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Fiche pratique

Médecine du travail pour un salarié du secteur privé

Vérifié le 11/08/2025 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

L'employeur doit protéger la santé et la sécurité de ses salariés. En fonction de l'effectif de l'entreprise, il doit mettre en place un service de prévention et de santé au travail dans l'entreprise ou adhérer à un tel service, appelé communément « médecine du travail ». Nous faisons un point sur la réglementation.

  À savoir

Le salarié du particulier employeur et l'assistante maternelle bénéficient d'un suivi médical soumis à des rÚgles particuliÚres.

Les employeurs suivants doivent mettre en place ou adhérer à un service de prévention et de santé au travail (SPST) :

  • Entreprises privĂ©es
  • Établissements publics industriels et commerciaux (Épic)
  • Établissements publics Ă  caractĂšre administratif (Épa) employant du personnel de droit privĂ©.

La mise en place d'un SPST au sein de l'entreprise ou l'obligation d'adhérer à un SPST interentreprises varie selon l'effectif de l'entreprise :

  • L'employeur adhĂšre Ă  un service de prĂ©vention et de santĂ© au travail interentreprises.

  • L'employeur choisit la forme du service de prĂ©vention et de santĂ© au travail. Le SPST prend l'une des formes suivantes :

    • Service de prĂ©vention et de santĂ© au travail dans l'entreprise
    • Service de prĂ©vention et de santĂ© au travail interentreprises.

Les salariés embauchés avec l'un des contrats de travail suivants sont suivis par la médecine du travail :

Des rÚgles particuliÚres s'appliquent pour les salariés occupant des emplois identiques auprÚs d'employeurs différents.

 Ă€ noter

Les jeunes effectuant des stages dans le cadre des enseignements scolaires et universitaires ne sont pas concernés.

Les coordonnĂ©es de la mĂ©decine du travail doivent ĂȘtre affichĂ©es par l’employeur sur le lieu de travail.

Oui, le salariĂ© peut contacter directement la mĂ©decine du travail. Il n'est pas obligĂ© de demander l'accord Ă  son employeur. Le salariĂ© ne peut pas ĂȘtre sanctionnĂ© par son employeur.

Le médecin du travail exerce dans un service de prévention et de santé au travail (SPST).

Les missions des services de prévention et de santé au travail sont assurées par une équipe pluridisciplinaire comprenant notamment des médecins du travail, des intervenants en prévention des risques professionnels et des infirmiers.

Prévention

Le rÎle du médecin du travail est principalement préventif.

Le médecin du travail conduit les actions de santé au travail pour préserver la santé des travailleurs tout au long de leur parcours professionnel.

Il surveille l'état de santé des travailleurs en fonction de leur ùge, des risques concernant leur sécurité, leur santé et la pénibilité au travail.

Il conseille l'employeur, les travailleurs et les représentants du personnel sur les mesures nécessaires portant sur les points suivants :

 Ă€ noter

Le mĂ©decin du travail ne dispense pas de soins. Il ne dĂ©livre pas d'arrĂȘt maladie. Il peut dĂ©livrer une ordonnance pour des examens mĂ©dicaux complĂ©mentaires.

Dans le cadre de ses missions, le médecin rédige une fiche d'entreprise qui est transmise à l'employeur.

Le médecin du travail établit également un rapport annuel de son activité. Ce rapport est transmis notamment au comité social et économique (CSE) et à l'employeur.

Actions et organisation

Le médecin du travail a libre accÚs aux lieux de travail.

Il réalise des visites de sa propre initiative, à la demande de l'employeur ou du comité social et économique (CSE) ou du salarié.

Le médecin du travail ou l'infirmier rencontre le salarié plusieurs fois au cours de son parcours professionnel.

Les types de visites diffÚrent si le salarié est apprenti ou non :

Il existe plusieurs types de visites médicales pour les salariés :

Il existe plusieurs types de visites médicales pour les apprentis :

  • Visite d'information et de prĂ©vention rĂ©alisĂ©e dans un dĂ©lai qui n'excĂšde pas 2 mois Ă  partir de la date d'embauche. Lorsque l'apprenti est mineur, ou lorsqu'il travaille de nuit, cette visite doit avoir lieu avant son embauche.
  • Examen mĂ©dical d'aptitude, qui est obligatoirement rĂ©alisĂ© par le mĂ©decin du travail si l'apprenti est affectĂ© Ă  des travaux rĂ©glementĂ©s. Cet examen doit avoir lieu avant son embauche.
  • Visites de prĂ©reprise et de reprise du travail
  • Visites effectuĂ©es Ă  la demande de l'employeur, du travailleur ou du mĂ©decin du travail.

 Ă€ noter

À tout moment, une visite mĂ©dicale peut ĂȘtre effectuĂ©e par le mĂ©decin du travail pour vĂ©rifier l'aptitude de l'apprenti Ă  exercer le mĂ©tier qu'il apprend. Cette visite est Ă  l'initiative de l'apprenti (ou son reprĂ©sentant lĂ©gal), de l'employeur ou du directeur du centre de formation des apprentis (CFA).

Le médecin du travail peut proposer à l'employeur des mesures individuelles d'aménagement, d'adaptation ou de transformation du poste de travail.

Il peut proposer également des mesures d'aménagement du temps de travail.

En cas d'impossibilité, et lorsque l'état de santé du travailleur justifie un changement de poste, il peut déclarer le travailleur inapte à son poste de travail. L'avis d'inaptitude comporte des indications sur le reclassement du travailleur.

Dans le cadre du suivi individuel renforcé, le médecin du travail peut remettre un avis d'aptitude ou d'inaptitude au salarié et à l'employeur.

Le médecin du travail peut proposer, lorsqu'elles sont nécessaires, des adaptations du poste ou l'affectation à d'autres postes à la salariée en état de grossesse.

Le temps consacré aux visites et examens médicaux, y compris les examens complémentaires, est :

  • Soit pris sur les heures de travail. Dans ce cas, le salariĂ© est payĂ© comme s'il avait travaillĂ©.
  • Soit rĂ©munĂ©rĂ© comme du temps de travail effectif lorsque ces examens ne peuvent pas avoir lieu pendant les heures de travail.

Le temps de transport et les frais rendus nécessaires pour ces visites et examens sont pris en charge par l'employeur.

Si le salariĂ© ou l'employeur souhaite contester les avis, propositions, conclusions Ă©crites ou indications reposant sur des Ă©lĂ©ments de nature mĂ©dicale, il doit saisir le conseil de prud'hommes. Cette dĂ©marche doit ĂȘtre effectuĂ©e dans les 15 jours suivant leur notification.

Le conseil de prud'hommes peut consulter le médecin-inspecteur du travail.

Le mĂ©decin du travail est informĂ© de la contestation et peut ĂȘtre entendu par le mĂ©decin-inspecteur du travail.

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