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Fiche pratique

Réductions de peines

Vérifié le 19/08/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Vous avez été condamné à une peine privative de liberté pour avoir commis une infraction ? Quelle que soit la date à laquelle votre condamnation est devenue définitive, vous pouvez bénéficier de réductions de peine. Ainsi, la durée de la peine que vous effectuerez réellement sera réduite par rapport à celle prononcée par le juge pénal. Nous vous présentons les informations à connaßtre.

Une rĂ©duction de peine peut vous ĂȘtre accordĂ©e si vous ĂȘtes dĂ©finitivement condamnĂ© Ă  une peine privative de libertĂ© que vous exĂ©cutez en France.

Par ailleurs, il est nécessaire que vous fassiez preuve d'une bonne conduite au cours de votre privation de liberté. Votre bonne conduite peut se traduire par :

Vous devez aussi avoir fait des efforts sérieux de réinsertion. Ces efforts peuvent se manifester par :

  • Le suivi d'une formation scolaire, universitaire ou professionnelle
  • L'apprentissage de la lecture, de l'Ă©criture et du calcul en prison
  • La participation aux activitĂ©s culturelles et sportives prĂ©vues par l'Ă©tablissement pĂ©nitentiaire
  • La signature d'un contrat de travail
  • Le suivi d'une thĂ©rapie pour Ă©viter les risques de rĂ©cidive
  • L’investissement dans un programme proposĂ© par le service pĂ©nitentiaire d’insertion et de probation
  • L'indemnisation de la victime de l'infraction pour laquelle vous avez Ă©tĂ© condamnĂ©.

Vous (ou votre avocat) avez la possibilitĂ© de solliciter une rĂ©duction de peine en dĂ©posant une requĂȘte au greffe du juge de l'application des peines.

Votre demande doit ĂȘtre accompagnĂ©e de tous les Ă©lĂ©ments permettant de dĂ©montrer que vous vous ĂȘtes bien conduit au cours de votre privation de libertĂ© et que vous avez fait des efforts sĂ©rieux de rĂ©insertion. Il peut notamment s'agir des documents suivants :

  • Rapport du service pĂ©nitentiaire d'insertion et de probation de l'Ă©tablissement pĂ©nitentiaire dont vous dĂ©pendez
  • Contrat de travail
  • Justificatif de suivi d'une formation scolaire, universitaire ou professionnelle
  • DiplĂŽme obtenu en prison
  • Attestation mĂ©dicale qui prouve que vous suivez une thĂ©rapie
  • Preuve d'indemnisation de la victime.

Votre demande doit également comporter votre signature et/ou celle de votre avocat.

Elle doit ĂȘtre transmise au Jap compĂ©tent pour le lieu dans lequel vous exĂ©cutez votre peine privative de libertĂ© . Elle peut ĂȘtre remise en main propre ou ĂȘtre envoyĂ©e par lettre RAR.

  À savoir

Si vous ĂȘtes incarcĂ©rĂ©, vous pouvez Ă©galement remettre une dĂ©claration au chef de l'Ă©tablissement pĂ©nitentiaire dans lequel vous vous trouvez. Dans ce cas, votre demande sera immĂ©diatement transmise au Jap.

Si ces rÚgles sont respectées, le Jap examine votre situation et sollicite l'avis de la commission de l'application des peines. Puis, il rend une décision motivée.

Si vous n'ĂȘtes pas satisfait de cette dĂ©cision, vous pouvez la contester devant la chambre de l'application des peines. Vous disposez d'un dĂ©lai de 24 heures Ă  compter de la notification de la dĂ©cision.

Devant la chambre de l'application des peines, vous devez ĂȘtre assistĂ© d'un avocat. Si vous ne disposez pas des ressources nĂ©cessaires pour faire appel Ă  un avocat, vous pouvez Ă©ventuellement demander l'aide juridictionnelle.

OĂč s’adresser ?

  À savoir

Une fois par an, le juge de l'application des peines doit se prononcer sur la possibilitĂ© de vous accorder une rĂ©duction de peine mĂȘme si vous n’avez pas fait de demande. Pour prendre sa dĂ©cision, il vĂ©rifie votre bonne conduite et les efforts fournis de rĂ©insertion. Si vous n'ĂȘtes pas satisfait de cette dĂ©cision, vous pouvez la contester devant la chambre de l'application des peines dans un dĂ©lai de 24 heures suivant la notification de la dĂ©cision.

Le montant de la rĂ©duction de peine est dĂ©terminĂ© en fonction de la durĂ©e de la peine privative de libertĂ© Ă  laquelle vous avez Ă©tĂ© condamnĂ© ou qu’il vous reste Ă  accomplir : si vous avez Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  une peine privative de libertĂ© supĂ©rieure Ă  1 an et qu’il vous reste plus d’1 an Ă  accomplir, le montant des rĂ©ductions de peine se compte en mois. D’autres rĂšgles s’appliquent si vous avez Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  une peine infĂ©rieure Ă  1 an ou qu’il vous reste moins d’1 an Ă  effectuer.

Si vous exĂ©cutez plusieurs peines en mĂȘme temps, vous relevez du systĂšme des rĂ©ductions de peine applicable Ă  la peine encourue la plus longue.

Si vous étiez en détention provisoire avant votre jugement, la durée pendant laquelle vous étiez détenu est prise en compte pour calculer le montant du crédit de peine.

  • La durĂ©e de la rĂ©duction de peine varie Ă©galement en fonction de la nature de l'infraction que vous avez commise :

    • La durĂ©e maximale de la rĂ©duction de peine qui peut vous ĂȘtre accordĂ©e par le Jap est de 14 jours par mois d'incarcĂ©ration.

    • Dans ce cas, le montant des rĂ©ductions de peines diffĂšre en fonction de l'infraction commise sur la personne dĂ©positaire de l'autoritĂ© publique :

      • La durĂ©e maximale de la rĂ©duction de peine qui peut vous ĂȘtre accordĂ©e par le Jap est de 7 jours par mois d'incarcĂ©ration.

      • La durĂ©e maximale de la rĂ©duction de peine qui peut vous ĂȘtre accordĂ©e par le Jap est de 9 jours par mois d'incarcĂ©ration.

    • Si vous avez Ă©tĂ© condamnĂ© pour avoir commis une infraction pour laquelle un suivi socio-judiciaire est encouru (exemple : viol ou agression sexuelle) et que vous ne suivez pas le traitement proposĂ©, la durĂ©e maximale de la rĂ©duction de peine qui peut vous ĂȘtre accordĂ©e est de 7 jours par mois d'incarcĂ©ration.

       Ă€ noter

      Ces rÚgles sont applicables pour les personnes qui se trouvaient en détention provisoire avant le 31 décembre 2022 et qui ont été condamnées aprÚs le 1er janvier 2023.

    • Si vous avez Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  une peine privative de libertĂ© d’au moins 5 ans pour avoir commis une infraction liĂ©e Ă  la criminalitĂ© organisĂ©e et que vous effectuez votre derniĂšre annĂ©e d’incarcĂ©ration, la durĂ©e maximale de la rĂ©duction de peine qui peut vous ĂȘtre accordĂ©e est de 7 jours par mois d'incarcĂ©ration.

    • La durĂ©e maximale de la rĂ©duction de peine qui peut vous ĂȘtre accordĂ©e par le Jap est de 7 jours par mois d'incarcĂ©ration.

       Ă€ noter

      Ces rĂšgles ne sont pas applicables en cas de provocation au terrorisme ou d'apologie du terrorisme.

  • La durĂ©e de la rĂ©duction de peine varie Ă©galement en fonction de la nature de l'infraction que vous avez commise :

    • La durĂ©e maximale de la rĂ©duction de peine qui peut vous ĂȘtre accordĂ©e par le Jap est de 6 mois par annĂ©e d'incarcĂ©ration.

    • Dans ce cas, le montant des rĂ©ductions de peines diffĂšre en fonction de l'infraction commise sur la personne dĂ©positaire de l'autoritĂ© publique :

      • La durĂ©e maximale de la rĂ©duction de peine qui peut vous ĂȘtre accordĂ©e par le Jap est de 3 mois par annĂ©e d'incarcĂ©ration.

      • La durĂ©e maximale de la rĂ©duction de peine qui peut vous ĂȘtre accordĂ©e par le Jap est de 4 mois par annĂ©e d'incarcĂ©ration.

    • Si vous avez Ă©tĂ© condamnĂ© pour avoir commis une infraction pour laquelle un suivi socio-judiciaire est encouru (exemple : viol ou agression sexuelle) et que vous ne suivez pas le traitement proposĂ©, la durĂ©e maximale de la rĂ©duction de peine qui peut vous ĂȘtre accordĂ©e est de 3 mois par annĂ©e d'incarcĂ©ration.

    • Si vous avez Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  une peine privative de libertĂ© d’au moins 5 ans pour avoir commis une infraction liĂ©e Ă  la criminalitĂ© organisĂ©e, la durĂ©e maximale de la rĂ©duction de peine qui peut vous ĂȘtre accordĂ©e est de 3 mois par annĂ©e d'incarcĂ©ration.

    • La durĂ©e maximale de la rĂ©duction de peine qui peut vous ĂȘtre accordĂ©e par le Jap est de 3 mois par annĂ©e d'incarcĂ©ration.

       Ă€ noter

      Ces rĂšgles ne sont pas applicables en cas de provocation au terrorisme ou d'apologie du terrorisme.

AprĂšs votre libĂ©ration, vous pouvez ĂȘtre soumis Ă  des obligations fixĂ©es par le juge de l'application des peines.

Par exemple, le Jap peut vous contraindre à :

  • RĂ©pondre aux convocations du service pĂ©nitentiaire d'insertion et de probation
  • Le prĂ©venir de vos changements d'emploi
  • Le prĂ©venir en cas de changement de domicile
  • Le prĂ©venir si vous partez en vacances pendant plus de 15 jours
  • Vous abstenir de conduire certains vĂ©hicules
  • Vous abstenir de vous rendre dans certains lieux (par exemple, un dĂ©bit de boissons)
  • Vous abstenir de frĂ©quenter certaines personnes (par exemple, un complice de l'infraction que vous avez commise).

Le Jap fixe le temps pendant laquelle vous devez respecter ces obligations. Ce temps ne peut pas dépasser la durée de la réduction de peine accordée.

Par exemple, si vous bénéficiez d'une réduction de peine de 5 mois, vous devez respecter les obligations fixées par le Jap pour une durée maximale de 5 mois.

La rĂ©duction de peine qui vous a Ă©tĂ© accordĂ©e peut ĂȘtre retirĂ©e dans 2 situations :

  • Au cours de l'annĂ©e suivant le moment auquel elle vous a Ă©tĂ© octroyĂ©e, vous faites preuve d'une mauvaise conduite (par exemple, commission de nouvelles infractions, refus de vous soumettre Ă  des prĂ©lĂšvements pour Ă©tablir votre empreinte gĂ©nĂ©tique, non-respect de votre amĂ©nagement de peine, sanction disciplinaire en cas d’introduction d’objets dangereux ou de drogues dans l’établissement pĂ©nitentiaire)
  • AprĂšs votre libĂ©ration, vous ne respectez pas les obligations et interdictions fixĂ©es par le juge de l'application des peines.
  • L'annĂ©e suivant celle au cours de laquelle la rĂ©duction vous a Ă©tĂ© accordĂ©e, votre comportement est contrĂŽlĂ©.

    En cas de mauvaise conduite, le chef de l'établissement pénitentiaire, le procureur de la République ou le Jap peuvent envisager de vous retirer la réduction de peine.

    Si un tel retrait est envisagĂ©, vous ĂȘtes prĂ©venu (ou votre avocat est informĂ©) au moins 10 jours avant la date d'examen de votre situation.

    Durant ce délai, vous (ou votre avocat) pouvez formuler des observations écrites pour vous défendre.

    Vous pouvez remettre ces observations au Jap grùce à un formulaire qui vous est transmis par le chef de l'établissement pénitentiaire dont vous dépendez.

    Le Jap peut également vous convoquer pour vous entendre.

    La décision de retrait est prise par le juge de l'application des peines, aprÚs avis de la commission de l'application des peines.

    Il peut vous retirer tout ou partie de la réduction de peine qui vous a été accordée.

    Il est possible de faire appel de cette décision dans les 24 heures suivant la notification de l'ordonnance.

    C'est la chambre de l'application des peines qui examinera votre recours.

    Devant la chambre de l'application des peines, vous devez ĂȘtre assistĂ© d'un avocat.

    OĂč s’adresser ?

    Si vous ne disposez pas des ressources financiÚres suffisantes pour faire appel à un tel professionnel, vous pouvez éventuellement demander l'aide juridictionnelle.

  • Si vous ne respectez pas vos obligations et interdictions aprĂšs votre libĂ©ration, le Jap peut dĂ©cider de vous retirer tout ou partie des rĂ©ductions de peine qu'il vous a accordĂ©. Ainsi, vous pouvez ĂȘtre rĂ©incarcĂ©rĂ©.

    Pour prendre sa décision, le Jap entend vos observations (ou celles de votre avocat) et celles du procureur de la République au cours d'un débat contradictoire.

    À l'issue de ce dĂ©bat, le juge de l'application des peines rend une ordonnance qui prĂ©cise les motifs du retrait.

    Il est possible de faire appel de cette décision dans les 24 heures suivant la notification de l'ordonnance.

    C'est la chambre de l'application des peines qui examinera votre recours.

    Devant la chambre de l'application des peines, vous devez ĂȘtre assistĂ© d'un avocat.

    OĂč s’adresser ?

    Si vous ne disposez pas des ressources financiÚres suffisantes pour faire appel à un tel professionnel, vous pouvez éventuellement demander l'aide juridictionnelle.

Si vous avez été écroué avant l'année 2023, vous pouvez bénéficier de 2 types de réductions de peine qui se cumulent entre elles :

Le crĂ©dit de peine rĂ©duit automatiquement le temps durant lequel vous ĂȘtes privĂ© de libertĂ©.

Vous n'ĂȘtes pas obligĂ© d'en faire la demande. Le crĂ©dit de peine est accordĂ©, sans condition, au jour oĂč la condamnation devient dĂ©finitive.

DĂšs que vous entrez en prison, vous ĂȘtes informĂ© de la date prĂ©visible de votre libĂ©ration.

Qui peut bénéficier d'un crédit de peine ?

En principe, si vous avez été condamné avant le 1er janvier 2023, vous bénéficiez d'un crédit de peine quelle que soit l'infraction que vous avez commise.

Toutefois, ce type de réduction de peine ne s'applique pas aux auteurs :

Quelle est la durée d'un crédit de peine ?

Le crédit de peine est déterminé en fonction de la durée de la peine privative de liberté à laquelle vous avez été condamné :

  • Le bĂ©nĂ©fice d'un crĂ©dit de peine vous permet de voir votre peine privative de libertĂ© rĂ©duite de 7 jours par mois d'incarcĂ©ration.

    Exemple

    Vous ĂȘtes condamnĂ© Ă  6 mois de prison. Dans ce cas, vous bĂ©nĂ©ficiez d'un crĂ©dit de peine Ă©gal Ă  42 jours. Il vous reste 4 mois et 18 jours Ă  accomplir.

  • En bĂ©nĂ©ficiant d'un crĂ©dit de peine, votre peine privative de libertĂ© est rĂ©duite :

    • De 3 mois pour la premiĂšre annĂ©e d'incarcĂ©ration
    • De 2 mois par annĂ©e d'incarcĂ©ration pour les annĂ©es suivantes
    • De 7 jours par mois pour le temps restant (dans la limite de 2 mois pour les peines supĂ©rieures Ă  1 an).

    Exemple

    Vous ĂȘtes condamnĂ© Ă  3 ans et 9 mois de prison. La 1re annĂ©e, vous bĂ©nĂ©ficiez de 3 mois de crĂ©dit. La 2e et la 3e annĂ©e, vous bĂ©nĂ©ficiez de 4 mois (2 + 2). Pour les 9 mois restants, vous disposez normalement de 7 jours par mois, soit 63 jours. Cependant, dans la mesure oĂč vous avez Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  une peine supĂ©rieure Ă  1 an, vous ne pouvez pas bĂ©nĂ©ficier de 63 jours de rĂ©duction mais de 2 mois maximum. Le crĂ©dit de peine Ă©tant de 9 mois (3 + 4 + 2), il vous reste 3 ans Ă  accomplir.

    Si vous étiez en détention provisoire avant votre jugement, la durée pendant laquelle vous étiez détenu est prise en compte pour calculer le montant du crédit de peine.

    Exemple

    Le tribunal vous a condamné à 2 ans d'emprisonnement et vous avez déjà effectué 1 an de détention provisoire. Dans ce cas, vous bénéficiez d'un crédit de peine de 3 mois pour l'année de détention provisoire et 2 mois pour la période d'emprisonnement. Ainsi, aprÚs la condamnation définitive, vous n'avez plus que 7 mois de prison à accomplir.

Le crĂ©dit de peine peut-il ĂȘtre retiré ?

Les rÚgles qui encadrent le retrait d'un crédit de peine dépendent de la raison pour laquelle ce retrait est envisagé :

  • En cas de mauvaise conduite, le juge de l'application des peines (Jap) peut vous retirer tout ou partie du crĂ©dit de peine qui vous a Ă©tĂ© accordĂ©.

    La mauvaise conduite peut se traduire par :

    • La commission d'une nouvelle infraction durant l'incarcĂ©ration ou aprĂšs votre libĂ©ration.

    Ce retrait peut aussi avoir lieu si vous avez été condamné pour avoir commis une infraction faisant encourir un suivi socio-judiciaire (exemple : agression sexuelle) mais que vous ne suivez pas le traitement proposé.

      À savoir

    Si vous exécutez votre peine en prison, le Jap ne peut pas vous retirer plus de 3 mois par an et 7 jours par mois.

    S'il envisage de vous retirer votre crédit de peine, le Jap doit vous en informer et vous donner l'occasion de présenter vos observations avant qu'il prenne une décision.

    Le Jap rend une ordonnance aprĂšs avoir consultĂ© la commission de l’application des peines.

    Vous pouvez contester cette décision devant la chambre de l'application des peines dont dépend le juge qui a rendu la décision contestée. Vous disposez d'un délai de 24 heures à compter de la notification de l'ordonnance.

    OĂč s’adresser ?

    Devant la chambre de l'application des peines, vous devez ĂȘtre assistĂ© d'un avocat.

    OĂč s’adresser ?

  • Si vous refusez de vous soumettre Ă  des prĂ©lĂšvements permettant d'Ă©tablir votre empreinte gĂ©nĂ©tique, le Jap vous retire forcĂ©ment votre crĂ©dit de peine.

    Toutefois, aprÚs avoir étudié votre situation, il peut décider que ce retrait sera uniquement partiel.

    Vous pouvez contester cette décision devant la chambre de l'application des peines dont dépend le juge qui a rendu la décision contestée. Vous disposez d'un délai de 24 heures à compter de la notification de l'ordonnance.

    OĂč s’adresser ?

    Devant la chambre de l'application des peines, vous devez ĂȘtre assistĂ© d'un avocat.

    OĂč s’adresser ?

Les rĂ©ductions de peine supplĂ©mentaires permettent de faire baisser le temps de la peine privative de libertĂ©. Elles peuvent ĂȘtre accordĂ©es au cours de la dĂ©tention.

Qui peut bénéficier de réductions de peine supplémentaires ?

En principe, ce type de rĂ©duction de peine peut ĂȘtre octroyĂ© Ă  toutes personnes qui montrent des efforts de rĂ©adaptation sociale durant sa peine privative de libertĂ©.

Un effort de réadaptation sociale peut se manifester par :

  • L'obtention d'un examen scolaire, universitaire ou professionnel
  • Le fait d'apprendre Ă  lire, Ă  Ă©crire et Ă  compter
  • La participation aux activitĂ©s culturelles prĂ©vues par l'Ă©tablissement pĂ©nitentiaire
  • Le suivi d'une thĂ©rapie pour Ă©viter les risques de rĂ©cidive
  • L'indemnisation des victimes.

 Attention :

Sauf exception, si vous avez été condamné pour avoir commis une infraction faisant encourir un suivi socio-judiciaire (exemple : viol) et que vous ne suivez pas le traitement proposé, vous ne pouvez pas bénéficier de réductions de peine supplémentaires.

Quelle est la procédure pour obtenir des réductions de peine supplémentaires ?

Une fois par an, le juge de l'application des peines (Jap) doit se prononcer sur la possibilité de vous accorder des réductions de peine supplémentaires. Il peut le faire automatiquement ou sur votre demande.

 Ă€ noter

Si vous avez Ă©tĂ© en dĂ©tention provisoire pendant plus d'un an, le Jap doit examiner votre situation dans un dĂ©lai de 2 mois Ă  compter du moment oĂč votre condamnation est devenue dĂ©finitive.

Si vous faites une demande, elle doit prendre la forme d'une requĂȘte prĂ©sentĂ©e au greffe :

  • Du juge de l'application des peines de votre lieu de privation de libertĂ©
  • Ou de l'Ă©tablissement pĂ©nitentiaire dans lequel vous vous trouvez, si vous effectuez votre peine en prison.

Elle doit ĂȘtre transmise par lettre RAR ou en main propre.

 Attention :

Votre demande doit ĂȘtre accompagnĂ©e de tout document permettant de prouver vos efforts de rĂ©adaptation sociale. Elle doit ĂȘtre signĂ©e de votre main ou de celle de votre avocat.

Le Jap doit rendre sa dĂ©cision dans un dĂ©lai de 2 mois Ă  compter du moment oĂč il est saisi.

Son ordonnance argumentĂ©e ne peut ĂȘtre rendue qu'aprĂšs avis de la commission de l'application des peines.

Si vous n'ĂȘtes pas satisfait de cette dĂ©cision, vous pouvez la contester devant la chambre de l'application des peines.

Vous disposez d'un délai de 24 heures à compter de la notification de la décision.

Devant la chambre de l'application des peines, vous devez ĂȘtre assistĂ© d'un avocat.

OĂč s’adresser ?

De quelle durĂ©e peuvent ĂȘtre les rĂ©ductions de peine supplĂ©mentaires ?

Le Jap choisit librement la durée des réductions de peine supplémentaires qu'il vous accorde dans la limite de :

  • 3 mois par annĂ©e d'incarcĂ©ration
  • 7 jours par mois lorsque la durĂ©e d'incarcĂ©ration restant Ă  subir est infĂ©rieure Ă  une annĂ©e.

  À savoir

Si vous avez été condamné pour une infraction faisant encourir un suivi socio-judiciaire et que vous ne suivez pas les soins proposés, le Jap peut exceptionnellement vous accorder des réductions de peine supplémentaires dans la limite de :

  • 2 mois par annĂ©e d'incarcĂ©ration
  • 4 jours par mois lorsque la durĂ©e d'incarcĂ©ration restant Ă  subir est infĂ©rieure Ă  une annĂ©e.

Les rĂ©ductions de peine supplĂ©mentaires peuvent-elles ĂȘtre retirĂ©es ?

Si vous ne respectez pas vos obligations et interdictions aprĂšs votre libĂ©ration, le Jap peut dĂ©cider de vous retirer tout ou partie des rĂ©ductions de peine qu'il vous a accordĂ©. Ainsi, vous pouvez ĂȘtre rĂ©incarcĂ©rĂ©.

Pour prendre sa décision, le Jap entend vos observations (ou celles de votre avocat) et celles du procureur de la République au cours d'un débat contradictoire.

 Ă€ noter

Devant le Jap, l'assistance d'un avocat n'est pas obligatoire, mais reste conseillée.

Si vous ne disposez pas des ressources financiÚres suffisantes pour faire appel à un tel professionnel, vous pouvez éventuellement demander l'aide juridictionnelle.

À l'issue de ce dĂ©bat, le juge de l'application des peines rend une ordonnance qui prĂ©cise les motifs du retrait.

Il est possible de faire appel de cette décision dans les 24 heures suivant la notification de l'ordonnance.

C'est la chambre de l'application des peines qui examinera votre recours.

Le mĂ©canisme des rĂ©ductions de peine auquel vous pouvez bĂ©nĂ©ficier dĂ©pend de la date Ă  laquelle vous avez Ă©tĂ© Ă©croué : aprĂšs le 1er janvier 2023 ou avant le 1er janvier 2023. Quelle que soit la date de mise sous Ă©crou, aucune rĂ©duction de peine ne peut vous ĂȘtre accordĂ©e si vous avez Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  la rĂ©clusion criminelle Ă  perpĂ©tuitĂ©.

Date de mise sous écrou :