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Fiche pratique

Violences physiques ou psychologiques

Vérifié le 07/08/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Une personne vous a volontairement blessĂ© en vous frappant ou en ayant un comportement agressif et hostile ? Il s'agit de violences. Si vous ĂȘtes victime ou tĂ©moin de tels agissements, vous pouvez faire un signalement aux autoritĂ©s compĂ©tentes. En tant que victime, vous pouvez dĂ©poser plainte et vous constituer partie civile pour obtenir la condamnation de l'auteur des faits et une indemnisation. Nous vous prĂ©sentons les Ă©tapes Ă  suivre.

 Attention :

Si vous ĂȘtes victime de violences conjugales ou de violences sexuelles, des organismes dĂ©diĂ©s peuvent vous Ă©couter et vous venir en aide.

Les violences physiques et psychologiques sont des violences volontaires.

Elles sont punies de la mĂȘme maniĂšre mĂȘme si les consĂ©quences qu'elles entraĂźnent sont distinctes :

  • Les violences physiques entraĂźnent une atteinte Ă  votre intĂ©gritĂ© physique (blessures, handicap, etc.)
  • Les violences psychologiques causent une atteinte Ă  votre intĂ©gritĂ© psychique (choc Ă©motif, perte de confiance en soi, perturbations psychologiques, etc.).

Les violences physiques et psychologiques peuvent notamment prendre la forme de :

  • Coups avec la main, le pied, le poing, un objet
  • Morsure
  • Privation volontaire de soins (particuliĂšrement sur une personne ĂągĂ©e ou sur un mineur)
  • Insultes et humiliations
  • DĂ©nigrement.

Pour que les violences volontaires soient retenues, l'auteur des faits doit avoir l'intention de vous blesser, mĂȘme s'il n'agit pas avec prĂ©mĂ©ditation.

En cas d'urgence, vous pouvez prévenir les secours (Police Secours, Samu, etc.), que vous soyez une personne majeure ou mineure, une victime ou un témoin.

Des particularitĂ©s existent si vous ĂȘtes sourd, malentendant, sourdaveugle, aphasique ou victime de violences par un membre de votre famille (parent, conjoint, enfant, etc.).

  • OĂč s’adresser ?

    Par téléphone

    Composez le 17 en cas d'urgence concernant un accident de la route, un trouble à l'ordre public ou une infraction pénale. Une équipe de policiers ou de gendarmes se rendra sur les lieux.

    Vous pouvez aussi composer le 112. Vous serez alors orienté vers le bon service selon votre cas. Le 112 est utilisable dans tous les pays de l'Union européenne.

    Un appel sur ces numéros est géolocalisé, identifié et priorisé. Il n'apparait pas sur les factures.

    Si la situation ne relÚve pas d'une urgence, composez le numéro de votre commissariat ou de votre brigade de gendarmerie.

      À savoir

    Les services d’urgence utilisent un numĂ©ro unique, le 0 800 112 112, pour rappeler les personnes ayant contactĂ© les secours.

    Ce numéro est gratuit : le fait de décrocher ne vous sera pas facturé, ni surtaxé. Il n'y a aucun risque à répondre à cet appel, ce n'est pas un spam.

    Pour ne pas ĂȘtre surpris s'il s'affiche sur votre Ă©cran de tĂ©lĂ©phone, vous pouvez l'ajouter au rĂ©pertoire de votre smartphone sous l'appellation « Services d'urgence ». Vous saurez ainsi que vous pouvez rĂ©pondre en toute confiance.

    Si vous ĂȘtes victime ou tĂ©moin de faits de violences conjugales, sexuelles ou sexistes, une messagerie instantanĂ©e (chat) vous permet de dialoguer avec un agent de police :

    Service en ligne
    Signaler un viol ou une agression sexuelle

    AccĂ©der au service en ligne  

    MinistÚre chargé de l'intérieur

    À tout moment, l'historique de discussion pourra ĂȘtre effacĂ© de votre ordinateur, tĂ©lĂ©phone portable ou tablette.

  • Si vous ĂȘtes sourd ou malentendant, vous pouvez contacter gratuitement le 114.

    Ce service fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

    Il a pour but de faire intervenir les secours.

    Il est possible de joindre le 114 depuis :

    • Un ordinateur en allant sur www.urgence114.fr
    • Un smartphone avec l'application « urgence 114 » tĂ©lĂ©chargeable sur Apple et Google Play.

    Le 114 est ainsi accessible par visio, tchat, SMS et images.

    Pour pouvoir faire intervenir rapidement les secours, le 114 a besoin de votre nom, de votre adresse précise et du motif de l'appel.

      À savoir

    Les services d’urgence utilisent un numĂ©ro unique, le 0 800 112 112, pour rappeler les personnes ayant contactĂ© les secours.

    Ce numéro est gratuit : le fait de décrocher ne vous sera pas facturé, ni surtaxé. Il n'y a aucun risque à répondre à cet appel, ce n'est pas un spam.

    Pour ne pas ĂȘtre surpris s'il s'affiche sur votre Ă©cran de tĂ©lĂ©phone, vous pouvez l'ajouter au rĂ©pertoire de votre smartphone sous l'appellation « Services d'urgence ». Vous saurez ainsi que vous pouvez rĂ©pondre en toute confiance.

    Si vous ĂȘtes victime ou tĂ©moin de faits de violences conjugales, sexuelles ou sexistes, une messagerie instantanĂ©e (chat) vous permet de dialoguer avec un agent de police :

    Service en ligne
    Signaler un viol ou une agression sexuelle

    AccĂ©der au service en ligne  

    MinistÚre chargé de l'intérieur

    À tout moment, l'historique de discussion pourra ĂȘtre effacĂ© de votre ordinateur, tĂ©lĂ©phone portable ou tablette.

    • OĂč s’adresser ?

      Par téléphone

      Composez le 17 en cas d'urgence concernant un accident de la route, un trouble à l'ordre public ou une infraction pénale. Une équipe de policiers ou de gendarmes se rendra sur les lieux.

      Vous pouvez aussi composer le 112. Vous serez alors orienté vers le bon service selon votre cas. Le 112 est utilisable dans tous les pays de l'Union européenne.

      Un appel sur ces numéros est géolocalisé, identifié et priorisé. Il n'apparait pas sur les factures.

      Si la situation ne relÚve pas d'une urgence, composez le numéro de votre commissariat ou de votre brigade de gendarmerie.

        À savoir

      Les services d’urgence utilisent un numĂ©ro unique, le 0 800 112 112, pour rappeler les personnes ayant contactĂ© les secours.

      Ce numéro est gratuit : le fait de décrocher ne vous sera pas facturé, ni surtaxé. Il n'y a aucun risque à répondre à cet appel, ce n'est pas un spam.

      Pour ne pas ĂȘtre surpris s'il s'affiche sur votre Ă©cran de tĂ©lĂ©phone, vous pouvez l'ajouter au rĂ©pertoire de votre smartphone sous l'appellation « Services d'urgence ». Vous saurez ainsi que vous pouvez rĂ©pondre en toute confiance.

      Si vous ĂȘtes victime ou tĂ©moin de faits de violences conjugales, sexuelles ou sexistes, une messagerie instantanĂ©e (chat) vous permet de dialoguer avec un agent de police :

      Service en ligne
      Signaler un viol ou une agression sexuelle

      AccĂ©der au service en ligne  

      MinistÚre chargé de l'intérieur

      À tout moment, l'historique de discussion pourra ĂȘtre effacĂ© de votre ordinateur, tĂ©lĂ©phone portable ou tablette.

    • Si vous ĂȘtes dans l'incapacitĂ© de parler et donc d'appeler (exemple : vous ĂȘtes victime de violences de la part de votre concubin qui est dans la mĂȘme piĂšce que vous), vous pouvez envoyer un SMS gratuitement au 114.

      Vous communiquerez alors uniquement par écrit avec votre correspondant.

      Ce service fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

      Pour pouvoir faire intervenir rapidement les secours, le 114 a besoin de votre nom, de votre adresse précise et du motif de l'appel.

        À savoir

      Les services d’urgence utilisent un numĂ©ro unique, le 0 800 112 112, pour rappeler les personnes ayant contactĂ© les secours.

      Ce numéro est gratuit : le fait de décrocher ne vous sera pas facturé, ni surtaxé. Il n'y a aucun risque à répondre à cet appel, ce n'est pas un spam.

      Pour ne pas ĂȘtre surpris s'il s'affiche sur votre Ă©cran de tĂ©lĂ©phone, vous pouvez l'ajouter au rĂ©pertoire de votre smartphone sous l'appellation « Services d'urgence ». Vous saurez ainsi que vous pouvez rĂ©pondre en toute confiance.

      Si vous ĂȘtes victime ou tĂ©moin de faits de violences conjugales, sexuelles ou sexistes, une messagerie instantanĂ©e (chat) vous permet de dialoguer avec un agent de police :

      Service en ligne
      Signaler un viol ou une agression sexuelle

      AccĂ©der au service en ligne  

      MinistÚre chargé de l'intérieur

      À tout moment, l'historique de discussion pourra ĂȘtre effacĂ© de votre ordinateur, tĂ©lĂ©phone portable ou tablette.

Les violences physiques et psychologiques peuvent ĂȘtre prouvĂ©es par tout moyen.

Vous pouvez démontrer que vous avez subi des violences en rassemblant plusieurs éléments, dont les suivants :

  • Photographies des blessures, des objets endommagĂ©s, etc.
  • Certificats mĂ©dicaux d'un mĂ©decin, d'un psychologue, etc.
  • Compte-rendu d'une unitĂ© mĂ©dico-judiciaire
  • Échanges avec l'auteur des faits (mail, SMS, etc.)
  • TĂ©moignage d’une personne prĂ©sente lors des faits
  • Enregistrements audios ou vidĂ©os
  • Mains courantes ou plaintes antĂ©rieures.

Toutes ces preuves peuvent vous servir si vous signalez les faits et/ou que vous déposez plainte.

Il est nĂ©cessaire que ces Ă©lĂ©ments soient le plus prĂ©cis possible : ils doivent ĂȘtre datĂ©s.

En tant que victime ou témoin de violences sur un mineur, vous pouvez faire un signalement au service national d'accueil téléphonique de l'enfance en danger (SNATED).

Par ailleurs, si vous ĂȘtes mineur, un service de signalement vous est rĂ©servĂ©. Il permet de dialoguer directement avec un policier ou un gendarme formĂ© pour ce type d’infraction.

Comment signaler des faits de violences sur mineur au SNATED ?

Vous pouvez joindre le SNATED par téléphone, via un tchat ou depuis un formulaire en ligne.

OĂč s’adresser ?

NumĂ©ro d'appel destinĂ© Ă  tout enfant ou adolescent victime de violences ou Ă  toute personne prĂ©occupĂ©e par une situation d'enfant en danger ou en risque de l'ĂȘtre.

Par téléphone

119 (appel gratuit et confidentiel)

24h/24 et 7 jours/7

Un appel sur ce numéro est géolocalisé, identifié et priorisé. Il n'apparait pas sur les factures.

Sur le site www.allo119.gouv.fr

  À savoir

Ce service vous est ouvert quel que soit votre Ăąge.

Votre interlocuteur vous met en contact avec un professionnel de l'enfance. Ce professionnel évalue la situation et vous apporte son aide.

S'il considĂšre que vous (ou la personne pour qui vous faites le signalement) ĂȘtes en danger, le SNATED prĂ©vient la cellule de recueil, d'Ă©valuation et de traitement des informations prĂ©occupantes (CRIP).

Les agents du 119 peuvent prévenir les secours (Police Secours, Samu, etc.). Dans ce cas, la CRIP en est informée.

 Attention :

Si vous ĂȘtes un professionnel contribuant Ă  la protection de l’enfance (professeur, Ă©ducateur, agent de l’aide sociale Ă  l’enfance, pĂ©dopsychiatre, etc.) et que vous ĂȘtes tĂ©moin de violences sur un mineur, vous devez transmettre une information prĂ©occupante Ă  la cellule de recueil, d'Ă©valuation et de traitement des informations prĂ©occupantes (CRIP) ou au procureur de la RĂ©publique.

Quel service est rĂ©servĂ© aux mineurs pour prĂ©venir les forces de l’ordre de faits de violences ?

Si vous ĂȘtes mineur et que vous ĂȘtes victime ou tĂ©moin de violences physiques ou psychologiques, une messagerie instantanĂ©e (tchat) vous permet de signaler ces faits aux autoritĂ©s compĂ©tentes (police ou gendarmerie) :

Service en ligne
Signalement de violences sexuelles, de violences physiques, d’injures, de harcĂšlement ou de maltraitance sur mineur - Service rĂ©servĂ© aux mineurs

AccĂ©der au service en ligne  

MinistÚre chargé de l'intérieur

  À savoir

À tout moment, l'historique de discussion pourra ĂȘtre effacĂ© de votre ordinateur, tĂ©lĂ©phone portable ou tablette.

À la suite de votre signalement, un enquĂȘteur vous contactera et fixera Ă©ventuellement un rendez-vous au cours duquel il pourra vous entendre. Il pourra aussi vous orienter vers un dĂ©pĂŽt de plainte.

  À savoir

Si les faits sont graves et/ou qu’il y a une vĂ©ritable possibilitĂ© qu’ils se reproduisent, une enquĂȘte peut ĂȘtre ouverte sans dĂ©pĂŽt de plainte.

En tant que victime de violences physiques ou psychologiques, vous pouvez déposer plainte contre l'auteur des faits.

Si vous ĂȘtes mineur, vous pouvez faire cette dĂ©marche seul ou Ă©tant accompagnĂ©.

Lors de votre demande, vous pouvez ĂȘtre accompagnĂ© par vos parents, par la personne majeure de votre choix ou par un reprĂ©sentant d'une association d'aide aux victimes.

  À savoir

Au moment du dĂ©pĂŽt de plainte, vous pouvez vous constituer partie civile pour obtenir des dommages et intĂ©rĂȘts. Si vous ĂȘtes mineur, ce sont vos reprĂ©sentants lĂ©gaux ou un administrateur ad hoc qui doivent le faire Ă  votre place. Si vous ne vous ĂȘtes pas constituĂ© partie civile lors de la plainte, vous pouvez le faire tout au long de la procĂ©dure, jusqu'au jour de l'audience.

Pour porter plainte, vous devez vous rendre au commissariat de police ou Ă  la brigade de gendarmerie de votre choix. Vous pouvez Ă©galement adresser un courrier au procureur de la RĂ©publique du lieu oĂč les faits se sont produits.

  À savoir

Votre plainte doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e dans un certain dĂ©lai qui dĂ©pend de votre Ăąge et du type de violences dont vous avez Ă©tĂ© victime.

Vous pouvez vous adresser Ă  un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie de votre choix.

La plainte est transmise au procureur de la République par la police ou la gendarmerie.

Vous pouvez déposer plainte auprÚs du procureur de la République.

Pour cela, vous devez envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction.

Votre courrier doit préciser les éléments suivants :

  • Votre Ă©tat civil et vos coordonnĂ©es complĂštes (adresse et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone)
  • RĂ©cit dĂ©taillĂ© des faits, date et lieu de l'infraction
  • Nom de l'auteur supposĂ© si vous le connaissez (sinon, la plainte sera dĂ©posĂ©e contre X)
  • Nom et adresse des Ă©ventuels tĂ©moins de l'infraction
  • Description et estimation provisoire ou dĂ©finitive du prĂ©judice
  • Vos documents de preuve : certificats mĂ©dicaux, arrĂȘts de travail, photographies, vidĂ©os, factures diverses, constats...

Vous pouvez utiliser le modÚle de courrier suivant :

ModĂšle de document
Porter plainte auprÚs du procureur de la République

AccĂ©der au modĂšle de document  

Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre

Vous pouvez envoyer votre plainte par courrier ou la déposer directement à l'accueil du tribunal.

La présence d'un avocat n'est pas obligatoire pour le dépÎt de plainte et pendant toute la durée de la procédure jusqu'au procÚs devant le tribunal. Toutefois, vous pouvez obtenir l'assistance d'un avocat si vous le souhaitez.

OĂč s’adresser ?

  À savoir

Si vous n'avez pas les ressources financiÚres suffisantes pour régler ce professionnel, vous pouvez éventuellement obtenir l'aide juridictionnelle.

L'auteur des violences peut ĂȘtre condamnĂ© Ă  une peine principale et Ă  des peines complĂ©mentaires. Il peut aussi lui ĂȘtre ordonnĂ© d'indemniser la victime.

Quelles sont les peines encourues par l'auteur des violences ?

Les peines auxquelles l'auteur des faits peut ĂȘtre condamnĂ© ne sont pas les mĂȘmes si la victime est majeure ou mineure :

  • Peines principales

    La gravité des sanctions dépend de l'importance des blessures que vous avez subies :

    Peines encourues en fonction du préjudice subi

    Dommage subi par la victime

    Peine encourue

    Aucune lésion ou blessure

    750 € d'amende

    Incapacité totale de travail (ITT) d'une durée inférieure ou égale à 8 jours

    1 500 € d'amende (3 000 € en cas de rĂ©cidive)

    ITT de plus de 8 jours

    3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende

    Mutilation ou infirmité permanente

    10 ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende

    Mort (l'auteur des coups n'a pas eu l'intention de tuer)

    15 ans de réclusion criminelle

      À savoir

    Lorsque l'auteur des violences a une intention de tuer, ces faits peuvent ĂȘtre qualifiĂ©s de meurtre, d'assassinat, de tentative de meurtre ou d'assassinat.

    Les peines encourues sont plus élevées notamment lorsque les violences ont été commises :

    • Sur une personne d'une particuliĂšre vulnĂ©rabilitĂ© en raison de son Ăąge, d'une maladie, d'un handicap physique ou psychologique, d'un Ă©tat de grossesse, etc.
    • Sur un ascendant (pĂšre, mĂšre, etc.)
    • Sur un magistrat, un jurĂ©, un avocat, un notaire, un policier, un gendarme, etc.
    • Sur un enseignant ou tout membre des personnels travaillant dans les Ă©tablissements d'enseignement scolaire
    • Sur un conjoint, un partenaire de Pacs ou un concubin
    • Sur son enfant
    • Sur un tĂ©moin, une victime ou une partie civile
    • Pour un motif discriminatoire (sexe, orientation sexuelle, appartenance Ă  une nation ou Ă  une religion, etc.)
    • Avec l'usage ou la menace d'une arme
    • Avec prĂ©mĂ©ditation ou guet-apens
    • Par une personne en Ă©tat d'Ă©briĂ©tĂ© ou sous l'emprise de drogues.

    Dans ces circonstances, l'auteur des violences encourt une peine allant de 3 d'emprisonnement et 45 000 € Ă  20 ans de rĂ©clusion criminelle.

    Peines complémentaires

    En plus de la peine principale, l'auteur des faits encourt des peines complémentaires. Il peut notamment s'agir des sanctions suivantes :

    • Interdiction d'exercer l'activitĂ© professionnelle Ă  l'occasion de laquelle l'infraction a Ă©tĂ© commise
    • Interdiction de dĂ©tenir ou de porter une arme, pour une durĂ©e de 5 ans ou plus
    • Confiscation de l'objet qui a servi Ă  commettre l'infraction
    • Confiscation de l'animal qui a servi Ă  commettre l'infraction.

     Ă€ noter

    D'autres peines complémentaires sont encourues en cas de violences conjugales ou de violences sexuelles.

  • En fonction de l’ñge du mineur victime, les peines encourues sont diffĂ©rentes :

    • Peines principales

      La gravité de la sanction pénale dépend du type de préjudice que vous avez subi.

      Peines encourues en fonction du préjudice subi

      Préjudices subis

      Violences par un tiers

      Violences par un parent ou une personne ayant autorité sur vous

      Violences habituelles

      Incapacité de travail inférieure (ITT) inférieure ou égale à 8 jours

      3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende

      5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende

      Jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende

      ITT supérieure à 8 jours

      5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende

      10 ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende

      Jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende

      Mutilation ou infirmité permanente

      15 ans de réclusion criminelle

      20 ans de réclusion criminelle

      Jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle

      Mort sans intention de la donner

      20 ans de réclusion criminelle

      30 ans de réclusion criminelle

      Jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle

        À savoir

      Ces peines peuvent ĂȘtre plus Ă©levĂ©es lorsque les violences ont Ă©tĂ© commises avec une ou plusieurs autres circonstances aggravantes (exemple : violences commises sur un mineur de moins de 15 ans, par une personne en Ă©tat d'ivresse).

      Peines complémentaires

      Les personnes reconnues coupables de ces infractions peuvent aussi encourir des peines complémentaires (par exemple : retrait de l'autorité parentale).

    • Peines principales

      La gravité de la sanction pénale dépend du type de préjudice que vous avez subi.

      Peines encourues en fonction des circonstances dans lesquelles les violences ont été commises

      Préjudices subis

      Violences par un tiers

      Violences par un parent ou une personne ayant autorité vous

      Violences habituelles

      Incapacité de travail inférieure (ITT) inférieure à 8 jours

      750 € d'amende

      3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d’amende

      Jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d’amende

      ITT supérieure à 8 jours

      3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d’amende

      5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d’amende

      Jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et 150 000 € d’amende

      Mutilation ou infirmité permanente

      10 ans d'emprisonnement et 150 000 € d’amende

      15 ans de réclusion criminelle

      Jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle

      Mort sans intention de la donner

      15 ans de réclusion criminelle

      20 ans de réclusion criminelle

      Jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle

      Peines complémentaires

      Les personnes reconnues coupables de ces infractions peuvent aussi encourir des peines complémentaires (par exemple : retrait de l'autorité parentale).

Comment se passe l'indemnisation des victimes par l'auteur des violences ?

Vous pouvez obtenir une indemnisation de la part de l'auteur des faits si vous vous ĂȘtes constituĂ© partie civile.

Rappel

Rappel

Si vous ĂȘtes mineur, vous ne pouvez pas vous constituer partie civile seul. Ce sont vos reprĂ©sentants lĂ©gaux ou un administrateur ad hoc qui doivent le faire Ă  votre place.

Si le tribunal condamne l'auteur des violences au versement de dommages et intĂ©rĂȘts, il doit vous indemniser dans les conditions prĂ©vues par le jugement.

S'il ne peut pas vous indemniser complÚtement, vous avez la possibilité de saisir la commission d'indemnisation des victimes d'infractions (Civi).

S'il refuse de vous indemniser, vous pouvez faire une demande auprĂšs du Service d'aide au recouvrement des victimes d'infractions (Sarvi).

Pour en savoir plus