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Fiche pratique

Justice pénale des mineurs : mesures et peines encourues

Vérifié le 31/10/2025 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Un mineur peut-il faire l’objet d’une mesure judiciaire ou d’une peine ? Un mineur peut ĂȘtre poursuivi et condamnĂ©. Les mesures et les peines qui lui sont applicables sont fixĂ©es en fonction de son Ăąge et de sa situation personnelle. Parce qu'il est ĂągĂ© de moins de 18 ans, Ăąge de la majoritĂ© pĂ©nale, sa responsabilitĂ© est attĂ©nuĂ©e par rapport Ă  celle d'un majeur. S'il a moins de 13 ans, il n’encourt aucune peine. Nous vous prĂ©sentons les informations Ă  connaĂźtre.

En principe, la loi prĂ©voit qu’un mineur de moins de 13 ans n'est pas en capacitĂ© de comprendre la consĂ©quence de ses actes. On parle de prĂ©somption de non discernement.

Ainsi, le mineur n’est pas tenu pour responsable de l’infraction qu’il a commise. Il ne donc pas faire l’objet de poursuites.

Si le mineur est capable de discernement, il peut ĂȘtre poursuivi et sanctionnĂ©.

Dans tous les cas, une mesure Ă©ducative judiciaire provisoire peut ĂȘtre prononcĂ©e Ă  son encontre.

  À savoir

Le mineur ne peut pas faire l’objet d’une mesure de sĂ»retĂ©.

Pour évaluer la capacité de discernement d'un mineur, il faut s'assurer qu'il est conscient d'avoir commis une infraction et qu'il est capable de saisir le sens de la procédure pénale qui le concerne.

La capacitĂ© de discernement du mineur peut ĂȘtre Ă©tablie notamment par ses dĂ©clarations, celles de son entourage familial et scolaire, par les Ă©lĂ©ments de l’enquĂȘte, les circonstances dans lesquelles les faits ont Ă©tĂ© commis, par une expertise ou un examen psychiatrique ou psychologique.

Une mesure Ă©ducative judiciaire provisoire (MEJP) peut ĂȘtre prononcĂ©e contre le mineur, Ă  tous les stades de la procĂ©dure avant le prononcĂ© de la sanction.

La MEJP consiste en un accompagnement individualisé du mineur délinquant. Cette mesure permet de suivre le mineur en lui fixant un cadre éducatif adapté à sa situation personnelle.

Si le juge ordonne cette mesure, un ou plusieurs de ces modules peut ĂȘtre prononcĂ© Ă  l’encontre du mineur :

  • Module d’insertion, qui se traduit par une orientation du mineur vers une prise en charge scolaire ou visant Ă  son insertion sociale ou professionnelle (par exemple, le mineur peut ĂȘtre placĂ© dans un internat scolaire)
  • Module de rĂ©paration, qui peut se matĂ©rialiser par une activitĂ© d’aide Ă  l’égard de la victime ou de la sociĂ©tĂ© ou par une mĂ©diation entre le mineur dĂ©linquant et la victime. Ce module dure 1 an maximum.
  • Module de santĂ©, qui peut notamment consister en un placement du mineur dans un Ă©tablissement de santĂ© (autre qu’un service psychiatrique) ou dans une prise en charge sanitaire adaptĂ©e Ă  ses besoins
  • Module de placement, qui consiste Ă  confier l’enfant Ă  un membre de sa famille, Ă  une personne digne de confiance (par exemple, un ami proche de la famille), Ă  un Ă©tablissement de la protection judiciaire de la jeunesse ou un Ă  Ă©tablissement Ă©ducatif privĂ©. Le placement est prononcĂ© pour 1 an, renouvelable plusieurs fois.

Le mineur peut aussi ĂȘtre soumis Ă  plusieurs obligations et interdictions fixĂ©es par le juge :

  • Interdiction de paraĂźtre dans le lieu oĂč l’infraction a Ă©tĂ© commise (pour une durĂ©e maximale d’1 an)
  • Interdiction d’entrer en contact avec un complice ou une victime (pour une durĂ©e maximale d’1 an)
  • Interdiction d’aller et venir sur la voie publique sans ĂȘtre accompagnĂ© par l’un de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux, sauf pour l’exercice d’une activitĂ© professionnelle, pour le suivi d’un enseignement ou d’une formation ou pour un motif grave d’ordre mĂ©dical ou administratif. Cette mesure ne peut pas durer plus de 6 mois.
  • Obligation de pointer auprĂšs des services, associations ou autoritĂ©s dĂ©signĂ©s par le juge des enfants, le juge d'instruction ou le juge de la libertĂ© et de la dĂ©tention. Cette obligation est valable pour une durĂ©e maximale de 6 mois.

De maniÚre générale, la MEJP est exercée jusqu'au jugement du mineur soit sur la culpabilité si elle a été ordonnée lors du défÚrement, soit sur la sanction si elle a été ordonnée pendant la période de mise à l'épreuve éducative.

Dans le cadre d’une instruction, la MEJP est prononcĂ©e pour une durĂ©e d’1 an renouvelable.

Aucune peine ne peut ĂȘtre prononcĂ©e Ă  l'Ă©gard d'un mineur de moins de 13 ans.

En revanche, le mineur peut se voir appliquer un avertissement judiciaire et une mesure éducative judiciaire.

En quoi consiste l’avertissement judiciaire prononcĂ© contre un mineur ?

Lorsque le juge prononce un avertissement judiciaire contre un mineur, il lui explique l’infraction qu’il a commise, la gravitĂ© de son comportement et les consĂ©quences s’il recommence.

  À savoir

L’avertissement judiciaire peut se cumuler avec une mesure Ă©ducative judiciaire qui comporte un module de rĂ©paration.

En quoi consiste la mesure éducative judiciaire prononcée contre un mineur ?

La mesure éducative judiciaire consiste en un accompagnement individualisé du mineur délinquant construit à partir de sa situation personnelle, familiale, sanitaire et sociale. Elle permet la protection du mineur, son assistance, son éducation, son insertion et son accÚs aux soins.

Si le juge prononce cette mesure, le mineur peut se voir appliquer un ou plusieurs des modules suivants :

  • Module d’insertion, qui se traduit par une orientation du mineur vers une prise en charge scolaire ou visant Ă  son insertion sociale, scolaire ou professionnelle (par exemple, le mineur peut ĂȘtre placĂ© dans un internat scolaire)
  • Module de rĂ©paration, qui peut se matĂ©rialiser par une activitĂ© d’aide Ă  l’égard de la victime ou de la sociĂ©tĂ© ou par une mĂ©diation entre le mineur dĂ©linquant et la victime. Ce module dure 1 an maximum.
  • Module de santĂ©, qui peut notamment consister en un placement du mineur dans un Ă©tablissement de santĂ© (autre qu’un service psychiatrique) ou dans une prise en charge sanitaire adaptĂ©e Ă  ses besoins
  • Module de placement, qui consiste Ă  confier l’enfant Ă  un membre de sa famille, une personne digne de confiance (par exemple, un ami proche de la famille), un Ă©tablissement de la protection judiciaire de la jeunesse ou un Ă©tablissement Ă©ducatif privĂ©. Le placement dure normalement 1 an, mais il peut ĂȘtre renouvelĂ© Ă  plusieurs reprises.

S’il a plus de 10 ans, le mineur peut aussi ĂȘtre soumis Ă  plusieurs obligations et interdictions fixĂ©es par le juge (par exemple, interdiction d’entrer en contact avec un complice ou une victime, interdiction d’utiliser le compte d’une plateforme en ligne Ă  partir duquel l’infraction a Ă©tĂ© commise).

La durĂ©e de la mesure Ă©ducative judiciaire est fixĂ©e par le juge des enfants et ne peut pas dĂ©passer 5 ans. Elle prend fin au plus tard Ă  l’ñge de 21 ans.

À partir de 13 ans, le mineur peut ĂȘtre reconnu responsable de l’infraction qu’il a commise. Il peut donc faire ĂȘtre poursuivi devant le juge des enfants ou le tribunal pour enfants et faire l’objet de mesures Ă©ducatives ou ĂȘtre condamnĂ© Ă  une peine.

 Ă€ noter

Le juge doit prendre des mesures et/ou prononcer une peine qui assurent un juste équilibre entre éducation et sanction.

Avant d'ĂȘtre prĂ©sentĂ© Ă  un juge ou Ă  un tribunal qui fixera sa sanction, le mineur peut faire l'objet de mesures de sĂ»retĂ©.

Ces mesures limitatives de libertĂ© sont mises en place pour remplir l’un des objectifs suivants :

  • Éviter la commission d’une nouvelle infraction
  • Éviter que le mineur entre en contact avec des complices ou des victimes
  • Permettre le bon dĂ©roulement de l’enquĂȘte ou de l’instruction
  • ProtĂ©ger le mineur lui-mĂȘme
  • S’assurer que le mineur sera prĂ©sent au moment de son jugement.

Ces mesures de sĂ»retĂ© peuvent ĂȘtre accompagnĂ©es d’une mesure Ă©ducative judiciaire provisoire (MEJP).

En savoir plus sur la mesure éducative judiciaire provisoire (MEJP)

AprĂšs la pĂ©riode de mise Ă  l’épreuve Ă©ducative (ou, dans certaines conditions, lors de l’audience unique devant le TPE), la juridiction chargĂ©e de l’affaire peut prononcer une sanction contre le mineur lors de l’audience sur le prononcĂ© de la sanction.

La sanction peut prendre la forme d’une mesure Ă©ducative : un avertissement judiciaire ou une mesure Ă©ducative judiciaire (Mej).

En quoi consiste l’avertissement judiciaire prononcĂ© contre un mineur ?

Lorsque le juge prononce un avertissement judiciaire contre un mineur, il lui explique l’infraction qu’il a commise, la gravitĂ© de son comportement et les consĂ©quences s’il recommence.

  À savoir

L’avertissement judiciaire peut se cumuler avec une mesure Ă©ducative judiciaire lorsqu’elle comporte uniquement un module de rĂ©paration. Si le mineur a commis une contravention de 5e classe, un dĂ©lit ou un crime., il peut Ă©galement s’ajouter Ă  la peine prononcĂ©e contre le mineur.

En quoi consiste la mesure éducative judiciaire prononcée contre un mineur ?

La mesure éducative judiciaire consiste en un accompagnement individualisé du mineur délinquant construit à partir de sa situation personnelle, familiale, sanitaire et sociale. Elle permet la protection du mineur, son assistance, son éducation, son insertion et son accÚs aux soins.

Si le juge prononce cette mesure, le mineur peut se voir appliquer un ou plusieurs des modules suivants :

Le mineur peut aussi ĂȘtre soumis Ă  plusieurs obligations et interdictions fixĂ©es par le juge (exemple : interdiction d’entrer en contact avec un complice ou une victime, interdiction d’utiliser le compte d’une plateforme en ligne Ă  partir duquel l’infraction a Ă©tĂ© commise).

La durĂ©e de la mesure Ă©ducative judiciaire est fixĂ©e par la juridiction et ne peut pas excĂ©der 5 ans. Elle prend fin au plus tard Ă  l’ñge de 21 ans.

Certaines obligations et interdictions auxquelles le mineur est soumis peuvent avoir une durĂ©e plus courte (par exemple, l’interdiction d’utiliser le compte d’une plateforme en ligne est valable pour 6 mois).

 Attention :

La mesure Ă©ducative judiciaire peut ĂȘtre cumulĂ©e Ă  la peine prononcĂ©e contre un mineur qui a commis une contravention de 5e classe, un dĂ©lit ou un crime.

AprĂšs la mise Ă  l’épreuve Ă©ducative (ou, dans certaines conditions, lors de l’audience unique devant le TPE), la juridiction chargĂ©e de l’affaire peut prononcer une sanction contre le mineur, en rĂ©ponse Ă  l’infraction qu’il a commise.

La juridiction choisit la sanction applicable en fonction de l’infraction qui a Ă©tĂ© commise et de la situation personnelle du mineur. Elle peut prendre la forme d’une peine.

  À savoir

Lors d’une audience unique, le tribunal pour enfant peut prononcer une peine uniquement si le mineur a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© soumis Ă  une mesure prononcĂ©e par un juge (exemple : mesure Ă©ducative judiciaire). Cette mesure doit avoir donnĂ© lieu Ă  un rapport Ă©ducatif datant de moins d’1 an.

Les peines qu’encourt le mineur dĂ©pendent de la gravitĂ© des faits qu’il a commis et de la juridiction compĂ©tente :

  • Si le mineur a commis une contravention des 4 premiĂšres classes, la peine est prononcĂ©e par le tribunal de police.
  • S’il a commis une contravention de 5e classe ou un dĂ©lit de faible gravitĂ©, la peine est prononcĂ©e par le juge des enfants. Pour cela, il est nĂ©cessaire que le procureur de la RĂ©publique ait demandĂ© Ă  ce qu’une peine soit prononcĂ©e contre le mineur.
  • Si le mineur a commis une contravention de 5e classe (pour laquelle le juge des enfants n’a pas Ă©tĂ© saisi), un dĂ©lit grave ou complexe ou un crime, c’est le tribunal pour enfants qui dĂ©cide de la peine.
  • Le tribunal de police peut prononcer une peine d’amende Ă  l’encontre du mineur. Le montant de l’amende ne peut pas dĂ©passer 7 500 €.

    L’amende peut ĂȘtre assortie de peines complĂ©mentaires (exemple : interdiction de porter une arme, confiscation de la chose qui a servi Ă  commettre l’infraction).

  • Le juge des enfants peut prononcer l’une des peines suivantes contre le mineur :

    • Confiscation de l’objet ayant servi Ă  commettre l’infraction
    • Peine de stage (par exemple, un stage de sensibilisation aux dangers sur l’usage de drogues). Cette peine ne peut pas durer plus de 6 mois. La durĂ©e journaliĂšre de stage doit ĂȘtre infĂ©rieure Ă  6 heures.
  • Le mineur peut ĂȘtre condamnĂ© Ă  l’une des peines suivantes :

    En plus de ces peines, la juridiction pour mineurs peut prononcer une peine complĂ©mentaire (confiscation de la chose ayant servi Ă  commettre l’infraction, interdiction de dĂ©tenir un animal, etc.).

     Attention :

    Le mineur bĂ©nĂ©ficie de l’excuse de minoritĂ©. Ainsi, la peine de prison prononcĂ©e contre lui doit ĂȘtre infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  la moitiĂ© de celle que risquent les majeurs. Lorsque l’infraction fait encourir la perpĂ©tuitĂ©, le mineur peut uniquement ĂȘtre condamnĂ©e Ă  une peine infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  20 ans de prison. Le montant de l’amende qui lui est infligĂ©e doit ĂȘtre infĂ©rieure Ă  la moitiĂ© de celle encourue par les majeurs, sans dĂ©passer 7 500 €.

Le mineur de 16 Ă  18 ans peut ĂȘtre reconnu responsable de l’infraction qu’il a commise. Il peut donc faire l’objet de mesures judiciaires et ĂȘtre condamnĂ© Ă  une sanction.

 Ă€ noter

Le juge doit prendre des mesures et/ou prononcer une peine qui assurent un juste équilibre entre éducation et sanction.

Avant d'ĂȘtre prĂ©sentĂ© Ă  un juge ou Ă  un tribunal qui fixera sa sanction, le mineur peut faire l'objet de mesures de sĂ»retĂ©.

Ces mesures limitatives de libertĂ© sont mises en place pour remplir l’un des objectifs suivants :

  • Éviter la commission d’une nouvelle infraction
  • Éviter que le mineur entre en contact avec des complices ou des victimes
  • Permettre le bon dĂ©roulement de l’enquĂȘte ou de l’instruction
  • ProtĂ©ger le mineur lui-mĂȘme
  • S’assurer que le mineur sera prĂ©sent au moment de son jugement.

Ces mesures de sĂ»retĂ© peuvent ĂȘtre accompagnĂ©es d’une mesure Ă©ducative judiciaire provisoire (MEJP).

En savoir plus sur la mesure éducative judiciaire provisoire (MEJP)

AprĂšs la mise Ă  l’épreuve Ă©ducative (ou, dans certaines conditions, lors de l’audience unique devant le TPE), la juridiction chargĂ©e de l’affaire peut prononcer une sanction contre le mineur, lors de l’audience sur le prononcĂ© de la sanction.

La sanction peut prendre la forme d’une mesure Ă©ducative : un avertissement judiciaire ou une mesure Ă©ducative judiciaire (Mej).

En quoi consiste l’avertissement judiciaire prononcĂ© contre un mineur ?

Lorsque le juge prononce un avertissement judiciaire contre un mineur, il lui explique l’infraction qu’il a commise, la gravitĂ© de son comportement et les consĂ©quences s’il recommence.

  À savoir

L’avertissement judiciaire peut se cumuler avec une mesure Ă©ducative judiciaire lorsqu’elle comporte uniquement un module de rĂ©paration. Si le mineur a commis une contravention de 5e classe, un dĂ©lit ou un crime., il peut Ă©galement s’ajouter Ă  la peine prononcĂ©e contre le mineur.

En quoi consiste la mesure éducative judiciaire prononcée contre un mineur ?

La mesure éducative judiciaire consiste en un accompagnement individualisé du mineur délinquant construit à partir de sa situation personnelle, familiale, sanitaire et sociale. Elle permet la protection du mineur, son assistance, son éducation, son insertion et son accÚs aux soins.

Si le juge prononce cette mesure, le mineur peut se voir appliquer un ou plusieurs des modules suivants :

Le mineur peut aussi ĂȘtre soumis Ă  plusieurs obligations et interdictions fixĂ©es par le juge (exemple : interdiction d’entrer en contact avec un complice ou une victime, interdiction d’utiliser le compte d’une plateforme en ligne Ă  partir duquel l’infraction a Ă©tĂ© commise).

La durĂ©e de la mesure Ă©ducative judiciaire est fixĂ©e par la juridiction et ne peut pas excĂ©der 5 ans. Elle prend fin au plus tard Ă  l’ñge de 21 ans.

Certaines obligations et interdictions auxquelles le mineur est soumis peuvent avoir une durĂ©e plus courte (par exemple, l’interdiction d’utiliser le compte d’une plateforme en ligne est valable pour 6 mois).

 Attention :

La mesure Ă©ducative judiciaire peut ĂȘtre cumulĂ©e Ă  la peine prononcĂ©e contre un mineur qui a commis une contravention de 5e classe, un dĂ©lit ou un crime.

AprĂšs la mise Ă  l’épreuve Ă©ducative (ou, dans certaines conditions, lors de l’audience unique devant le TPE), la juridiction chargĂ©e de l’affaire peut prononcer une peine contre le mineur, en rĂ©ponse Ă  l’infraction qu’il a commise.

Le juge choisit la sanction applicable en fonction de l’infraction qui a Ă©tĂ© commise et de la situation personnelle du mineur. Elle peut prendre la forme d’une peine.

  À savoir

Lors d’une audience unique, le tribunal pour enfant peut prononcer une peine uniquement si le mineur a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© soumis Ă  une mesure prononcĂ©e par un juge (exemple : mesure Ă©ducative judiciaire). Cette mesure doit avoir donnĂ© lieu Ă  un rapport Ă©ducatif datant de moins d’1 an.

Les peines qu’encourt le mineur dĂ©pendent de la gravitĂ© des faits qu’il a commis et de la juridiction compĂ©tente :

  • Si le mineur a commis une contravention des 4 premiĂšres classes, la peine est dĂ©cidĂ©e par le tribunal de police.
  • S’il a commis une contravention de 5me classe ou un dĂ©lit de faible gravitĂ©, la peine est prononcĂ©e par le juge des enfants.
  • Si le mineur a commis un contravention de 5me classe (pour laquelle le juge des enfants n’a pas Ă©tĂ© saisi), un dĂ©lit grave, c’est le tribunal pour enfants qui dĂ©cide de la peine.
  • Lorsque le mineur a commis un crime, la peine est prononcĂ©e par la cour d’assises des mineurs.
  • Le tribunal de police peut prononcer une peine d’amende Ă  l’encontre du mineur.

    Il peut Ă©galement dĂ©cider de peines complĂ©mentaires (exemple : interdiction de porter une arme, confiscation de la chose qui a servi Ă  commettre l’infraction).

     Attention :

    En principe, le mineur bĂ©nĂ©ficie de l’excuse de minoritĂ©. Ainsi, le montant de l’amende qui lui est infligĂ©e doit ĂȘtre infĂ©rieur Ă  la moitiĂ© de l’amende encourue par les majeurs, sans dĂ©passer 7 500 €. Toutefois, le tribunal de police peut dĂ©cider de ne pas appliquer l’excuse de minoritĂ©. Cette dĂ©cision doit ĂȘtre justifiĂ©e par les circonstances de l’affaire et la personnalitĂ© du mineur.

  • Le juge des enfants peut prononcer l’une des peines suivantes contre le mineur :

    • Confiscation de l’objet ayant servi Ă  commettre l’infraction
    • Une peine de stage (exemple : stage de sensibilisation aux dangers de l’usage de drogues). Cette peine ne peut pas durer plus d’un mois. La durĂ©e journaliĂšre de stage doit ĂȘtre infĂ©rieure Ă  6 heures.
    • Un travail d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral (TIG) si le mineur avait plus de 13 ans lors de la commission des faits. Le TIG doit ĂȘtre adaptĂ© au mineur et favoriser son insertion. Il n’est pas effectuĂ© aux frais du condamnĂ©.
  • Le mineur peut ĂȘtre condamnĂ© Ă  l’une des peines suivantes :

    En plus de ces peines, la juridiction pour mineurs peut prononcer une peine complĂ©mentaire (confiscation de la chose ayant servi Ă  commettre l’infraction, interdiction de dĂ©tenir un animal, etc.).

      À savoir

    Lorsqu’il encourt une peine de prison ou Ă  une amende, le mineur peut bĂ©nĂ©ficier de l’excuse de minoritĂ©. Ainsi, les peines auxquelles il est condamnĂ© sont moins lourdes que celles prĂ©vues pour les majeurs.

    En savoir plus sur l’excuse de minoritĂ©

  • Le mineur peut ĂȘtre condamnĂ© Ă  l’une des peines suivantes :

    En plus de ces peines, la juridiction pour mineurs peut prononcer une peine complĂ©mentaire (confiscation de la chose ayant servi Ă  commettre l’infraction, interdiction de dĂ©tenir un animal, etc.).

      À savoir

    Lorsqu’il encourt une peine de prison ou une amende, le mineur peut bĂ©nĂ©ficier de l’excuse de minoritĂ©. Ainsi, les peines auxquelles il est condamnĂ© sont moins lourdes que celles prĂ©vues pour les majeurs.

    En savoir plus sur l’excuse de minoritĂ©

Quelle est votre situation ?

Les rĂšgles diffĂšrent en fonction de l'Ăąge du mineur.

Le mineur

A moins de 13 ans

Le mineur a moins de 13 ans

A entre 13 et 16 ans

Le mineur a entre 13 et 16 ans

A entre 16 et 18 ans

Le mineur a entre 16 et 18 ans