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Fiche pratique

Discrimination

Vérifié le 10/03/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Vous avez subi une diffĂ©rence de traitement en raison de vos origines, de votre sexe ou d’un handicap ? Il s’agit d’une discrimination. Ce dĂ©lit est reconnu qu’il soit commis par un particulier (personne physique ou morale), par un agent dĂ©positaire de l'autoritĂ© publique ou par une personne chargĂ©e d'une mission de service public. Des dispositifs vous permettent de signaler ces faits et de faire en sorte que leur auteur soit puni. Nous vous prĂ©sentons les informations Ă  connaĂźtre.

Si vous ĂȘtes victime ou tĂ©moin d’une discrimination, vous pouvez signaler ces faits. PrĂ©alablement, il est conseillĂ© de rĂ©unir un maximum de preuves permettant de dĂ©montrer cette infraction.

  À savoir

Il existe des dispositifs spécifiques pour signaler une discrimination commise au travail.

Par ailleurs, au sein de l’enseignement supĂ©rieur, tout Ă©tablissement public doit mettre en place un dispositif permettant de signaler une discrimination.

En savoir plus sur le signalement d’une discrimination commise Ă  l’universitĂ© ou au sein d’une Ă©cole supĂ©rieure publique

Quels éléments permettent de démontrer une discrimination ?

Vous pouvez prouver une discrimination notamment en utilisant les éléments suivants :

  • IdentitĂ© et coordonnĂ©es de l'auteur des faits (nom, prĂ©nom, adresse mail, numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone, etc.)
  • Captures d'Ă©cran (SMS, images envoyĂ©es par messages, etc.)
  • Copie de mails
  • Enregistrements audios ou vidĂ©os
  • RĂ©sultat d'un testing
  • Attestation de tĂ©moins (avec leur identitĂ© complĂšte)
  • Certificat mĂ©dical.

Tous ces documents doivent ĂȘtre datĂ©s.

Ces preuves sont indispensables si vous signalez les faits ou si vous déposez plainte.

Comment signaler une discrimination aux forces de l’ordre ?

En tant que victime ou témoin d'une discrimination, vous pouvez alerter la police ou la gendarmerie par messagerie instantanée. Ce tchat permet de dialoguer avec un policier ou un gendarme formé pour ce type d'infraction.

Service en ligne
Signaler un cas de discrimination aux forces de l’ordre

AccĂ©der au service en ligne  

MinistÚre chargé de la justice

  À savoir

À tout moment, l'historique de discussion peut ĂȘtre effacĂ©.

En tant que victime, vous pouvez contacter une association de lutte contre les discriminations. Cette association peut vous aider dans vos démarches, notamment auprÚs du Défenseur des droits (par exemple, l'association peut se joindre à vous lorsque vous saisissez le Défenseur des droits).

Certaines associations peuvent se constituer partie civile à votre place, à condition que vous leur ayez donné votre accord. Cette constitution de partie civile a pour objectif de défendre vos droits pour que vous soyez indemnisé.

Les associations rĂ©guliĂšrement dĂ©clarĂ©es depuis plus de 5 ans peuvent se constituer partie civile lorsqu’elles poursuivent un objectif prĂ©cis :

  • Elles combattent le racisme ou assistent les victimes de discrimination fondĂ©e sur leur origine nationale, ethnique, raciale ou religieuse
  • Elles combattent les discriminations fondĂ©es sur le sexe, sur les mƓurs, sur l'orientation sexuelle ou sur l'identitĂ© de genre
  • Elles ont pour objet de dĂ©fendre ou d'assister les personnes malades, handicapĂ©es ou ĂągĂ©es.

Si vous ĂȘtes victime ou tĂ©moin d'une discrimination, vous pouvez saisir gratuitement le DĂ©fenseur des droits par tĂ©lĂ©phone ou en ligne.

  • Vous pouvez contacter le DĂ©fenseur des droits au 3928 du lundi au samedi, de 9h30 Ă  19 heures (hors jours fĂ©riĂ©s).

  • Vous pouvez contacter les juristes du DĂ©fenseur des droits par messagerie instantanĂ©e (tchat) :

    Service en ligne
    Saisir le DĂ©fenseur des droits d’un cas de discrimination par messagerie instantanĂ©e

    AccĂ©der au service en ligne  

    Défenseur des droits

    Un accÚs est prévu pour les personnes sourdes ou malentendantes :

    Service en ligne
    Signaler une discrimination au Défenseur des droits (dispositif spécifique pour les personnes sourdes ou malentendantes)

    AccĂ©der au service en ligne  

    Défenseur des droits

La saisine du Défenseur des droit peut aboutir à 3 solutions :

  • Une mĂ©diation : dĂ©signĂ© par le DĂ©fenseur des droits, le mĂ©diateur entend les personnes concernĂ©es. La mĂ©diation ne peut pas excĂ©der 3 mois, renouvelable 1 fois.
  • Une transaction : le DĂ©fenseur des droits propose Ă  l'auteur des faits une ou plusieurs sanctions (versement d'une amende, indemnisation de la victime, publicitĂ© des faits). En cas d'accord, la transaction doit ĂȘtre validĂ©e par le procureur de la RĂ©publique.
  • Une action en justice : si le DĂ©fenseur des droits a connaissance de faits de nature Ă  constituer une infraction ou si l'auteur refuse la transaction, le DĂ©fenseur des droits saisit le procureur de la RĂ©publique.

  À savoir

Si vous saisissez le Défenseur des droits, vous pouvez également déposer plainte dans un délai de 6 ans à compter des faits. Ainsi, le Défenseur des droits pourra intervenir devant les juridictions pénales pour présenter son analyse du dossier.

Si vous ĂȘtes victime de discrimination, vous pouvez dĂ©poser plainte contre l'auteur des faits.

Si l'auteur des faits représente une personne morale (exemple : un gérant de boßte de nuit), vous pouvez également la mettre en cause.

Le délai pour porter plainte est de 6 ans à compter des faits.

La plainte peut ĂȘtre dĂ©posĂ©e auprĂšs du commissariat de police ou de la brigade de gendarmerie de votre choix. Elle peut aussi ĂȘtre adressĂ©e par courrier au procureur de la RĂ©publique.

 Ă€ noter

DĂšs le dĂ©pĂŽt de plainte, vous pouvez faire appel Ă  un avocat. Si vos revenus ne vous permettent pas de rĂ©gler ses honoraires, vous pouvez Ă©ventuellement demander l’aide juridictionnelle.

Pour déposer plainte, vous devez vous rendre au commissariat de police ou à la gendarmerie de votre choix.

Les services de police ou de gendarmerie sont obligĂ©s d'enregistrer votre plainte si vous ĂȘtes victime d'une infraction.

C'est le procureur de la RĂ©publique qui dĂ©cide de la suite Ă  donner Ă  la plainte (enquĂȘte, classement sans suite...).

Vous pouvez déposer plainte auprÚs du procureur de la République.

Pour cela, vous devez envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction.

Votre courrier doit préciser les éléments suivants :

  • Votre Ă©tat civil et vos coordonnĂ©es complĂštes (adresse et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone)
  • RĂ©cit dĂ©taillĂ© des faits, date et lieu de l'infraction
  • Nom de l'auteur supposĂ© si vous le connaissez (sinon, la plainte sera dĂ©posĂ©e contre X)
  • Nom et adresse des Ă©ventuels tĂ©moins de l'infraction
  • Description et estimation provisoire ou dĂ©finitive du prĂ©judice
  • Vos documents de preuve : certificats mĂ©dicaux, arrĂȘts de travail, photographies, vidĂ©os, factures diverses, constats...

Vous pouvez utiliser le modÚle de courrier suivant :

ModĂšle de document
Porter plainte auprÚs du procureur de la République

AccĂ©der au modĂšle de document  

Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre

Vous pouvez envoyer votre plainte par courrier ou la déposer directement à l'accueil du tribunal.

  À savoir

En cas de discrimination au travail, vous pouvez Ă©galement saisir le conseil des prud’hommes pour obtenir rĂ©paration de votre prĂ©judice (exemple : la rĂ©intĂ©gration dans votre emploi).

Par principe, seul l'auteur des faits peut ĂȘtre jugĂ© et condamnĂ© par le tribunal correctionnel.

NĂ©anmoins, si le reprĂ©sentant d'une personne morale commet une discrimination, la responsabilitĂ© pĂ©nale de la personne morale peut ĂȘtre engagĂ©e.

Exemple

Le gĂ©rant d'une boĂźte de nuit commet une discrimination. Dans ce cas, il est possible d'engager la responsabilitĂ© pĂ©nale de la boĂźte de nuit. Ainsi, elle pourra ĂȘtre condamnĂ©e Ă  payer une amende. La dĂ©cision de justice pourra ĂȘtre publiĂ©e dans la presse.

Les personnes physiques risquent des peines différentes de celles encourues par les personnes morales.

Des peines de prison et d’amende sont prĂ©vues pour les auteurs d’une discrimination. Ces sanctions sont alourdies lorsque la discrimination est commise dans un lieu accueillant du public (exemple : un restaurant) ou dans le but d'empĂȘcher l'accĂšs Ă  un tel lieu.

  • L'auteur d'une discrimination risque une peine pouvant aller jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende.

    Il peut Ă©galement ĂȘtre condamnĂ© Ă  une peine complĂ©mentaire (exemple : diffusion de la condamnation prononcĂ©e contre lui).

  • Si la discrimination est commise dans un lieu accueillant du public ou pour empĂȘcher l'accĂšs Ă  un tel lieu, l'auteur encourt une peine de 5 ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende.

    Il peut Ă©galement ĂȘtre condamnĂ© Ă  une peine complĂ©mentaire (exemple : diffusion de la condamnation prononcĂ©e contre lui, fermeture provisoire ou dĂ©finitive de l’un de ses Ă©tablissements).

Des peines de prison et d’amende sont prĂ©vues pour les auteurs d’une discrimination. Ces sanctions sont alourdies lorsque la discrimination est commise dans un lieu accueillant du public (exemple : un restaurant) ou dans le but d'empĂȘcher l'accĂšs Ă  un tel lieu.

  • La personne morale encourt une amende Ă©gale Ă  225 000 €.

    Elle risque également des peines complémentaires, notamment la publication de la décision de justice dans la presse écrite.

  • Si la discrimination est commise dans un lieu accueillant du public ou pour empĂȘcher l'accĂšs Ă  un tel lieu, la personne morale encourt une amende dont le montant s'Ă©lĂšve Ă  375 000 €.

    Elle risque également des peines complémentaires, notamment la publication de la décision de justice dans la presse écrite.

La discrimination peut viser une personne physique ou une personne morale. Cette infraction se manifeste lorsqu'un agent dépositaire de l'autorité publique (exemple : un policier) ou une personne chargée d'une mission de service public (exemple : un chauffeur de bus) s'appuie sur un critÚre discriminatoire pour :

  • Refuser le bĂ©nĂ©fice d'un droit accordĂ© par la loi. Par exemple, un agent de prĂ©fecture refuse de remettre un titre de sĂ©jour Ă  une personne alors que la loi l'autorise Ă  en bĂ©nĂ©ficier
  • Ou freiner l'exercice normal d'une activitĂ© Ă©conomique (activitĂ© industrielle et/ou commerciale). Par exemple, une administration refuse l’accĂšs d’une entreprise Ă  un appel d’offres pour un marchĂ© public sous prĂ©texte que son dirigeant est d’origine Ă©trangĂšre.

La discrimination peut ĂȘtre directe ou indirecte :

  • La discrimination est directe lorsqu'elle est nettement visible. L'auteur des faits a conscience qu'il prend une dĂ©cision en fonction d'un critĂšre interdit par la loi et il l'affiche ouvertement
  • La discrimination est indirecte lorsque l'auteur prend intentionnellement une dĂ©cision qui paraĂźt neutre mais qui, finalement, dĂ©savantage certaines personnes par rapport Ă  d'autres. Par exemple, un commandant rĂ©dige une note de service selon laquelle seuls les candidats d'une certaine commune peuvent postuler Ă  un poste de sapeur-pompier. Dans ce cas, il y a une discrimination indirecte fondĂ©e sur le lieu de rĂ©sidence.

La discrimination est retenue si l'agent dépositaire de l'autorité public ou chargé d'une mission de service public prend sa décision en se fondant intentionnellement sur l'un des critÚres suivants :

  • Origine
  • Sexe
  • Situation de famille
  • Grossesse
  • Apparence physique
  • VulnĂ©rabilitĂ© particuliĂšre liĂ©e Ă  la situation Ă©conomique
  • Nom
  • Lieu de rĂ©sidence
  • État de santĂ©
  • Perte d'autonomie
  • Handicap
  • CaractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques
  • MƓurs
  • Orientation sexuelle
  • IdentitĂ© de genre
  • Âge
  • Opinions politiques
  • ActivitĂ©s syndicales
  • QualitĂ© de lanceur d'alerte
  • QualitĂ© de facilitateur de lanceur d'alerte ou de personne en lien avec un lanceur d'alerte
  • Langue parlĂ©e (capacitĂ© Ă  s'exprimer dans une langue autre que le français)
  • Ethnie
  • Nation
  • Race prĂ©tendue
  • Religion 

Si vous ĂȘtes victime ou tĂ©moin d’une discrimination, vous pouvez signaler ces faits. PrĂ©alablement, il est conseillĂ© de rĂ©unir un maximum de preuves permettant de dĂ©montrer cette infraction.

Quels éléments permettent de démontrer une discrimination ?

Vous pouvez prouver une discrimination notamment en utilisant les éléments suivants :

  • IdentitĂ© et coordonnĂ©es de l'auteur des faits (nom, prĂ©nom, adresse mail, numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone, etc.)
  • Captures d'Ă©cran (SMS, images envoyĂ©es par messages, etc.)
  • Copie de mails
  • Enregistrements audios ou vidĂ©os
  • RĂ©sultat d'un testing
  • Attestation de tĂ©moins (avec leur identitĂ© complĂšte)
  • Certificat mĂ©dical.

Tous ces documents doivent ĂȘtre datĂ©s.

Ces preuves sont indispensables si vous signalez les faits ou si vous déposez plainte.

Comment signaler un acte de discrimination aux autorités compétentes ?

Les dispositifs pour signaler une discrimination diffùrent en fonction de l’auteur de cette infraction.

En tant que victime ou témoin d'une discrimination, vous pouvez alerter la police ou la gendarmerie par messagerie instantanée. Ce tchat permet de dialoguer avec un policier ou un gendarme formé pour ce type d'infraction.

À tout moment, l'historique de discussion peut ĂȘtre effacĂ©.

Service en ligne
Signaler un cas de discrimination aux forces de l’ordre

AccĂ©der au service en ligne  

MinistÚre chargé de la justice

  À savoir

Certains organismes publics mettent en place des mĂ©canismes particuliers permettant aux victimes ou aux tĂ©moins d’une discrimination de signaler ces faits. Par exemple, la SNCF a créé une plateforme d’alerte permettant de signaler un cas de discrimination.

Si vous ĂȘtes victime ou tĂ©moin d’une discrimination commise par un policier, vous pouvez faire un signalement Ă  l’Inspection gĂ©nĂ©rale de la police nationale (IGPN) :

Service en ligne
Signaler le comportement d’un agent Ă  l’Inspection gĂ©nĂ©rale de la police nationale (IGPN)

AccĂ©der au service en ligne  

MinistÚre chargé de l'intérieur

Si l’auteur de la discrimination est un gendarme, vous pouvez faire un signalement Ă  l’Inspection gĂ©nĂ©rale de la gendarmerie nationale (IGGN) :

Service en ligne
Signaler le comportement d’un agent Ă  l’Inspection gĂ©nĂ©rale de la gendarmerie nationale (IGGN)

AccĂ©der au service en ligne  

MinistÚre chargé de l'intérieur

Votre signalement est Ă©tudiĂ© par un service de l’IGPN ou de l’IGGN. Si ce service constate qu’une discrimination a Ă©tĂ© commise, il peut transmettre votre signalement au procureur de la RĂ©publique.

En tant que victime, vous pouvez contacter une association de lutte contre les discriminations. Cette association peut vous aider dans vos démarches, notamment auprÚs du Défenseur des droits (par exemple, l'association peut se joindre à vous lorsque vous saisissez le Défenseur des droits).

Certaines associations peuvent se constituer partie civile à votre place, à condition que vous leur ayez donné votre accord. Cette constitution de partie civile a pour objectif de défendre vos droits pour que vous soyez indemnisé.

Les associations rĂ©guliĂšrement dĂ©clarĂ©es depuis plus de 5 ans peuvent se constituer partie civile lorsqu’elles poursuivent un objectif prĂ©cis :

  • Elles combattent le racisme ou assistent les victimes de discrimination fondĂ©e sur leur origine nationale, ethnique, raciale ou religieuse
  • Elles combattent les discriminations fondĂ©es sur le sexe, sur les mƓurs, sur l'orientation sexuelle ou sur l'identitĂ© de genre
  • Elles ont pour objet de dĂ©fendre ou d'assister les personnes malades, handicapĂ©es ou ĂągĂ©es.

Si vous ĂȘtes victime ou tĂ©moin d'une discrimination, vous pouvez saisir gratuitement le DĂ©fenseur des droits par tĂ©lĂ©phone ou en ligne.

  • Vous pouvez contacter le DĂ©fenseur des droits au 3928 du lundi au samedi, de 9h30 Ă  19 heures (hors jours fĂ©riĂ©s).

  • Vous pouvez contacter les juristes du DĂ©fenseur des droits par messagerie instantanĂ©e (tchat) :

    Service en ligne
    Saisir le DĂ©fenseur des droits d’un cas de discrimination par messagerie instantanĂ©e

    AccĂ©der au service en ligne  

    Défenseur des droits

    Un accÚs est prévu pour les personnes sourdes ou malentendantes :

    Service en ligne
    Signaler une discrimination au Défenseur des droits (dispositif spécifique pour les personnes sourdes ou malentendantes)

    AccĂ©der au service en ligne  

    Défenseur des droits

La saisine du Défenseur des droit peut aboutir à 3 solutions :

  • Une mĂ©diation : dĂ©signĂ© par le DĂ©fenseur des droits, le mĂ©diateur entend les personnes concernĂ©es. La mĂ©diation ne peut pas excĂ©der 3 mois, renouvelable 1 fois.
  • Une transaction : le DĂ©fenseur des droits propose Ă  l'auteur des faits une ou plusieurs sanctions (versement d'une amende, indemnisation de la victime, publicitĂ© des faits). En cas d'accord, la transaction doit ĂȘtre validĂ©e par le procureur de la RĂ©publique.
  • Une action en justice : si le DĂ©fenseur des droits a connaissance de faits de nature Ă  constituer une infraction ou si l'auteur refuse la transaction, le DĂ©fenseur des droits saisit le procureur de la RĂ©publique.

  À savoir

Si vous saisissez le Défenseur des droits, vous pouvez également déposer plainte dans un délai de 6 ans à compter des faits. Ainsi, le Défenseur des droits pourra intervenir devant les juridictions pénales pour présenter son analyse du dossier.

Si vous ĂȘtes victime de discrimination, vous pouvez dĂ©poser plainte contre l'auteur des faits.

Le délai pour porter plainte est de 6 ans à compter des faits.

La plainte peut ĂȘtre dĂ©posĂ©e auprĂšs du commissariat de police ou de la brigade de gendarmerie de votre choix. Elle peut aussi ĂȘtre adressĂ©e par courrier au procureur de la RĂ©publique.

 Ă€ noter

DĂšs le dĂ©pĂŽt de plainte, vous pouvez faire appel Ă  un avocat. Si vos revenus ne vous permettent pas de rĂ©gler ses honoraires, vous pouvez Ă©ventuellement demander l’aide juridictionnelle.

Pour déposer plainte, vous devez vous rendre au commissariat de police ou à la gendarmerie de votre choix.

Les services de police ou de gendarmerie sont obligĂ©s d'enregistrer votre plainte si vous ĂȘtes victime d'une infraction.

C'est le procureur de la RĂ©publique qui dĂ©cide de la suite Ă  donner Ă  la plainte (enquĂȘte, classement sans suite...).

Vous pouvez déposer plainte auprÚs du procureur de la République.

Pour cela, vous devez envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction.

Votre courrier doit préciser les éléments suivants :

  • Votre Ă©tat civil et vos coordonnĂ©es complĂštes (adresse et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone)
  • RĂ©cit dĂ©taillĂ© des faits, date et lieu de l'infraction
  • Nom de l'auteur supposĂ© si vous le connaissez (sinon, la plainte sera dĂ©posĂ©e contre X)
  • Nom et adresse des Ă©ventuels tĂ©moins de l'infraction
  • Description et estimation provisoire ou dĂ©finitive du prĂ©judice
  • Vos documents de preuve : certificats mĂ©dicaux, arrĂȘts de travail, photographies, vidĂ©os, factures diverses, constats...

Vous pouvez utiliser le modÚle de courrier suivant :

ModĂšle de document
Porter plainte auprÚs du procureur de la République

AccĂ©der au modĂšle de document  

Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre

Vous pouvez envoyer votre plainte par courrier ou la déposer directement à l'accueil du tribunal.

  À savoir

En cas de discrimination au travail, vous pouvez Ă©galement saisir le tribunal administratif pour obtenir rĂ©paration de votre prĂ©judice (exemple : une indemnisation de la part de l’administration employeuse).

L'agent dépositaire de l'autorité publique ou chargé d'une mission de service public qui commet une discrimination encourt des sanctions disciplinaires et des sanctions pénales.

 Ă€ noter

Si les faits ont Ă©tĂ© commis par un agent dĂ©positaire de l'autoritĂ© publique ou chargĂ© d'une mission de service public, il est impossible de dĂ©poser plainte contre l'administration qui l'emploie. Seul l'agent qui a commis une discrimination dans l'exercice de ses fonctions ou de sa mission peut ĂȘtre reconnu pĂ©nalement responsable.

  • Toute discrimination commise par un agent public dans l'exercice ou Ă  l'occasion de l'exercice de ses fonctions l'expose Ă  une sanction disciplinaire.

  • L'agent public qui commet une discrimination dans le cadre de ses fonctions ou de sa mission encourt une peine de :

    • 5 ans de prison
    • Et 75 000 € d'amende.

    Il risque également des peines complémentaires telles que l'interdiction d'exercer l'activité professionnelle au cours de laquelle il a commis une discrimination.

Pour en savoir plus