Fiche pratique
Enseignement et formation d'un détenu en prison
Vérifié le 01/11/2024 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
- Détenu majeur
- Détenu mineur
Le détenu a droit à l'enseignement de base et à l'enseignement secondaire et supérieur.
Enseignement de base
Une personne dĂ©tenue qui ne sait pas lire, Ă©crire ou calculer couramment doit pouvoir bĂ©nĂ©ficier dâun enseignement adaptĂ©.
Des cours spĂ©ciaux peuvent ĂȘtre organisĂ©s pour les personnes ne parlant ou n'Ă©crivant pas le français qui en font la demande.
Enseignement secondaire et supérieur
Une personne détenue doit pouvoir accéder aux formations de niveau secondaire (collÚge, lycée) ou de l'enseignement supérieur.
Elle peut notamment suivre les cours par correspondance organisés par des associations.
L'inscription à ces cours nécessite l'autorisation du directeur de la prison.
La personne détenue doit faire sa demande d'études auprÚs du service pénitentiaire d'insertion et de probation, via son conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation.
La personne dĂ©tenue peut aussi suivre des cours Ă l'extĂ©rieur, notamment en vue d'une formation professionnelle spĂ©cifique. Dans ce cas-lĂ , une mesure de placement Ă l'extĂ©rieur ou de semi-libertĂ© (le dĂ©tenu est Ă l'extĂ©rieur en journĂ©e, mais revient en prison le soir) peut ĂȘtre envisagĂ©e.
La mesure est accordĂ©e par le juge de lâapplication des peines (JAP). Le JAP compĂ©tent est celui du tribunal judiciaire du lieu de la prison.
OĂč sâadresser ?
Passage des examens
Une personne détenue peut passer les épreuves d'un diplÎme en prison : brevet des collÚges, bac, brevet de technicien supérieur (BTS),...
En cas d'impossibilité de passer les épreuves dans l'établissement pénitentiaire, le candidat détenu peut bénéficier d'une permission de sortie si sa situation pénale le permet.
La mesure est accordĂ©e par le juge de lâapplication des peines (JAP). Le JAP compĂ©tent est celui du tribunal judiciaire du lieu de la prison.
OĂč sâadresser ?
Les diplĂŽmes ne font pas apparaĂźtre l'Ă©tat de dĂ©tention de son titulaire. Le diplĂŽme a la mĂȘme valeur que si le candidat Ă©tait en libertĂ©.
Acquisition de droits Ă la formation
Le fait de travailler en prison peut vous permettre d'acquérir des droits à la formation.
Il faut pour cela que vous ayez travaillé au moins pendant 80 heures au cours d'une année.
Les droits Ă la formation acquis suite au travail en prison seront inscrits dans votre compte d'engagement citoyen.
Vous pourrez utiliser les droits inscrits dans votre compte d'engagement citoyen aprÚs votre détention.
Les personnes détenues peuvent bénéficier des formations professionnelles organisées par les conseils régionaux.
Il faut qu'elles en fassent la demande et qu'elles soient sélectionnées.
Les plans de formations sont Ă©tablis conjointement par la direction de l'Ă©tablissement et le conseil rĂ©gional dont l'Ă©tablissement dĂ©pend. Ces formations peuvent ĂȘtre rĂ©munĂ©rĂ©es.
La personne détenue doit faire sa demande de formation auprÚs du service pénitentiaire d'insertion et de probation, via son conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation.
Depuis le 1er janvier 2020, une formation par l'apprentissage est mise en place de maniÚre expérimentale dans les prisons.
Elle est réservée aux détenus ùgés de 29 ans au plus, dont l'établissement pénitentiaire participe à l'expérimentation.
Les détenus peuvent bénéficier de ce mécanisme pour apprendre un métier en alternance et obtenir une certification.
La participation d'une personne détenue à l'action de formation donne lieu à la signature d'un contrat d'emploi pénitentiaire en apprentissage.
Ce document précise les informations suivantes :
- Qualification professionnelle ou titre à finalité professionnelle préparé
- Période couverte par le contrat d'emploi pénitentiaire en apprentissage
- Conditions de déroulement de l'alternance
- Identité du tuteur de la formation en poste de travail.
L'apprentissage se dĂ©roule dans un centre de formation des apprentis (CFA). Ce centre peut ĂȘtre situĂ© Ă Ă l'intĂ©rieur ou Ă l'extĂ©rieur de la prison.
L'enseignement ou la formation constitue la part la plus importante de l'emploi du temps mineur incarcéré et est donc l'axe prioritaire de la prise en charge du mineur détenu.
Le mineur doit ainsi disposer d'un temps scolaire d'au moins 12 heures par semaine.
Lors de son arrivée en prison, le détenu mineur bénéficie d'un entretien individuel. à cette occasion, son parcours et ses besoins de formation sont déterminés et une offre de formation personnalisée lui est proposée.
Il peut également bénéficier des conseils d'un conseiller d'orientation-psychologue pour préciser son projet de poursuite d'études ou de formation.
Le dĂ©tenu mineur poursuit sa scolaritĂ© Ă l'intĂ©rieur de l'Ă©tablissement pĂ©nitentiaire dans une classe prĂ©vue pour des groupes de 4 Ă 7 mineurs et dirigĂ©e par un enseignant de l'Ăducation nationale.
Il peut aussi suivre des cours Ă l'extĂ©rieur. Dans ce cas-lĂ , une mesure de placement Ă l'extĂ©rieur ou de semi-libertĂ© (le mineur dĂ©tenu est Ă l'extĂ©rieur en journĂ©e, mais revient en prison le soir) peut ĂȘtre envisagĂ©e.
La mesure est accordée par le juge des enfants. Le juge des enfants compétent est celui du tribunal judiciaire du lieu de la prison.
OĂč sâadresser ?
Les parents sont tenus au courant de la scolarité de leur enfant mineur détenu. L'emploi du temps scolaire et le livret d'attestation du parcours scolaire leur sont transmis.
Des réunions leur sont proposées pour évoquer les questions liées à la formation et à l'orientation.
Le détenu mineur peut passer un diplÎme : certificat de formation générale, brevet des collÚges...
Si les épreuves ne peuvent pas se dérouler dans l'établissement, et si sa situation pénale le permet, le mineur peut bénéficier d'une permission de sortie.
La mesure est accordée par le juge des enfants. Le juge des enfants compétent est celui du tribunal judiciaire du lieu de la prison.
OĂč sâadresser ?
Le diplĂŽme ne fait pas apparaĂźtre l'Ă©tat de dĂ©tention de son titulaire. Il a la mĂȘme valeur que si le candidat Ă©tait en libertĂ©.
Depuis le 1er janvier 2020, une formation par l'apprentissage est mise en place de maniÚre expérimentale dans les prisons.
L'apprentissage est ouvert à tous les détenus mineurs dont l'établissement pénitentiaire participe à l'expérimentation.
L'action de formation par l'apprentissage donne lieu à la signature d'un contrat d'emploi pénitentiaire en apprentissage.
Ce document précise les informations suivantes :
- Qualification professionnelle ou titre à finalité professionnelle préparé
- Période couverte par le contrat d'emploi pénitentiaire en apprentissage
- Conditions de déroulement de l'alternance
- Identité du tuteur de la formation en poste de travail.
L'apprentissage se dĂ©roule dans un centre de formation des apprentis (CFA). Ce centre peut ĂȘtre situĂ© Ă Ă l'intĂ©rieur ou Ă l'extĂ©rieur de la prison.
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Code pénitentiaire : articles R413-2 à R413-5
Enseignement
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Apprentissage
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Code de procédure pénale : article D113-63
Formation professionnelle
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Circulaire du 9 mars 2020 sur l'enseignement en milieu pénitentiaire.
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Annexe à la circulaire du 9 mars 2020 sur l'enseignement en milieu pénitentiaire. (pdf - 1.4 MB)
ModÚle de convention entre le ministÚre de l'éducation nationale et le ministÚre de la justice