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Fiche pratique

Adoption d'un mineur par une personne seule

Vérifié le 13/05/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Vous voulez adopter seul un enfant ? Vous pouvez l'adopter que vous soyez célibataire, marié ou en couple, sous certaines conditions. L'enfant de plus de 13 ans doit consentir à son adoption. La procédure se déroule devant le tribunal judiciaire. C'est l'adoptant qui doit faire la demande d'adoption. Nous vous présentons les informations à connaßtre.

L'adoptant doit avoir plus de 26 ans.

L'adoptant doit avoir 15 ans de plus que l'adopté.

Le tribunal peut tout de mĂȘme prononcer l'adoption si la diffĂ©rence d'Ăąge est infĂ©rieure Ă  15 ans pour de justes motifs, par exemple si l'adoptant adopte une fratrie.

L'adoptant peut ĂȘtre cĂ©libataire ou vivre en couple. Mais s'il est mariĂ© et non sĂ©parĂ© de corps ou uni par un Pacs, son Ă©poux ou son partenaire de Pacs doit consentir Ă  cette adoption.

 Ă€ noter

En cas d'adoption de l'enfant de l'époux, du partenaire de Pacs ou du concubin, d'autres rÚgles s'appliquent.

Un mineur est adoptable s'il se trouve dans l'une des situations suivantes :

  • Mineur dont l'adoption plĂ©niĂšre n'est pas possible (par exemple, en cas d'adoption d'un mineur Ă©tranger lorsque l'adoption plĂ©niĂšre n'existe pas dans le pays d'origine)
  • Pupille de l'État.

L'adoption entre grands-parents et petits-enfants et entre frùres et sƓurs est en principe interdite, sauf s'il existe des motifs graves.

Le mineur de plus de 13 ans doit donner son accord devant un notaire.

OĂč s’adresser ?

Le consentement peut Ă©galement ĂȘtre reçu par le service de l'aide sociale Ă  l'enfance lorsque l'enfant lui a Ă©tĂ© remis.

Si le mineur Ă  adopter vit Ă  l’étranger, le consentement Ă  l'adoption peut ĂȘtre donnĂ© devant un notaire Ă©tranger, ou devant les agents diplomatiques ou consulaires français.

 Ă€ noter

Seules quelques ambassades ou consulats offrent un service de notariat.

Si le mineur Ă  adopter n’est pas en Ă©tat de consentir personnellement, le tribunal doit recueillir l'avis d'un administrateur ad hoc.

L’adoptĂ© peut rĂ©tracter son consentement jusqu'au prononcĂ© de l'adoption.

L'adoptant doit obtenir au prĂ©alable un agrĂ©ment s'il souhaite adopter un pupille de l’État ou un enfant Ă©tranger.

Une fois obtenu l'agrĂ©ment, l'adoptant est inscrit sur une liste dĂ©partementale qui lui permet d'ĂȘtre choisi comme adoptant par le tuteur (prĂ©fet) avec l'accord du conseil de famille des pupilles de l'État.

 Ă€ noter

En cas d'adoption d'un enfant à l'étranger, l'adoptant doit s'adresser à l'Agence française de l'adoption ou à un organisme autorisé pour l'adoption internationale.

Le placement en vue de l'adoption concerne les pupilles de l'État ou les enfants judiciairement dĂ©clarĂ©s dĂ©laissĂ©s. Le placement consiste Ă  la remise de l’enfant Ă  l'adoptant par l'autoritĂ© qui en a la charge (aide sociale Ă  l’enfance par exemple).

Pendant la période du placement, l'adoptant peut accomplir les actes usuels de l'autorité parentale.

Avocat

L'adoptant peut faire sa demande, avec ou sans avocat, si le mineur Ă  adopter a Ă©tĂ© recueilli au foyer de l’adoptant avant ses 15 ans.

L'avocat est en revanche obligatoire si l'adoptĂ© mineur a Ă©tĂ© recueilli au foyer de l’adoptant aprĂšs ses 15 ans.

OĂč s’adresser ?

Si les ressources de l'adoptant sont insuffisantes, il peut demander à bénéficier de l'aide juridictionnelle.

RequĂȘte

L'adoptant doit adresser une requĂȘte sur papier libre ou Ă  l'aide du formulaire cerfa n°15737 au procureur de la RĂ©publique :

Formulaire
RequĂȘte en adoption simple d'un mineur par une personne Ă  titre individuel

Cerfa n° 15737*04

AccĂ©der au formulaire  

MinistÚre chargé de la justice

La requĂȘte doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e ou envoyĂ©e par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception au tribunal judiciaire du domicile de l'adoptant, accompagnĂ©e des documents justificatifs (appelĂ©s piĂšces).

OĂč s’adresser ?

 Attention :

L’adoptant doit joindre Ă  sa requĂȘte un timbre fiscal de 50 €, sauf s’il bĂ©nĂ©ficie de l’aide juridictionnelle.

Audience

L'audience a lieu en « chambre du conseil », c'est-à-dire sans la présence du public.

À l’audience, le juge entend l'adoptant. Il vĂ©rifie que les conditions de l’adoption sont remplies et que celle-ci est conforme Ă  l’intĂ©rĂȘt du mineur adoptĂ©.

Il examine les piĂšces et peut faire procĂ©der Ă  une enquĂȘte par toute personne qualifiĂ©e.

Le ministĂšre public donne son avis sur l'adoption.

Jugement

Le jugement est rendu en audience publique.

MĂȘme si les conditions lĂ©gales sont remplies, le tribunal judiciaire n'est pas obligĂ© de prononcer une adoption. Il doit vĂ©rifier si l’adoption est conforme à l’intĂ©rĂȘt de l'enfant adoptĂ©.

Une fois la décision rendue, l'adoptant reçoit une copie transmise par le greffe du tribunal judiciaire.

Recours

Si l'adoption est refusée, l'adoptant peut contester la décision en faisant appel dans un délai de 15 jours.

L’appel se fait par une dĂ©claration faite ou adressĂ©e par pli recommandĂ© au tribunal judiciaire qui a rendu la dĂ©cision. Cette dĂ©claration doit ĂȘtre faite par un avocat.

OĂč s’adresser ?

État civil

La décision prononçant l'adoption simple est mentionnée en marge de l'acte de naissance de l'adopté. Cette inscription intervient à la demande du procureur de la République dans les 15 jours de la date à laquelle la décision est passée en force de chose jugée.

Lorsque l'adopté est né à l'étranger, la décision est transcrite sur les registres du service central d'état civil du ministÚre des affaires étrangÚres.

L'adoption est également mentionnée sur le livret de famille.

Lien avec la famille d'origine

L'adopté conserve tous ses liens avec sa famille d'origine.

Autorité parentale

L'adoptant exerce seul l'autorité parentale.

Obligation alimentaire

L'adoption créée entre l'adoptĂ© et l'adoptant une obligation alimentaire rĂ©ciproque. Si l'adoptĂ© se trouve dans le besoin, l'adoptant doit, en fonction de ses ressources, lui apporter une aide financiĂšre. De mĂȘme, l'adoptĂ© doit aider financiĂšrement l'adoptant si celui-ci est dans le besoin.

En principe, les parents d'origine de l'adoptĂ© n’ont pas Ă  lui apporter d'aide financiĂšre. Ils doivent l'aider financiĂšrement uniquement si l'adoptĂ© prouve qu'il ne peut pas obtenir d'aide de son parent adoptif.

Nom et prénom de l'adopté

Le nom de l'adoptant s'ajoute au nom de l'adopté ou le remplace. L'adopté, s'il a plus de 13 ans, doit donner son consentement.

L'adoptant peut demander au tribunal judiciaire un changement de prĂ©nom de l'adoptĂ©. Si l’adoptĂ© a plus de 13 ans, il doit donner son consentement.

Interdiction Ă  mariage

Le mariage est interdit entre l'adoptant, l'adopté et ses enfants.

Il est également interdit de se marier avec d'autres membres de la famille adoptive et la famille biologique (notamment entre l'adopté et les enfants de l'adoptant).

Nationalité

L'enfant qui a fait l'objet d'une adoption simple n'obtient pas automatiquement la nationalité française s'il est adopté par un Français.

Il peut devenir français par déclaration jusqu'à sa majorité.

À sa majoritĂ©, il peut demander sa naturalisation.

Succession

L'adopté hérite des 2 familles (famille d'origine et parents adoptifs).

Toutefois, il n'est pas hĂ©ritier rĂ©servataire Ă  l’égard de ses grands-parents adoptifs. Ceux-ci peuvent le dĂ©shĂ©riter.

La rĂ©vocation de l'adoption (c'est-Ă -dire son annulation) peut ĂȘtre demandĂ©e uniquement s'il existe des motifs graves (violences, actes de dĂ©linquance).

Tant que l'adopté est mineur, seul le ministÚre public peut demander la révocation.

Lorsque l’adoptĂ© devient majeur, l'adoption peut ĂȘtre rĂ©voquĂ©e, Ă  sa demande ou Ă  la demande de l'adoptant.

L'adoptant doit avoir plus de 26 ans.

L'adoptant doit avoir 15 ans de plus que l'adopté. Toutefois, le tribunal peut accorder une dérogation pour de justes motifs (adoption d'une fratrie, par exemple).

L'adoptant peut adopter s'il est célibataire ou s'il vit en couple. Mais s'il est marié et non séparé de corps ou uni par un Pacs, son époux ou son partenaire de Pacs doit consentir à cette adoption.

L'adoption entre grands-parents et petits-enfants et entre frùres et sƓurs est en principe interdite, sauf s'il existe des motifs graves.

 Ă€ noter

En cas d'adoption de l'enfant de l'époux, du partenaire de Pacs ou du concubin, d'autres rÚgles s'appliquent.

En principe, l'adoption plĂ©niĂšre est permise en faveur d’un enfant ĂągĂ© de moins de 15 ans.

Toutefois, dans certains cas, l’adoption plĂ©niĂšre est possible pour un enfant ĂągĂ© de 15 ans Ă  21 ans.

L’enfant Ă  adopter doit ĂȘtre accueilli au foyer de l’adoptant depuis au moins 6 mois pour pouvoir ĂȘtre adoptĂ©.

 Ă€ noter

En cas d'adoption de l'enfant de l'époux, du partenaire de Pacs ou du concubin, d'autres rÚgles s'appliquent.

Le mineur de plus de 13 ans doit donner son accord devant un notaire.

OĂč s’adresser ?

Le consentement peut Ă©galement ĂȘtre reçu par le service de l'aide sociale Ă  l'enfance lorsque l'enfant lui a Ă©tĂ© remis.

Si le mineur Ă  adopter vit Ă  l’étranger, le consentement Ă  l'adoption peut ĂȘtre donnĂ© devant un notaire Ă©tranger, ou devant les agents diplomatiques ou consulaires français.

 Ă€ noter

Seules quelques ambassades ou consulats offrent un service de notariat.

Si le mineur Ă  adopter n’est pas en Ă©tat de consentir personnellement, le tribunal doit recueillir l'avis d'un administrateur ad hoc.

L’adoptĂ© peut rĂ©tracter son consentement jusqu'au prononcĂ© de l'adoption.

L'adoptant doit obtenir au prĂ©alable un agrĂ©ment s'il souhaite adopter un pupille de l’État ou un enfant Ă©tranger.

Une fois obtenu l'agrĂ©ment, l'adoptant est inscrit sur une liste dĂ©partementale qui lui permet d'ĂȘtre choisi comme adoptant par le tuteur (prĂ©fet) avec l'accord du conseil de famille des pupilles de l'État.

 Ă€ noter

En cas d'adoption d'un enfant à l'étranger, l'adoptant doit s'adresser à l'Agence française de l'adoption ou à un organisme autorisé pour l'adoption internationale.

Le mineur est confiĂ© Ă  l'adoptant par l'autoritĂ© qui en a la charge (par exemple, aide sociale Ă  l’enfance - ASE).

Le mineur doit ĂȘtre confiĂ© au moins 6 mois avant de saisir le tribunal de la demande d'adoption.

Pendant la période du placement, l'adoptant peut accomplir les actes usuels de l'autorité parentale.

 Attention :

Le placement en vue de l'adoption plĂ©niĂšre empĂȘche toute restitution de l'enfant Ă  sa famille d'origine. Le parent biologique qui n'a pas reconnu l'enfant ne peut plus le reconnaitre.

Avocat

L'adoptant peut faire sa demande, avec ou sans avocat, si le mineur Ă  adopter a Ă©tĂ© recueilli au foyer de l’adoptant avant ses 15 ans.

L'avocat est en revanche obligatoire si l'adoptĂ© mineur a Ă©tĂ© recueilli au foyer de l’adoptant aprĂšs ses 15 ans.

OĂč s’adresser ?

Si les ressources de l'adoptant sont insuffisantes, il peut demander à bénéficier de l'aide juridictionnelle.

RequĂȘte

L'adoptant doit adresser une requĂȘte sur papier libre ou Ă  l'aide du formulaire cerfa n°15742 au procureur de la RĂ©publique :

Formulaire
RequĂȘte en adoption plĂ©niĂšre d'un enfant par une personne Ă  titre individuel

Cerfa n° 15742*03

AccĂ©der au formulaire  

MinistÚre chargé de la justice

La requĂȘte doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e ou envoyĂ©e par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception au tribunal judiciaire du domicile de l'adoptant, accompagnĂ©e des documents justificatifs (appelĂ©s piĂšces).

OĂč s’adresser ?

 Attention :

L’adoptant doit joindre Ă  sa requĂȘte un timbre fiscal de 50 €, sauf s’il bĂ©nĂ©ficie de l’aide juridictionnelle.

Audience

L'audience a lieu en « chambre du conseil », c'est-à-dire sans la présence du public.

À l’audience, le juge entend l'adoptant. Il vĂ©rifie que les conditions de l’adoption sont remplies et que celle-ci est conforme Ă  l’intĂ©rĂȘt du mineur adoptĂ©.

Il examine les piĂšces (documents) et peut faire procĂ©der Ă  une enquĂȘte par toute personne qualifiĂ©e.

Le ministĂšre public donne son avis sur l'adoption.

Jugement

Le jugement est rendu en audience publique.

MĂȘme si les conditions lĂ©gales sont remplies, le tribunal judiciaire n'est pas obligĂ© de prononcer une adoption. Il doit vĂ©rifier si l’adoption est conforme à l’intĂ©rĂȘt de l'enfant adoptĂ©.

Une fois la décision rendue, l'adoptant reçoit une copie transmise par le greffe du tribunal judiciaire.

Recours

Si l'adoption est refusée, l'adoptant peut contester la décision en faisant appel dans un délai de 15 jours.

L’appel se fait par une dĂ©claration faite ou adressĂ©e par pli recommandĂ© au tribunal judiciaire qui a rendu la dĂ©cision. Cette dĂ©claration doit ĂȘtre faite par un avocat.

OĂč s’adresser ?

État civil

La décision prononçant l'adoption pléniÚre est transcrite sur les registres de l'état civil du lieu de naissance de l'adopté. Cette transcription intervient à la demande du procureur de la République, dans les 15 jours de la date à laquelle la décision est passée en force de chose jugée.

Lorsque l'adopté est né à l'étranger, la décision est transcrite sur les registres du service central d'état civil du ministÚre des affaires étrangÚres.

Un nouvel acte de naissance est établi.

L'acte de naissance d'origine est annulĂ© et ne peut plus ĂȘtre communiquĂ©.

L'adoption est également mentionnée sur le livret de famille.

Lien avec la famille d'origine

L'adopté acquiert une nouvelle filiation qui remplace celle d'origine. Les liens avec la famille d'origine sont rompus.

Autorité parentale

L'adoptant exerce seul l'autorité parentale.

Obligation alimentaire

L'adoption créée entre l'adoptĂ© et l'adoptant une obligation alimentaire rĂ©ciproque. Si l'adoptĂ© se trouve dans le besoin, l'adoptant doit, en fonction de ses ressources, lui apporter une aide financiĂšre. De mĂȘme, l'adoptĂ© doit aider financiĂšrement l'adoptant si celui-ci est dans le besoin.

Nom et prénom de l'adopté

L'adopté prend le nom de l'adoptant qui remplace son nom initial.

L'adoptant peut demander au juge un changement de prénom de l'adopté. Si l'adopté a plus de 13 ans, il doit donner son accord.

Nationalité

Un enfant mineur adopté sous la forme pléniÚre par un Français est français par filiation.

Il est considéré comme français dÚs sa naissance.

Interdiction Ă  mariage

Le mariage est interdit entre l'adopté, sa famille adoptive et sa famille d'origine.

Droit Ă  la succession

Le mineur adopté sous la forme pléniÚre hérite de son parent adoptif.

Il n'hĂ©rite plus de sa famille d’origine.

L'adoption pléniÚre est irrévocable.

L'adoption crĂ©e un lien de filiation entre l’adoptant et l'adoptĂ©. L'adoption peut ĂȘtre simple ou plĂ©niĂšre.

Dans le cas de l'adoption simple, les liens avec la famille d'origine sont maintenus.

Dans le cas de l'adoption pléniÚre, il y a une rupture totale des liens de l'adopté avec sa famille d'origine.

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