Fiche pratique
Peine de prison ferme
Vérifié le 11/09/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
La personne condamnĂ©e Ă une peine de prison ferme est-elle forcĂ©ment emprisonnĂ©e ? En cas de condamnation Ă une peine de prison ferme, le condamnĂ© peut Ă©ventuellement bĂ©nĂ©ficier dâun amĂ©nagement de peine. Sâil en bĂ©nĂ©ficie, il ne va pas en prison (ou pour une courte durĂ©e). Les rĂšgles applicables diffĂšrent en fonction de la durĂ©e de la peine de prison prononcĂ©e ou restant Ă effectuer : entre 1 et 6 mois, entre 6 mois et 1 an ou plus d'1 an. Nous vous prĂ©sentons les informations Ă connaĂźtre.
- Entre 1 et 6 mois
- Entre 6 mois et 1 an
- Plus d'1 an
La peine de prison ferme doit-elle ĂȘtre amĂ©nagĂ©e par la juridiction pĂ©nale ?
En principe, la juridiction pĂ©nale a lâobligation dâamĂ©nager une peine de prison ferme dans les hypothĂšses suivantes :
- Elle a prononcĂ© une peine de prison ferme dâune durĂ©e allant de 1 Ă 6 mois
- Elle a prononcĂ© une peine dâemprisonnement mixte et la partie ferme est infĂ©rieure ou Ă©gale Ă 6 mois
- Elle a prononcĂ© une peine dâemprisonnement ferme et le condamnĂ© nâa plus quâ1 Ă 6 mois de prison Ă exĂ©cuter en raison de la dĂ©tention provisoire quâil a subi avant le jugement.
De maniĂšre exceptionnelle, la juridiction peut dĂ©cider de ne pas amĂ©nager la peine de prison ferme en raison de la personnalitĂ© et de la situation du condamnĂ©. La juridiction doit justifier que lâemprisonnement est la peine la plus adĂ©quate. Sa dĂ©cision doit ĂȘtre motivĂ©e.
Quels amĂ©nagements de la peine de prison peuvent ĂȘtre prononcĂ©s Ă lâaudience ?
La juridiction de jugement peut prononcer 3 types dâamĂ©nagement de peine : la semi-libertĂ©, le placement Ă lâextĂ©rieur et la dĂ©tention Ă domicile sous surveillance Ă©lectronique.
Ă savoir
MĂȘme si la peine est amĂ©nagĂ©e par la juridiction de jugement, câest le juge de lâapplication des peines (Jap) qui fixe les conditions dans lesquelles lâamĂ©nagement sera exĂ©cutĂ©.
Semi-libertĂ© | Placement Ă lâextĂ©rieur | DĂ©tention Ă domicile sous surveillance Ă©lectronique (DDSE) | |
Conditions dâobtention | Il nâexiste pas de condition particuliĂšre. Toutefois, la juridiction vĂ©rifie que la personnalitĂ© et la situation du condamnĂ© sont adĂ©quates avec cet amĂ©nagement (exemple : le condamnĂ© a un emploi qui lâattend, souhaite suivre un stage, une formation professionnelle ou un enseignement ou justifie que sa participation Ă sa vie de famille est essentielle). | Il nâexiste pas de condition particuliĂšre. Toutefois, la juridiction vĂ©rifie que la personnalitĂ© et la situation du condamnĂ© sont adĂ©quates avec cet amĂ©nagement (exemple : le condamnĂ© souhaite exercer une activitĂ© qui favorise sa rĂ©insertion sociale ou doit suivre un traitement mĂ©dical). | La juridiction vĂ©rifie que la personnalitĂ© et la situation du condamnĂ© sont adĂ©quates avec cet amĂ©nagement (exemple : le condamnĂ© a un domicile stable ou habite chez quelquâun qui accepte que la DDSE soit mise en place Ă son domicile). Par ailleurs, le condamnĂ© doit accepter lâinstallation, sur sa personne, dâun bracelet Ă©lectronique. |
Effets de lâamĂ©nagement | Le condamnĂ© dĂ©tenu peut quitter lâĂ©tablissement pour le temps nĂ©cessaire Ă lâexercice de lâactivitĂ© pour laquelle la semi-libertĂ© lui a Ă©tĂ© accordĂ©e. De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, le dĂ©tenu sort de prison pour la journĂ©e et y retourne le soir. Cependant, le Jap peut adapter les horaires selon le type de travail exercĂ© (exemple : travail en restauration). Le condamnĂ© doit rĂ©pondre aux convocations de toute autoritĂ© dĂ©signĂ©e par le Jap (exemple : le SPIP). Si le tribunal lâa dĂ©cidĂ©, le condamnĂ© peut Ă©galement ĂȘtre soumis Ă certaines obligations et interdictions (exemple : prĂ©venir le SPIP de ses changements d'emploi). |
Dans tous les cas, le condamnĂ© doit rĂ©pondre aux convocations de toute autoritĂ© dĂ©signĂ©e par le Jap (exemple : le SPIP). Il peut aussi ĂȘtre soumis Ă certaines obligations et interdictions (exemple : prĂ©venir le SPIP de ses changements d'emploi). | Le condamnĂ© reste Ă son domicile ou dans un lieu dĂ©terminĂ© par le Jap et porte un bracelet Ă©lectronique. Il ne peut pas sâabsenter de cet endroit en dehors des pĂ©riodes prĂ©vues pour exercer une activitĂ© professionnelle, suivre un enseignement ou une formation, rechercher un emploi, participer Ă sa vie de famille, etc. Le condamnĂ© doit rĂ©pondre aux convocations de toute autoritĂ© dĂ©signĂ©e par le Jap (exemple : le SPIP). Il peut aussi ĂȘtre soumis Ă certaines obligations et interdictions (exemple : prĂ©venir le SPIP de ses changements d'emploi). |
Ă savoir
Le Jap peut mettre fin Ă lâamĂ©nagement de peine si la personne condamnĂ©e ne respecte pas les obligations et interdictions qui lui sont imposĂ©es, quâil commet une nouvelle infraction ou quâil refuse que les conditions dâexĂ©cution de cet amĂ©nagement soient modifiĂ©es. Si le Jap retire le bĂ©nĂ©fice de lâamĂ©nagement, la personne sera incarcĂ©rĂ©e.
En matiĂšre correctionnelle, si une personne est condamnĂ©e Ă une peine de prison ferme infĂ©rieure ou Ă©gale Ă 6 mois (ou dont la partie ferme est infĂ©rieure Ă 6 mois en cas de peine mixte), le juge de lâapplication des peines (Jap) peut convertir cette peine en lâune des sanctions suivantes :
- Détention à domicile sous surveillance électronique
- Travail dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral (TIG)
- Jours-amende
- Emprisonnement assorti dâun sursis probatoire, avec lâobligation dâaccomplir un TIG
- Emprisonnement assorti dâun sursis probatoire renforcĂ©.
Cette conversion peut ĂȘtre envisagĂ©e avant la mise Ă exĂ©cution de la dĂ©cision de condamnation ou pendant lâexĂ©cution de la peine dâemprisonnement. Elle peut ĂȘtre effectuĂ©e Ă lâinitiative du Jap ou Ă la demande du condamnĂ©.
La demande doit prendre la forme dâune requĂȘte transmise au Jap du lieu de rĂ©sidence du condamnĂ© (ou du lieu dâincarcĂ©ration sâil est en prison).
OĂč sâadresser ?
Ă noter
Pour lâaider dans ces dĂ©marches, le condamnĂ© peut faire appel Ă un avocat. Sâil nâa pas les ressources financiĂšres suffisantes pour le rĂ©gler, il peut Ă©ventuellement demander lâaide juridictionnelle.
Le Jap doit se prononcer dans un délai compris entre 20 et 30 jours suivant la demande du condamné.
En attendant lâaudience, il peut ordonner la suspension de lâexĂ©cution de la peine dâemprisonnement. Dans ce cas, le condamnĂ© reste libre.
Ă savoir
En principe, le Jap prend sa dĂ©cision aprĂšs un dĂ©bat contradictoire. Toutefois, il peut accorder un amĂ©nagement de peine sans quâun tel dĂ©bat soit tenu si le Parquet, le condamnĂ© (et son avocat) sont dâaccord.
Si la peine d'emprisonnement ferme n'a pas Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©e, la personne condamnĂ©e doit lâexĂ©cuter.
En principe, lâemprisonnement effectif a lieu dans les 15 jours suivant le moment oĂč la dĂ©cision est devenue dĂ©finitive.
Toutefois, cette sanction peut s'appliquer avant que la décision soit devenue définitive dÚs lors qu'est prononcé :
- Un maintien en détention, si le condamné était déjà en prison
- Un mandat de dĂ©pĂŽt ou un mandat d'arrĂȘt.
OĂč se dĂ©roule la peine de prison ferme ?
Le dĂ©tenu qui effectue une courte peine est placĂ© dans la maison dâarrĂȘt du lieu oĂč le jugement a Ă©tĂ© rendu (ou dans celle la plus proche). Au cours de son incarcĂ©ration, il est possible quâil change dâĂ©tablissement pĂ©nitentiaire.
Ă savoir
Sâil est Ă©loignĂ© de sa famille, il peut faire une demande de rapprochement familial en adressant un courrier au chef de lâĂ©tablissement pĂ©nitentiaire dans lequel il se trouve.
Qui suit le condamné pendant la peine de prison ferme ?
Durant lâincarcĂ©ration, le dĂ©tenu est suivi par le juge de lâapplication des peines (Jap) et par un agent du service pĂ©nitentiaire dâinsertion et de probation (SPIP), appelĂ© conseiller pĂ©nitentiaire dâinsertion et de probation (CPIP).
DÚs son arrivée en prison, le détenu est convoqué par le Jap et rencontre les membres du SPIP.
Le Jap fixe les principales conditions d'exĂ©cution des peines d'emprisonnement, contrĂŽle leur application et veille Ă ce quâelles Ă©voluent en fonction de la situation du dĂ©tenu (par exemple, il peut ordonner un amĂ©nagement de peine durant lâincarcĂ©ration).
Le CPIP accompagne le dĂ©tenu durant toute lâexĂ©cution de sa peine et le prĂ©pare Ă sa sortie de prison. Il intervient dans les domaines suivants :
- Maintien des liens avec lâextĂ©rieur
- Aide dans les démarches administratives (par exemple, trouver un avocat)
- Présentation des demandes d'aménagement de peine au juge de l'application des peines
- Préparation à la sortie de prison (par exemple, rechercher un logement ou un travail)
- Lutte contre la récidive
- AccĂšs Ă la culture (par exemple, il facilite lâaccĂšs Ă des ateliers artistiques ou au cinĂ©ma).
Ă noter
Le dĂ©tenu peut Ă©galement bĂ©nĂ©ficier de lâaide et du soutien dâun visiteur de prison.
Quelles sont les conditions de vie en prison ?
Lâemprisonnement doit ĂȘtre individualisĂ©. Cela signifie que lâadministration pĂ©nitentiaire prend en compte la personnalitĂ© du dĂ©tenu, sa situation financiĂšre, sociale et mĂ©dicale.
Par ailleurs, les conditions de dĂ©tention doivent ĂȘtre réévaluĂ©es au fur et Ă mesure de l'exĂ©cution de la peine, aprĂšs des Ă©valuations rĂ©guliĂšres de la personnalitĂ© et de la situation du dĂ©tenu.
Durant toute lâincarcĂ©ration, le dĂ©tenu bĂ©nĂ©ficie de diffĂ©rents droits (droit au tĂ©lĂ©phone, droit de recevoir des visites, etc.). Il peut Ă©galement demander Ă suivre un enseignement, une formation professionnelle et/ou Ă exercer un emploi.
En revanche, le condamnĂ© doit respecter les rĂšgles de lâĂ©tablissement pĂ©nitentiaire, sous peine de sanctions.
Ă savoir
Le dĂ©tenu qui estime que ses conditions de dĂ©tention sont mauvaises peut adresser un courrier au chef de lâĂ©tablissement pĂ©nitentiaire. Il peut Ă©galement saisir le contrĂŽleur gĂ©nĂ©ral des lieux de privation de libertĂ©.
La juridiction de jugement doit-elle aménager la peine de prison ferme ?
En principe, la juridiction pĂ©nale qui prononce une peine de prison ferme infĂ©rieure ou Ă©gale Ă 1 an doit dĂ©cider dâun amĂ©nagement de peine.
Cependant, il existe des exceptions :
- La juridiction pĂ©nale peut refuser dâamĂ©nager la peine de prison ferme si elle estime que la personnalitĂ© et la situation du condamnĂ© lâexige. Cette dĂ©cision doit ĂȘtre motivĂ©e
- Pour les dĂ©lits, le tribunal correctionnel peut dĂ©cider de placer ou de maintenir la personne en dĂ©tention en raison des faits quâelle a commis, de sa personnalitĂ© et de sa situation matĂ©rielle, familiale et sociale. Dans ce cas, le tribunal peut dĂ©livrer un mandat de dĂ©pĂŽt, un mandat dâarrĂȘt ou un mandat de dĂ©pĂŽt Ă effet diffĂ©rĂ©. Sa dĂ©cision doit ĂȘtre motivĂ©e.
Quels amĂ©nagements de la peine de prison peuvent ĂȘtre prononcĂ©s Ă lâaudience ?
La juridiction de jugement peut prononcer 3 types dâamĂ©nagement de peine : la semi-libertĂ©, le placement Ă lâextĂ©rieur et la dĂ©tention Ă domicile sous surveillance Ă©lectronique.
Ă savoir
MĂȘme si la peine est amĂ©nagĂ©e par la juridiction de jugement, câest le juge de lâapplication des peines (Jap) qui fixe les conditions dans lesquelles lâamĂ©nagement sera exĂ©cutĂ©.
Semi-libertĂ© | Placement Ă lâextĂ©rieur | DĂ©tention Ă domicile sous surveillance Ă©lectronique (DDSE) | |
Conditions dâobtention | Il nâexiste pas de condition particuliĂšre. Toutefois, la juridiction vĂ©rifie que la personnalitĂ© et la situation du condamnĂ© sont adĂ©quates avec cet amĂ©nagement (exemple : le condamnĂ© a un emploi qui lâattend, souhaite suivre un stage, une formation professionnelle ou un enseignement ou justifie que sa participation Ă sa vie de famille est essentielle). | Il nâexiste pas de condition particuliĂšre. Toutefois, la juridiction vĂ©rifie que la personnalitĂ© et la situation du condamnĂ© sont adĂ©quates avec cet amĂ©nagement (exemple : le condamnĂ© souhaite exercer une activitĂ© qui favorise sa rĂ©insertion sociale ou doit suivre un traitement mĂ©dical). | La juridiction vĂ©rifie que la personnalitĂ© et la situation du condamnĂ© sont adĂ©quates avec cet amĂ©nagement (exemple : le condamnĂ© a un domicile stable ou habite chez quelquâun qui accepte que la DDSE soit mise en place Ă son domicile). Par ailleurs, le condamnĂ© doit accepter lâinstallation, sur sa personne, dâun bracelet Ă©lectronique. |
Effets de lâamĂ©nagement | Le condamnĂ© dĂ©tenu peut quitter lâĂ©tablissement pour le temps nĂ©cessaire Ă lâexercice de lâactivitĂ© pour laquelle la semi-libertĂ© lui a Ă©tĂ© accordĂ©e. De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, le dĂ©tenu sort de prison pour la journĂ©e et y retourne le soir. Cependant, le Jap peut adapter les horaires selon le type de travail exercĂ© (exemple : travail en restauration). Le condamnĂ© doit rĂ©pondre aux convocations de toute autoritĂ© dĂ©signĂ©e par le Jap (exemple : le SPIP). Si le tribunal lâa dĂ©cidĂ©, le condamnĂ© peut Ă©galement ĂȘtre soumis Ă certaines obligations et interdictions (exemple : prĂ©venir le SPIP de ses changements d'emploi). |
Dans tous les cas, le condamnĂ© doit rĂ©pondre aux convocations de toute autoritĂ© dĂ©signĂ©e par le Jap (exemple : le SPIP). Il peut aussi ĂȘtre soumis Ă certaines obligations et interdictions (exemple : prĂ©venir le SPIP de ses changements d'emploi). | Le condamnĂ© reste Ă son domicile ou dans un lieu dĂ©terminĂ© par le Jap et porte un bracelet Ă©lectronique. Il ne peut pas sâabsenter de cet endroit en dehors des pĂ©riodes prĂ©vues pour exercer une activitĂ© professionnelle, suivre un enseignement ou une formation, rechercher un emploi, participer Ă sa vie de famille, etc. Le condamnĂ© doit rĂ©pondre aux convocations de toute autoritĂ© dĂ©signĂ©e par le Jap (exemple : le SPIP). Il peut aussi ĂȘtre soumis Ă certaines obligations et interdictions (exemple : prĂ©venir le SPIP de ses changements d'emploi). |
Ă savoir
Le Jap peut mettre fin Ă lâamĂ©nagement de peine si la personne condamnĂ©e ne respecte pas les obligations et interdictions qui lui sont imposĂ©es, quâil commet une nouvelle infraction ou quâil refuse que les conditions dâexĂ©cution de cet amĂ©nagement soient modifiĂ©es. Si le Jap retire le bĂ©nĂ©fice de lâamĂ©nagement, la personne sera incarcĂ©rĂ©e.
Si le tribunal correctionnel dĂ©cide de ne pas amĂ©nager la peine lors de lâaudience, il convoque la personne condamnĂ©e devant le juge de lâapplication des peines (Jap) et devant le service pĂ©nitentiaire dâinsertion et de probation (SPIP).
Ă savoir
Si le condamnĂ© nâest pas prĂ©sent Ă lâaudience, câest le ministĂšre public qui lâinforme de cette convocation devant le Jap et le SPIP.
Lâentretien avec le Jap et le SPIP intervient dans un dĂ©lai de 20 Ă 30 jours suivant la remise de la convocation.
Ă lâissue de ces entretiens, le Jap fixe normalement lâune des mesures suivantes :
En savoir plus sur les conditions dâobtentions et le dĂ©roulement de la semi-libertĂ©, du placement Ă lâextĂ©rieur et de la dĂ©tention Ă domicile sous surveillance Ă©lectronique
De maniĂšre exceptionnelle, le Jap peut refuser dâamĂ©nager la peine de prison ferme en justifiant que la situation du condamnĂ© nâest pas compatible avec une telle mesure.
Ă savoir
Si le Jap a mis en place un amĂ©nagement de peine, il peut dĂ©cider de le retirer au cours de son exĂ©cution. Le retrait peut avoir lieu si le condamnĂ© ne respecte pas les obligations et interdictions qui lui sont imposĂ©es ou sâil commet une nouvelle infraction ou sâil refuse que les conditions dâexĂ©cution de cet amĂ©nagement soient modifiĂ©es. Si le Jap retire le bĂ©nĂ©fice de lâamĂ©nagement, la personne est incarcĂ©rĂ©e.
Si aucune juridiction nâa dĂ©cidĂ© dâamĂ©nager la peine dâemprisonnement ferme, le condamnĂ© est incarcĂ©rĂ©.
En principe, lâincarcĂ©ration a lieu dans les 15 jours suivant le moment oĂč la dĂ©cision est devenue dĂ©finitive.
Toutefois, cette sanction peut s'appliquer avant que la décision soit devenue définitive dÚs lors qu'est prononcé :
- Un mandat de dĂ©pĂŽt ou un mandat d'arrĂȘt
- Ou un mandat de dépÎt à effet différé.
-
Lorsque le tribunal correctionnel condamne une personne Ă une peine de prison ferme infĂ©rieure ou Ă©gale Ă 1 an, il peut dĂ©cider que la condamnation sera exĂ©cutĂ©e immĂ©diatement, mĂȘme si elle n'est pas encore dĂ©finitive.
Dans ce cas, le tribunal doit délivrer un mandat de dépÎt à l'audience. La personne condamnée est alors incarcérée dÚs la fin du procÚs.
Si la personne condamnĂ©e est absente Ă l'audience, la juridiction doit dĂ©livrer un mandat d'arrĂȘt Ă son encontre. Ainsi, les forces de lâordre auront lâobligation de le rechercher en vue de son incarcĂ©ration.
Le tribunal doit indiquer les motifs qui justifient le mandat de dĂ©pĂŽt ou le mandat d'arrĂȘt, dans le jugement.
Par exemple, la dĂ©cision peut ĂȘtre justifiĂ©e par les circonstances dans lesquelles l'infraction a Ă©tĂ© commise, par la personnalitĂ© du condamnĂ© ou par sa situation matĂ©rielle, familiale et sociale.
-
Lorsque le tribunal correctionnel rend un mandat de dĂ©pĂŽt Ă effet diffĂ©rĂ©, il peut indiquer Ă la personne condamnĂ©e la date Ă laquelle il sera incarcĂ©rĂ©. Sâil ne le fait pas, la personne est convoquĂ©e devant le procureur de la RĂ©publique, dans un dĂ©lai dâun mois suivant lâaudience. Le procureur lâinforme de la date Ă laquelle il entrera en prison.
La personne condamnĂ©e doit se prĂ©senter devant lâĂ©tablissement pĂ©nitentiaire dans lequel il sera incarcĂ©rĂ©, au jour et Ă lâheure fixĂ© par le procureur de la RĂ©publique (ou par le tribunal).
La durĂ©e entre le moment oĂč la personne condamnĂ©e est prĂ©venue de la date et de l'heure de son incarcĂ©ration et le jour de son incarcĂ©ration ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieure Ă 4 mois. La date d'incarcĂ©ration est dĂ©terminĂ©e en tenant compte de la situation personnelle du condamnĂ©, du taux d'occupation de l'Ă©tablissement pĂ©nitentiaire et de son Ă©volution prĂ©visible.
Ă savoir
L'incarcération débute uniquement lorsque la condamnation est devenue exécutoire, sauf lorsque le mandat de dépÎt à effet différé est assorti de l'exécution provisoire.
OĂč se dĂ©roule la peine de prison ferme ?
Le dĂ©tenu qui effectue une courte peine est placĂ© dans la maison dâarrĂȘt du lieu oĂč le jugement a Ă©tĂ© rendu (ou dans celle la plus proche). Au cours de son incarcĂ©ration, il est possible quâil change dâĂ©tablissement pĂ©nitentiaire.
Ă savoir
Sâil est Ă©loignĂ© de sa famille, il peut faire une demande de rapprochement familial en adressant un courrier au chef de lâĂ©tablissement pĂ©nitentiaire dans lequel il se trouve.
Qui suit le condamné pendant la peine de prison ferme ?
Durant lâincarcĂ©ration, le dĂ©tenu est suivi par le juge de lâapplication des peines (Jap) et par un agent du service pĂ©nitentiaire dâinsertion et de probation (SPIP), appelĂ© conseiller pĂ©nitentiaire dâinsertion et de probation (CPIP).
DÚs son arrivée en prison, le détenu est convoqué par le Jap et rencontre les membres du SPIP.
Le Jap fixe les principales conditions d'exĂ©cution des peines d'emprisonnement, contrĂŽle leur application et veille Ă ce quâelles Ă©voluent en fonction de la situation du dĂ©tenu (par exemple, il peut ordonner un amĂ©nagement de peine durant lâincarcĂ©ration).
Le CPIP accompagne le dĂ©tenu durant toute lâexĂ©cution de sa peine et le prĂ©pare Ă sa sortie de prison. Il intervient dans les domaines suivants :
- Maintien des liens avec lâextĂ©rieur
- Aide dans les démarches administratives (par exemple, trouver un avocat)
- Présentation des demandes d'aménagement de peine au juge de l'application des peines
- Préparation à la sortie de prison (par exemple, rechercher un logement ou un travail)
- Lutte contre la récidive
- AccĂšs Ă la culture (par exemple, il facilite lâaccĂšs Ă des ateliers artistiques ou au cinĂ©ma).
Ă noter
Le dĂ©tenu peut Ă©galement bĂ©nĂ©ficier de lâaide et du soutien dâun visiteur de prison.
Quelles sont les conditions de vie en prison ?
Lâemprisonnement doit ĂȘtre individualisĂ©. Cela signifie que lâadministration pĂ©nitentiaire prend en compte la personnalitĂ© du dĂ©tenu, sa situation financiĂšre, sociale et mĂ©dicale.
Par ailleurs, les conditions de dĂ©tention doivent ĂȘtre réévaluĂ©es au fur et Ă mesure de l'exĂ©cution de la peine, aprĂšs des Ă©valuations rĂ©guliĂšres de la personnalitĂ© et de la situation du dĂ©tenu.
Durant toute lâincarcĂ©ration, le dĂ©tenu bĂ©nĂ©ficie de diffĂ©rents droits (droit au tĂ©lĂ©phone, droit de recevoir des visites, etc.). Il peut Ă©galement demander Ă suivre un enseignement, une formation professionnelle et/ou Ă exercer un emploi.
En revanche, le condamnĂ© doit respecter les rĂšgles de lâĂ©tablissement pĂ©nitentiaire, sous peine de sanctions.
Ă savoir
Le dĂ©tenu qui estime que ses conditions de dĂ©tention sont mauvaises peut adresser un courrier au chef de lâĂ©tablissement pĂ©nitentiaire. Il peut Ă©galement saisir le contrĂŽleur gĂ©nĂ©ral des lieux de privation de libertĂ©.
En principe, lâemprisonnement effectif a lieu dans les 15 jours suivant le moment oĂč la dĂ©cision est devenue dĂ©finitive.
Toutefois, cette sanction peut s'appliquer avant que la décision soit devenue définitive dÚs lors qu'est prononcé :
- Un mandat de dĂ©pĂŽt ou un mandat d'arrĂȘt
- Ou un mandat de dépÎt à effet différé.
-
Lorsquâune juridiction pĂ©nale condamne une personne Ă une peine de prison ferme d'un an minimum, elle peut dĂ©cider que la condamnation sera exĂ©cutĂ©e immĂ©diatement, mĂȘme si elle n'est pas encore dĂ©finitive.
Dans ce cas, la juridiction doit délivrer un mandat de dépÎt à l'audience. La personne condamnée sera alors incarcérée dÚs la fin du procÚs.
Si la personne condamnĂ©e est absente Ă l'audience, la juridiction doit dĂ©livrer un mandat d'arrĂȘt Ă son encontre. Ainsi, les forces de lâordre auront lâobligation de le rechercher en vue de son incarcĂ©ration.
La juridiction doit indiquer les motifs qui justifient le mandat de dĂ©pĂŽt ou le mandat d'arrĂȘt, dans sa dĂ©cision.
Par exemple, la dĂ©cision peut ĂȘtre justifiĂ©e par les circonstances dans lesquelles l'infraction a Ă©tĂ© commise, par la personnalitĂ© du condamnĂ© ou par sa situation matĂ©rielle, familiale et sociale.
-
Lorsque le tribunal correctionnel rend un mandat de dĂ©pĂŽt Ă effet diffĂ©rĂ©, il peut indiquer Ă la personne condamnĂ©e la date Ă laquelle il sera incarcĂ©rĂ©. Sâil ne le fait pas, la personne est convoquĂ©e devant le procureur de la RĂ©publique, dans un dĂ©lai dâun mois suivant lâaudience. Le procureur lâinforme de la date Ă laquelle il entrera en prison.
La personne condamnĂ©e doit se prĂ©senter devant lâĂ©tablissement pĂ©nitentiaire dans lequel il sera incarcĂ©rĂ©, au jour et Ă lâheure fixĂ© par le procureur de la RĂ©publique (ou par le tribunal).
La durĂ©e entre le moment oĂč la personne condamnĂ©e est prĂ©venue de la date et de l'heure de son incarcĂ©ration et le jour de son incarcĂ©ration ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieure Ă 4 mois. La date d'incarcĂ©ration est dĂ©terminĂ©e en tenant compte de la situation personnelle du condamnĂ©, du taux d'occupation de l'Ă©tablissement pĂ©nitentiaire et de son Ă©volution prĂ©visible.
Ă savoir
L'incarcération débute uniquement lorsque la condamnation est devenue exécutoire, sauf lorsque le mandat de dépÎt à effet différé est assorti de l'exécution provisoire.
OĂč se dĂ©roule la peine de prison ferme ?
Le condamnĂ© qui effectue une courte peine est placĂ© dans une maison dâarrĂȘt.
Lorsquâil est condamnĂ© Ă une peine de plus de 2 ans de prison, le condamnĂ© peut ĂȘtre placĂ© dans un centre de dĂ©tention sâil prĂ©sente des garanties de rĂ©insertion sociale. Dans les autres cas (et notamment lorsquâil est lourdement condamnĂ©), il est incarcĂ©rĂ© en maison centrale.
Ă noter
Chaque personne condamnĂ©e peut Ă©galement ĂȘtre emprisonnĂ©e dans un centre pĂ©nitentiaire qui rĂ©unit 2 types de prison diffĂ©rents (maison dâarrĂȘt, centre de dĂ©tention et maison centrale).
Qui suit le condamné pendant la peine de prison ferme ?
Durant lâincarcĂ©ration, le dĂ©tenu est suivi par le juge de lâapplication des peines (Jap) et par un agent du service pĂ©nitentiaire dâinsertion et de probation (SPIP, appelĂ© conseiller pĂ©nitentiaire dâinsertion et de probation (CPIP).
DÚs son arrivée en prison, le détenu est convoqué par le Jap et rencontre les membres du SPIP.
Le Jap fixe les principales conditions d'exĂ©cution des peines d'emprisonnement, contrĂŽle leur application et veille Ă ce quâelles Ă©voluent en fonction de la situation du dĂ©tenu (par exemple, il peut ordonner un amĂ©nagement de peine durant lâincarcĂ©ration).
Le CPIP accompagne le dĂ©tenu durant toute lâexĂ©cution de sa peine et le prĂ©pare Ă sa sortie de prison. Il intervient dans les domaines suivants :
- Maintien des liens avec lâextĂ©rieur
- Aide dans les démarches administratives (par exemple, trouver un avocat)
- Présentation des demandes d'aménagement de peine au juge de l'application des peines
- Préparation à la sortie de prison (par exemple, rechercher un logement ou un travail)
- Lutte contre la récidive
- AccĂšs Ă la culture (par exemple, il facilite lâaccĂšs Ă des ateliers artistiques ou au cinĂ©ma).
Ă noter
Le dĂ©tenu peut Ă©galement bĂ©nĂ©ficier de lâaide et du soutien dâun visiteur de prison.
Quelles sont les conditions de vie en prison ?
Lâemprisonnement doit ĂȘtre individualisĂ©. Cela signifie que lâadministration pĂ©nitentiaire prend en compte la personnalitĂ© du dĂ©tenu, sa situation financiĂšre, sociale et mĂ©dicale.
Par ailleurs, les conditions de dĂ©tention doivent ĂȘtre réévaluĂ©es au fur et Ă mesure de l'exĂ©cution de la peine, aprĂšs des Ă©valuations rĂ©guliĂšres de la personnalitĂ© et de la situation du dĂ©tenu.
Durant toute lâincarcĂ©ration, le dĂ©tenu bĂ©nĂ©ficie de diffĂ©rents droits (droit au tĂ©lĂ©phone, droit de recevoir des visites, etc.). Il peut Ă©galement demander Ă suivre un enseignement, une formation professionnelle et/ou Ă exercer un emploi.
En revanche, le condamnĂ© doit respecter les rĂšgles de lâĂ©tablissement pĂ©nitentiaire, sous peine de sanctions.
Ă savoir
Le dĂ©tenu qui estime que ses conditions de dĂ©tention sont mauvaises peut adresser un courrier au chef de lâĂ©tablissement pĂ©nitentiaire. Il peut Ă©galement saisir le contrĂŽleur gĂ©nĂ©ral des lieux de privation de libertĂ©.
Ă chaque fois que cela semble possible, la personne incarcĂ©rĂ©e doit bĂ©nĂ©ficier dâun retour progressif Ă la libertĂ©.
Le moment auquel le dĂ©tenu peut bĂ©nĂ©ficier dâun amĂ©nagement dĂ©pend de la durĂ©e de la peine de prison prononcĂ©e contre lui :
-
Si le condamnĂ© Ă une peine infĂ©rieure ou Ă©gale Ă 5 ans de prison a effectuĂ© la moitiĂ© de sa peine, le juge de lâapplication des peines (Jap) doit examiner sa situation pour savoir sâil est possible de mettre en place une libĂ©ration sous contrainte.
Il peut également envisager une libération conditionnelle, à la demande du condamné.
Ă savoir
En cas de libĂ©ration sous contrainte, le condamnĂ© est soumis Ă une semi-libertĂ©, Ă un placement Ă lâextĂ©rieur ou Ă une dĂ©tention Ă domicile sous surveillance Ă©lectronique. Il doit Ă©galement respecter certaines obligations (exemple : rĂ©pondre aux convocations du service pĂ©nitentiaire d'insertion et de probation).
Lorsque la partie de la peine restant Ă effectuer est infĂ©rieure Ă 2 ans (et que le condamnĂ© ne bĂ©nĂ©ficie pas dâune libĂ©ration sous contrainte ou dâune libĂ©ration conditionnelle), le Jap doit envisager lâun des amĂ©nagements suivants :
- Semi-liberté
- Placement Ă lâextĂ©rieur
- Détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE).
En savoir plus sur les conditions dâobtention et le dĂ©roulement de la semi-libertĂ©, le placement Ă lâextĂ©rieur et la DDSE
Pour rendre sa dĂ©cision, le Jap se fixe sur lâĂ©volution de la situation matĂ©rielle, familiale et sociale de la personne condamnĂ©e.
LâamĂ©nagement est accordĂ© au condamnĂ© sâil a pour but de permettre lâexercice dâune activitĂ© professionnelle, le suivi dâun stage ou dâune formation professionnelle, une participation Ă la vie familiale ou le suivi dâun traitement mĂ©dical.
Attention :
La semi-libertĂ© et le placement Ă lâextĂ©rieur ne peuvent pas ĂȘtre accordĂ©s Ă lâauteur dâun acte terroriste.
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La situation nâest pas la mĂȘme suivant que la peine de prison ferme a Ă©tĂ© assortie (ou non) dâune pĂ©riode de sĂ»reté :
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Lorsque le condamnĂ© a effectuĂ© la moitiĂ© de sa peine, il peut demander une libĂ©ration conditionnelle sâil remplit les conditions requises.
Ă savoir
La personne condamnée à  la réclusion criminelle à perpétuité peut obtenir une libération conditionnelle lorsqu'elle a effectué 18 ans de prison pour les délinquants primaires et 22 ans de prison pour les délinquants récidivistes.
Par ailleurs, lorsque la partie de la peine restant Ă effectuer est infĂ©rieure Ă 2 ans (et que le condamnĂ© ne bĂ©nĂ©ficie pas dâune libĂ©ration conditionnelle), le juge de lâapplication des peines (Jap) doit envisager lâun des amĂ©nagements suivants :
En savoir plus sur les conditions dâobtention et le dĂ©roulement de la semi-libertĂ©, le placement Ă lâextĂ©rieur et la dĂ©tention Ă domicile sous surveillance Ă©lectronique
Pour rendre sa dĂ©cision, le Jap se fixe sur lâĂ©volution de la situation matĂ©rielle, familiale et sociale de la personne condamnĂ©e.
LâamĂ©nagement est accordĂ© au condamnĂ© sâil a pour but de permettre lâexercice dâune activitĂ© professionnelle, le suivi dâun stage ou dâune formation professionnelle, une participation Ă la vie familiale ou le suivi dâun traitement mĂ©dical.
Attention :
La semi-libertĂ© et le placement Ă lâextĂ©rieur ne peuvent pas ĂȘtre accordĂ©s Ă lâauteur dâun acte terroriste ou dâune infraction relevant de la criminalitĂ© organisĂ©e (exemple : trafic de drogues).
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Si le tribunal a assorti la condamnation d'une période de sûreté, le condamné ne peut pas faire la demande avant la fin de cette période.
Pour les peines temporaires, la période de sûreté peut aller jusqu'à la moitié de la peine prononcée (ou dans les cas les plus graves jusqu'aux 2/3 de la peine).
Pour les peines de rĂ©clusion criminelle Ă perpĂ©tuitĂ©, la pĂ©riode de sĂ»retĂ© est de 22 ans maximum. Cette durĂ©e peut ĂȘtre portĂ©e Ă 30 ans pour les crimes les plus graves (exemple : viol suivi de lâassassinat dâun mineur de moins de 15 ans).
Ă savoir
La pĂ©riode de sĂ»retĂ© peut ĂȘtre rĂ©duite ou annulĂ©e par le tribunal de l'application des peines si le condamnĂ© manifeste de sĂ©rieuses garanties de rĂ©insertion.
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Obligation d'aménagement de la peine inférieure ou égale à 6 mois
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Code pénal : articles 132-25 à 132-26
Conditions d'aménagement de la peine de prison ferme inférieure ou égale à 1 an
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Code de procédure pénale : article 723-1
Possible amĂ©nagement dâune peine de prison ferme infĂ©rieure Ă 2 ans
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Code de procédure pénale : article 747-1
Conversion de la peine de moins de 6 mois par le juge de lâapplication des peines
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Code de procédure pénale : article 464-2
Pouvoir du tribunal correctionnel pour les peines de prison ferme de moins dâ1 an
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Code de procédure pénale : articles 712-1 à 712-3
Suivi du condamnĂ© par le juge de lâapplication des peines
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Code de procédure pénale : articles D50 à D52-1
Conditions de détention
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Période de sûreté
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