La mĂ©diation familiale peut se faire Ă votre initiative (mĂ©diation conventionnelle) ou Ă lâinitiative dâun juge (mĂ©diation judiciaire).
Quel que soit la façon dont la mĂ©diation a Ă©tĂ© initiĂ©e, le mĂ©diateur ne juge pas. Il n'a pas de pouvoir de dĂ©cision, ni de pouvoir dâenquĂȘte.
Toutefois, il peut, avec votre accord et pour les besoins de la médiation, entendre des personnes extérieures au conflit, par exemple, des voisins ou des amis qui en sont d'accord.
Dans lâexercice de sa mission, le mĂ©diateur familial doit respecter les principes de confidentialitĂ©, d'impartialitĂ© et de neutralitĂ©.
Ă savoir
Le principe de confidentialitĂ© ne s'applique pas en cas de motif impĂ©rieux (par exemple, protection de l'enfant) ou si la rĂ©vĂ©lation de l'accord est nĂ©cessaire Ă sa mise en Ćuvre.
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Médiation conventionnelle
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Médiation judiciaire
La médiation familiale se déroule en 3 étapes :
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L'entretien d'information au cours duquel le médiateur familial vous présente les objectifs, le contenu et les thÚmes que vous pouvez aborder. Vous pouvez accepter ou refuser de vous engager dans une médiation familiale. Cet entretien est sans engagement.
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Les entretiens de médiation familiale se déroulent de la maniÚre suivante :
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En cas d'accord, vous pouvez rĂ©diger un accord de mĂ©diation et saisir le juge pour demander son homologation. Lâaccord de mĂ©diation homologuĂ© a la mĂȘme force exĂ©cutoire qu'un jugement.
Ă noter
Si vous ne trouvez pas d'accord à la fin de la médiation, vous pouvez saisir le juge pour faire trancher votre litige.
Décision de médiation
Le juge peut proposer une mĂ©diation familiale, mĂȘme s'il n'a pas recueilli votre accord et celui de votre adversaire.
Le juge peut mĂȘme vous ordonner de rencontrer, dans un dĂ©lai dĂ©terminĂ©, un mĂ©diateur qui doit vous informer sur l'objet et le dĂ©roulement de la mĂ©diation. Si vous ne respectez pas cette obligation, vous pouvez ĂȘtre condamnĂ© au paiement d'une amende civile d'un montant maximum de 10 000 âŹ.
Lorsque le juge ordonne une médiation familiale, il rend une décision.
Le greffe de la juridiction vous notifie la décision ordonnant la médiation par tout moyen (courrier, remise en mains propres).
Cette dĂ©cision mentionne lâidentitĂ© du mĂ©diateur dĂ©signĂ©, sa mission et la durĂ©e de la mesure.
La décision contient également les éléments suivants ;
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Montant de la provision à verser pour la rémunération du médiateur
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DĂ©lai dans lequel la provision doit ĂȘtre versĂ©e
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Ăventuelle rĂ©partition de la provision entre les parties.
La mĂ©diation ne peut pas avoir lieu si la provision nâest pas versĂ©e dans le dĂ©lai fixĂ©.
Si vous bĂ©nĂ©ficiez de l'aide juridictionnelle, vous ĂȘtes dispensĂ© de versement dâune provision.
Séances de médiation
Le mĂ©diateur commence par vous convoquer Ă une date et un horaire quâil se charge de dĂ©terminer.
La médiation familiale se déroule ensuite en 3 étapes :
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L'entretien d'information au cours duquel le médiateur familial vous présente les objectifs, le contenu et les thÚmes que vous pouvez aborder.
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Les entretiens de mĂ©diation familiale, d'une durĂ©e de 1 heure 30 Ă 2 heures environ, se dĂ©roulent sur la pĂ©riode fixĂ©e par le juge (5 mois maximum, renouvelable une fois pour 3 mois sur dĂ©cision). Le nombre dâentretiens varie selon chaque situation.
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Ă la fin de la mĂ©diation, vous pouvez acter votre accord dans un Ă©crit signĂ© par vous et lâautre partie Ă la mĂ©diation.
Le juge peut homologuer lâaccord issu de la mĂ©diation, c'est-Ă -dire le valider. Lâaccord homologuĂ© Ă la mĂȘme force exĂ©cutoire qu'un jugement.
Ă savoir
à tout moment, le juge peut mettre fin à la médiation sur demande d'une partie ou du médiateur familial.