Fiche pratique
Droit de visite et d'hébergement en cas de séparation des parents
Vérifié le 05/06/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Vous avez un enfant, vous vous séparez de l'autre parent et vous vous interrogez sur le droit de visite et/ou d'hébergement ? Ce droit permet au parent chez qui l'enfant ne réside pas habituellement de maintenir des liens réguliers avec lui. Ce droit est fixé à l'amiable entre vous ou par décision judiciaire en cas de conflit. Nous vous présentons les informations à connaßtre.
Le droit de visite consiste à passer une partie de la journée avec votre enfant et à le ramener au domicile de l'autre parent à la fin de votre période.
Le droit de visite et d'hébergement consiste à accueillir, de jour comme de nuit, votre enfant pendant une période déterminée.
Ce droit permet de maintenir les liens avec le parent chez qui l'enfant n'a pas sa résidence habituelle.
Ă savoir
Chacun des pĂšre et mĂšre doit maintenir des relations personnelles avec l'enfant et respecter les liens de celui-ci avec l'autre parent.
Les rÚgles varient selon que les 2 parents sont d'accord ou en désaccord :
-
Les rÚgles varient selon votre situation :
-
Vous pouvez organiser les conditions du droit de visite et d'hébergement de votre enfant à l'amiable.
En cas d'accord, vous pouvez établir une convention parentale dans laquelle vous fixez les points suivants :
- Résidence de l'enfant
- Droit de visite et d'hébergement
- Contribution à son entretien et son éducation.
Cette convention parentale peut ĂȘtre homologuĂ©e par le Jaf pour lui donner force exĂ©cutoire.
L'homologation de la convention parentale peut se faire à l'aide d'un formulaire :
Formulaire
RequĂȘte conjointe aux fins d'homologation d'une convention parentaleCerfa n° 16139*01
MinistÚre chargé de la justice
Ce formulaire présente également des modÚles de convention.
Vous devez adresser votre demande au tribunal judiciaire du lieu de résidence de l'un des parents.
OĂč sâadresser ?
-
Vous pouvez organiser les conditions du droit de visite et d'hébergement de votre enfant à l'amiable.
En cas d'accord, vous pouvez établir une convention parentale dans laquelle vous fixez les points suivants :
- Résidence de l'enfant
- Droit de visite et d'hébergement
- Contribution à son entretien et son éducation.
Cette convention parentale peut ĂȘtre homologuĂ©e par le Jaf pour lui donner force exĂ©cutoire.
L'homologation de la convention parentale peut se faire à l'aide d'un formulaire :
Formulaire
RequĂȘte conjointe aux fins d'homologation d'une convention parentaleCerfa n° 16139*01
MinistÚre chargé de la justice
Ce formulaire présente également des modÚles de convention.
Vous devez adresser votre demande au tribunal judiciaire du lieu de résidence de l'un des parents.
OĂč sâadresser ?
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Vous devez indiquer l'accord que vous avez trouvé sur les conditions du droit de visite et d'hébergement de votre enfant dans la convention de divorce par consentement mutuel établie par les avocats.
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Dans le cadre de la procédure de divorce judiciaire, le juge aux affaires familiales (Jaf) fixe le droit de visite et d'hébergement de votre enfant en fonction de vos demandes et de celles de l'autre parent.
Vous pouvez ĂȘtre d'accord sur le droit de visite et d'hĂ©bergement de votre enfant mĂȘme s'il s'agit d'un divorce judiciaire.
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-
Les rÚgles varient selon votre situation :
-
En cas de désaccord, vous pouvez demander l'intervention d'un médiateur familial pour tenter de trouver un accord.
En cas d'échec de la médiation familiale, vous ou l'autre parent pouvez saisir le Jaf pour qu'il fixe le droit de visite et d'hébergement de votre enfant.
Vous pouvez le saisir à l'aide d'un formulaire :
Formulaire
Demande au juge aux affaires familiales (autorité parentale, droit de visite, pension alimentaire...)Cerfa n° 11530*11
MinistÚre chargé de la justice
Le formulaire doit ĂȘtre dĂ©posĂ© ou envoyĂ© au tribunal du lieu de rĂ©sidence du parent qui hĂ©berge l'enfant.
OĂč sâadresser ?
-
Dans le cadre de la procédure de divorce judiciaire, le juge aux affaires familiales fixe le droit de visite et d'hébergement de votre enfant en fonction de vos demandes et de celles de l'autre parent.
Des demandes de mesures provisoires (c'est-Ă -dire l'organisation temporaire souhaitĂ©e pour votre enfant durant la procĂ©dure de divorce) peuvent ĂȘtre formulĂ©es dĂšs l'assignation en divorce.
Elles peuvent porter sur les points suivants :
- Exercice de l'autorité parentale
- Fixation de la résidence, et des droits de visite et d'hébergement
- Contribution à son entretien et son éducation.
Ă savoir
Vous pouvez demander l'intervention d'un médiateur familial pour tenter de trouver un accord.
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L'enfant mineur ne dĂ©termine jamais lui-mĂȘme quand il veut aller chez l'autre parent et la durĂ©e du DVH, quel que soit son Ăąge. Il peut cependant donner son avis, par exemple en demandant Ă ĂȘtre entendu par le Jaf Ă l'occasion d'une procĂ©dure engagĂ©e par l'un de ses parents.
Le droit de visite et d'hébergement consiste à accueillir (de jour comme de nuit) votre enfant pendant une période déterminée.
Pour la mise en place de ce droit, il faut que les intĂ©rĂȘts de l'enfant soient prĂ©servĂ©s (Ă©viter les longs trajets, favoriser sa participation aux compĂ©titions sportives, etc.).
Ce droit de visite et d'hébergement peut se dérouler par exemple :
- 1 weekend sur 2 chez l'autre parent et partage des vacances scolaires
- 1 journée dans la semaine chez l'autre parent (mercredi) ainsi que 1 weekend sur 2 et le partage des vacances scolaires (droit de visite et d'hébergement élargi).
Ce droit est modulable en fonction de votre situation personnelle et de celle de l'enfant. Par exemple, si vous habitez trÚs loin du domicile de votre enfant, vous pouvez avoir l'intégralité des petites vacances scolaires à l'exception de celles de Noël et le partage des autres vacances.
Le droit de visite peut ĂȘtre d'une journĂ©e complĂšte ou d'une demi-journĂ©e, en fin de semaine ou pendant la semaine en fonction de vos disponibilitĂ©s et de celles de l'enfant et de la distance des domiciles de chacun des parents.
Vous pouvez exercer ce droit dans un lieu de votre choix (votre domicile, au domicile d'un grand-parent...).
Si votre enfant est en bas Ăąge, le droit de visite peut ĂȘtre exercĂ© au domicile du parent chez qui il rĂ©side habituellement.
Il peut aussi se dérouler dans un lieu neutre déterminé (par exemple : jardin public, espace de rencontre dédié à cet effet).
Les rĂšgles diffĂšrent selon les jours oĂč s'exercent le droit de visite et d'hĂ©bergement :
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Le 1er week-end du mois commence le 1er samedi du mois mĂȘme si votre droit de visite et d'hĂ©bergement s'exerce dĂšs le vendredi Ă la sortie de l'Ă©cole.
Il arrive que le parent bénéficiaire du droit peut avoir l'enfant 2 week-ends de suite lorsqu'il y a 5 week-ends dans le mois : le 5e week-end du mois et le 1er week-end du mois suivant.
Si le dernier jour du mois est un samedi, il est considéré comme étant le dernier week-end du mois.
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L'année civile est découpée en 52 semaines. La numérotation des semaines est fixée par le calendrier. Le 1er week-end de l'année est un week-end impair.
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Une journĂ©e en milieu de semaine peut ĂȘtre prĂ©vue en complĂ©ment des droits de visite et d'hĂ©bergement des week-ends.
Lorsqu'il n'est pas prĂ©vu de disposition dans le jugement ou la convention, votre droit s'exerce dĂšs la sortie des classes. Cela peut ĂȘtre du mardi soir au mercredi soir par exemple.
-
Le jugement ou la convention peut prĂ©voir que votre enfant doit ĂȘtre chez sa mĂšre pour le week-end de la fĂȘte des mĂšres et chez son pĂšre pour la fĂȘte des pĂšres.
Si rien n'est prĂ©vu, vous pouvez convenir Ă l'amiable que votre enfant soit chez sa mĂšre pour la fĂȘte des mĂšres et inversement pour la fĂȘte des pĂšres, quelque soit le calendrier d'alternance des week-ends.
Pour les familles homoparentales, la décision se prend au cas par cas.
Si un jour fĂ©riĂ© ou chĂŽmĂ© tombe avant ou aprĂšs un week-end oĂč vous avez votre enfant et si rien n'est prĂ©cisĂ© dans le jugement ou la convention, il est d'usage que ce jour fasse partie du week-end.
- Cas général
- Alsace-Moselle
- Outre-mer
FĂȘte lĂ©gale | Date |
Jour de l'An | Jeudi 1er janvier 2026 |
Lundi de PĂąques | Lundi 6 avril 2026 |
Journée internationale des travailleurs | Vendredi 1er mai 2026 |
Victoire 1945 | Vendredi 8 mai 2026 |
Ascension | Jeudi 14 mai 2026 |
Lundi de PentecĂŽte | Lundi 25 mai 2026 |
FĂȘte nationale | Mardi 14 juillet 2026 |
Assomption | Samedi 15 août 2026 |
Toussaint | Dimanche 1er novembre 2026 |
Armistice 1918 | Mercredi 11 novembre 2026 |
Noël | Vendredi 25 décembre 2026 |
FĂȘte lĂ©gale | Date |
Jour de l'An | Jeudi 1er janvier 2026 |
Vendredi Saint (dans les communes ayant un temple protestant ou une église mixte) | Vendredi 3 avril 2026 |
Lundi de PĂąques | Lundi 6 avril 2026 |
Journée internationale des travailleurs | Vendredi 1er mai 2026 |
Victoire 1945 | Vendredi 8 mai 2026 |
Ascension | Jeudi 14 mai 2026 |
Lundi de PentecĂŽte | Lundi 25 mai 2026 |
FĂȘte nationale | Mardi 14 juillet 2026 |
Assomption | Samedi 15 août 2026 |
Toussaint | Dimanche 1er novembre 2026 |
Armistice 1918 | Mercredi 11 novembre 2026 |
1er jour de Noël | Vendredi 25 décembre 2026 |
2e jour de Noël | Samedi 26 décembre 2026 |
FĂȘte lĂ©gale | Date |
Jour de l'An | Jeudi 1er janvier 2026 |
Lundi de PĂąques | Lundi 6 avril 2026 |
Journée internationale des travailleurs | Vendredi 1er mai 2026 |
Victoire 1945 | Vendredi 8 mai 2026 |
Ascension | Jeudi 14 mai 2026 |
Lundi de PentecĂŽte | Lundi 25 mai 2026 |
FĂȘte nationale | Mardi 14 juillet 2026 |
Assomption | Samedi 15 août 2026 |
Toussaint | Dimanche 1er novembre 2026 |
Armistice 1918 | Mercredi 11 novembre 2026 |
Noël | Vendredi 25 décembre 2026 |
En plus des fĂȘtes lĂ©gales nationales, le jour de la commĂ©moration de l'abolition de l'esclavage est un jour fĂ©riĂ© dans les Drom, Ă Saint-BarthĂ©lemy et Ă Saint-Martin. La date varie selon le dĂ©partement, dans les conditions suivantes :
Dom concerné | Date |
Guadeloupe | 27 mai |
Guyane | 10 juin |
Martinique | 22 mai |
Mayotte | 27 avril |
La Réunion | 20 décembre |
Saint-Barthélemy | 9 octobre |
Saint-Martin | 27 mai |
Les vacances scolaires débutent aprÚs le dernier cours des jours indiqués dans le calendrier officiel. La reprise des cours s'effectue le matin des jours également indiqués dans le calendrier officiel :
Simulateur
Connaßtre le calendrier des vacances scolaires de votre département
Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre
-
L'exercice du droit de visite et d'hébergement pendant les vacances scolaires est indépendant des rÚgles d'alternance des week-ends : le systÚme des week-ends ne s'applique plus.
Le jugement ou la convention peut prévoir une alternance des semaines (par exemple : la premiÚre semaine des vacances chez le pÚre les années paires et la deuxiÚme les années impaires).
La premiÚre semaine des vacances débute le premier jour des vacances indiqué par l'académie dont dépend l'établissement de votre enfant.
Exemple
Si le premier jour des vacances est un samedi, le parent qui exerce son droit doit avoir l'enfant du samedi jusqu'au samedi suivant inclus. Le transfert de résidence (passage de bras) s'effectue le samedi soir ou le dimanche matin. L'autre parent exercera son droit jusqu'au dimanche suivant.
-
La période des vacances scolaires d'été fait l'objet d'une organisation particuliÚre.
Le jugement ou la convention peut prévoir que chaque parent a la garde de l'enfant selon un des découpages suivants :
- Moitié des vacances scolaires
- Mois de juillet ou mois d'août
- Alternance par période de 15 jours (si l'enfant est en bas ùge par exemple).
La premiÚre semaine des vacances d'été débute le premier jour des vacances indiqué par l'académie dont dépend votre enfant.
Ă savoir
Il ne faut pas appliquer les rĂšgles de droit de visite et dâhĂ©bergement des weekend pendant les pĂ©riodes de vacances scolaires.
La convention parentale, le jugement ou la convention de divorce prévoit généralement comment s'organisent les trajets lors des droits de visite et d'hébergement.
Il peut, par exemple, ĂȘtre prĂ©vu que ce soit Ă un parent en particulier d'avoir Ă aller chercher les enfants et de les ramener. Les parents peuvent aussi se partager la charge des trajets.
Si rien n'est prévu, il est d'usage que le parent qui a le droit de visite et d'hébergement fasse les trajets.
La convention ou le jugement peut aussi autoriser un tiers (grand-parent, nouveau compagnon...) Ă effectuer les trajets.
En cas de conflit, vous pouvez tenter de trouver une solution amiable avec un médiateur familial.
Sinon, vous pouvez saisir le Jaf dont dépend la résidence du parent avec lequel réside l'enfant.
La convention parentale, le jugement ou la convention de divorce peut prĂ©voir comment les frais liĂ©s Ă ces dĂ©placements sont rĂ©partis entre les parents. Cette prĂ©cision est particuliĂšrement utile si le trajet doit ĂȘtre effectuĂ© avec un transport en commun.
Si rien n'est prévu, il est d'usage que le parent ayant le droit de visite et d'hébergement prenne en charge les frais liés au transport de l'enfant.
En cas de conflit, vous pouvez tenter de trouver une solution amiable avec un médiateur familial.
Sinon, vous pouvez saisir le Jaf dont dépend la résidence du parent avec lequel réside l'enfant.
Si vous n'ĂȘtes pas complĂštement disponible pour exercer votre droit de visite et d'hĂ©bergement, vous pouvez confier votre enfant Ă un tiers. Par exemple, si vous avez des obligations professionnelles, vous pouvez demander aux grands-parents, Ă votre nouveau compagnon/compagne, Ă une assistante maternelle, Ă un centre aĂ©rĂ© de s'en occuper.
De mĂȘme, si vous avez une difficultĂ© pour aller chercher ou ramener l'enfant chez l'autre parent, vous pouvez demander Ă un tiers de s'en charger.
La convention ou le jugement doit toutefois autoriser ce tiers Ă effectuer les trajets.
Quand l'un des parents déménage, il doit prévenir l'autre.
Si le dĂ©mĂ©nagement a une incidence sur le droit de visite et d'hĂ©bergement, ce droit peut ĂȘtre modifiĂ©, pour ĂȘtre adaptĂ© Ă la nouvelle situation.
Le changement de résidence de l'enfant est un motif pour demander la révision du droit de visite et d'hébergement soit en établissant une convention parentale ou, en cas de conflit, en saisissant un médiateur familial ou le Jaf.
Ă noter
Seul un juge peut, dans le cadre de mesures de protection des victimes de violence, autoriser le parent à ne pas révéler son adresse.
Vous pouvez modifier les rĂšgles dâexercice du droit de visite et d'hĂ©bergement de l'enfant en cas de changement de situation. Par exemple, vous souhaitez accueillir votre enfant sur une plus longue pĂ©riode, votre situation change (dĂ©mĂ©nagement, nouveaux horaires de travail).
Ă savoir
Si vous ĂȘtes en cours de procĂ©dure de divorce judiciaire, le droit de visite et d'hĂ©bergement de votre enfant a probablement Ă©tĂ© fixĂ© dans une dĂ©cision de justice. Dans ce cas, tant que le divorce n'est pas prononcĂ©, vous devez vous adresser Ă votre avocat pour faire modifier ce droit.
La procĂ©dure diffĂšre selon que vous ĂȘtes d'accord ou non avec l'autre parent :
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Vous pouvez fixer amiablement le droit de visite et hébergement sans passer par un juge aux affaires familiales en établissant une convention parentale.
Un modÚle existe :
Formulaire
ModÚle de convention parentale - Résidence et droit de visite et d'hébergementCerfa n° 16139*01
MinistÚre chargé de la justice
Une fois que la convention parentale est complétée et signée par chaque parent, vous pouvez la soumettre au juge aux affaires familiales pour homologation.
L'homologation par le Jaf est conseillée pour lui donner force exécutoire.
Vous pouvez utiliser un formulaire pour demander l'homologation :
Formulaire
RequĂȘte conjointe aux fins d'homologation d'une convention parentaleCerfa n° 16139*01
MinistÚre chargé de la justice
Le formulaire doit ĂȘtre dĂ©posĂ© ou envoyĂ© au tribunal du lieu de rĂ©sidence de l'un des parents.
OĂč sâadresser ?
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Si vous souhaitez faire modifier le droit de visite et d'hébergement, vous pouvez saisir le juge en utilisant un formulaire :
Formulaire
Demande au juge aux affaires familiales (autorité parentale, droit de visite, pension alimentaire...)Cerfa n° 11530*11
MinistÚre chargé de la justice
Le formulaire doit ĂȘtre dĂ©posĂ© ou envoyĂ© au tribunal du lieu de rĂ©sidence du parent qui hĂ©berge l'enfant.
OĂč sâadresser ?
Vous ĂȘtes convoquĂ© Ă une audience Ă la suite de laquelle un jugement est rendu.
Vous n'ĂȘtes pas obligĂ© de prendre un avocat pour cette procĂ©dure. Cependant, vous pouvez vous faire assister d'un avocat si vous le souhaitez.
OĂč sâadresser ?
Si vos revenus ne vous permettent pas de payer les honoraires de l'avocat, vous pouvez demander à bénéficier de l'aide juridictionnelle.
Le droit de visite et d'hĂ©bergement fixĂ© par jugement ou dans une convention est un devoir. Il doit ĂȘtre exercĂ© par le parent.
Il n'existe cependant aucune sanction ou procédure judiciaire pour obliger le parent à prendre l'enfant.
Dans l'intĂ©rĂȘt de l'enfant et pour Ă©viter les conflits, vous pouvez prĂ©venir l'autre parent si vous n'exercez pas votre droit de visite et d'hĂ©bergement. Par exemple, pour Ă©viter que l'enfant se retrouve seul Ă la sortie de l'Ă©cole.
Vous pouvez aussi demander au Jaf la modification de ce droit de visite et d'hébergement s'il n'est plus adapté.
La démarche varie selon la situation :
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Un parent ne peut pas priver l'autre parent de son droit de visite et d'hébergement.
Si vous bĂ©nĂ©ficiez d'un droit de visite et d'hĂ©bergement et que l'autre parent vous empĂȘche de l'exercer, vous pouvez dĂ©poser une main courante. Vous pouvez aussi porter plainte.
Le parent qui empĂȘche l'autre d'exercer son droit de visite et d'hĂ©bergement commet l'infraction de non-reprĂ©sentation d'enfant. Cette infraction est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 ⏠d'amende.
Lorsque le transfert de rĂ©sidence ou la remise directe de lâenfant Ă lâautre parent prĂ©sente un danger pour lâun dâeux, le juge l'organise. Il peut s'effectuer dans un espace de rencontre ou avec l'assistance d'un tiers de confiance (un parent, une assistante sociale...)..
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Il n'y a pas de procédure pour obliger un parent à exercer son droit de visite et d'hébergement.
Toutefois, quand l'autre parent n'exerce plus son droit de visite et d'hébergement, vous pouvez saisir le Jaf pour qu'il statue à nouveau sur ce droit.
Vous pouvez également demander une augmentation de la pension alimentaire. En effet, vous avez une charge financiÚre plus importante que ce qui est prévu dans le jugement ou la convention parentale initiale.
Ă noter
Vous devez prouver au juge que le droit de visite et d'hébergement n'est pas respecté. à chaque droit de visite et d'hébergement manqué, il est recommandé de constituer des preuves (mains courantes, témoignages, échanges entre parents).
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Lorsque l'autre parent ne vous prévient pas s'il vient ou non chercher l'enfant ou qu'il arrive fréquemment en retard, vous pouvez demander les mesures suivantes :
- Intervention d'un médiateur familial
- Mise en place par le Jaf d'un délai de prévenance.
Le délai de prévenance est un délai à compter duquel vous pouvez considérer que le parent bénéficiaire du droit de visite et d'hébergement n'exercera plus son droit. Par exemple, s'il est prévu que l'autre parent doit vous prévenir le mercredi précédent le week-end s'il viendra chercher l'enfant et qu'il ne le fait pas, vous pouvez considérer qu'il a renoncé à exercer son DVH.
Pour les vacances scolaires, le dĂ©lai de prĂ©venance peut ĂȘtre de 2 mois avant les grandes vacances d'Ă©tĂ© et de 1 mois avant les petites vacances. Cela permet au parent chez qui l'enfant a sa rĂ©sidence habituelle de s'organiser en consĂ©quence pour rĂ©server les vacances ou faire garder l'enfant.
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Le droit de visite et/ou d'hĂ©bergement du parent violent envers lâenfant peut ĂȘtre modifiĂ© voire supprimĂ© par le juge si l'intĂ©rĂȘt de lâenfant le commande.
Il peut Ă©galement ĂȘtre organisĂ© dans un espace de rencontre, lors de  visites mĂ©diatisĂ©es .
Le juge pour enfant peut ĂȘtre saisi.
Le droit de visite et/ou d'hĂ©bergement du parent violent avec lâautre parent peut ĂȘtre suspendu temporairement, par exemple, dans le cadre d'une ordonnance de protection prononcĂ©e par le Jaf.
Affaires personnelles de l'enfant
Il est d'usage, dans l'intĂ©rĂȘt de l'enfant, que ses vĂȘtements, chaussures, trousse de toilette, doudou puissent ĂȘtre remis Ă l'autre parent lorsqu'il change de rĂ©sidence.
Les vĂȘtements et les chaussures devraient ĂȘtre adaptĂ©s Ă sa taille et aux conditions climatiques, ĂȘtre en bon Ă©tat et en nombre suffisant.
Le bagage de l'enfant devrait contenir le nécessaire suffisant pour le séjour de l'enfant, en fonction de sa durée, de son ùge...
Le parent qui exerce son droit de visite et d'hébergement peut aussi avoir des affaires pour l'enfant.
Le matĂ©riel pour les activitĂ©s habituelles (vĂȘtements et chaussures adaptĂ©s au sport qu'il pratique, instrument de musique...) doivent Ă©galement ĂȘtre remis.
L'ensemble des affaires de l'enfant doit ĂȘtre restituĂ© au parent chez qui l'enfant a sa rĂ©sidence habituelle Ă la fin du week-end ou des vacances.
Ă noter
En cas de garde alternĂ©e, chaque parent doit avoir des vĂȘtements, des chaussures et autre affaire pour l'enfant.
Documents administratifs de l'enfant
L'enfant est détenteur de sa carte d'identité et de son passeport.
Ces documents doivent ĂȘtre remis d'un parent Ă l'autre, Ă chaque passage de bras, c'est-Ă -dire lorsque l'enfant va chez l'autre parent (garde alternĂ©e, weekend ou pour les vacances).
La remise de ces documents est nécessaire au bon exercice de l'autorité parentale.
Tous les documents nĂ©cessaires Ă la pratique des activitĂ©s de lâenfant (licence sportive pour une compĂ©tition, attestation d'assurance...) doivent Ă©galement ĂȘtre remis Ă l'autre parent.
Attention :
En cas de refus, vous pouvez saisir le juge aux affaires familiales qui peut obliger l'autre parent à vous remettre les documents, sous astreinte éventuelle.
Documents médicaux de l'enfant
L'enfant est détenteur de son carnet de santé.
En cas de besoin, Il doit ĂȘtre remis d'un parent Ă l'autre.
En cas de traitement mĂ©dical, les mĂ©dicaments, prescription mĂ©dicale et Ă©quipements mĂ©dicaux doivent ĂȘtre Ă©galement fournis Ă l'autre parent.
Assurer la santé de l'enfant est une obligation liée à l'autorité parentale.
Attention :
En cas de refus, vous pouvez saisir le juge aux affaires familiales qui peut obliger l'autre parent à vous remettre les documents et prononcer une astreinte éventuelle.
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Code civil : articles 373-2 Ă 373-2-5
Exercice de l'autorité parentale (par les parents séparés)
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Code civil : articles 515-9 à 515-13
Mesures de protection des victimes de violences
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Code pénal : articles 227-5 à 227-11
Sanctions en cas d'atteintes à l'exercice de l'autorité parentale
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Code de procédure civile : articles 1179 à 1180-5-1
Espace de rencontre (1180-5) et tiers de confiance (1180-5-1)
Questions ? Réponses !
Et aussi
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Résidence de l'enfant en cas de séparation des parents
Famille - Scolarité
-
Autorité parentale en cas de séparation des parents
Famille - Scolarité
-
Non-reprĂ©sentation dâenfant
Famille - Scolarité
-
Justice