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Fiche pratique

Limitations de libertĂ© du mineur avant le prononcĂ© d’une sanction pĂ©nale

Vérifié le 19/03/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

La libertĂ© d’un mineur peut-elle ĂȘtre limitĂ©e avant qu’il soit sanctionné ? Oui, plusieurs mesures limitent la libertĂ© du mineur : le contrĂŽle judiciaire, l’assignation Ă  rĂ©sidence et la dĂ©tention provisoire. Ces mesures sont ordonnĂ©es lors d’une audience au cours de laquelle les reprĂ©sentants lĂ©gaux du mineur sont convoquĂ©s. Les conditions dans lesquelles elles sont mises en place et exĂ©cutĂ©es dĂ©pendent de l’ñge du mineur. Nous vous prĂ©sentons les informations Ă  connaĂźtre.

À certaines conditions, un juge peut dĂ©cider de limiter la libertĂ© d’un mineur en lui ordonnant de respecter les obligations et interdictions d’un contrĂŽle judiciaire.

Pour quels motifs le mineur peut ĂȘtre placĂ© sous contrĂŽle judiciaire ?

Un mineur peut ĂȘtre placĂ© sous contrĂŽle judiciaire dans 4 hypothĂšses :

  • S’il encourt une peine criminelle
  • S’il encourt une peine d’emprisonnement supĂ©rieure ou Ă©gale Ă  7 ans, car il est soupçonnĂ© d’avoir commis un dĂ©lit
  • S’il est soupçonnĂ© d’avoir commis un dĂ©lit pour lequel il encourt une peine de prison supĂ©rieure ou Ă©gale Ă  5 ans et qu’il a dĂ©jĂ  fait l’objet d’une mesure Ă©ducative, d’une mesure judiciaire d’investigation Ă©ducative, d’une mesure de sĂ»retĂ© ou qu’il a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© coupable ou condamnĂ© dans le cadre d’une autre procĂ©dure ayant donnĂ© lieu Ă  un rapport datant de moins d’un an
  • S’il encourt une peine de prison supĂ©rieure ou Ă©gale Ă  5 ans, car il est soupçonnĂ© d’avoir commis un dĂ©lit de terrorisme, une agression sexuelle, des violences volontaires ou un dĂ©lit commis avec violences (exemple : vol avec violences).

Le contrĂŽle judiciaire n’est pas une peine. Il s’agit d’une mesure provisoire qui permet de restreindre la libertĂ© du mineur faisant l’objet de poursuites. Cette mesure a pour but d’empĂȘcher le mineur de commettre une nouvelle infraction.

Il peut Ă©galement ĂȘtre ordonnĂ© pour permettre le bon dĂ©roulement de l'enquĂȘte et de l’instruction, Ă©viter les pressions sur d’autres personnes, protĂ©ger le mineur dĂ©linquant et pour garantir sa prĂ©sence devant le juge.

Comment est décidé le placement sous contrÎle judiciaire ?

Le mineur peut ĂȘtre placĂ© sous contrĂŽle judiciaire par 4 juges diffĂ©rents en fonction de la situation :

Le placement sous contrĂŽle judiciaire peut ĂȘtre dĂ©cidĂ© uniquement aprĂšs un dĂ©bat contradictoire. Au cours de ce dĂ©bat, le juge entend le procureur de la RĂ©publique, le mineur, son avocat, ses reprĂ©sentants lĂ©gaux et le service qui suit le mineur.

S’il dĂ©cide de placer le mineur sous contrĂŽle judiciaire, le juge l’informe oralement des obligations et interdictions qui lui seront imposĂ©es. Il lui indique Ă©galement les consĂ©quences en cas de non-respect de ces mesures.

Le mineur (reprĂ©sentĂ© par son avocat) ou l’un de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux peuvent faire appel de la dĂ©cision de placement sous contrĂŽle judiciaire.

L’appel doit ĂȘtre effectuĂ© dans un dĂ©lai de 10 jours suivant la notification de la dĂ©cision.

De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, cette contestation doit ĂȘtre transmise Ă  la chambre spĂ©ciale des mineurs dont dĂ©pend le juge qui a rendu la dĂ©cision. Si le contrĂŽle judiciaire est prononcĂ© lors d’une instruction, elle doit ĂȘtre communiquĂ©e Ă  la chambre de l’instruction.

OĂč s’adresser ?

À quelles mesures est soumis le mineur placĂ© sous contrĂŽle judiciaire ?

Le juge peut prononcer plusieurs obligations et interdictions Ă  l’égard du mineur dĂ©linquant. Parmi elles :

  • Interdiction de sortir d’un territoire fixĂ© par le juge (exemple : interdiction de sortir d’une ville)
  • Interdiction de sortir de son domicile sauf dans les conditions et pour un motif fixĂ© par le juge
  • Interdiction de se rendre dans certains lieux dĂ©terminĂ©s par le juge
  • Obligation d’informer le juge chargĂ© de l’affaire de tout dĂ©placement en dehors des limites gĂ©ographiques qu’il a fixĂ©es
  • Obligation de pointer auprĂšs d’un service Ă©ducatif ou d’une autoritĂ© dĂ©signĂ© par le juge (exemple : police, association)
  • Obligation de suivre une scolaritĂ© rĂ©guliĂšre, de suivre une formation ou d’exercer une activitĂ© professionnelle
  • Interdiction d’entrer en contact avec certaines personnes dĂ©signĂ©es par le juge (exemple : complices, victimes)
  • Interdiction d’utiliser le compte de la plateforme en ligne qui a servi Ă  commettre l’infraction
  • Obligation de respecter la mesure de placement ordonnĂ© par le juge (exemple : placement chez un membre de la famille, dans un Ă©tablissement de la protection judiciaire de la jeunesse tel qu’un centre Ă©ducatif fermĂ© ou un Ă©tablissement de placement Ă©ducatif et de milieu ouvert).

Si le mineur ne respecte pas les obligations et interdictions qui lui sont imposĂ©es, le juge peut dĂ©cider de modifier ou d’annuler son contrĂŽle judiciaire.

S’il y met fin, le juge de la libertĂ© et de la dĂ©tention peut prononcer une dĂ©tention provisoire Ă  certaines conditions.

  À savoir

Ces obligations et interdictions mesures peuvent Ă©galement ĂȘtre modifiĂ©es Ă  la demande du mineur (reprĂ©sentĂ© par son avocat), de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux ou de la personne qui en a la garde.

Combien de temps dure le contrÎle judiciaire du mineur ?

La durée classique du contrÎle judiciaire varie en fonction de la situation dans laquelle il a été ordonné. Dans certaines circonstances, il peut prendre fin avant la date initialement prévue.

Durée classique du contrÎle judiciaire du mineur

Le contrÎle judiciaire peut durer :

  • Jusqu’à la fin de l’instruction s’il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© dans le cadre d’une instruction
  • Jusqu’à l’audience d’examen sur la culpabilitĂ©, s’il a Ă©tĂ© prononcĂ© Ă  la suite d’un dĂ©fĂšrement du mineur
  • Jusqu’au prononcĂ© de la sanction, s’il a Ă©tĂ© prononcĂ© lors de l’audience d’examen sur la culpabilitĂ© ou au cours de la pĂ©riode de mise Ă  l’épreuve Ă©ducative.
Fin du contrÎle judiciaire du mineur avant la date prévue

Le juge des enfants ou le juge d’instruction (dans le cadre d’une instruction) peuvent mettre fin au contrĂŽle judiciaire avant la date initialement prĂ©vue.

Le juge compĂ©tent peut dĂ©cider d’arrĂȘter le contrĂŽle judiciaire Ă  la demande du mineur (assistĂ© de son avocat), de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux ou de la personne qui en a la garde (exemple : un membre de sa famille).

La demande doit ĂȘtre faite par requĂȘte transmise au greffe du juge des enfants ou du juge d’instruction (si une instruction est ouverte).

 Ă€ noter

Le juge peut Ă©galement mettre fin au contrĂŽle judiciaire de lui-mĂȘme ou sur demande du procureur de la RĂ©publique.

Depuis le 25 juin 2025, un juge peut limiter la libertĂ© d’un mineur ĂągĂ© de 13 Ă  16 ans en l’obligeant Ă  rester son domicile (ou Ă  celui de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux), sous bracelet Ă©lectronique. Cette assignation Ă  rĂ©sidence est soumise Ă  certaines conditions. Elle est valable pour un temps limitĂ©. Il s’agit alors d’une assignation Ă  rĂ©sidence sous surveillance Ă©lectronique.

Pour quels motifs le mineur peut-il ĂȘtre assignĂ© Ă  rĂ©sidence avec surveillance Ă©lectronique ?

Un mineur de 13 Ă  16 ans peut ĂȘtre obligĂ© Ă  rester dans un lieu dĂ©terminĂ© en portant un bracelet Ă©lectronique dans 2 hypothĂšses :

  • Il est soupçonnĂ© d’avoir commis un acte terroriste pour lequel il risque une peine supĂ©rieure ou Ă©gale Ă  5 ans d’emprisonnement
  • Ou il est soupçonnĂ© d’avoir commis une infraction en bande organisĂ©e pour laquelle il encourt une peine supĂ©rieure ou Ă©gale Ă  10 ans d’emprisonnement.

Comment est dĂ©cidĂ©e l’assignation Ă  rĂ©sidence avec surveillance Ă©lectronique d’un mineur ?

Le mineur dĂ©linquant peut ĂȘtre assignĂ© Ă  rĂ©sidence par 4 juges diffĂ©rents en fonction de la situation :

L’assignation Ă  rĂ©sidence du mineur peut uniquement intervenir aprĂšs un dĂ©bat contradictoire.

Au cours de ce dĂ©bat, le juge entend le procureur de la RĂ©publique s’il est prĂ©sent, le mineur, son avocat et ses reprĂ©sentants lĂ©gaux (ou le service auquel le mineur est confiĂ©).

Sa dĂ©cision se fonde Ă©galement sur l’avis de la protection judiciaire de la jeunesse.

 Ă€ noter

Dans certaines circonstances, la prĂ©sence du procureur de la RĂ©publique n’est pas obligatoire.

S’il dĂ©cide d’assigner le mineur Ă  rĂ©sidence sous surveillance Ă©lectronique, le juge lui prĂ©cise le lieu d’assignation, les jours et les horaires auxquels il doit rester dans ce lieu et les motifs pour lesquels il a le droit de s’absenter.

Par ailleurs, il l’informe oralement des obligations et interdictions qui lui seront imposĂ©es. Enfin, il lui indique que le bracelet Ă©lectronique peut ĂȘtre installĂ© uniquement avec son accord. Toutefois, s’il refuse cette installation, cela peut donner lieu Ă  l’annulation de l’ARSE et Ă  son placement en dĂ©tention provisoire.

  À savoir

Pour que l’assignation Ă  rĂ©sidence du mineur soit fixĂ©e au domicile de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux, ils doivent avoir donnĂ© leur accord.

Le mineur (représenté par son avocat) ou ses représentants légaux peuvent faire appel de la décision du juge.

L’appel doit ĂȘtre effectuĂ© dans un dĂ©lai de 10 jours suivant la notification de la dĂ©cision.

La contestation doit ĂȘtre transmise Ă  la chambre spĂ©ciale des mineurs dont dĂ©pend le juge qui a rendu la dĂ©cision. Si l’ARSE a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e durant l’instruction, l’appel est formulĂ© devant la chambre de l’instruction.

OĂč s’adresser ?

À quelles obligations est soumis le mineur assignĂ© Ă  rĂ©sidence ?

Le juge peut prononcer plusieurs obligations et interdictions Ă  l’égard du mineur dĂ©linquant. Parmi elles :

  • Interdiction de s’absenter de son domicile sauf dans les conditions et pour les motifs dĂ©terminĂ©s par le juge
  • Obligation d’informer le juge de tout dĂ©placement en dehors des limites gĂ©ographiques qu’il a fixĂ©es
  • Obligation de se prĂ©senter auprĂšs d’un service Ă©ducatif ou d’une autoritĂ© dĂ©signĂ© par le juge (exemple : police, association)
  • Interdiction d’entrer en contact avec certaines personnes dĂ©signĂ©es par le juge (exemple : complices, victimes)
  • Interdiction d’utiliser le compte de la plateforme en ligne qui a servi Ă  commettre l’infraction
  • Obligation de suivre un traitement, notamment en cas d’infraction liĂ©e Ă  l’alcool ou Ă  la drogue
  • Interdiction de dĂ©tenir une arme.

  À savoir

Le juge peut prononcer plusieurs mesures. Il peut les modifier ou y mettre fin de lui-mĂȘme, sur demande du mineur, de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux, du service qui le suit ou du procureur de la RĂ©publique.

Si le mineur ne respecte pas les obligations et interdictions qui lui sont imposĂ©es, le juge peut dĂ©cider de modifier ou de mettre fin Ă  l’assignation Ă  rĂ©sidence.

De maniĂšre exceptionnelle, le mineur peut ĂȘtre temporairement privĂ© de libertĂ© (emprisonnĂ©) avant d’ĂȘtre condamnĂ©. Il s’agit d’une dĂ©tention provisoire. Cette mesure doit intervenir lorsque le contrĂŽle judiciaire et l’assignation Ă  rĂ©sidence avec surveillance Ă©lectronique ne sont pas suffisantes.

Pour quels motifs le mineur peut-il ĂȘtre placĂ© en dĂ©tention provisoire ?

La dĂ©tention provisoire peut ĂȘtre prononcĂ©e Ă  l’égard d’un mineur soupçonnĂ© d’avoir commis un crime.

Lorsque le mineur est poursuivi pour un dĂ©lit, cette mesure peut ĂȘtre ordonnĂ©e si les 2 conditions suivantes sont rĂ©unies :

  • Il n’a pas respectĂ© les conditions du placement en centre Ă©ducatif fermĂ© fixĂ©es dans le cadre d’un contrĂŽle judiciaire
  • Le rappel ou l’aggravation des obligations du contrĂŽle judiciaire ne sont pas suffisants.

 Attention :

La violation du placement doit ĂȘtre grave, rĂ©pĂ©tĂ©e ou ĂȘtre accompagnĂ©e d’un manquement Ă  d’autres obligations et interdictions du contrĂŽle judiciaire.

Cette mesure est dĂ©cidĂ©e si elle est l’unique moyen d’éviter la commission d’une nouvelle infraction, de permettre le bon dĂ©roulement de l’enquĂȘte ou de l’instruction, d’empĂȘcher des pressions sur d’autres personnes (victimes, tĂ©moins, etc.), de protĂ©ger le mineur dĂ©linquant ou de garantir sa prĂ©sence devant le juge.

Comment se passe le placement en détention provisoire du mineur ?

Le mineur peut ĂȘtre placĂ© en dĂ©tention provisoire au cours d’une instruction. Par ailleurs, le placement en dĂ©tention provisoire peut ĂȘtre dĂ©cidĂ© si le contrĂŽle judiciaire ou l’ARSE a Ă©tĂ© rĂ©voquĂ©.

Avant d’ordonner cette mesure, le juge entend le procureur de la RĂ©publique, le mineur, son avocat et ses reprĂ©sentants lĂ©gaux lors d’un dĂ©bat contradictoire. Il se fonde Ă©galement sur l’avis rendu par la protection judiciaire de la jeunesse.

Sa dĂ©cision doit ĂȘtre argumentĂ©e.

Lorsque le juge ordonne la détention provisoire, le mineur est emprisonné dans un établissement spécial pour mineurs.

Le mineur peut contester la décision de placement en détention provisoire devant la chambre spéciale des mineurs, dans un délai de 10 jours.

OĂč s’adresser ?

Combien de temps peut durer la détention provisoire du mineur ?

La durée classique de la détention provisoire varie en fonction de la situation dans laquelle elle a été ordonnée. Dans certaines circonstances, elle peut prendre fin avant la date initialement prévue.

Durée classique de la détention provisoire du mineur

Si le mineur est placĂ© en dĂ©tention provisoire avant l'audience sur le prononcĂ© d’une sanction, sa durĂ©e est limitĂ©e Ă  1 mois.

Dans le cadre d'une instruction, la durĂ©e du placement en dĂ©tention provisoire varie selon le type d’infraction que le mineur est soupçonnĂ© avoir commis (un crime ou un dĂ©lit).

  • Pendant l’instruction, la durĂ©e de la dĂ©tention provisoire du mineur est de 6 mois renouvelable une fois pour la mĂȘme durĂ©e (soit 12 mois au total).

    AprĂšs le renvoi de l’affaire devant la juridiction compĂ©tente (exemple : tribunal pour enfants), la dĂ©tention provisoire peut ĂȘtre maintenue pendant 6 mois maximum.

  • Pendant l’instruction, la durĂ©e de la dĂ©tention provisoire est de :

    • 15 jours renouvelable une fois pour la mĂȘme durĂ©e (soit 1 mois au total), lorsque la peine qu’il risque est infĂ©rieure Ă  10 ans d’emprisonnement
    • 1 mois renouvelable une fois pour la mĂȘme durĂ©e (soit 2 mois au total), lorsque la peine encourue est supĂ©rieure Ă  10 ans d’emprisonnement.

    AprĂšs le renvoi de l’affaire devant la juridiction compĂ©tente (exemple : juge des enfants), la dĂ©tention provisoire peut ĂȘtre maintenue pendant 3 mois maximum.

Demande de mise en liberté faite par le mineur

À tout moment avant l’audience sur le prononcĂ© de la culpabilitĂ© (ou avant l’audience unique), le mineur (ou son avocat) peut demander Ă  ĂȘtre libĂ©rĂ©.

La demande Ă©crite doit ĂȘtre adressĂ©e au greffe du juge de la libertĂ© et de la dĂ©tention (JLD) du lieu dans lequel l’affaire doit ĂȘtre jugĂ©.

Le JLD a 5 jours pour rendre sa décision. Passé ce délai, le mineur peut faire une demande auprÚs de la chambre spéciale des mineurs.

OĂč s’adresser ?

Le contrĂŽle judiciaire ou l’ARSE peut ĂȘtre cumulĂ© avec une mesure Ă©ducative judiciaire provisoire (MEJP). Dans le cadre d’une dĂ©tention provisoire, la mise en place de cette mesure est obligatoire.

La MEJP peut ĂȘtre prononcĂ©e Ă  tous les stades de la procĂ©dure.

  À savoir

La MEJP peut ĂȘtre dĂ©cidĂ©e alors mĂȘme que que le suspect est devenu majeur au jour de l’audience. Cependant, elle doit prendre fin lorsqu’il a atteint ses 21 ans.

Avant d’ordonner cette mesure, le juge entend le mineur, son avocat et ses reprĂ©sentants lĂ©gaux (sauf s’ils ne se prĂ©sentent pas Ă  l’audience alors qu’ils ont Ă©tĂ© convoquĂ©s).

À la fin de l’audience, le juge explique le contenu de la MEJP au mineur et Ă  ses reprĂ©sentants lĂ©gaux.

Effectivement, le mineur peut ĂȘtre obligĂ© de suivre un ou plusieurs modules (exemple : module de rĂ©paration) et de se plier aux obligations et interdictions fixĂ©es par le juge (par exemple, l’interdiction de paraĂźtre dans le lieu oĂč l’infraction a Ă©tĂ© commise, pour une durĂ©e maximale d’1 an).

Le juge des enfants (ou le juge d’instruction si une instruction est ouverte) assure le suivi de la MEJP. À tout moment, il peut en modifier le contenu ou y mettre fin.

La MEJP n’est pas limitĂ©e dans le temps. Toutefois, de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, elle est exercĂ©e jusqu'au jugement du mineur soit sur la culpabilitĂ© si elle a Ă©tĂ© ordonnĂ©e lors du dĂ©fĂšrement, soit sur la sanction si elle a Ă©tĂ© ordonnĂ©e pendant la pĂ©riode de mise Ă  l'Ă©preuve Ă©ducative.

 Attention :

Dans le cadre d’une instruction, la MEJP est prononcĂ©e pour une durĂ©e d’1 an renouvelable.

À certaines conditions, un juge peut dĂ©cider de limiter la libertĂ© d’un mineur en lui ordonnant de respecter les obligations et interdictions d’un contrĂŽle judiciaire.

Pour quels motifs le mineur peut-il ĂȘtre placĂ© sous contrĂŽle judiciaire ?

Un mineur peut ĂȘtre placĂ© sous contrĂŽle judiciaire s’il encourt une peine d’emprisonnement ou une peine de rĂ©clusion criminelle.

Le contrĂŽle judiciaire n’est pas une peine. Il s’agit d’une mesure provisoire qui permet de restreindre la libertĂ© du mineur faisant l’objet de poursuites. Cette mesure a pour but d’empĂȘcher le mineur de commettre une nouvelle infraction.

Il peut Ă©galement ĂȘtre ordonnĂ© pour permettre le bon dĂ©roulement de l'enquĂȘte et de l’instruction, Ă©viter les pressions sur d’autres personnes, protĂ©ger le mineur dĂ©linquant et pour garantir sa prĂ©sence devant le juge.

Le contrĂŽle judiciaire a pour but d’empĂȘcher le mineur de commettre une nouvelle infraction. Il peut Ă©galement ĂȘtre ordonnĂ© pour permettre le bon dĂ©roulement de l'enquĂȘte et de l’instruction, Ă©viter les pressions sur d’autres personnes, protĂ©ger le mineur dĂ©linquant et pour garantir sa prĂ©sence devant le juge.

Comment est décidé le placement sous contrÎle judiciaire du mineur ?

Le mineur peut ĂȘtre placĂ© sous contrĂŽle judiciaire par 4 juges diffĂ©rents en fonction de la situation :

Le placement sous contrÎle judiciaire peut intervenir aprÚs un débat contradictoire au cours duquel le juge entend le mineur et son avocat.

Il sollicite Ă©galement les observations Ă©crites du procureur de la RĂ©publique (qui n’est pas forcĂ©ment prĂ©sent lors de l’audience).

  À savoir

Les reprĂ©sentants lĂ©gaux du mineur doivent obligatoirement ĂȘtre convoquĂ©s Ă  l’audience. S’ils le souhaitent, ils peuvent faire des observations.

S’il dĂ©cide de placer le mineur sous contrĂŽle judiciaire, le juge l’informe oralement des obligations et interdictions qui lui seront imposĂ©es. Il lui indique Ă©galement les consĂ©quences en cas de non-respect de ces mesures.

Le mineur (reprĂ©sentĂ© par son avocat) ou l’un de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux peuvent faire appel de la dĂ©cision de placement sous contrĂŽle judiciaire.

L’appel doit ĂȘtre effectuĂ© dans un dĂ©lai de 10 jours suivant la notification de la dĂ©cision.

De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, cette contestation doit ĂȘtre transmise Ă  la chambre spĂ©ciale des mineurs dont dĂ©pend le juge qui a rendu la dĂ©cision. Si le contrĂŽle judiciaire est prononcĂ© lors d’une instruction, elle doit ĂȘtre communiquĂ©e Ă  la chambre de l’instruction.

OĂč s’adresser ?

Quelles sont les obligations du mineur dans le cadre d’un contrîle judiciaire ?

Le juge peut prononcer plusieurs obligations et interdictions Ă  l’égard du mineur dĂ©linquant. Parmi elles :

  • Interdiction de sortir d’un territoire fixĂ© par le juge (exemple : interdiction de sortir d’une ville)
  • Interdiction de sortir de son domicile sauf dans les conditions et pour un motif fixĂ© par le juge
  • Interdiction de se rendre dans certains lieux dĂ©terminĂ©s par le juge
  • Obligation d’informer le juge chargĂ© de l’affaire de tout dĂ©placement en dehors des limites gĂ©ographiques qu’il a fixĂ©es
  • Obligation de pointer auprĂšs d’un service Ă©ducatif ou d’une autoritĂ© dĂ©signĂ© par le juge (exemple : police, association)
  • Obligation de suivre une scolaritĂ© rĂ©guliĂšre, de suivre une formation ou d’exercer une activitĂ© professionnelle
  • Interdiction d’entrer en contact avec certaines personnes dĂ©signĂ©es par le juge (exemple : complices, victimes)
  • Interdiction d’utiliser le compte de la plateforme en ligne qui a servi Ă  commettre l’infraction
  • Obligation de respecter la mesure de placement ordonnĂ© par le juge (exemple : placement chez un membre de la famille, dans un Ă©tablissement de la protection judiciaire de la jeunesse tel qu’un centre Ă©ducatif fermĂ© ou un Ă©tablissement de placement Ă©ducatif et de milieu ouvert).

Si le mineur ne respecte pas les mesures qui lui ont été imposées, le juge chargé de le suivre peut modifier ou révoquer le contrÎle judiciaire.

En cas de révocation, il peut prononcer une détention provisoire à certaines conditions.

  À savoir

Ces obligations et interdictions mesures peuvent Ă©galement ĂȘtre modifiĂ©es Ă  la demande du mineur (reprĂ©sentĂ© par son avocat), de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux ou de la personne qui en a la garde.

Combien de temps dure le contrÎle judiciaire du mineur ?

La durée classique du contrÎle judiciaire varie en fonction de la situation dans laquelle il a ordonné. Dans certaines circonstances, il peut prendre fin avant la date initialement prévue.

Durée classique du contrÎle judiciaire du mineur

Le contrÎle judiciaire peut durer :

  • Jusqu’à la fin de l’instruction s’il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© dans le cadre d’une instruction
  • Jusqu’à l’audience d’examen sur la culpabilitĂ©, s’il a Ă©tĂ© prononcĂ© Ă  la suite d’un dĂ©fĂšrement du mineur
  • Jusqu’au prononcĂ© de la sanction, s’il a Ă©tĂ© prononcĂ© lors de l’audience d’examen sur la culpabilitĂ© ou au cours de la pĂ©riode de mise Ă  l’épreuve Ă©ducative.
Fin du contrÎle judiciaire du mineur avant la date prévue

Le juge des enfants ou le juge d’instruction (dans le cadre d’une instruction) peuvent mettre fin au contrĂŽle judiciaire avant la date initialement prĂ©vue.

Le juge compĂ©tent peut dĂ©cider d’arrĂȘter le contrĂŽle judiciaire Ă  la demande du mineur (assistĂ© de son avocat), de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux ou de la personne qui en a la garde (exemple : un membre de sa famille).

La demande doit ĂȘtre faite par requĂȘte transmise au greffe du juge des enfants ou du juge d’instruction (si une instruction est ouverte).

 Ă€ noter

Le juge peut Ă©galement mettre fin au contrĂŽle judiciaire de lui-mĂȘme ou sur demande du procureur de la RĂ©publique.

Un juge peut limiter la libertĂ© d’un mineur ĂągĂ© de 16 Ă  18 ans en l’obligeant Ă  rester Ă  son domicile (ou Ă  celui de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux), sous bracelet Ă©lectronique. Cette assignation Ă  rĂ©sidence est soumise Ă  certaines conditions. Elle est valable pour un temps limitĂ©. Il s’agit alors d’une assignation Ă  rĂ©sidence sous surveillance Ă©lectronique.

À quelles conditions un mineur peut-il ĂȘtre assignĂ© Ă  rĂ©sidence ?

Un mineur peut ĂȘtre obligĂ© Ă  rester dans un lieu dĂ©terminĂ© en portant un bracelet Ă©lectronique lorsqu’il risque une peine de prison supĂ©rieure ou Ă©gale Ă  3 ans.

Comment est dĂ©cidĂ©e l’assignation Ă  rĂ©sidence d’un mineur ?

Le mineur dĂ©linquant peut ĂȘtre assignĂ© Ă  rĂ©sidence par 4 juges diffĂ©rents en fonction de la situation :

L’assignation Ă  rĂ©sidence du mineur peut uniquement intervenir aprĂšs un dĂ©bat contradictoire.

Au cours de ce dĂ©bat, le juge entend le procureur de la RĂ©publique s’il est prĂ©sent, le mineur, son avocat et ses reprĂ©sentants lĂ©gaux (ou le service auquel le mineur est confiĂ©).

Sa dĂ©cision se fonde Ă©galement sur l’avis de la protection judiciaire de la jeunesse.

 Ă€ noter

Dans certaines circonstances, la prĂ©sence du procureur de la RĂ©publique n’est pas obligatoire.

S’il dĂ©cide d’assigner le mineur Ă  rĂ©sidence sous surveillance Ă©lectronique, le juge lui prĂ©cise le lieu d’assignation, les jours et les horaires auxquels il doit rester dans ce lieu et les motifs pour lesquels il a le droit de s’absenter.

Par ailleurs, il l’informe oralement des obligations et interdictions qui lui seront imposĂ©es. Enfin, il lui indique que le bracelet Ă©lectronique peut ĂȘtre installĂ© uniquement avec son accord. Toutefois, s’il refuse cette installation, cela peut donner lieu Ă  l’annulation de l’ARSE et Ă  son placement en dĂ©tention provisoire.

  À savoir

Pour que l’assignation Ă  rĂ©sidence du mineur soit fixĂ©e au domicile de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux, ils doivent avoir donnĂ© leur accord.

Le mineur (représenté par son avocat) ou ses représentants légaux peuvent faire appel de la décision du juge.

L’appel doit ĂȘtre effectuĂ© dans un dĂ©lai de 10 jours suivant la notification de la dĂ©cision.

La contestation doit ĂȘtre transmise Ă  la chambre spĂ©ciale des mineurs dont dĂ©pend le juge qui a rendu la dĂ©cision. Si l’ARSE a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e durant l’instruction, l’appel est formulĂ© devant la chambre de l’instruction.

OĂč s’adresser ?

À quelles obligations le mineur assignĂ© Ă  rĂ©sidence peut-il ĂȘtre soumis ?

Le juge peut prononcer plusieurs obligations et interdictions Ă  l’égard du mineur dĂ©linquant. Parmi elles :

  • Interdiction de s’absenter de son domicile sauf dans les conditions et pour les motifs dĂ©terminĂ©s par le juge
  • Obligation d’informer le juge de tout dĂ©placement en dehors des limites gĂ©ographiques qu’il a fixĂ©es
  • Obligation de se prĂ©senter auprĂšs d’un service Ă©ducatif ou d’une autoritĂ© dĂ©signĂ© par le juge (exemple : police, association)
  • Interdiction d’entrer en contact avec certaines personnes dĂ©signĂ©es par le juge (exemple : complices, victimes)
  • Interdiction d’utiliser le compte de la plateforme en ligne qui a servi Ă  commettre l’infraction
  • Obligation de suivre un traitement, notamment en cas d’infraction liĂ©e Ă  l’alcool ou Ă  la drogue
  • Interdiction de dĂ©tenir une arme.

  À savoir

Le juge peut prononcer plusieurs mesures. Il peut les modifier ou y mettre fin de lui-mĂȘme, sur demande du mineur, de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux, du service qui le suit ou du procureur de la RĂ©publique.

Si le mineur ne respecte pas les obligations et interdictions qui lui sont imposĂ©es, le juge peut dĂ©cider de modifier ou de mettre fin Ă  l’assignation Ă  rĂ©sidence.

Combien de temps le mineur peut-il ĂȘtre assignĂ© Ă  rĂ©sidence ?

La durĂ©e classique de l’assignation Ă  rĂ©sidence sous bracelet Ă©lectronique varie en fonction de la situation dans laquelle elle est ordonnĂ©e. Dans certaines circonstances, elle peut prendre fin avant la date initialement prĂ©vue.

DurĂ©e classique de l’assignation Ă  rĂ©sidence sous bracelet Ă©lectronique du mineur

La durĂ©e de l’assignation Ă  rĂ©sidence sous bracelet Ă©lectronique varie en fonction de la situation au cours de laquelle elle a Ă©tĂ© mise en place :

Fin de l’assignation Ă  rĂ©sidence du mineur avant la date prĂ©vue

L’assignation Ă  rĂ©sidence du mineur peut prendre fin sur dĂ©cision du juge (notamment en cas de violation des obligations de la mesure) ou sur demande du mineur, de son avocat, de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux ou du procureur de la RĂ©publique.

  • Le juge des enfants peut dĂ©cider de modifier ou de mettre fin Ă  l’ARSE sur demande du mineur, de son avocat, de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux, du lieu de placement ou du procureur de la RĂ©publique.

    La demande doit ĂȘtre faite par Ă©crit et transmise au greffe du juge en charge du suivi de l’ARSE.

  • L’assignation Ă  rĂ©sidence peut se terminer avant la date prĂ©vue initialement Ă  2 conditions :

    • Lorsque le mineur a violĂ© une obligation fixĂ©e dans le cadre de l’ARSE. La violation doit avoir eu lieu Ă  plusieurs reprises ou avoir des consĂ©quences graves
    • En cas de violation, le rappel ou l’aggravation des obligations et interdictions de l’ARSE doivent ĂȘtre insuffisants.

    Dans ce cas, le juge met fin Ă  l’ARSE et peut placer le mineur en dĂ©tention provisoire si cette mesure est indispensable.

De maniĂšre exceptionnelle, le mineur peut ĂȘtre temporairement privĂ© de libertĂ© (emprisonnĂ©) avant d’ĂȘtre condamnĂ©. Il s’agit d’une dĂ©tention provisoire. Cette mesure doit intervenir lorsque le contrĂŽle judiciaire et l’assignation Ă  rĂ©sidence ne sont pas suffisantes.

Pour quels motifs le mineur peut-il ĂȘtre placĂ© en dĂ©tention provisoire ?

La dĂ©tention provisoire peut ĂȘtre prononcĂ©e dans 3 hypothĂšses :

Comment se passe le placement en détention provisoire du mineur ?

Le mineur peut ĂȘtre placĂ© en dĂ©tention provisoire au cours d’une instruction. Par ailleurs, le placement en dĂ©tention provisoire peut ĂȘtre dĂ©cidĂ© si le contrĂŽle judiciaire ou l’ARSE a Ă©tĂ© rĂ©voquĂ©.

Avant d’ordonner cette mesure, le juge entend le procureur de la RĂ©publique, le mineur, son avocat et ses reprĂ©sentants lĂ©gaux lors d’un dĂ©bat contradictoire. Il se fonde Ă©galement sur l’avis rendu par la protection judiciaire de la jeunesse.

Sa dĂ©cision doit ĂȘtre argumentĂ©e.

Lorsque le juge ordonne la détention provisoire, le mineur est emprisonné dans un établissement spécial pour mineurs.

Le mineur peut contester la décision de placement en détention provisoire devant la chambre spéciale des mineurs, dans un délai de 10 jours.

OĂč s’adresser ?

Le mineur peut ĂȘtre placĂ© en dĂ©tention provisoire au cours d’une instruction ou en attendant son jugement lors d’une audience unique.

Par ailleurs, le placement en dĂ©tention provisoire peut ĂȘtre dĂ©cidĂ© si le contrĂŽle judiciaire ou l’ARSE a Ă©tĂ© rĂ©voquĂ©.

Avant d’ordonner cette mesure, le juge entend le procureur de la RĂ©publique, le mineur, son avocat et ses reprĂ©sentants lĂ©gaux lors d’un dĂ©bat contradictoire. Il se fonde Ă©galement sur l’avis rendu par la protection judiciaire de la jeunesse.

Sa dĂ©cision doit ĂȘtre argumentĂ©e.

Lorsque le juge ordonne la détention provisoire, le mineur est emprisonné dans un établissement spécial pour mineurs.

Le mineur peut contester la décision de placement en détention provisoire devant la chambre spéciale des mineurs, dans un délai de 10 jours.

OĂč s’adresser ?

Combien de temps peut durer la détention provisoire du mineur ?

La durée classique de la détention provisoire varie en fonction de la situation dans laquelle elle a été ordonnée. Dans certaines circonstances, elle peut prendre fin avant la date initialement prévue.

Durée classique de la détention provisoire du mineur

De maniÚre générale, la durée de la détention provisoire du mineur est limitée à 1 mois.

Dans le cadre d'une instruction, la durĂ©e du placement en dĂ©tention provisoire dĂ©pend du type d’infraction pour lequel le mineur est poursuivi (un crime ou un dĂ©lit).

  • Pendant l’instruction, la durĂ©e de la dĂ©tention provisoire du mineur est d’un an, renouvelable pour une durĂ©e de fois 6 mois (soit 2 ans au total).

      À savoir

    La durĂ©e totale de la dĂ©tention provisoire peut ĂȘtre de 3 ans lorsque le mineur est mis en examen pour une infraction de terrorisme. Il en est de mĂȘme s’il est soupçonnĂ© d’avoir commis une infraction en bande organisĂ©e pour laquelle il risque une peine de prison supĂ©rieure ou Ă©gale Ă  10 ans.

  • Pendant l’instruction, la durĂ©e de la dĂ©tention provisoire est de :

    • 1 mois renouvelable une fois pour la mĂȘme durĂ©e (soit 2 mois au total), lorsque la peine qu’il risque est infĂ©rieure Ă  7 ans d’emprisonnement
    • 4 mois renouvelable 2 fois pour la mĂȘme durĂ©e (soit 12 mois au total), lorsque la peine encourue est supĂ©rieure Ă  7 ans d’emprisonnement.

      À savoir

    La durĂ©e totale de la dĂ©tention provisoire peut ĂȘtre de 2 ans lorsque le mineur est poursuivi pour un dĂ©lit de terrorisme (exemple : financement du terrorisme). Il en est de mĂȘme s’il est soupçonnĂ© d’avoir commis une infraction en bande organisĂ©e pour laquelle il risque une peine d’emprisonnement Ă©gale Ă  10 ans.

Demande de mise en liberté faite par le mineur

À tout moment avant l’audience sur le prononcĂ© de la culpabilitĂ© (ou avant l’audience unique), le mineur (ou son avocat) peut demander Ă  ĂȘtre libĂ©rĂ©.

La demande Ă©crite doit ĂȘtre adressĂ©e au greffe du juge de la libertĂ© et de la dĂ©tention (JLD) du lieu dans lequel l’affaire doit ĂȘtre jugĂ©.

Le JLD a 5 jours pour rendre sa décision. Passé ce délai, le mineur peut faire une demande auprÚs de la chambre spéciale des mineurs.

OĂč s’adresser ?

Le contrĂŽle judiciaire ou l’ARSE peut ĂȘtre cumulĂ© avec une mesure Ă©ducative judiciaire provisoire (MEJP). Dans le cadre d’une dĂ©tention provisoire, la mise en place de cette mesure est obligatoire.

La MEJP peut ĂȘtre prononcĂ©e Ă  tous les stades de la procĂ©dure.

  À savoir

La MEJP peut ĂȘtre dĂ©cidĂ©e alors mĂȘme que que le suspect est devenu majeur au jour de l’audience. Cependant, elle doit prendre fin lorsqu’il a atteint ses 21 ans.

Avant d’ordonner cette mesure, le juge entend le mineur, son avocat et ses reprĂ©sentants lĂ©gaux (sauf s’ils ne se prĂ©sentent pas Ă  l’audience alors qu’ils ont Ă©tĂ© convoquĂ©s).

À la fin de l’audience, le juge explique le contenu de la MEJP au mineur et Ă  ses reprĂ©sentants lĂ©gaux.

Effectivement, le mineur peut ĂȘtre obligĂ© de suivre un ou plusieurs modules (exemple : module de rĂ©paration) et de se plier aux obligations et interdictions fixĂ©es par le juge (par exemple, l’interdiction de paraĂźtre dans le lieu oĂč l’infraction a Ă©tĂ© commise, pour une durĂ©e maximale d’1 an).

Le juge des enfants (ou le juge d’instruction si une instruction est ouverte) assure le suivi de la MEJP. À tout moment, il peut en modifier le contenu ou y mettre fin.

La MEJP n’est pas limitĂ©e dans le temps. Toutefois, de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, elle est exercĂ©e jusqu'au jugement du mineur soit sur la culpabilitĂ© si elle a Ă©tĂ© ordonnĂ©e lors du dĂ©fĂšrement, soit sur la sanction si elle a Ă©tĂ© ordonnĂ©e pendant la pĂ©riode de mise Ă  l'Ă©preuve Ă©ducative.

 Attention :

Dans le cadre d’une instruction, la MEJP est prononcĂ©e pour une durĂ©e d’1 an renouvelable.

Pour en savoir plus