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Question-réponse

Quel adulte peut assister un mineur suspectĂ© dans le cadre d’une procĂ©dure pĂ©nale ?

Vérifié le 09/07/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

En principe, les reprĂ©sentants lĂ©gaux du mineur sont informĂ©s de la procĂ©dure pĂ©nale dont il fait l’objet. Ils peuvent l’accompagner et le soutenir tout au long de l’affaire. Lorsque le mineur ne peut pas bĂ©nĂ©ficier du soutien de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux (leur identitĂ© est inconnue ou leur prĂ©sence est jugĂ©e nuisible pour lui), il peut dĂ©signer un autre adulte pour l'accompagner et l'assister. Il s’agit d’un adulte appropriĂ©. Nous vous prĂ©sentons les informations Ă  connaĂźtre.

Le mineur suspectĂ© et ses reprĂ©sentants lĂ©gaux reçoivent les mĂȘmes informations.

Les reprĂ©sentants lĂ©gaux sont donc informĂ©s, par n’importe quel moyen :

  • De l’audition libre, de la retenue ou de la garde Ă  vue du mineur et des motifs qui justifient cette mesure
  • De certains droits dont bĂ©nĂ©ficient le mineur (par exemple, droit de demander Ă  ĂȘtre examinĂ© par un mĂ©decin)
  • De toutes les dĂ©cisions prises contre le mineur par le Parquet, le juge d’instruction ou la juridiction de jugement (exemple : juge des enfants, cour d’assises des mineurs)
  • Du droit de contester les dĂ©cisions prises contre le mineur et du dĂ©lai dans lequel le recours peut ĂȘtre fait
  • De l’inscription du mineur au Fijais ou au Fijait et des consĂ©quences que cela entraĂźne
  • Des Ă©changes de renseignements entre les diffĂ©rents services chargĂ©s de la prise en charge du mineur et de son suivi judiciaire (protection judiciaire de la jeunesse, associations, etc.).

Selon les cas (audition libre, retenue ou d’une garde Ă  vue), le choix de l’avocat revient aux reprĂ©sentants lĂ©gaux ou au mineur, lui-mĂȘme.

  • Le mineur choisit librement son avocat. S’il ne l’a pas fait, l’avocat peut ĂȘtre dĂ©signĂ© par ses reprĂ©sentants lĂ©gaux.

    Lorsque l'enquĂȘte porte sur un crime ou un dĂ©lit puni d'une peine de prison et que le mineur ou ses reprĂ©sentants lĂ©gaux ne choisissent pas d'avocat, le bĂątonnier doit en dĂ©signer un. Il s’agit donc d’un avocat commis d’office.

  • L’avocat est choisi par les reprĂ©sentants lĂ©gaux du mineur suspectĂ© (ĂągĂ© de 10 Ă  13 ans).

    Lorsque l'enquĂȘte porte sur un crime ou un dĂ©lit puni d'une peine de prison et que les reprĂ©sentants lĂ©gaux du mineur ne choisissent pas d'avocat, le bĂątonnier doit en dĂ©signer un, dĂšs le dĂ©but de la retenue. Il s’agit donc d’un avocat commis d’office.

  • Le mineur ĂągĂ© de 13 Ă  18 ans peut choisir, lui-mĂȘme, son avocat. S’il ne l’a pas fait, ses reprĂ©sentants lĂ©gaux peuvent en dĂ©signer un ou demander Ă  ce qu’il soit commis d’office. Le mineur doit confirmer ce choix pour que l’avocat puisse l’assister.

    Lorsque l'enquĂȘte porte sur un crime ou un dĂ©lit puni d'une peine de prison et que le mineur ou ses reprĂ©sentants lĂ©gaux ne choisissent pas d'avocat, le bĂątonnier doit en dĂ©signer un, dĂšs le dĂ©but de la garde Ă  vue. Il s’agit donc d’un avocat commis d’office.

Rappel

Rappel

L’avocat assiste le mineur tout au long de la procĂ©dure pĂ©nale.

Sous certaines conditions, les représentants légaux sont convoqués aux auditions et interrogatoires du mineur. Néanmoins, ils sont forcément convoqués aux audiences concernant le mineur suspecté.

En cas de convocation, les reprĂ©sentants lĂ©gaux sont obligĂ©s de se prĂ©senter Ă  l’audience, Ă  l’audition ou Ă  l’interrogatoire du mineur.

  • Un reprĂ©sentant lĂ©gal peut ĂȘtre convoquĂ© aux auditions et interrogatoires du mineur lorsque 2 conditions sont remplies :

    • Il est dans l’intĂ©rĂȘt du mineur qu’il soit accompagnĂ© par un adulte
    • L’accompagnement du mineur ne nuit pas au dĂ©roulement de la procĂ©dure pĂ©nale.

      À savoir

    À partir du moment oĂč un reprĂ©sentant lĂ©gal a Ă©tĂ© contactĂ©, les enquĂȘteurs doivent attendre un dĂ©lai de 2 heures pour procĂ©der Ă  l’audition ou Ă  l’interrogatoire du mineur.

    Si le reprĂ©sentant lĂ©gal ne se prĂ©sente pas Ă  l’audition ou Ă  l’interrogatoire du mineur auquel il est convoquĂ©, le juge peut prendre les 2 mesures suivantes :

    • Ordonner qu’il soit amenĂ© devant lui par les forces de l’ordre
    • Le condamner Ă  une amende allant jusqu’à 7 500 € et Ă  un stage de responsabilitĂ© parentale.

    Si le reprĂ©sentant lĂ©gal manque une audition ou Ă  un interrogatoire mais rĂ©pond aux convocations suivantes, le juge peut annuler l’amende.

  • Convocation Ă  l’audience

    Les représentants légaux sont convoqués aux audiences suivantes :

    Mesures en cas d’absence injustifiĂ©e Ă  l’audience

    Si le reprĂ©sentant lĂ©gal ne se prĂ©sente pas Ă  l’audience, le juge peut prendre les 2 mesures suivantes :

    • Ordonner qu’il soit amenĂ© devant lui par les forces de l’ordre
    • Le condamner Ă  une amende allant jusqu’à 7 500 € et Ă  un stage de responsabilitĂ© parentale.

      À savoir

    Si le reprĂ©sentant lĂ©gal manque l’audience mais rĂ©pond aux convocations suivantes, le juge peut annuler l’amende.

Certaines mesures peuvent ĂȘtre dĂ©cidĂ©es uniquement avec le consentement des reprĂ©sentants lĂ©gaux du mineur. Ils doivent notamment donner leur accord concernant la mise en place d’une des mesures suivantes :

Les reprĂ©sentants lĂ©gaux assistent le mineur dans la comprĂ©hension et l’application de la mesure.

Ainsi, Ă  la fin de l’audition ou de l’audience, le mineur et ses reprĂ©sentants lĂ©gaux reçoivent une convocation devant le service de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).

Au cours de l’entretien (qui a lieu dans les 5 jours suivant la convocation), ce service leur explique les consĂ©quences de la mesure prise contre le mineur.

Un adulte appropriĂ© est une personne qui accompagne un mineur soupçonnĂ© d’avoir commis une infraction, dans toutes les phases de la procĂ©dure pĂ©nale.

Il est fait appel à lui lorsque les représentants légaux du mineur ne peuvent pas l'assister.

L’adulte appropriĂ© peut ĂȘtre :

  • Soit une personne majeure choisie prioritairement parmi les proches du mineur (par exemple, un frĂšre, une sƓur ou les grands-parents)
  • Soit un administrateur ad hoc.

L'adulte appropriĂ© doit ĂȘtre dĂ©signĂ© dans l’un des cas suivants :

  • La prĂ©sence des reprĂ©sentants lĂ©gaux n'est pas possible, parce qu'ils sont restĂ©s injoignables malgrĂ© les efforts dĂ©ployĂ©s par les enquĂȘteurs ou parce que leur identitĂ© est inconnue
  • La prĂ©sence des reprĂ©sentants lĂ©gaux du mineur risque de nuire Ă  l'intĂ©rĂȘt de l'enfant
  • La prĂ©sence des reprĂ©sentants lĂ©gaux risque vĂ©ritablement de compromettre la procĂ©dure pĂ©nale engagĂ©e contre le mineur.

En principe, l’adulte appropriĂ© est choisi par le mineur suspectĂ©. Dans ce cas, le choix du mineur doit ĂȘtre validĂ© par les enquĂȘteurs qui se fondent sur l’intĂ©rĂȘt de l’enfant.

Si le mineur n’a pas choisi d’adulte appropriĂ© ou si son choix est refusĂ© par les enquĂȘteurs, le procureur de la RĂ©publique, le juge des enfants ou le juge d’instruction dĂ©signe un adulte appropriĂ©. Ce choix est toujours fait en fonction de l’intĂ©rĂȘt du mineur.

L'adulte approprié a pour mission de recevoir les informations destinées au mineur et de l'accompagner au cours de la procédure.

 Attention :

L’adulte appropriĂ© n’a pas exactement les mĂȘmes droits que les reprĂ©sentants lĂ©gaux. Par exemple, il peut demander un examen mĂ©dical pour le mineur, mais il ne peut pas choisir un avocat Ă  sa place.

Quelles informations reçoit l’adulte appropriĂ© concernant le mineur suspecté ?

L'adulte appropriĂ© reçoit les mĂȘmes informations que celles communiquĂ©es au mineur au cours de la procĂ©dure (convocation aux audiences, droits du mineur retenu ou gardĂ© Ă  vue, inscription du mineur au Fijais ou au Fijait, etc.).

À quelles occasions l’adulte appropriĂ© peut-il accompagner le mineur suspecté ?

L’adulte appropriĂ© peut accompagner le mineur lors des Ă©tapes de la procĂ©dure auxquelles il est convoquĂ© (audience, audition ou interrogatoire).

Si les conditions qui ont entraĂźnĂ© la dĂ©signation de l'adulte appropriĂ© ne sont plus rĂ©unies, les reprĂ©sentants lĂ©gaux du mineur retrouvent leurs droits (droit d’information, droit d’accompagner le mineur, etc.). Ainsi, il est mis fin Ă  la mission de l’adulte appropriĂ©.

Il n’existe pas de rĂšgle particuliĂšre concernant la notification de la fin de mission de l’adulte appropriĂ©. En principe, l’adulte appropriĂ© est informĂ© par le greffe du juge chargĂ©e de l’affaire, de maniĂšre Ă©crite ou orale.

 Attention :

Durant toute la procĂ©dure pĂ©nale, le mineur suspectĂ© doit ĂȘtre assistĂ© par un avocat.

Pour en savoir plus