentiÚmes (30 trentiÚmes par mois quel soit le nombre réel de jours dans le mois).

Lorsque vous ĂȘtes en congĂ© de maladie, vous pouvez bĂ©nĂ©ficier de 90 trentiĂšmes à  90 % et de 270 trentiĂšmes à 50 %.

Lorsque vous dépassez 90 jours à plein traitement dans la période de référence de 365 jours, vous basculez en demi-traitement pour le reste des jours de maladie, dans la limite de 270 jours.

Exemple

Si vous ĂȘtes placĂ© en arrĂȘt de travail pendant 3 mois consĂ©cutifs du 20 mars au 17 juin inclus (90 jours calendaires), vous percevez 90 % de votre traitement indiciaire pendant 89 jours ou trentiĂšmes (90 jours - 1 jour de carence) si vous n'avez pas dĂ©jĂ  Ă©tĂ© en arrĂȘt de travail pendant 90 jours rĂ©munĂ©rĂ©s à 90 % depuis le 21 mars de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente.

Le jour de carence n'est pas rémunéré, mais il est décompté comme s'il s'agissait d'un jour de congé de maladie rémunéré à 90 %.

Si vous avez dĂ©jĂ  Ă©tĂ© placĂ© en arrĂȘt de travail pendant 60 jours depuis le 21 mars de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, rĂ©munĂ©rĂ©s à 90 %, vous avez droit Ă  90 % de votre traitement indiciaire pendant seulement 30 jours ou trentiĂšmes.

Vous percevez donc 90 % de votre traitement indiciaire pendant 30 jours calendaires correspondant à la période du 20 mars au 18 avril. Toutefois, le 1er jour (le 20 mars) fait l'objet d'une retenue d'1/30e (jour de carence), mais il est décompté comme s'il s'agissait d'un jour de congé de maladie rémunéré à 90 %.

Et, Ă  partir du 19 avril, vous ĂȘtes rĂ©munĂ©rĂ© Ă  demi traitement jusqu'Ă  la fin de votre arrĂȘt de travail.

Toutefois, le jour de carence ne s'applique pas lors du 2e arrĂȘt de travail si vous n'avez pas repris le travail plus de 48 heures entre 2 congĂ©s de maladie accordĂ©s pour la mĂȘme affection.

Il en est ainsi :

  • Lorsque le nouvel arrĂȘt de travail prolonge l'arrĂȘt prĂ©cĂ©dent et que le mĂ©decin prescripteur a cochĂ© la case prolongation
  • Ou quand vous tentez de reprendre vos fonctions et vous trouvez dans l'obligation de vous arrĂȘter de nouveau 1 ou 2 jours plus tard
  • Ou lorsque vous n'avez pas pu consulter votre mĂ©decin un samedi, un dimanche ou un jour fĂ©riĂ© accolĂ© au week-end pour des raisons indĂ©pendantes de votre volontĂ©.

Le nouvel arrĂȘt est considĂ©rĂ© comme une rechute et une prolongation puisqu'il n'y a pas eu disparition de la cause de l'arrĂȘt initial.

Le dĂ©lai de 48 heures, dĂ©comptĂ© en jours calendaires, commence Ă  courir Ă  partir du 1er jour qui suit le dernier jour de votre arrĂȘt de travail initial.

Les autres éléments de rémunération sont versés dans les conditions suivantes :

Rémunération du fonctionnaire territorial pendant un congé de maladie

ÉlĂ©ments de rĂ©munĂ©ration

Conditions de versement pendant 3 mois

Conditions de versement pendant 9 mois

Indemnité de résidence (IR)

100 %

100 %

Supplément familial de traitement (SFT)

100 %

100 %

Nouvelle bonification indiciaire (NBI)

90 %

50 %

Primes et indemnités

Les conditions de suspension ou de maintien des primes et indemnités sont fixées par délibération de votre collectivité employeur

En cas de prolongation de votre arrĂȘt de travail initial, votre rĂ©munĂ©ration n'est maintenue que si la prolongation est prescrite par le mĂ©decin prescripteur de l’arrĂȘt initial, par votre mĂ©decin traitant, par la sage-femme ou par le chirurgien-dentiste, sauf en cas d’impossibilitĂ© justifiĂ©e de votre part.

La prolongation ne peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e par un acte de tĂ©lĂ©mĂ©decine que si les conditions suivantes sont remplies :

  • Il s’agit du 1er renouvellement de votre arrĂȘt de travail initial
  • La durĂ©e de la prolongation ne dĂ©passe pas 3 jours et n’a pas pour effet de porter Ă  plus de 3 jours la durĂ©e de votre arrĂȘt de travail dĂ©jĂ  en cours.

Ces conditions ne s’appliquent pas lorsque l'arrĂȘt de travail est renouvelĂ© par votre mĂ©decin traitant ou votre sage-femme rĂ©fĂ©rente ou, en cas d'impossibilitĂ© justifiĂ©e, de consulter un professionnel mĂ©dical compĂ©tent pour obtenir, en sa prĂ©sence, une prolongation de votre arrĂȘt de travail.

Le temps passé en congé de maladie est sans effet sur vos droits à avancement (d'échelon et de grade).

Le temps passé en congé de maladie ne réduit pas vos droits aux autres congés, notamment aux congés suivants :

Rappel

Rappel

Si vous ne pouvez pas bĂ©nĂ©ficier de vos congĂ©s annuels en raison de congĂ©s de maladie, une partie de vos congĂ©s annuels peut ĂȘtre reportĂ©e sous certaines conditions.

Les pĂ©riodes pendant lesquelles vous ĂȘtes en congĂ© de maladie ne vous donnent pas droit Ă  des RTT.

Si vous ĂȘtes fonctionnaire stagiaire, les congĂ©s de maladie, au-delĂ  d'une certaine durĂ©e, prolongent la durĂ©e de votre stage.

Vous pouvez demander à réaliser ou poursuivre une formation ou un bilan de compétences en vue de favoriser votre réadaptation ou votre reconversion professionnelle. Votre demande est soumise à l'avis favorable du conseil médical. Votre administration employeur se prononce sur votre demande dans un délai de 30 jours.

Les périodes de congé de maladie sont prises en compte pour la retraite.

Pour le dĂ©part en retraite anticipĂ©e pour carriĂšre longue, les congĂ©s de maladie, quels qu’ils soient (maladie ordinaire, longue maladie (CLM), longue durĂ©e (CLD), citis) sont pris en compte dans la limite de 4 trimestres.

Pendant votre congé de maladie, vous devez cesser tout travail rémunéré (sauf les activités ordonnées et contrÎlées médicalement en vue de votre réadaptation à l'emploi).

En cas de non-respect de cette obligation, votre rémunération n'est plus versée jusqu'à ce que vous respectiez l'obligation concernée.

Votre administration employeur peut vous soumettre à tout moment à une visite de contrÎle par un médecin agréé.

Vous ĂȘtes obligatoirement soumis Ă  un examen de contrĂŽle, par un mĂ©decin agréé, au moins 1 fois aprĂšs 6 mois consĂ©cutifs de congĂ© de maladie.

Un mĂ©decin agréé est un mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste ou spĂ©cialiste figurant sur une liste Ă©tablie, dans chaque dĂ©partement, par le prĂ©fet, sur proposition de l’Agence rĂ©gionale de santĂ©, aprĂšs avis du Conseil dĂ©partemental de l’ordre des mĂ©decins. Un mĂ©decin agréé a notamment pour rĂŽle d'effectuer les contre-visites et les expertises.

En cas de refus de votre part de vous soumettre à ces examens, votre rémunération n'est plus versée.

Si vous ou votre administration employeur contestez l'avis du médecin agréé, vous pouvez saisir le conseil médical.

Votre administration peut Ă©galement faire procĂ©der au contrĂŽle administratif de votre arrĂȘt de travail par toute personne habilitĂ©e pour cela.

Ce contrĂŽle porte sur votre prĂ©sence Ă  votre domicile, ou Ă  votre lieu de repos s'il est diffĂ©rent, lorsque les sorties ne sont pas autorisĂ©es ou pendant les heures de prĂ©sence obligatoire indiquĂ©es par votre mĂ©decin sur l’arrĂȘt de travail.

En cas d’absence injustifiĂ©e ou de refus de vous soumettre Ă  ce contrĂŽle administratif, le versement de votre rĂ©munĂ©ration est interrompu jusqu'Ă  la date de fin de votre arrĂȘt de travail.

Les périodes pendant lesquelles le versement de la rémunération est interrompu compte dans la période de congé en cours.

Aptitude à la reprise des fonctions antérieures

Vous reprenez vos fonctions.

Votre poste de travail peut Ă©ventuellement ĂȘtre adaptĂ© Ă  votre Ă©tat de santĂ© si nĂ©cessaire.

Si vous avez été placé en congé de maladie pendant 12 mois consécutifs, vous ne pouvez reprendre votre travail qu'aprÚs avis favorable du conseil médical.

Pendant toute la durée de la procédure devant le conseil médical, le paiement de votre demi-traitement est maintenu jusqu'à la date de la décision de reprise de service.

En cas de refus du poste proposĂ© sans motif valable liĂ© Ă  votre Ă©tat de santĂ©, vous pouvez ĂȘtre licenciĂ© aprĂšs avis de la commission administrative paritaire.

Mise en congé de longue maladie (CLM)

Si vous ĂȘtes atteint d’une pathologie pouvant donner lieu Ă  un congĂ© de longue maladie (CLM), vous pouvez demander Ă  ĂȘtre placĂ© en CLM en cours ou Ă  la fin de vos droits Ă  congĂ© de maladie.

ConnaĂźtre les maladies ouvrant droit Ă  un CLM

Inaptitude à la reprise des fonctions antérieures

Si vous ne pouvez pas reprendre vos fonctions antĂ©rieures Ă  la fin de votre congĂ© de maladie de 12 mois, votre situation est soumise Ă  la consultation du conseil mĂ©dical. Elle varie selon que vous ĂȘtes fonctionnaire titulaire ou stagiaire.

  • Si vous ne pouvez pas reprendre votre service Ă  la fin de votre congĂ© de maladie, vous pouvez :

    • Soit ĂȘtre reclassĂ© sur un emploi compatible avec votre Ă©tat de santĂ©
    • Soit ĂȘtre admis Ă  bĂ©nĂ©ficier d'une pĂ©riode de prĂ©paration au reclassement : la pĂ©riode prĂ©paration au reclassement a pour objet de vous prĂ©parer et, si nĂ©cessaire, de vous qualifier pour l'exercice de nouvelles fonctions compatibles avec votre Ă©tat de santĂ©
    • Soit ĂȘtre placĂ© en disponibilitĂ© d'office si le conseil mĂ©dical juge que votre Ă©tat de santĂ© peut Ă©voluer favorablement
    • Soit ĂȘtre admis Ă  la retraite pour invaliditĂ© quels que soient votre Ăąge et votre nombre de trimestres d'assurance retraite, si vous ĂȘtes reconnu dĂ©finitivement inapte Ă  l'exercice de tout emploi.

    Pendant toute la durée de la procédure devant le conseil médical, le paiement de votre demi-traitement est maintenu jusqu'à la date de la décision de reclassement, de mise en disponibilité ou d'admission à la retraite.

    En cas de reclassement sur un emploi compatible avec votre Ă©tat de santĂ©, si vous refusez le poste proposĂ© sans motif valable liĂ© Ă  votre Ă©tat de santĂ©, vous pouvez ĂȘtre licenciĂ© aprĂšs avis de la commission administrative paritaire.

  • Si vous ne pouvez pas reprendre votre service Ă  la fin de votre congĂ© de maladie , vous pouvez :

    • Soit ĂȘtre placĂ© en congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ© pendant une pĂ©riode maximale d'un an renouvelable 2 fois si le conseil mĂ©dical juge que votre Ă©tat de santĂ© peut Ă©voluer favorablement. Le renouvellement est prononcĂ© sur avis du conseil mĂ©dical
    • Soit ĂȘtre licenciĂ© si vous ĂȘtes reconnu dans l'impossibilitĂ© dĂ©finitive et absolue de reprendre ses fonctions.

    Si vous Ă©tiez dĂ©tachĂ© pour stage et ĂȘtes titulaire dans un autre corps ou cadre d’emplois, il est mis fin Ă  votre dĂ©tachement pour stage et vous ĂȘtes remis Ă  disposition de votre administration d'origine.

    Dans votre administration d'origine, votre situation est examinée selon les rÚgles applicables au fonctionnaire titulaire.

Si vous ĂȘtes en activitĂ© ou en dĂ©tachement, vous pouvez ĂȘtre placĂ© en congĂ© de maladie (appelĂ© auparavant congĂ© de malade ordinaire - CMO) lorsque la maladie ou un accident survenu hors temps de travail vous met dans l'impossibilitĂ© d'exercer vos fonctions.

Vous devez pour cela adresser Ă  votre administration employeur un avis d'arrĂȘt de travail.

ArrĂȘt de travail

Pour ĂȘtre placĂ© en congĂ© de maladie, vous devez adresser Ă  votre administration employeur un avis d'arrĂȘt de travail dans les 48 heures qui suivent son Ă©tablissement par un mĂ©decin, un chirurgien-dentiste ou une sage-femme.

Cet avis d’arrĂȘt de travail prĂ©cise les Ă©lĂ©ments d'ordre mĂ©dical et les motifs justifiant l'arrĂȘt de travail et sa durĂ©e.

La durĂ©e de l’arrĂȘt de travail ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieure Ă  31 jours pour une 1re prescription, sauf si le mĂ©decin, le chirurgien-dentiste ou la sage-femme justifie de la nĂ©cessitĂ© d'une durĂ©e plus longue au vu de votre situation et compte-tenu des Ă©ventuelles recommandations de la Haute AutoritĂ© de santĂ©.

L’avis d'arrĂȘt de travail peut ĂȘtre dĂ©matĂ©rialisĂ©.

Si l’avis d'arrĂȘt de travail n’est pas dĂ©matĂ©rialisĂ©, vous devez transmettre Ă  votre administration employeur les volets n°2 et 3 de l'avis d'arrĂȘt de travail. Vous conservez le volet n°1. Ce volet doit ĂȘtre prĂ©sentĂ© au mĂ©decin agréé de l'administration, en cas de contre-visite ou de tout autre examen mĂ©dical.

En cas de renouvellement de votre arrĂȘt de travail, vous devez transmettre Ă  votre administration votre prolongation dans le mĂȘme dĂ©lai de 48 heures suivant l'Ă©tablissement de l'arrĂȘt de travail.

Comme l’arrĂȘt initial, l’avis de prolongation prĂ©cise la durĂ©e de l’arrĂȘt. La durĂ©e de l’arrĂȘt de travail ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieure Ă  62 jours.

Non-respect du délai de 48 heures

En cas de non-respect du délai de 48 heures, votre administration vous informe par courrier du retard constaté.

Elle vous informe Ă©galement que vous vous exposez Ă  une rĂ©duction de votre rĂ©munĂ©ration en cas de nouvel envoi tardif dans les 24 mois suivant ce 1er envoi tardif. En cas de nouvel envoi tardif d'un arrĂȘt de travail, la rĂ©munĂ©ration due entre la date d’établissement du nouvel arrĂȘt de travail et la date de sa transmission est rĂ©duite de moitiĂ©.

Le dĂ©lai d'envoi de 48 heures peut ĂȘtre dĂ©passĂ© en cas d'hospitalisation.

Et si vous ĂȘtes dans l'impossibilitĂ© de respecter le dĂ©lai de 48 heures, hors hospitalisation, vous disposez de 8  jours suivant l'Ă©tablissement de l'arrĂȘt de travail pour justifier de cette impossibilitĂ©.

ÉlĂ©ments de rĂ©munĂ©ration concernĂ©s par la rĂ©duction de moitiĂ©

En cas de nouvel envoi tardif d'un arrĂȘt de travail, la rĂ©duction de moitiĂ© de votre rĂ©munĂ©ration concerne votre traitement indiciaire brut et vos primes et indemnitĂ©s.

En revanche, les Ă©lĂ©ments de rĂ©munĂ©ration suivants continuent de vous ĂȘtre versĂ©s en totalité :

  • IndemnitĂ© de rĂ©sidence
  • SupplĂ©ment familial de traitement (SFT)
  • Prise en charge partielle du prix du titre de transport en commun que vous utilisez pour vos dĂ©placements entre votre domicile et votre lieu de travail
  • Avantages en nature
  • Remboursement de frais
  • Primes et indemnitĂ©s liĂ©es au changement de rĂ©sidence, Ă  la primo-affectation, Ă  la mobilitĂ© gĂ©ographique et aux restructurations
  • Primes et indemnitĂ©s liĂ©es Ă  l'organisation du travail
  • IndemnitĂ©s d'enseignement ou de jury et autres indemnitĂ©s non directement liĂ©es Ă  l'emploi
  • Part ou intĂ©gralitĂ© des primes et indemnitĂ©s dont la modulation est fonction des rĂ©sultats et de la maniĂšre de servir
  • Versements exceptionnels ou occasionnels de primes et indemnitĂ©s correspondant Ă  un fait gĂ©nĂ©rateur unique.

La durĂ©e du congĂ© de maladie peut ĂȘtre d'un an maximum pendant une pĂ©riode de 12 mois consĂ©cutifs.

Vous percevez 90 % de votre traitement indiciaire brut pendant 3 mois, puis la moitié de votre traitement indiciaire pendant 9 mois.

Les droits à 90 % ou à 50 % de votre traitement indiciaire sont dĂ©comptĂ©s, pour chaque jour d'arrĂȘt de travail, en fonction des jours d'arrĂȘt à 90 % ou à 50 % dĂ©jĂ  accordĂ©s au cours des 365 (ou 366) jours prĂ©cĂ©dents.

Chaque arrĂȘt de travail fait l'objet d'un jour de carence non rĂ©munĂ©rĂ©.

La rémunération se calcule sur la base de 360 trentiÚmes (30 trentiÚmes par mois quel soit le nombre réel de jours dans le mois).

Lorsque vous ĂȘtes en congĂ© de maladie, vous pouvez bĂ©nĂ©ficier de 90 trentiĂšmes à  90 % et de 270 trentiĂšmes à 50 %.

Lorsque vous dépassez 90 jours à plein traitement dans la période de référence de 365 jours, vous basculez en demi-traitement pour le reste des jours de maladie, dans la limite de 270 jours.

Exemple

Si vous ĂȘtes placĂ© en arrĂȘt de travail pendant 3 mois consĂ©cutifs du 20 mars au 17 juin inclus (90 jours calendaires), vous percevez 90 % de votre traitement indiciaire pendant 89 jours ou trentiĂšmes (90 jours - 1 jour de carence) si vous n'avez pas dĂ©jĂ  Ă©tĂ© en arrĂȘt de travail pendant 90 jours rĂ©munĂ©rĂ©s à 90 % depuis le 21 mars de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente.

Le jour de carence n'est pas rémunéré, mais il est décompté comme s'il s'agissait d'un jour de congé de maladie rémunéré à 90 %.

Si vous avez dĂ©jĂ  Ă©tĂ© placĂ© en arrĂȘt de travail pendant 60 jours depuis le 21 mars de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, rĂ©munĂ©rĂ©s à 90 %, vous avez droit Ă  90 % de votre traitement indiciaire pendant seulement 30 jours ou trentiĂšmes.

Vous percevez donc 90 % de votre traitement indiciaire pendant 30 jours calendaires correspondant à la période du 20 mars au 18 avril. Toutefois, le 1er jour (le 20 mars) fait l'objet d'une retenue d'1/30e (jour de carence), mais il est décompté comme s'il s'agissait d'un jour de congé de maladie rémunéré à 90 %.

Et, Ă  partir du 19 avril, vous ĂȘtes rĂ©munĂ©rĂ© Ă  demi traitement jusqu'Ă  la fin de votre arrĂȘt de travail.

Toutefois, le jour de carence ne s'applique pas lors du 2e arrĂȘt de travail si vous n'avez pas repris le travail plus de 48 heures entre 2 congĂ©s de maladie accordĂ©s pour la mĂȘme affection.

Il en est ainsi :

  • Lorsque le nouvel arrĂȘt de travail prolonge l'arrĂȘt prĂ©cĂ©dent et que le mĂ©decin prescripteur a cochĂ© la case prolongation
  • Ou quand vous tentez de reprendre vos fonctions et vous trouvez dans l'obligation de vous arrĂȘter de nouveau 1 ou 2 jours plus tard
  • Ou lorsque vous n'avez pas pu consulter votre mĂ©decin un samedi, un dimanche ou un jour fĂ©riĂ© accolĂ© au week-end pour des raisons indĂ©pendantes de votre volontĂ©.

Le nouvel arrĂȘt est considĂ©rĂ© comme une rechute et une prolongation puisqu'il n'y a pas eu disparition de la cause de l'arrĂȘt initial.

Le dĂ©lai de 48 heures, dĂ©comptĂ© en jours calendaires, commence Ă  courir Ă  partir du 1er jour qui suit le dernier jour de votre arrĂȘt de travail initial.

Les autres éléments de rémunération sont versés dans les conditions suivantes :

Rémunération du fonctionnaire hospitalier pendant un congé de maladie

ÉlĂ©ments de rĂ©munĂ©ration

Conditions de versement pendant 3 mois

Conditions de versement pendant 9 mois

Indemnité de résidence (IR)

100 %

100 %

Supplément familial de traitement (SFT)

100 %

100 %

Nouvelle bonification indiciaire (NBI)

90 %

50 %

Primes et indemnités

Indemnité de sujétion spéciale (ISS) versée à 90 %

(ISS) versée à 50 %

En cas de prolongation de votre arrĂȘt de travail initial, votre rĂ©munĂ©ration n'est maintenue que si la prolongation est prescrite par le mĂ©decin prescripteur de l’arrĂȘt initial, par votre mĂ©decin traitant, par la sage-femme ou par le chirurgien-dentiste, sauf en cas d’impossibilitĂ© justifiĂ©e de votre part.

La prolongation ne peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e par un acte de tĂ©lĂ©mĂ©decine que si les conditions suivantes sont remplies :

  • Il s’agit du 1er renouvellement de votre arrĂȘt de travail initial
  • La durĂ©e de la prolongation ne dĂ©passe pas 3 jours et n’a pas pour effet de porter Ă  plus de 3 jours la durĂ©e de votre arrĂȘt de travail dĂ©jĂ  en cours.

Ces conditions ne s’appliquent pas lorsque l'arrĂȘt de travail est renouvelĂ© par votre mĂ©decin traitant ou votre sage-femme rĂ©fĂ©rente ou, en cas d'impossibilitĂ© justifiĂ©e, de consulter un professionnel mĂ©dical compĂ©tent pour obtenir, en sa prĂ©sence, une prolongation de votre arrĂȘt de travail.

Le temps passé en congé de maladie est sans effet sur vos droits à avancement (d'échelon et de grade).

Le temps passé en congé de maladie ne réduit pas vos droits aux autres congés, notamment aux congés suivants :

Rappel

Rappel

Si vous ne pouvez pas bĂ©nĂ©ficier de vos congĂ©s annuels en raison de congĂ©s de maladie, une partie de vos congĂ©s annuels peut ĂȘtre reportĂ©e sous certaines conditions.

Les pĂ©riodes pendant lesquelles vous ĂȘtes en congĂ© de maladie ne vous donnent pas droit Ă  des RTT.

Si vous ĂȘtes fonctionnaire stagiaire, les congĂ©s de maladie, au-delĂ  d'une certaine durĂ©e, prolongent la durĂ©e de votre stage.

Vous pouvez demander à bénéficier d'une formation ou d'un bilan de compétences ou à pratiquer une activité favorisant votre réadaptation ou votre reconversion professionnelle.

Les périodes de congé de maladie sont prises en compte pour la retraite.

Pour le dĂ©part en retraite anticipĂ©e pour carriĂšre longue, les congĂ©s de maladie, quels qu’ils soient (maladie ordinaire, longue maladie (CLM), longue durĂ©e (CLD), citis) sont pris en compte dans la limite de 4 trimestres.

Pendant votre congé de maladie, vous devez cesser tout travail rémunéré (sauf les activités ordonnées et contrÎlées médicalement en vue de votre réadaptation à l'emploi).

En cas de non-respect de cette obligation, votre rémunération n'est plus versée jusqu'à ce que vous respectiez l'obligation concernée.

Votre administration employeur peut vous soumettre à tout moment à une visite de contrÎle par un médecin agréé.

Vous ĂȘtes obligatoirement soumis Ă  un examen de contrĂŽle, par un mĂ©decin agréé, au moins 1 fois aprĂšs 6 mois consĂ©cutifs de congĂ© de maladie.

Un mĂ©decin agréé est un mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste ou spĂ©cialiste figurant sur une liste Ă©tablie, dans chaque dĂ©partement, par le prĂ©fet, sur proposition de l’Agence rĂ©gionale de santĂ©, aprĂšs avis du Conseil dĂ©partemental de l’ordre des mĂ©decins. Un mĂ©decin agréé a notamment pour rĂŽle d'effectuer les contre-visites et les expertises.

En cas de refus de votre part de vous soumettre à ces examens, votre rémunération n'est plus versée.

Si vous ou votre administration employeur contestez l'avis du médecin agréé, vous pouvez saisir le conseil médical.

Votre administration peut Ă©galement faire procĂ©der au contrĂŽle administratif de votre arrĂȘt de travail par toute personne habilitĂ©e pour cela.

Ce contrĂŽle porte sur votre prĂ©sence Ă  votre domicile, ou Ă  votre lieu de repos s'il est diffĂ©rent, lorsque les sorties ne sont pas autorisĂ©es ou pendant les heures de prĂ©sence obligatoire indiquĂ©es par votre mĂ©decin sur l’arrĂȘt de travail.

En cas d’absence injustifiĂ©e ou de refus de vous soumettre Ă  ce contrĂŽle administratif, le versement de votre rĂ©munĂ©ration est interrompu jusqu'Ă  la date de fin de votre arrĂȘt de travail.

Les périodes pendant lesquelles le versement de la rémunération est interrompu compte dans la période de congé en cours.

Aptitude à la reprise des fonctions antérieures

Vous reprenez vos fonctions.

Votre poste de travail peut Ă©ventuellement ĂȘtre adaptĂ© Ă  votre Ă©tat de santĂ© si nĂ©cessaire.

Si vous avez été placé en congé de maladie pendant 12 mois consécutifs, vous ne pouvez reprendre votre travail qu'aprÚs avis favorable du conseil médical.

Pendant toute la durée de la procédure devant le conseil médical, le paiement de votre demi-traitement est maintenu jusqu'à la date de la décision de reprise de service.

Mise en congé de longue maladie (CLM)

Si vous ĂȘtes atteint d’une pathologie pouvant donner lieu Ă  un congĂ© de longue maladie (CLM), vous pouvez demander Ă  ĂȘtre placĂ© en CLM en cours ou Ă  la fin de vos droits Ă  congĂ© de maladie.

ConnaĂźtre les maladies ouvrant droit Ă  un CLM

Inaptitude à la reprise des fonctions antérieures

Si vous ne pouvez pas reprendre vos fonctions antĂ©rieures Ă  la fin de votre congĂ© de maladie de 12 mois, votre situation est soumise Ă  la consultation du conseil mĂ©dical. Elle varie selon que vous ĂȘtes fonctionnaire titulaire ou stagiaire :

  • Si vous ne pouvez pas reprendre votre service Ă  la fin de votre congĂ© de maladie, vous pouvez :

    • Soit ĂȘtre reclassĂ© sur un emploi compatible avec votre Ă©tat de santĂ©
    • Soit ĂȘtre admis Ă  bĂ©nĂ©ficier d'une pĂ©riode de prĂ©paration au reclassement : la pĂ©riode prĂ©paration au reclassement a pour objet de vous prĂ©parer et, si nĂ©cessaire, de vous qualifier pour l'exercice de nouvelles fonctions compatibles avec votre Ă©tat de santĂ©
    • Soit ĂȘtre placĂ© en disponibilitĂ© d'office si le conseil mĂ©dical juge que votre Ă©tat de santĂ© peut Ă©voluer favorablement
    • Soit ĂȘtre admis Ă  la retraite pour invaliditĂ© quels que soient votre Ăąge et votre nombre de trimestres d'assurance retraite, si vous ĂȘtes reconnu dĂ©finitivement inapte Ă  l'exercice de tout emploi.

    Pendant toute la durée de la procédure devant le conseil médical, le paiement de votre demi-traitement est maintenu jusqu'à la date de la décision de reclassement, de mise en disponibilité ou d'admission à la retraite.

  • Si vous ne pouvez pas reprendre votre service Ă  la fin de votre congĂ© de maladie , vous pouvez :

    • Soit ĂȘtre placĂ© en congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ© pendant une pĂ©riode maximale d'un an renouvelable 2 fois si le conseil mĂ©dical juge que votre Ă©tat de santĂ© peut Ă©voluer favorablement. Si le conseil mĂ©dical estime que vous serez apte Ă  reprendre vos fonctions au cours de la 4e annĂ©e, le congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ© peut ĂȘtre renouvelĂ© une 3e fois. Le renouvellement est prononcĂ© sur avis du conseil mĂ©dical
    • Soit ĂȘtre licenciĂ© si vous ĂȘtes reconnu dans l'impossibilitĂ© dĂ©finitive et absolue de reprendre ses fonctions.

    Si vous Ă©tiez dĂ©tachĂ© pour stage et ĂȘtes titulaire dans un autre corps ou cadre d’emplois, il est mis fin Ă  votre dĂ©tachement pour stage et vous ĂȘtes remis Ă  disposition de votre administration d'origine.

    Dans votre administration d'origine, votre situation est examinée selon les rÚgles applicables au fonctionnaire titulaire.