Fiche pratique
ContrÎle d'identité
Vérifié le 19/08/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Dans quelles situations un contrĂŽle dâidentitĂ© peut-il avoir lieu ? Les forces de lâordre peuvent contrĂŽler lâidentitĂ© dâune personne afin de prĂ©venir une atteinte Ă lâordre public, dâidentifier lâauteur dâune infraction ou dâĂ©viter quâelle soit commise. Le contrĂŽle doit toujours ĂȘtre justifiĂ©. Sâil ne lâest pas, il peut ĂȘtre contestĂ©. Nous vous prĂ©sentons les informations Ă connaĂźtre.
- Nationalité française (ou UE)
- Autre
Les forces de l'ordre habilitées à faire un contrÎle d'identité sont les suivantes :
- Officier de police judiciaire (OPJ)
- Agents de police judiciaire, sous la responsabilité de l'OPJ
- Certains agents de police judiciaire adjoints, sous la responsabilité de l'OPJ.
Attention :
Il ne faut pas confondre le contrĂŽle dâidentitĂ© et le relevĂ© dâidentitĂ©.
En savoir plus sur le relevĂ© dâidentitĂ©
Un contrĂŽle dâidentitĂ© peut ĂȘtre effectuĂ© dans les hypothĂšses suivantes : pour prĂ©venir une atteinte Ă lâordre public, pour identifier lâauteur prĂ©sumĂ© dâune infraction, pour lutter contre la criminalitĂ© organisĂ©e ou le blanchiment dâargent ou pour prĂ©venir une infraction liĂ©e Ă la criminalitĂ© transfrontaliĂšre (contrĂŽle Schengen).
-
Les forces de l'ordre peuvent contrĂŽler lâidentitĂ© dâune personne, quel que soit son comportement, pour empĂȘcher une atteinte Ă l'ordre public.
Il doit y avoir un risque sĂ©rieux et actuel d'atteinte Ă la sĂ©curitĂ© des personnes ou des biens Ă l'endroit et au moment oĂč le contrĂŽle est fait (exemple : menace terroriste).
Ă noter
Le contrĂŽle d'identitĂ© peut ĂȘtre accompagnĂ©, avec lâaccord de la personne concernĂ©e, de la visite (fouille) de son vĂ©hicule et/ou ou de l'inspection visuelle de bagages ou de leur fouille.
-
ContrĂŽles dâidentitĂ© Ă lâinitiative des forces de police
Les forces de lâordre peuvent contrĂŽler lâidentitĂ© dâune personne sâil existe des raisons de soupçonner quâelle :
- A commis ou tenté de commettre une infraction
- Se prépare à commettre un crime ou un délit
- Peut fournir des renseignements sur un crime ou un délit
- Fait lâobjet de recherches sur ordre d'un juge
- A violé ses obligations ou interdictions liées à un contrÎle judiciaire, une assignation à résidence avec surveillance électronique, une peine ou une mesure suivie par le juge de l'application des peines.
ContrĂŽles dâidentitĂ© sur dĂ©cision du Procureur de la RĂ©publique3 types de contrĂŽle peuvent ĂȘtre requis par le procureur de la RĂ©publique :
- Le contrĂŽle dâidentitĂ© pour rechercher et poursuivre les auteurs prĂ©sumĂ©s dâinfractions prĂ©cises. Les forces de lâordre procĂšdent Ă ces contrĂŽles dans des lieux et sur une pĂ©riode dĂ©signĂ©s par le procureur.
- Le contrĂŽle dâidentitĂ© pour vĂ©rifier le respect des obligations liĂ©es Ă l'embauche afin de lutter contre le travail illĂ©gal. Le procureur informe la personne qui utilise les locaux professionnels (exemple : le gĂ©rant) de la durĂ©e pendant laquelle ces contrĂŽles auront lieu (maximum 1 mois).
- Le contrĂŽle dâidentitĂ© pour rechercher et poursuivre lâauteur prĂ©sumĂ© dâun acte de terrorisme, dâun trafic de stupĂ©fiants, de vol, de recel ou de prolifĂ©ration d'armes de destruction massive, dâarmes de guerre et dâexplosifs. Le procureur prĂ©cise les lieux et la durĂ©e du contrĂŽle (maximum 24 heures, renouvelables).
Ă noter
Ces contrÎles peuvent avoir lieu à l'occasion de la visite (fouille) d'un véhicule et/ou de l'inspection de bagages.
-
Un contrĂŽle dâidentitĂ© peut avoir lieu Ă toute heure et quel que soit le comportement de la personne contrĂŽlĂ©e (quâelle soit suspecte ou non), dans le but de lutter certaines infractions, notamment les suivantes :
- Blanchiment dâargent
- Meurtre commis en bande organisée
- Meurtre ou viol commis alors que lâauteur des faits nâa pas encore Ă©tĂ© jugĂ© pour un autre meurtre ou un autre viol
- Actes de torture et de barbarie commis en bande organisée
- Trafic de drogues
- EnlÚvement et séquestration
- Traite des ĂȘtres humains
- Proxénétisme aggravé (par exemple, proxénétisme sur mineur ou en bande organisée)
- Vol commis en bande organisée
- Extorsion
- Escroquerie en bande organisée
- Recel.
Le contrÎle peut avoir lieu dans les zones suivantes :
- Zone situĂ©e Ă moins de 40 km d'une frontiĂšre française avec un autre Ă©tat de lâespace Schengen
- Autoroute, aire de repos et de stationnement dâune zone frontaliĂšre ou cĂŽtiĂšre française, les contrĂŽles pouvant continuer jusquâau premier pĂ©age situĂ© au-delĂ 40 km de cette zone
- Zone située à moins de 40 km du littoral français
- Zone maritime située à 12 000 marins (environ 22 km) du littoral français
- Ă bord dâun train faisant une liaison internationale, sur la portion du trajet situĂ©e entre lâune des frontiĂšres françaises et le 1er arrĂȘt au-delĂ des 40 km de la frontiĂšre (voire de 90 km dans certaines situations particuliĂšres)
- Ports, aĂ©roports, gares internationaux dĂ©signĂ©s par le ministre de lâIntĂ©rieur et le ministre chargĂ© des douanes, et zone Ă proximitĂ©.
Le contrĂŽle peut durer au maximum 12 heures de suite dans un mĂȘme lieu. Au bout de la 1Ăšre heure de contrĂŽle, le procureur de la RĂ©publique doit en ĂȘtre informĂ©.
Ă noter
Il ne peut pas sâagir dâun contrĂŽle systĂ©matique de personnes : les autoritĂ©s ne contrĂŽlent pas forcĂ©ment toutes les personnes se trouvant dans le lieu concernĂ©.
Si une infraction est découverte, un procÚs-verbal mentionnant les heures de début et de fin du contrÎle, est établi. Un exemplaire est remis à la personne contrÎlée. Un autre est remis au procureur de la République.
-
Dans l'espace Schengen, des contrĂŽles d'identitĂ© peuvent ĂȘtre faits pour la prĂ©vention et la recherche des infractions liĂ©es Ă la criminalitĂ© transfrontaliĂšre.
Ce type de contrĂŽle doit avoir pour unique but de vĂ©rifier le respect des obligations de dĂ©tention, de port et de prĂ©sentation des titres et documents permettant de circuler sur le territoire (carte nationale dâidentitĂ©, passeport, titre de sĂ©jour).
Le contrÎle peut avoir lieu dans les zones suivantes :
- Zone situĂ©e Ă moins de 20 km d'une frontiĂšre française avec un autre Ă©tat de lâespace Schengen (et pouvant aller jusquâau 1er pĂ©age autoroutier au-delĂ de cette limite)
- Ă bord dâun train faisant une liaison internationale, sur la portion du trajet situĂ©e entre lâune des frontiĂšres françaises et le 1er arrĂȘt au-delĂ des 20 km de la frontiĂšre
- Port, aéroport, gare et zone à proximité
- Dans certains espaces des territoires et dĂ©partements dâoutre-mer.
Le contrĂŽle peut durer au maximum 12 heures de suite dans un mĂȘme lieu.
Ă savoir
Si, lors dâun contrĂŽle dâidentitĂ©, les forces de lâordre constatent que la personne contrĂŽlĂ©e est possiblement liĂ©e Ă une activitĂ© terroriste, elle peut ĂȘtre retenue sur place ou au commissariat de police. Au cours de cette retenue, un OPJ vĂ©rifie sa situation pĂ©nale. Il peut notamment consulter certains fichiers de renseignement ou de police (exemple : le traitement des antĂ©cĂ©dents judiciaires ou le fichier des personnes recherchĂ©es). En revanche, la personne contrĂŽlĂ©e ne peut pas ĂȘtre interrogĂ©e.
En savoir plus sur les conditions de retenue dâune personne possiblement liĂ©e Ă une activitĂ© terroriste
En principe, une personne qui fait lâobjet dâun contrĂŽle peut prouver son identitĂ© par tous moyens. Ainsi, la personne peut prĂ©senter l'un des documents suivants :
- Titre d'identité (carte d'identité, passeport, permis de conduire)
- Autre document (acte de naissance, livret de famille, carte d'Ă©lecteur, carte vitale, carte dâĂ©tudiant, etc.)
Toutefois, les titres dâidentitĂ© comportant une photo sont davantage pris en compte.
Le tĂ©moignage dâune autre personne peut ĂȘtre acceptĂ©. Par exemple, celui ou celle qui accompagne la personne contrĂŽlĂ©e peut confirmer son identitĂ©.
Ă savoir
Lors dâun contrĂŽle dâidentitĂ©, les justificatifs gĂ©nĂ©rĂ©s depuis lâapplication France IdentitĂ© ne sont pas obligatoirement acceptĂ©s par les forces de lâordre. En revanche, pour les relevĂ©s dâidentitĂ©, les agents de la SNCF acceptent ces titres dĂ©matĂ©rialisĂ©s.
Si la personne contrĂŽlĂ©e refuse ou se trouve dans lâimpossibilitĂ© de justifier son identitĂ©, elle peut ĂȘtre retenue sur place ou au commissariat de police pour une vĂ©rification dâidentitĂ©.
Dans ce cas, elle a le droit de faire prévenir le procureur de la République et toute personne de son choix.
Ă savoir
Si la personne est mineure, le procureur de la RĂ©publique est obligatoirement informĂ©. Par ailleurs, le mineur doit ĂȘtre assistĂ©e par un reprĂ©sentant lĂ©gal.
L'OPJ auquel la personne est prĂ©sentĂ©e (ou quâil lâa initialement contrĂŽlĂ©e) doit lui donner la possibilitĂ© de prouver son identitĂ© par tous moyens : la personne peut prĂ©senter de nouveaux papiers ou faire appel Ă des tĂ©moins.
Si la personne maintient son refus ou s'il n'y a pas d'autre moyen d'établir son identité, le procureur de la République ou le juge d'instruction peut autoriser la prise d'empreintes digitales et de photos.
La vérification d'identité ne doit pas dépasser 4 heures depuis le début du contrÎle (8 heures à Mayotte et en Guyane).
à la fin de la vérification, une copie du procÚs-verbal est remise à la personne concernée.
Ă savoir
Si, lors de la vĂ©rification dâidentitĂ©, il se rĂ©vĂšle que la personne est possiblement liĂ©e Ă une activitĂ© terroriste, elle peut ĂȘtre retenue sur place ou au commissariat de police. Au cours de cette retenue, un OPJ vĂ©rifie sa situation pĂ©nale.
Il peut notamment consulter certains fichiers de renseignement ou de police (exemple : le traitement des antĂ©cĂ©dents judiciaires ou le fichier des personnes recherchĂ©es). En revanche, la personne contrĂŽlĂ©e ne peut pas ĂȘtre interrogĂ©e.
En savoir plus sur les conditions de retenue dâune personne possiblement liĂ©e Ă une activitĂ© terroriste
Lorsquâune personne estime quâelle a Ă©tĂ© contrĂŽlĂ©e de maniĂšre illĂ©gale (exemple : un contrĂŽle non justifiĂ©), elle peut le signaler. Les autoritĂ©s auxquelles le signalement peut ĂȘtre fait dĂ©pendent de la raison pour laquelle la personne pense que le contrĂŽle est irrĂ©gulier.
- Cas général
- ContrĂŽle discriminatoire
Si la personne estime que le contrÎle est illégal, elle peut faire un signalement au délégué du Défenseur des droits de son département.
OĂč sâadresser ?
Si ce signalement concerne un agent de la police nationale, elle peut Ă©galement adresser une rĂ©clamation Ă lâInspection gĂ©nĂ©rale de la police nationale (IGPN) :
Service en ligne
Signaler le comportement dâun agent Ă lâInspection gĂ©nĂ©rale de la police nationale (IGPN)
MinistÚre chargé de l'intérieur
Sâil vise un gendarme, une rĂ©clamation peut ĂȘtre transmise Ă lâInspection gĂ©nĂ©rale de la gendarmerie nationale (IGGN) :
Service en ligne
Signaler le comportement dâun agent Ă lâInspection gĂ©nĂ©rale de la gendarmerie nationale (IGGN)
MinistÚre chargé de l'intérieur
La personne a également la possibilité de déposer plainte.
Si un signalement est effectuĂ© et quâune plainte est dĂ©posĂ©e, lâagent de police peut subir des sanctions disciplinaires et/ou pĂ©nales.
Si la personne estime que le contrÎle a un caractÚre discriminatoire, elle peut faire un signalement au Défenseur des droits.
La saisine du Défenseur des droit peut aboutir à 3 solutions :
- Une médiation : désigné par le Défenseur des droits, le médiateur entend les personnes concernées. La médiation ne peut pas excéder 3 mois, renouvelable 1 fois.
- Une transaction : le DĂ©fenseur des droits propose Ă l'auteur des faits une ou plusieurs sanctions (versement d'une amende, indemnisation de la victime, publicitĂ© des faits). En cas d'accord, la transaction doit ĂȘtre validĂ©e par le procureur de la RĂ©publique.
- Une action en justice : si le Défenseur des droits a connaissance de faits de nature à constituer une infraction ou si l'auteur refuse la transaction, le Défenseur des droits saisit le procureur de la République.
Si ce signalement concerne un agent de la police nationale, elle peut Ă©galement adresser une rĂ©clamation Ă lâInspection gĂ©nĂ©rale de la police nationale (IGPN) :
Service en ligne
Signaler le comportement dâun agent Ă lâInspection gĂ©nĂ©rale de la police nationale (IGPN)
MinistÚre chargé de l'intérieur
Sâil vise un gendarme, une rĂ©clamation peut ĂȘtre transmise Ă lâInspection gĂ©nĂ©rale de la gendarmerie nationale (IGGN) :
Service en ligne
Signaler le comportement dâun agent Ă lâInspection gĂ©nĂ©rale de la gendarmerie nationale (IGGN)
MinistÚre chargé de l'intérieur
La personne a également la possibilité de déposer plainte.
Si un signalement est effectuĂ© et quâune plainte est dĂ©posĂ©e, lâagent de police peut subir des sanctions disciplinaires et/ou pĂ©nales.
Les forces de l'ordre (police, gendarmerie) habilitées à faire un contrÎle d'identité sont les suivantes :
- Officier de police judiciaire (OPJ)
- Agent de police judiciaire, sous la responsabilité de l'OPJ
- Agent de police judiciaire adjoint, sous la responsabilité de l'OPJ.
Un agent des douanes peut aussi faire un contrÎle d'identité si l'étranger entre dans un territoire douanier.
Attention :
Il ne faut pas confondre le contrĂŽle dâidentitĂ© et le relevĂ© dâidentitĂ©. Effectivement, un relevĂ© dâidentitĂ© peut ĂȘtre fait par des agents de police adjoints (agents de police municipale, agent des douanes, etc.) ou des agents de transports publics (SNCF, RATP, etc.) uniquement lorsquâils verbalisent lâauteur dâune contravention. Lâauteur de la contravention peut prouver son identitĂ© par tous moyens.
Un contrĂŽle dâidentitĂ© peut ĂȘtre effectuĂ© dans les hypothĂšses suivantes : pour prĂ©venir une atteinte Ă lâordre public, pour identifier lâauteur prĂ©sumĂ© dâune infraction, pour lutter contre la criminalitĂ© organisĂ©e ou le blanchiment dâargent ou pour prĂ©venir une infraction liĂ©e Ă la criminalitĂ© transfrontaliĂšre (contrĂŽle Schengen).
-
Les forces de l'ordre peuvent contrĂŽler lâidentitĂ© dâune personne, quel que soit son comportement, pour empĂȘcher une atteinte Ă l'ordre public.
Il doit y avoir un risque sĂ©rieux et actuel d'atteinte Ă la sĂ©curitĂ© des personnes ou des biens Ă l'endroit et au moment oĂč le contrĂŽle est fait (exemple : menace terroriste).
Ă noter
Le contrĂŽle d'identitĂ© peut ĂȘtre accompagnĂ©, avec lâaccord de la personne concernĂ©e, de la visite (fouille) de son vĂ©hicule et/ou ou de l'inspection visuelle de bagages ou de leur fouille.
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ContrĂŽles dâidentitĂ© Ă lâinitiative des forces de police
Les forces de lâordre peuvent contrĂŽler lâidentitĂ© dâune personne sâil existe des raisons de soupçonner quâelle :
- A commis ou tenté de commettre une infraction
- Se prépare à commettre un crime ou un délit
- Peut fournir des renseignements sur un crime ou un délit
- Fait lâobjet de recherches sur ordre d'un juge
- A violé ses obligations ou interdictions liées à un contrÎle judiciaire, une assignation à résidence avec surveillance électronique, une peine ou une mesure suivie par le juge de l'application des peines.
ContrĂŽles dâidentitĂ© sur dĂ©cision du Procureur de la RĂ©publiqueTrois types de contrĂŽle peuvent ĂȘtre requis par le procureur de la RĂ©publique :
- Le contrĂŽle dâidentitĂ© pour rechercher et poursuivre les auteurs prĂ©sumĂ©s dâinfractions prĂ©cises. Les forces de lâordre procĂšdent Ă ces contrĂŽles dans des lieux et sur une pĂ©riode dĂ©signĂ©s par le procureur.
- Le contrĂŽle dâidentitĂ© pour vĂ©rifier le respect des obligations liĂ©es Ă l'embauche afin de lutter contre le travail illĂ©gal. Le procureur informe la personne qui utilise les locaux professionnels (exemple : le gĂ©rant) de la durĂ©e pendant laquelle ces contrĂŽles auront lieu (maximum 1 mois).
- Le contrĂŽle dâidentitĂ© pour rechercher et poursuivre lâauteur prĂ©sumĂ© dâun acte de terrorisme, dâun trafic de stupĂ©fiants, de vol, de recel ou de prolifĂ©ration d'armes de destruction massive, dâarmes de guerre et dâexplosifs. Le procureur prĂ©cise les lieux et la durĂ©e du contrĂŽle (maximum 24 heures, renouvelables).
Ă noter
Ces contrÎles peuvent avoir lieu à l'occasion de la visite (fouille) d'un véhicule et/ou de l'inspection de bagages.
-
Un contrĂŽle dâidentitĂ© peut avoir lieu Ă toute heure et quel que soit le comportement de la personne contrĂŽlĂ©e (quâelle soit suspecte ou non), dans le but de lutter certaines infractions, notamment les suivantes :
- Blanchiment dâargent
- Meurtre commis en bande organisée
- Meurtre ou viol commis alors que lâauteur des faits nâa pas encore Ă©tĂ© jugĂ© pour un autre meurtre ou un autre viol
- Actes de torture et de barbarie commis en bande organisée
- Trafic de drogues
- EnlÚvement et séquestration
- Traite des ĂȘtres humains
- Proxénétisme aggravé (par exemple, proxénétisme sur mineur ou en bande organisée)
- Vol commis en bande organisée
- Extorsion
- Escroquerie en bande organisée
- Recel.
Le contrÎle peut avoir lieu dans les zones suivantes :
- Zone situĂ©e Ă moins de 40 km d'une frontiĂšre française avec un autre Ă©tat de lâespace Schengen
- Autoroute, aire de repos et de stationnement dâune zone frontaliĂšre ou cĂŽtiĂšre française, les contrĂŽles pouvant continuer jusquâau premier pĂ©age situĂ© au-delĂ 40 km de cette zone
- Zone située à moins de 40 km du littoral français
- Zone maritime située à 12 000 marins (environ 22 km) du littoral français
- Ă bord dâun train faisant une liaison internationale, sur la portion du trajet situĂ©e entre lâune des frontiĂšres françaises et le 1er arrĂȘt au-delĂ des 40 km de la frontiĂšre (voire de 90 km dans certaines situations particuliĂšres)
- Ports, aĂ©roports, gares internationaux dĂ©signĂ©s par le ministre de lâIntĂ©rieur et le ministre chargĂ© des douanes, et zone Ă proximitĂ©.
Le contrĂŽle peut durer au maximum 12 heures de suite dans un mĂȘme lieu. Au bout de la 1Ăšre heure de contrĂŽle, le procureur de la RĂ©publique doit en ĂȘtre informĂ©.
Ă noter
Il ne peut pas sâagir dâun contrĂŽle systĂ©matique de personnes : les autoritĂ©s ne contrĂŽlent pas forcĂ©ment toutes les personnes se trouvant dans le lieu concernĂ©.
Si une infraction est découverte, un procÚs-verbal mentionnant les heures de début et de fin du contrÎle, est établi. Un exemplaire est remis à la personne contrÎlée. Un autre est remis au procureur de la République.
-
Dans l'espace Schengen, des contrĂŽles d'identitĂ© peuvent ĂȘtre faits pour la prĂ©vention et la recherche des infractions liĂ©es Ă la criminalitĂ© transfrontaliĂšre.
Ce type de contrĂŽles doit avoir pour unique but de vĂ©rifier le respect des obligations de dĂ©tention, de port et de prĂ©sentation des titres et documents permettant de circuler sur le territoire (carte nationale dâidentitĂ©, passeport, titre de sĂ©jour).
Le contrÎle peut avoir lieu dans les zones suivantes :
- Zone situĂ©e Ă moins de 20 km d'une frontiĂšre française avec un autre Ă©tat de lâespace Schengen (et pouvant aller jusquâau 1er pĂ©age autoroutier au-delĂ de cette limite)
- Ă bord dâun train faisant une liaison internationale, sur la portion du trajet situĂ©e entre lâune des frontiĂšres françaises et le 1er arrĂȘt au-delĂ des 20 km de la frontiĂšre
- Port, aéroport, gare et zone à proximité
- Dans certains espaces des territoires et dĂ©partements dâoutre-mer.
Le contrĂŽle peut durer au maximum 12 heures de suite dans un mĂȘme lieu.
Ă savoir
En dehors de tout contrĂŽle d'identitĂ©, les forces de l'ordre peuvent inviter un Ă©tranger majeur Ă prĂ©senter un document attestant de sa situation rĂ©guliĂšre sur le territoire français (passeport en cours de validitĂ© pour les Ă©trangers dispensĂ©sde visa, visa ou titre de sĂ©jour en cours de validitĂ©). On parle alors du contrĂŽle de la dĂ©tention dâun titre.
En savoir plus sur le contrĂŽle de la dĂ©tention dâun titre
Pour un court séjour
Pour un sĂ©jour de maximum 90 jours, une personne de nationalitĂ© Ă©trangĂšre doit prĂ©senter un passeport revĂȘtu d'un visa valide, sauf si elle fait partie des nationalitĂ©s dispensĂ©es de visa.
Pour un long séjour
Dans le cas d'un séjour de plus de 3 mois, une personne de nationalité étrangÚre doit présenter un des documents suivants :
- Visa de long séjour, d'une durée maximale d'1 an
- Carte de séjour temporaire, d'une durée maximale d'1 an
- Carte de séjour pluriannuelle, d'une durée maximale de 4 ans
- Carte de résident, d'une durée de 10 ans ou à durée indéterminée
- Carte de séjour portant la mention retraité, d'une durée de 10 ans
- Récépissé de premiÚre demande, de renouvellement ou de duplicata de carte de séjour
- Attestation de demande d'asile
- Autorisation provisoire de séjour.
La personne de nationalitĂ© Ă©trangĂšre qui ne peut pas prĂ©senter son document de sĂ©jour peut ĂȘtre conduite dans un local de police ou de gendarmerie. Elle y sera retenue pour vĂ©rification de son droit au sĂ©jour.
Ă savoir
Un Ă©tranger mineur ne peut pas faire lâobjet dâun contrĂŽle de titre de sĂ©jour. Pour rĂ©sider en France, il nâest pas obligĂ© de dĂ©tenir un titre de sĂ©jour. La prĂ©fecture dĂ©livre un document de circulation pour Ă©tranger mineur (DCEM) qui est nĂ©cessaire pour voyager hors de France et revenir mais il nâest pas obligatoire pour le sĂ©jour.
Lorsquâune personne estime quâelle a Ă©tĂ© contrĂŽlĂ©e de maniĂšre illĂ©gale (exemple : un contrĂŽle non justifiĂ©), elle peut le signaler. Les autoritĂ©s auxquelles le signalement peut ĂȘtre fait dĂ©pendent de la raison pour laquelle la personne pense que le contrĂŽle est irrĂ©gulier.
- Cas général
- ContrĂŽle discriminatoire
Si la personne estime que le contrÎle est illégal, elle peut faire un signalement au délégué du Défenseur des droits de son département.
OĂč sâadresser ?
Si ce signalement concerne un agent de la police nationale, elle peut Ă©galement adresser une rĂ©clamation Ă lâInspection gĂ©nĂ©rale de la police nationale (IGPN) :
Service en ligne
Signaler le comportement dâun agent Ă lâInspection gĂ©nĂ©rale de la police nationale (IGPN)
MinistÚre chargé de l'intérieur
Sâil vise un gendarme, une rĂ©clamation peut ĂȘtre transmise Ă lâInspection gĂ©nĂ©rale de la gendarmerie nationale (IGGN) :
Service en ligne
Signaler le comportement dâun agent Ă lâInspection gĂ©nĂ©rale de la gendarmerie nationale (IGGN)
MinistÚre chargé de l'intérieur
La personne a également la possibilité de déposer plainte.
Si un signalement est effectuĂ© et quâune plainte est dĂ©posĂ©e, lâagent de police peut subir des sanctions disciplinaires et/ou pĂ©nales.
Si la personne estime que le contrÎle a un caractÚre discriminatoire, elle peut faire un signalement au Défenseur des droits.
La saisine du Défenseur des droit peut aboutir à 3 solutions :
- Une médiation : désigné par le Défenseur des droits, le médiateur entend les personnes concernées. La médiation ne peut pas excéder 3 mois, renouvelable 1 fois.
- Une transaction : le DĂ©fenseur des droits propose Ă l'auteur des faits une ou plusieurs sanctions (versement d'une amende, indemnisation de la victime, publicitĂ© des faits). En cas d'accord, la transaction doit ĂȘtre validĂ©e par le procureur de la RĂ©publique.
- Une action en justice : si le Défenseur des droits a connaissance de faits de nature à constituer une infraction ou si l'auteur refuse la transaction, le Défenseur des droits saisit le procureur de la République.
Si ce signalement concerne un agent de la police nationale, elle peut Ă©galement adresser une rĂ©clamation Ă lâInspection gĂ©nĂ©rale de la police nationale (IGPN) :
Service en ligne
Signaler le comportement dâun agent Ă lâInspection gĂ©nĂ©rale de la police nationale (IGPN)
MinistÚre chargé de l'intérieur
Sâil vise un gendarme, une rĂ©clamation peut ĂȘtre transmise Ă lâInspection gĂ©nĂ©rale de la gendarmerie nationale (IGGN) :
Service en ligne
Signaler le comportement dâun agent Ă lâInspection gĂ©nĂ©rale de la gendarmerie nationale (IGGN)
MinistÚre chargé de l'intérieur
La personne a également la possibilité de déposer plainte.
Si un signalement est effectuĂ© et quâune plainte est dĂ©posĂ©e, lâagent de police peut subir des sanctions disciplinaires et/ou pĂ©nales.
Attention :
Les conditions de contrĂŽle sont identiques pour tous, sans distinction de nationalitĂ©. Toutefois, certaines rĂšgles qui sâappliquent aux personnes de nationalitĂ© française et aux ressortissants de lâUnion europĂ©enne (UE) ne concernent pas les personnes de nationalitĂ© Ă©trangĂšre.
-
Code de procédure pénale : articles 78-1 à 78-7
ContrÎles, vérifications et relevés d'identité
-
Code de la sécurité intérieure : articles R434-14 à R434-22
ContrÎle d'identité (article R434-16)
-
Décision du Conseil constitutionnel n°93-323DC du 5 août 1993
Irrégularité des contrÎles d'identité généralisés et discrétionnaires
-
ArrĂȘt de la Cour de Cassation (chambre criminelle) n°99-81.153 du 12 mai 1999
Motivation nécessaire d'un contrÎle d'identité
-
Code des douanes : articles 67 Ă 67-1
Pouvoirs des agents des douanes
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Code des transports : article L2241-2
Pouvoirs des agents de transports publics
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Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L812-1 à L812-2
ContrÎle de détention des titres
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Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L411-1 à L411-5
Documents de séjour
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RÚglement du 13 juillet 2009 établissant un code communautaire des visas
Visas
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Saisir le DĂ©fenseur des droits dâun cas de discrimination par messagerie instantanĂ©e
Téléservice
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Téléservice
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Signaler le comportement dâun agent Ă lâInspection gĂ©nĂ©rale de la police nationale (IGPN)
Téléservice
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Signaler le comportement dâun agent Ă lâInspection gĂ©nĂ©rale de la gendarmerie nationale (IGGN)
Téléservice
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