AccĂšs directs

Consultation du solde de points de permis de conduire

Question-réponse

Qu’est-ce qu’une peine complĂ©mentaire ?

Vérifié le 27/04/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), MinistÚre chargé de la justice

Une peine complĂ©mentaire est une sanction qui vient complĂ©ter la peine principale prononcĂ©e contre l’auteur d’une contravention, d’un dĂ©lit ou d’un crime. En matiĂšres contraventionnelle et correctionnelle, elle peut aussi remplacer la peine principale. Ce type de sanction varie en fonction de la nature et de la gravitĂ© de l'infraction commise. Nous vous prĂ©sentons les informations Ă  connaĂźtre.

En principe, la peine principale pour une contravention est l'amende. Le tribunal de police peut Ă©galement prononcer une peine privative ou restrictive de droits (par exemple, l’immobilisation du vĂ©hicule du condamnĂ© pour une durĂ©e de 6 mois) ou une sanction-rĂ©paration.

Des peines complémentaires peuvent s'ajouter à la sanction principale.

Dans certains cas, le tribunal de police peut décider de remplacer la peine principale par une ou plusieurs peines complémentaires.

Lorsqu’un rĂšglement le prĂ©voit, une contravention peut ĂȘtre sanctionnĂ©e par une ou plusieurs peines complĂ©mentaires. Ces peines peuvent prendre plusieurs formes :

  • Suspension du permis de conduire. Dans certains cas, la personne condamnĂ©e peut conduire pour exercer son activitĂ© professionnelle malgrĂ© la suspension.
  • Interdiction de dĂ©tenir ou de porter une arme soumise Ă  autorisation, pendant 3 ans
  • Confiscation d’une arme
  • Retrait du permis de chasser avec interdiction de demander la dĂ©livrance d’un nouveau permis, pendant 3 ans maximum
  • Confiscation de la chose qui a servi Ă  commettre l’infraction
  • Interdiction de conduire un vĂ©hicule terrestre Ă  moteur (par exemple, une voiture ou une moto)
  • Stage (par exemple, stage de sensibilisation Ă  la sĂ©curitĂ© routiĂšre, aux dangers de l’usage des drogues, Ă  la lutte contre l’achat d’actes sexuels, etc.)
  • Confiscation de l’animal ayant servi Ă  commettre l’infraction ou envers lequel elle a Ă©tĂ© commise
  • Interdiction de dĂ©tenir un animal pour une durĂ©e de 3 ans maximum
  • Retrait du permis « bateau ».

Pour les contraventions de 5e classe, 3 autres peines complĂ©mentaires peuvent ĂȘtre prononcĂ©es : la sanction rĂ©paration, l’interdiction d’émettre des chĂšques pendant 3 ans maximum et le travail d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral pour une durĂ©e de 20 Ă  120 heures.

MĂȘme si ces peines sont prĂ©vues par le rĂšglement, c’est le tribunal de police qui dĂ©cide de prononcer, ou non, une ou plusieurs personnes complĂ©mentaires contre la personne condamnĂ©e.

L'auteur de la contravention qui ne respecte pas la peine complémentaire prononcée contre lui encourt de nouvelles sanctions. Elles diffÚrent en fonction du rÎle que joue la peine complémentaire :

  • Le condamnĂ© qui n'effectue pas les obligations qui lui sont imposĂ©es par la peine complĂ©mentaire encourt une peine de 2 ans de prison et de 30 000 € d’amende.

  • La peine encourue en cas de non-respect de la peine complĂ©mentaire est fixĂ©e lors du procĂšs initial. Cette peine ne peut pas dĂ©passer la peine principale prĂ©vue pour la contravention commise.

La peine principale pour un dĂ©lit peut ĂȘtre l’une des sanctions suivantes :

Des peines complémentaires peuvent s'ajouter à la peine principale.

Dans certains cas, le tribunal correctionnel peut dĂ©cider de remplacer la peine principale par une ou plusieurs peines complĂ©mentaires. Par exemple, en cas de violences, le tribunal correctionnel peut dĂ©cider de remplacer la peine d’emprisonnement par une interdiction d’exercer une activitĂ© professionnelle et par la confiscation de la chose qui a servi Ă  commettre l’infraction.

Lorsque la loi le prĂ©voit, un dĂ©lit peut ĂȘtre sanctionnĂ© par une ou plusieurs peines complĂ©mentaires. Ces peines peuvent prendre plusieurs formes :

  • Une interdiction (par exemple, l’interdiction de dĂ©tenir ou de porter une arme soumise Ă  autorisation)
  • La dĂ©chĂ©ance, l’incapacitĂ© ou le retrait d’un droit (perte du droit de vote, incapacitĂ© de gĂ©rer une sociĂ©tĂ©, suspension du permis de conduire, etc.)
  • Une injonction de soins
  • Une obligation de faire (par exemple, obligation d’avoir un suivi socio-judiciaire)
  • L’immobilisation d’un bien (par exemple, l’immobilisation d’un vĂ©hicule)
  • La confiscation d’un bien
  • La confiscation d’un animal
  • La fermeture d’un Ă©tablissement
  • L’affichage de la dĂ©cision de justice.

Ces peines sont directement liées au délit commis.

Exemple

L’auteur de violences ou de blessures involontaires encourt des peines complĂ©mentaires telles que l’interdiction de porter une arme soumise Ă  autorisation, la suspension du permis de conduire, la confiscation de vĂ©hicules.

L’auteur d’un vol encourt des peines complĂ©mentaires telles que l’interdiction de ses droits civiques, civils et de famille (exemple : droit de vote), l’interdiction de sĂ©jour sur le territoire français, l’interdiction de dĂ©tenir une arme soumise Ă  autorisation.

MĂȘme si ces peines sont prĂ©vues par la loi, c’est le tribunal correctionnel qui dĂ©cide de prononcer, ou non, la ou les peines complĂ©mentaires applicables Ă  la personne condamnĂ©e.

Pour certains dĂ©lits, cette juridiction est dans l’obligation de prononcer certaines peines complĂ©mentaires, sauf si elle rend une dĂ©cision motivĂ©e. Par exemple, sauf dĂ©cision motivĂ©e, la peine d’inĂ©ligibilitĂ© doit obligatoirement ĂȘtre prononcĂ©e pour certaines infractions telles que les violences, la discrimination ou l’escroquerie.

  À savoir

Le tribunal correctionnel qui condamne l’auteur Ă  une peine complĂ©mentaire peut l’assortir d’un sursis simple, sauf s’il a prononcĂ© une confiscation, la fermeture d’un Ă©tablissement ou l’affichage de la dĂ©cision.

En savoir sur les peines complémentaires les plus répandues

L'auteur d'un délit qui ne respecte pas la peine complémentaire prononcée contre lui encourt de nouvelles sanctions. Elles diffÚrent en fonction du rÎle que joue la peine complémentaire :

  • Le condamnĂ© qui n'effectue pas les obligations qui lui sont imposĂ©es par la peine complĂ©mentaire encourt une peine de 2 ans de prison et de 30 000 € d’amende.

  • La peine encourue en cas de non-respect de la peine complĂ©mentaire est fixĂ©e lors du procĂšs initial. Cette peine doit ĂȘtre moins sĂ©vĂšre que la peine principale prĂ©vue pour le dĂ©lit commis et ne peut pas dĂ©passer 2 ans de prison et 30 000 € d'amende.

La peine principale pour un crime est la réclusion criminelle.

La cour d'assises ou la cour criminelle peuvent prononcer une peine complémentaire qui s'ajoute à la peine principale.

 Ă€ noter

La juridiction qui juge l'affaire ne peut pas décider de remplacer la peine principale par une peine complémentaire.

Lorsque la loi le prĂ©voit, un crime peut ĂȘtre sanctionnĂ© par une ou plusieurs peines complĂ©mentaires. Ces peines peuvent prendre plusieurs formes :

  • Une interdiction (par exemple, l’interdiction de dĂ©tenir ou de porter une arme soumise Ă  autorisation)
  • La dĂ©chĂ©ance, l’incapacitĂ© ou le retrait d’un droit (perte du droit de vote, incapacitĂ© de gĂ©rer une sociĂ©tĂ©, suspension du permis de conduire, etc.)
  • Une injonction de soins
  • Une obligation de faire (par exemple, obligation d’avoir un suivi socio-judiciaire)
  • L’immobilisation d’un bien (par exemple, l’immobilisation d’un vĂ©hicule)
  • La confiscation d’un bien
  • La confiscation d’un animal
  • La fermeture d’un Ă©tablissement
  • L’affichage de la dĂ©cision de justice.

Ces peines complémentaires sont directement liées au crime commis.

Exemple

L’auteur prĂ©sumĂ© d’un meurtre ou d’un assassinat encourt des peines complĂ©mentaires telles que l’interdiction d’exercer une activitĂ© commerciale ou industrielle, la confiscation de la chose qui a servi Ă  commettre ce crime, l’interdiction temporaire ou dĂ©finitive de dĂ©tenir un animal, etc.

L’auteur d’un crime de terrorisme encourt des peines complĂ©mentaires telles que l’interdiction de ses droits civiques, civils et de famille pour une durĂ©e de 15 ans, l’interdiction de sĂ©jour pour une durĂ©e de 15 ans, etc.

MĂȘme si ces peines sont prĂ©vues par la loi, c’est la cour d’assises ou la cour criminelle qui fixe la ou les peines complĂ©mentaires applicables Ă  la personne condamnĂ©e.

Dans certains cas, ces juridictions sont dans l’obligation de prononcer certaines peines complĂ©mentaires, sauf dĂ©cision motivĂ©e. Par exemple, la peine d’inĂ©ligibilitĂ© doit ĂȘtre prononcĂ©e pour tous les crimes, sauf dĂ©cision motivĂ©e de la cour d’assises ou de la cour criminelle.

  À savoir

La juridiction qui condamne l’auteur Ă  une peine complĂ©mentaire peut l’assortir d’un sursis simple, sauf s’il a prononcĂ© une confiscation, la fermeture d’un Ă©tablissement ou l’affichage de la dĂ©cision.

L'auteur d'un crime qui ne respecte pas la peine complémentaire prononcée contre lui encourt de nouvelles sanctions. Elles sont fixées de la peine complémentaire prononcée lors du procÚs initial.

Dans la plupart des cas, la peine encourue est Ă©gale Ă  2 ans de prison et 30 000 € d'amende.

Pour en savoir plus