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Fiche pratique

Adoption d'un mineur par un couple

Vérifié le 08/06/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Vous ĂȘtes en couple et vous voulez adopter Ă  2 un enfant ? Vous pouvez l'adopter sous certaines conditions. Le mineur de plus de 13 ans doit consentir Ă  son adoption. La procĂ©dure se dĂ©roule devant le tribunal judiciaire. C'est au couple adoptant de prĂ©senter la demande d'adoption. Nous vous prĂ©sentons les informations Ă  connaĂźtre.

L'adoption peut ĂȘtre demandĂ©e par les couples suivants :

  • Couple mariĂ© non sĂ©parĂ© de corps
  • Partenaires liĂ©s par un pacte civil de solidaritĂ© (Pacs)
  • Concubins.

L'adoption entre grands-parents et petits-enfants et entre frùres et sƓurs est en principe interdite, sauf s'il existe des motifs graves.

Âge

Les adoptants doivent avoir tous les 2 au moins 26 ans, sauf s'ils vivent ensemble depuis plus d'1 an. Dans ce cas, les adoptants doivent prouver la durée de la communauté de vie.

Différence d'ùge entre les adoptants et l'adopté

Les adoptants doivent avoir 15 ans de plus que l'adopté.

Le tribunal peut tout de mĂȘme prononcer l'adoption si la diffĂ©rence d'Ăąge est infĂ©rieure Ă  15 ans pour de justes motifs, par exemple en cas d'adoption d'une fratrie.

Un mineur est adoptable s'il se trouve dans l'une des situations suivantes :

  • Mineur dont l'adoption plĂ©niĂšre n'est pas possible (par exemple, en cas d'adoption d'un mineur Ă©tranger lorsque l'adoption plĂ©niĂšre n'existe pas dans le pays d'origine)
  • Pupille de l'État.

Le mineur de plus de 13 ans doit donner son accord devant un notaire.

OĂč s’adresser ?

Le consentement peut Ă©galement ĂȘtre reçu par le service de l'aide sociale Ă  l'enfance lorsque l'enfant lui a Ă©tĂ© remis.

Si le mineur Ă  adopter vit Ă  l’étranger, le consentement Ă  l'adoption peut ĂȘtre donnĂ© devant un notaire Ă©tranger, ou devant les agents diplomatiques ou consulaires français.

 Ă€ noter

Seules quelques ambassades ou consulats offrent un service de notariat.

Si le mineur Ă  adopter n’est pas en Ă©tat de consentir personnellement, le tribunal doit recueillir l'avis d'un administrateur ad hoc.

L’adoptĂ© peut rĂ©tracter son consentement jusqu'au prononcĂ© de l'adoption.

Les adoptants doivent obtenir au prĂ©alable un agrĂ©ment s'ils souhaitent adopter un pupille de l’État ou un enfant Ă©tranger.

Une fois obtenu l'agrĂ©ment, les adoptants sont inscrits d'office sur une liste dĂ©partementale qui leur permettent d'ĂȘtre choisis comme adoptants par le tuteur (prĂ©fet) avec l'accord du conseil de famille des pupilles de l'État.

 Ă€ noter

En cas d'adoption d'un enfant à l'étranger, les adoptants doivent s'adresser à l'Agence française de l'adoption ou un organisme autorisé pour l'adoption internationale.

Le placement en vue de l'adoption concerne les pupilles de l'État ou les enfants judiciairement dĂ©clarĂ©s dĂ©laissĂ©s. Le placement consiste Ă  la remise de l’enfant aux adoptants par l'autoritĂ© qui en a la charge (aide sociale Ă  l’enfance par exemple).

Pendant la période du placement, les adoptants peuvent accomplir les actes usuels de l'autorité parentale.

Avocat

Le couple adoptant peut faire sa demande, avec ou sans avocat, si le mineur à adopter a été recueilli au foyer du couple avant ses 15 ans.

L'avocat est en revanche obligatoire si l'adopté mineur a été recueilli au foyer du couple adoptant aprÚs ses 15 ans.

OĂč s’adresser ?

Si les ressources des adoptants sont insuffisantes, il peuvent demander à bénéficier de l'aide juridictionnelle.

RequĂȘte

Le couple adoptant adresse sa requĂȘte sur papier libre ou Ă  l'aide du formulaire cerfa n°15740 au procureur de la RĂ©publique :

Formulaire
RequĂȘte en adoption simple d'un enfant par des Ă©poux ou partenaires de Pacs ou concubins

Cerfa n° 15740*04

AccĂ©der au formulaire  

MinistÚre chargé de la justice

La requĂȘte doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e ou envoyĂ©e par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception au tribunal judiciaire du domicile des adoptants, accompagnĂ©e des documents justificatifs (appelĂ©s piĂšces).

OĂč s’adresser ?

 Attention :

Le couple adoptant doit joindre Ă  sa requĂȘte un timbre fiscal de 50 €, sauf s’il bĂ©nĂ©ficie de l’aide juridictionnelle.

Audience

L'audience a lieu en « chambre du conseil », c'est-à-dire sans la présence du public.

À l’audience, le juge entend les adoptants. Il vĂ©rifie que les conditions de l’adoption sont remplies et que celle-ci est conforme Ă  l’intĂ©rĂȘt du mineur adoptĂ©.

Il examine les piĂšces et peut faire procĂ©der Ă  une enquĂȘte par toute personne qualifiĂ©e.

Le ministĂšre public donne son avis sur l'adoption.

Jugement

Le jugement est rendu en audience publique.

MĂȘme si les conditions lĂ©gales sont remplies, le tribunal judiciaire n'est pas obligĂ© de prononcer une adoption. Il doit vĂ©rifier si l’adoption est conforme à l’intĂ©rĂȘt de l'enfant.

Une fois la décision rendue, le couple adoptant reçoit une copie transmise par le greffe du tribunal judiciaire.

État civil

La décision prononçant l'adoption simple est mentionnée en marge de l'acte de naissance de l'adopté. Cette inscription intervient à la demande du procureur de la République dans les 15 jours de la date à laquelle la décision est passée en force de chose jugée.

Lorsque l'adopté est né à l'étranger, la décision est transcrite sur les registres du service central d'état civil du ministÚre des affaires étrangÚres.

L'adoption est également mentionnée sur le livret de famille.

Lien avec la famille d'origine

L'adopté conserve tous ses liens avec sa famille d'origine.

Autorité parentale

Les adoptants exercent ensemble l'autorité parentale.

Obligation alimentaire

L'adoption crĂ©e entre l'adoptĂ© et les adoptants une obligation alimentaire rĂ©ciproque. Si l'adoptĂ© se trouve dans le besoin, les adoptants doivent, en fonction de leurs ressources, lui apporter une aide financiĂšre. De mĂȘme, l'adoptĂ© doit aider financiĂšrement les adoptants si ceux-ci sont dans le besoin.

En principe, les parents d'origine de l'adoptĂ© n’ont pas Ă  lui apporter d'aide financiĂšre. Ils doivent l'aider financiĂšrement uniquement si l'adoptĂ© prouve qu'il ne peut pas obtenir d'aide de ses parents adoptifs.

Nom et prénom de l'adopté

Le nom de l’un des adoptants s'ajoute au nom de l'adoptĂ©. L'adoptĂ©, s'il a plus de 13 ans, doit donner son consentement.

Les adoptants choisissent le nom de l'un d'eux qui s'ajoute au nom de l'adopté.

En cas de désaccord entre les adoptants, le nom de l'adopté est formé de la maniÚre suivante : nom de l'adopté + premier nom des adoptants selon l'ordre alphabétique.

Par exemple, Sofian BALDUIN, enfant adopté par un couple AVRIL et DIALLO, s'appellera Sofian BALDUIN AVRIL.

Les adoptants peuvent aussi remplacer le nom de l'adopté. Ils peuvent choisir le nom de l'un deux ou leurs 2 noms accolés dans l'ordre choisi par eux, dans la limite d'un seul nom pour chacun d'eux.

Les adoptants peuvent demander au tribunal judiciaire un changement de prĂ©nom de l'adoptĂ©. Si l’adoptĂ© a plus de 13 ans, il doit donner son consentement.

Interdiction Ă  mariage

Le mariage est interdit entre les adoptants, l'adopté et ses enfants.

Il est également interdit de se marier avec d'autres membres de la famille adoptive et la famille biologique (notamment entre l'adopté et les enfants des adoptants).

Nationalité

L'enfant étranger qui a fait l'objet d'une adoption simple n'obtient pas automatiquement la nationalité française s'il est adopté par un français.

Il peut devenir français jusqu'à sa majorité par déclaration.

À sa majoritĂ©, il peut demander sa naturalisation.

Succession

L'adopté hérite des 2 familles (famille d'origine et parents adoptifs).

Toutefois, il n'est pas hĂ©ritier rĂ©servataire Ă  l’égard de ses grands-parents adoptifs. Ceux-ci peuvent le dĂ©shĂ©riter.

La rĂ©vocation de l'adoption (c'est-Ă -dire l'annulation) peut ĂȘtre demandĂ©e uniquement s'il existe des motifs graves (violences, actes de dĂ©linquance).

Tant que l'adopté est mineur, seul le ministÚre public peut demander la révocation.

Lorsque l'adoptĂ© devient majeur, l'adoption peut ĂȘtre rĂ©voquĂ©e, Ă  sa demande ou Ă  la demande des adoptants.

L'adoption peut ĂȘtre demandĂ©e par les couples suivants :

  • Couple mariĂ© non sĂ©parĂ© de corps
  • Partenaires liĂ©s par un pacte civil de solidaritĂ© (Pacs)
  • Concubins.

L'adoption entre grands-parents et petits-enfants et entre frùres et sƓurs est en principe interdite, sauf s'il existe des motifs graves.

Âge

Les adoptants doivent avoir tous les 2 au moins 26 ans, sauf s'ils vivent ensemble depuis plus d'1 an. Dans ce cas, les adoptants doivent prouver la durée de la communauté de vie.

Différence d'ùge entre les adoptants et l'adopté

Les adoptants doivent avoir 15 ans de plus que l'adopté.

Le tribunal peut tout de mĂȘme prononcer l'adoption si la diffĂ©rence d'Ăąge est infĂ©rieure Ă  15 ans pour de justes motifs, par exemple en cas d'adoption d'une fratrie.

En principe, l'adoption plĂ©niĂšre est permise en faveur d’un enfant ĂągĂ© de moins de 15 ans.

Toutefois, dans certains cas, l’adoption plĂ©niĂšre est possible pour un enfant ĂągĂ© de 15 ans Ă  21 ans.

L’enfant Ă  adopter doit ĂȘtre accueilli au foyer des adoptants depuis au moins 6 mois pour pouvoir ĂȘtre adoptĂ©.

Le mineur de plus de 13 ans doit donner son accord devant un notaire.

OĂč s’adresser ?

Le consentement peut Ă©galement ĂȘtre reçu par le service de l'aide sociale Ă  l'enfance lorsque l'enfant lui a Ă©tĂ© remis.

Si le mineur Ă  adopter vit Ă  l’étranger, le consentement Ă  l'adoption peut ĂȘtre donnĂ© devant un notaire Ă©tranger, ou devant les agents diplomatiques ou consulaires français.

 Ă€ noter

Seules quelques ambassades ou consulats offrent un service de notariat.

Si le mineur Ă  adopter n’est pas en Ă©tat de consentir personnellement, le tribunal doit recueillir l'avis d'un administrateur ad hoc.

L’adoptĂ© peut rĂ©tracter son consentement jusqu'au prononcĂ© de l'adoption.

Les adoptants doivent obtenir au prĂ©alable un agrĂ©ment s'ils souhaitent adopter un pupille de l’État ou un enfant Ă©tranger.

Une fois obtenu l'agrĂ©ment, les adoptants sont inscrits d'office sur une liste dĂ©partementale qui leur permettent d'ĂȘtre choisis comme adoptants par le tuteur (prĂ©fet) avec l'accord du conseil de famille des pupilles de l'État.

 Ă€ noter

En cas d'adoption d'un enfant à l'étranger, les adoptants doivent s'adresser à l'Agence française de l'adoption ou un organisme autorisé pour l'adoption internationale.

Le mineur est confiĂ© aux adoptants par l'autoritĂ© qui en a la charge (par exemple, Aide sociale Ă  l’enfance - ASE).

Le mineur doit ĂȘtre confiĂ© au moins 6 mois avant de saisir le tribunal de la demande d'adoption.

Pendant la période du placement, les adoptants peuvent accomplir les actes usuels de l'autorité parentale.

 Attention :

Le placement en vue de l'adoption plĂ©niĂšre empĂȘche toute restitution de l'enfant Ă  sa famille d'origine. Le parent biologique qui n'a pas reconnu l'enfant ne peut plus le reconnaitre.

Avocat

Le couple adoptant peut faire sa demande, avec ou sans avocat, si le mineur à adopter a été recueilli au foyer du couple avant ses 15 ans.

L'avocat est en revanche obligatoire si l'adopté mineur a été recueilli au foyer du couple adoptant aprÚs ses 15 ans.

OĂč s’adresser ?

Si les ressources des adoptants sont insuffisantes, il peuvent demander à bénéficier de l'aide juridictionnelle.

RequĂȘte

Le couple adoptant adresse sa requĂȘte sur papier libre ou Ă  l'aide du formulaire cerfa n°15736 au procureur de la RĂ©publique :

Formulaire
RequĂȘte en adoption plĂ©niĂšre d’un enfant par des Ă©poux, partenaires de Pacs ou concubins

Cerfa n° 15736*04

AccĂ©der au formulaire  

MinistÚre chargé de la justice

La requĂȘte doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e ou envoyĂ©e par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception au tribunal judiciaire du domicile des adoptants, accompagnĂ©e des documents justificatifs (appelĂ©s piĂšces).

OĂč s’adresser ?

 Attention :

Le couple adoptant doit joindre Ă  sa requĂȘte un timbre fiscal de 50 €, sauf s’il bĂ©nĂ©ficie de l’aide juridictionnelle.

Audience

L'audience a lieu en « chambre du conseil », c'est-à-dire sans la présence du public.

À l’audience, le juge entend les adoptants. Il vĂ©rifie que les conditions de l’adoption sont remplies et que celle-ci est conforme Ă  l’intĂ©rĂȘt du mineur adoptĂ©.

Il examine les piĂšces et peut faire procĂ©der Ă  une enquĂȘte par toute personne qualifiĂ©e.

Le ministĂšre public donne son avis sur l'adoption.

Jugement

Le jugement est rendu en audience publique.

MĂȘme si les conditions lĂ©gales sont remplies, le tribunal judiciaire n'est pas obligĂ© de prononcer une adoption. Il doit vĂ©rifier si l’adoption est conforme à l’intĂ©rĂȘt de l'enfant adoptĂ©.

Une fois la décision rendue, le couple adoptant reçoit une copie transmise par le greffe du tribunal judiciaire.

  À savoir

MĂȘme s’il est demandĂ© une adoption plĂ©niĂšre, le tribunal peut prononcer une adoption simple. Dans ce cas, il doit avoir l’accord du couple adoptant.

Recours

Si l'adoption est refusée, le couple adoptant peut contester la décision en faisant appel dans un délai de 15 jours.

L’appel se fait par une dĂ©claration faite ou adressĂ©e par pli recommandĂ© au tribunal judiciaire qui a rendu la dĂ©cision. Cette dĂ©claration doit ĂȘtre faite par un avocat.

OĂč s’adresser ?

État civil

La décision prononçant l'adoption pléniÚre est transcrite sur les registres de l'état civil du lieu de naissance de l'adopté. Cette transcription intervient à la demande du procureur de la République, dans les 15 jours de la date à laquelle la décision est passée en force de chose jugée.

Lorsque l'adopté est né à l'étranger, la décision est transcrite sur les registres du service central d'état civil du ministÚre des affaires étrangÚres.

Un nouvel acte de naissance est établi.

L'acte de naissance d'origine est annulĂ© et ne peut plus ĂȘtre communiquĂ©.

L'adoption est également mentionnée sur le livret de famille.

Lien avec la famille d'origine

L'adopté acquiert une nouvelle filiation qui remplace celle d'origine. Les liens avec la famille d'origine sont rompus.

Autorité parentale

Les adoptants exercent ensemble l'autorité parentale.

Obligation alimentaire

L'adoption créée entre l'adoptĂ© et les adoptants une obligation alimentaire rĂ©ciproque. Si l'adoptĂ© se trouve dans le besoin, les adoptants doivent, en fonction de leurs ressources, lui apporter une aide financiĂšre. De mĂȘme, l'adoptĂ© doit aider financiĂšrement les adoptants si ceux-ci sont dans le besoin.

Nom et prénom de l'adopté

Les adoptants choisissent, par déclaration conjointe, le nom de famille de l'adopté, soit le nom de l'un d'eux, soit leurs 2 noms accolés dans l'ordre choisi par eux dans la limite d'un nom de famille pour chacun d'eux.

En l'absence de déclaration conjointe, l'adopté prend le nom de chacun des 2 adoptants dans la limite du premier nom de famille pour chacun d'eux accolés selon l'ordre alphabétique.

Il est possible de demander au juge un changement de prénom de l'adopté. Si le mineur a plus de 13 ans, il doit y consentir.

Interdiction Ă  mariage

Le mariage est interdit entre l'adoptĂ© et sa famille d'origine, de mĂȘme que dans la famille des adoptants.

Nationalité

L'enfant adopté de façon pléniÚre pendant sa minorité obtient automatiquement la nationalité française si un de ses parents adoptifs est français.

Succession

L'enfant adoptĂ© hĂ©rite de sa famille adoptive mais il n’hĂ©rite plus dans son Ă©ventuelle famille d’origine.

L'adoption pléniÚre est irrévocable.

L'adoption crĂ©e un lien de filiation entre l’adoptant et l'adoptĂ©. L'adoption peut ĂȘtre simple ou plĂ©niĂšre.

Dans le cas de l'adoption simple, les liens avec la famille d'origine sont maintenus.

Dans le cas de l'adoption pléniÚre, il y a une rupture totale des liens de l'adopté avec sa famille d'origine.

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