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Fiche pratique

Adoption de l'enfant mineur de l'époux, du partenaire de Pacs ou du concubin

Vérifié le 11/03/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Si vous ĂȘtes en couple avec le pĂšre ou la mĂšre d'un enfant, vous pouvez adopter ce mineur sous certaines conditions. La procĂ©dure se dĂ©roule devant le tribunal judiciaire. C'est l'adoptant qui doit faire la demande de l'adoption. Nous vous prĂ©sentons les informations Ă  connaĂźtre.

L'adoptant doit remplir les 2 conditions suivantes :

  • Être mariĂ©, liĂ© par un Pacs ou en concubinage avec le parent de l'enfant
  • Avoir au moins 10 ans de plus que l'enfant.

 Ă€ noter

S'il y a de justes motifs, le tribunal peut prononcer l'adoption lorsque la différence d'ùge est inférieure à 10 ans (mineur délaissé par le pÚre et élevé par le beau-pÚre par exemple).

Il n'y a pas de condition d'ùge pour l'adopté.

L'adoption simple de l'enfant de l'époux, du partenaire de Pacs ou du concubin est possible dans les cas suivants :

  • L’enfant mineur a une filiation Ă©tablie Ă  l'Ă©gard de ses 2 parents biologiques et l'autre parent biologique consent Ă  l'adoption.
  • L'enfant a une filiation Ă©tablie uniquement Ă  l’égard de l’époux, du partenaire de Pacs ou concubin de l’adoptant. L’adoption est possible y compris si cette personne l’a adoptĂ© en la forme simple ou plĂ©niĂšre.

  À savoir

En cas de retrait de l'autoritĂ© parentale du parent biologique, l'enfant devient adoptable par l’époux, partenaire de Pacs ou le concubin de l'autre parent qui a conservĂ© l'autoritĂ© parentale.

Les personnes suivantes doivent consentir à l'adoption :

  • L'Ă©poux , le partenaire de Pacs ou le concubin en tant que parent de l'enfant
  • Le second parent biologique de l'enfant, s'il l'a reconnu
  • L'enfant, s'il a plus de 13 ans. S'il est hors d'Ă©tat de consentir, le tribunal doit recueillir l'avis d'un administrateur ad hoc.

Le consentement à l'adoption est donné devant un notaire qui établit un acte authentique.

OĂč s’adresser ?

Les parents peuvent rétracter leur consentement pendant un délai de 2 mois.

L’enfant mineur peut revenir sur son consentement Ă  tout moment jusqu'Ă  la dĂ©cision d'adoption.

  À savoir

Si l'adoptant a déjà un ou plusieurs enfants, il doit joindre à sa demande l'avis de ses enfants majeurs concernant le projet d'adoption. Si ses enfants sont mineurs, il doit préciser leur ùge et le lien entretenu avec l'adopté. Il doit également attester sur l'honneur que l'adoption sollicitée n'est pas de nature à compromettre la vie familiale.

L'adoptant adresse une requĂȘte au procureur de la RĂ©publique, aprĂšs le dĂ©lai de rĂ©tractation de 2 mois qui court Ă  compter des actes de consentement requis.

La requĂȘte peut ĂȘtre Ă©tablie Ă  l'aide d’un formulaire :

Formulaire
RequĂȘte en adoption simple de l'enfant mineur du conjoint, partenaire ou concubin

Cerfa n° 15741*06

AccĂ©der au formulaire  

MinistÚre chargé de la justice

La requĂȘte doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e ou envoyĂ©e par lettre simple ou recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception au tribunal judiciaire du domicile de l'adoptant.

Le recours Ă  un avocat est obligatoire .

L'adoptant n’a toutefois pas besoin de recourir à un avocat s'il a recueilli l'enfant à son foyer avant ses 15 ans.

Si les ressources de l'adoptant sont insuffisantes, il peut demander à bénéficier de l'aide juridictionnelle.

 Attention :

Les adoptants doivent joindre Ă  leur requĂȘte un timbre fiscal de 50 €, sauf s’ils sont bĂ©nĂ©ficiaires de l’aide juridictionnelle.

Le jugement est rendu en audience publique.

MĂȘme si les conditions lĂ©gales sont remplies, le tribunal judiciaire n'est pas obligĂ© de prononcer une adoption. Il doit vĂ©rifier si l’adoption est conforme Ă  l’intĂ©rĂȘt de l'adoptĂ©. Le tribunal s’assure Ă©galement que l’adoption ne compromet pas la vie familiale, en particulier si l'adoptant a dĂ©jĂ  des enfants.

Une fois la décision rendue, l'adoptant en reçoit une copie transmise par le greffe du tribunal judiciaire.

Si l'adoption est refusée, l'adoptant peut contester la décision dans un délai de 15 jours.

L’appel se fait par une dĂ©claration faite ou adressĂ©e par pli recommandĂ© au tribunal judiciaire qui a rendu la dĂ©cision. Cette dĂ©claration doit ĂȘtre faite par un avocat.

  À savoir

Le dĂ©cĂšs de l'adoptant survenu aprĂšs le dĂ©pĂŽt de la requĂȘte ne dessaisit pas le tribunal, l’adoption peut ĂȘtre prononcĂ©e si elle est conforme Ă  l'intĂ©rĂȘt de l'adoptĂ©.

L'adoption simple créé un lien de filiation qui donne à l'adopté des droits et des obligations dans sa famille adoptive. L'adopté conserve des liens juridiques avec sa famille d'origine.

État civil

La décision prononçant l'adoption simple est transcrite ou mentionnée en marge de l'acte de naissance de l'adopté.

L'adoption est également mentionnée sur le livret de famille.

Autorité parentale

L'adoptant est titulaire de l'autorité parentale avec son époux, son partenaire de Pacs ou son concubin, mais celui-ci en conserve seul l'exercice.

Toutefois, ils peuvent exercer l'autorité parentale en commun s'ils déposent une déclaration conjointe auprÚs du directeur de greffe du tribunal judiciaire.

 Attention :

L'autre parent biologique, qui n'est pas l'époux ou le compagnon de l'adoptant et qui consent à l'adoption, perd l'exercice de l'autorité parentale.

Obligation alimentaire

L'adoptant a une obligation alimentaire à l'égard de l'adopté et réciproquement.

Les parents d'origine de l'adopté sont tenus de lui fournir des aliments uniquement s'il ne peut pas les obtenir de l'adoptant.

Nom

Le nom du parent adoptif s'ajoute au nom de l'adopté. Toutefois, à la demande de l'adoptant et sur décision du juge, l'adopté peut conserver son nom d'origine.

Si l'enfant a plus de 13 ans, il doit donner son accord.

 Ă€ noter

L'adoptant peut demander au juge un changement de prénom de l'adopté. Si l'enfant a plus de 13 ans, il doit donner son accord.

Nationalité

L'enfant qui a fait l'objet d'une adoption simple n'obtient pas automatiquement la nationalité française s'il est adopté par un Français.

Il peut devenir français jusqu'à sa majorité par déclaration.

À sa majoritĂ©, il peut demander sa naturalisation.

Succession

L'adopté hérite des 2 familles (parents biologiques et parents adoptifs).

Toutefois, il n'est pas héritier réservataire à l'égard de ses grands-parents adoptifs (ceux-ci peuvent le déshériter).

L'adoption simple peut ĂȘtre rĂ©voquĂ©e par un juge, pour des motifs graves (violences par exemple) Ă  la demande du procureur de la RĂ©publique, ou lorsque l'adoptĂ© est majeur, Ă  la demande de ce dernier ou de l'adoptant.

La révocation fait cesser pour l'avenir tous les effets de l'adoption, à l'exception de la modification des prénoms.

L'adoption pléniÚre de l'enfant de l'époux, du partenaire de Pacs ou du concubin est possible dans l'un des cas suivants :

  • L'Ă©poux, le partenaire de Pacs ou le concubin est l'unique parent inscrit sur l'acte de naissance de l'enfant
  • L'autre parent de l'enfant s'est vu retirer l'autoritĂ© parentale
  • L'autre parent de l'enfant est dĂ©cĂ©dĂ© et les parents du dĂ©funt sont eux-mĂȘmes dĂ©cĂ©dĂ©s ou se sont manifestement dĂ©sintĂ©ressĂ©s de l'enfant
  • L'enfant a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© adoptĂ© par l'Ă©poux, le partenaire de Pacs ou le concubin en la forme plĂ©niĂšre et n'a de filiation Ă©tablie qu'Ă  son Ă©gard
  • L' Ă©poux, le partenaire de Pacs ou le concubin, parent de l'enfant, est dĂ©cĂ©dĂ© et l'enfant avait Ă©tĂ© prĂ©cĂ©demment adoptĂ© en la forme plĂ©niĂšre par celui-ci.

L'adoptant doit remplir les 2 conditions suivantes :

  • Être mariĂ©, liĂ© par un Pacs ou en concubinage avec le parent de l'enfant
  • Avoir au moins 10 ans de plus que l'enfant.

  À savoir

S'il y a de justes motifs, le tribunal peut prononcer l'adoption lorsque la différence d'ùge est inférieure à 10 ans (mineur délaissé par le pÚre et élevé par le beau-pÚre par exemple).

Consentement de l'époux, du partenaire de Pacs ou du concubin

L'époux, le partenaire de Pacs ou le concubin de l'adoptant doit donner son consentement à l'adoption devant un notaire qui établit un acte authentique.

OĂč s’adresser ?

Il peut rétracter son consentement pendant un délai de 2 mois. Au delà de ce délai, il ne peut plus se rétracter.

À la fin de ce dĂ©lai, la procĂ©dure en adoption peut ĂȘtre engagĂ©e.

Consentement de l'enfant

Si l'enfant a plus de 13 ans, il doit donner son accord devant un notaire ou devant les agents diplomatiques ou consulaires français s’il rĂ©side Ă  l'Ă©tranger.

OĂč s’adresser ?

S'il est hors d'état de consentir, le tribunal doit recueillir l'avis d'un administrateur ad hoc.

Le mineur peut rétracter son consentement jusqu'au prononcé de l'adoption.

L'adoptant prĂ©sente la requĂȘte sur papier libre ou Ă  l'aide du formulaire cerfa au procureur de la RĂ©publique.

Formulaire
RequĂȘte en adoption plĂ©niĂšre de l'enfant mineur du conjoint, partenaire ou concubin

Cerfa n° 15743*05

AccĂ©der au formulaire  

MinistÚre chargé de la justice

La requĂȘte doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e ou envoyĂ©e par lettre simple ou recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception au tribunal judiciaire du domicile de l'adoptant.

Le recours à un avocat est obligatoire.

L'adoptant peut toutefois faire une demande en adoption sans recourir à un avocat s'il a recueilli l'enfant à son foyer avant ses 15 ans.

Si les ressources de l'adoptant sont insuffisantes, il peut demander à bénéficier de l'aide juridictionnelle.

 Attention :

Les adoptants doivent joindre Ă  leur requĂȘte un timbre fiscal de 50 €, sauf s’ils sont bĂ©nĂ©ficiaires de l’aide juridictionnelle.

Si l'adoptant a déjà un ou plusieurs enfants, il doit joindre à sa demande l'avis de ses enfants majeurs concernant le projet d'adoption, l'adoption créant un lien de filiation.

Si ses enfants sont mineurs, il doit préciser leur ùge et le lien entretenu avec l'adopté.

Il doit également attester sur l'honneur que l'adoption sollicitée n'est pas de nature à compromettre la vie familiale.

Une fois la décision rendue par le tribunal, l'adoptant reçoit une copie transmise par le greffe du tribunal judiciaire.

En cas de refus, l'adoptant peut contester la décision devant la cour d'appel  dans un délai de 15 jours de la notification de la décision.

L’appel se fait par une dĂ©claration faite ou adressĂ©e par pli recommandĂ© au tribunal judiciaire qui a rendu la dĂ©cision. Cette dĂ©claration doit ĂȘtre faite par un avocat.

  À savoir

Le dĂ©cĂšs de l'adoptant survenu aprĂšs le dĂ©pĂŽt de la requĂȘte ne met pas fin Ă  la procĂ©dure devant le tribunal.

L'adoption crée un lien de filiation entre l'adopté et l'adoptant. La filiation à l'égard du parent époux, partenaire de Pacs ou concubin de l'adoptant, et de sa famille, est maintenue. En revanche, le lien de filiation avec l'autre parent biologique cesse.

État civil

La décision prononçant l'adoption pléniÚre est transcrite ou mentionnée surl'acte de naissance de l'adopté.

L'adoption est également mentionnée sur le livret de famille.

Autorité parentale

Le lien de filiation subsiste à l'égard de l'époux, du partenaire de Pacs ou du concubin, parent de l'enfant.

L'adoptant et la personne avec laquelle il vit en couple exercent l'autorité parentale en commun.

Obligation alimentaire

L'adoptant a une obligation alimentaire à l'égard de l'adopté et de ses descendants.

L'adopté a une obligation alimentaire à l'égard de ses deux parentset de leurs ascendants.

Nom et prénom

L'adoptant et son Ă©poux, son partenaire de Pacs ou son concubin choisissent par dĂ©claration conjointe le nom de l'enfant. Cette dĂ©claration doit ĂȘtre jointe Ă  la requĂȘte en adoption.

Ils peuvent choisir entre les 3 noms suivants :

  • Soit le nom de l'adoptant
  • Soit le nom de l'Ă©poux, du partenaire de Pacs ou du concubin, parent de l'enfant
  • Soit leurs 2 noms accolĂ©s dans l'ordre qu'ils choisissent, dans la limite d'un seul nom pour chacun d'eux.

Un formulaire est à utiliser :

Formulaire
Déclaration conjointe de choix d'un nom de famille

Cerfa n° 15286*04

AccĂ©der au formulaire  

MinistÚre chargé de la justice

S'il ne font pas de choix, l'enfant aura un nom composé du nom de l'adoptant et de celui de son époux, son partenaire de Pacs ou son concubin.

S'ils ont dĂ©jĂ  un enfant commun, l'enfant adoptĂ© prend le mĂȘme nom que celui-ci.

L'adoptant peut également demander au juge le changement de prénoms de l'adopté. Si l'enfant a plus de 13 ans, il doit donner son accord.

Nationalité

L'enfant adopté durant sa minorité est de nationalité française si l'adoptant est de nationalité française ou si son parent époux, partenaire de Pacs ou concubin de l'adoptant est français.

  À savoir

Si un seul des parents est né en France, l'adopté peut répudier la nationalité française dans les 6 mois précédent sa majorité ou les douze mois suivant celle-ci.

Succession

L'enfant adopté hérite de ses 2 parents et de la famille de ceux-ci. Il est héritier réservataire.

L'adoption pléniÚre est irrévocable.

L'adoption crĂ©e un lien de filiation entre l'adoptant et l'adoptĂ©. L'adoption peut ĂȘtre simple ou plĂ©niĂšre :

  • En cas d'adoption simple, les liens avec la famille d'origine sont maintenus.
  • En cas d'adoption plĂ©niĂšre, il y a une rupture totale des liens de l'adoptĂ© avec sa famille d'origine.

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