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Fiche pratique

Infractions liées à la prostitution : proxénétisme, recours à un prostitué et tourisme sexuel

Vérifié le 20/08/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), MinistÚre chargé de la justice

Que risque-t-on en cas de proxĂ©nĂ©tisme ou de recours Ă  un prostitué ? Ces actes constituent des infractions qui font l’objet de sanctions pĂ©nales. Les rĂšgles et les peines applicables diffĂ©rent en fonction des circonstances de l’affaire (infraction commise Ă  l’étranger, sur internet, etc.) et de l’ñge du prostituĂ©. Des dispositifs permettent de sortir de la prostitution et de protĂ©ger le prostituĂ©. Nous vous prĂ©sentons les informations Ă  connaĂźtre.

La personne majeure qui se prostitue ne peut pas ĂȘtre punie par la loi.

En revanche, les clients de prostituĂ©s et les proxĂ©nĂštes peuvent ĂȘtre sanctionnĂ©s. Il en est de mĂȘme du gĂ©rant d’un lieu dans lequel des personnes se prostituent.

  • En France, une personne qui recourt Ă  la prostitution peut ĂȘtre sanctionnĂ©. Si les faits ont Ă©tĂ© commis Ă  l’étranger par une personne de nationalitĂ© française ou vivant habituellement en France, on parle de tourisme sexuel. Dans certains cas, le tourisme sexuel est condamnĂ©.

    • Une personne peut ĂȘtre sanctionnĂ©e dans l’une des 3 situations suivantes :

      • Elle sollicite des relations sexuelles de la part d'un prostituĂ© en contrepartie d'une rĂ©munĂ©ration, d'une promesse de rĂ©munĂ©ration, d'un avantage en nature (exemple : un logement) ou de la promesse d'un tel avantage
      • Elle accepte des relations sexuelles de la part d'un prostituĂ© en contrepartie d'une rĂ©munĂ©ration, d'une promesse de rĂ©munĂ©ration, d'un avantage en nature ou de la promesse d'un tel avantage
      • Elle obtient des relations sexuelles avec un prostituĂ© en contrepartie d'une rĂ©munĂ©ration, d'une promesse de rĂ©munĂ©ration, d'un avantage en nature ou de la promesse d'un tel avantage.
    • Une personne de nationalitĂ© française ou rĂ©sidant habituellement en France peut ĂȘtre sanctionnĂ©e lorsqu’elle sollicite, accepte ou obtient des relations sexuelles Ă  l’étranger, de la part d’un prostituĂ© qui prĂ©sente une vulnĂ©rabilitĂ© due Ă  une maladie, Ă  un handicap ou Ă  un Ă©tat de grossesse.

  • Le proxĂ©nĂ©tisme consiste Ă  tirer profit de la prostitution d'une autre personne ou Ă  la favoriser.

    Le proxénÚte est celui qui commet l'un des actes suivants :

    • Aider, assister ou protĂ©ger la prostitution d'une personne, mĂȘme sans en tirer profit
    • Tirer profit de la prostitution d'une autre personne
    • Embaucher une personne en vue de la prostituer, ou exercer sur elle une pression pour qu'elle se prostitue ou qu'elle continue Ă  le faire
    • Servir d'intermĂ©diaire entre un prostituĂ© et ses clients
    • Aider un individu Ă  donner une apparence lĂ©gale aux ressources qu'il tire de la prostitution d'une autre personne
    • Vivre avec un prostituĂ© sans pouvoir justifier des ressources qui permettent son train de vie
    • EmpĂȘcher l'action de prĂ©vention, de contrĂŽle, d'assistance, ou de rééducation, entreprise par les organismes qualifiĂ©s pour aider les prostituĂ©s.
  • La loi punit le fait pour un proxĂ©nĂšte ou pour toute autre personne d'effectuer l'une des actions suivantes :

    • DĂ©tenir, gĂ©rer, exploiter ou financer un Ă©tablissement qui tolĂšre habituellement qu'une ou plusieurs personnes se livrent Ă  la prostitution Ă  l'intĂ©rieur ou y recherchent des clients en vue de la prostitution
    • Vendre, louer ou dĂ©tenir des vĂ©hicules de toute nature en sachant qu'ils serviront Ă  la prostitution.

Un cas de cyberproxĂ©nĂ©tisme (proxĂ©nĂ©tisme sur internet) peut ĂȘtre signalĂ© aux forces de l’ordre et Ă  l’hĂ©bergeur du site sur lequel le contenu illĂ©gal a Ă©tĂ© publiĂ©.

Comment signaler des faits de cyberproxĂ©nĂ©tisme aux forces de l’ordre ?

Les victimes et tĂ©moins de proxĂ©nĂ©tisme commis depuis internet peuvent signaler ces faits aux forces de l’ordre.

Le signalement se fait par le biais de la plateforme PHAROS :

Service en ligne
Signaler un contenu internet illégal (internet-signalement : Pharos)

AccĂ©der au service en ligne  

MinistÚre chargé de l'intérieur

  À savoir

Ce dispositif a pour objectif de signaler un contenu illicite publiĂ© sur internet. Or, les contenus propres au proxĂ©nĂ©tisme sont considĂ©rĂ©s comme des publications qui prĂŽnent la traite des ĂȘtres humains.

Si les Ă©quipes de PHAROS estiment que le contenu est illicite, le signalement est transmis aux autoritĂ©s compĂ©tentes (exemple : services d'enquĂȘte de la Police nationale ou de la Gendarmerie nationale). Une enquĂȘte peut ĂȘtre menĂ©e sous l'autoritĂ© du procureur de la RĂ©publique.

Par ailleurs, les policiers et gendarmes peuvent contacter l'hébergeur du site ou de la plateforme concernée et lui demander de supprimer le contenu illégal.

Comment signaler des faits de cyberproxĂ©nĂ©tisme Ă  l’hĂ©bergeur d’un site internet ?

Les hĂ©bergeurs doivent proposer aux internautes des mĂ©canismes leur permettant de signaler un contenu publiĂ© sur un site ou une plateforme en ligne, lorsqu’ils le considĂšrent comme illicite.

Ces mĂ©canismes doivent ĂȘtre facilement accessibles Ă  toute personne qui souhaite signaler une donnĂ©e illĂ©gale. Elle doit pouvoir Ă©mettre un signalement par voie Ă©lectronique.

Les rĂ©seaux sociaux (Twitter, Facebook,Instagram, Snapchat, TikTok, etc.) ont des systĂšmes de signalement Ă©laborĂ©s qui permettent d’expliquer la situation et de dĂ©noncer le contenu illicite de maniĂšre prĂ©cise.

Lorsqu’il s’agit de sites internet indĂ©pendants (exemple : le site internet d’une entreprise), la personne qui souhaite faire un signalement doit rechercher les coordonnĂ©es de l’hĂ©bergeur (exemple : adresse mail).

  À savoir

De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, les coordonnĂ©es de l’hĂ©bergeur se trouvent dans les mentions lĂ©gales du site internet.

Le signalement doit contenir les informations suivantes :

  • Description du contenu illicite
  • Localisation du contenu (par exemple, l’adresse URL)
  • CoordonnĂ©es du signalant (nom, prĂ©nom, adresse mail, etc.)
  • DĂ©claration de bonne foi.

  À savoir

Il n’est pas obligatoire d’avoir tentĂ© de contacter l’auteur de l’infraction pour signaler un contenu illicite Ă  l’hĂ©bergeur internet. La victime ou le tĂ©moin peut directement signaler les faits Ă  l’hĂ©bergeur.

Si une personne signale un contenu comme Ă©tant illicite en Ă©tant conscient qu'il ne l'est pas, elle risque une peine d'un an de prison et de 15 000 € d'amende.

La personne qui souhaite sortir de la prostitution peut se tourner vers 2 types d’organisme :

  • Une commission dĂ©partementale de lutte contre la prostitution, le proxĂ©nĂ©tisme et la traite des ĂȘtres humains aux fins d'exploitation sexuelle
  • Une association agréée d’aide aux victimes ou de lutte contre la prostitution et le proxĂ©nĂ©tisme.

OĂč s’adresser ?

La commission dĂ©partementale de lutte contre la prostitution, le proxĂ©nĂ©tisme et la traite des ĂȘtres humains doit apporter son assistance Ă  la personne qui souhaite sortir de la prostitution, notamment en lui procurant une place dans un centre d'hĂ©bergement et de rĂ©insertion sociale.

Par ailleurs, elle doit proposer au prostitué un parcours de sortie de la prostitution.

  À savoir

Ce parcours est ouvert Ă  tout prostituĂ©, qu’il ait ou non un titre de sĂ©jour en cours de validitĂ©.

Le parcours de sortie de la prostitution est défini en fonction des besoins sanitaires, professionnels et sociaux de la personne qui se prostitue.

Elle peut notamment bénéficier :

  • D’un hĂ©bergement (logement social, accueil en foyer, etc.)
  • D’une autorisation provisoire de sĂ©jour pour une durĂ©e initiale de 6 mois
  • Du versement d’une aide financiĂšre Ă  l’insertion sociale et professionnelle (si elle en a fait la demande).

En savoir plus sur l’aide financiùre à l’insertion sociale et professionnelle (AFIS)

Le parcours de sortie de la prostitution est prévu pour une durée de 6 mois renouvelable 3 fois, dans la limite de 24 mois.

Une association peut entamer des démarches pour que le prostitué accÚde au parcours de sortie de la prostitution.

  À savoir

Ce parcours est ouvert Ă  tout prostituĂ©, qu’il ait ou non un titre de sĂ©jour en cours de validitĂ©.

Pour bĂ©nĂ©ficier de ce dispositif, la personne concernĂ©e et l’association qui la suit doivent prĂ©ciser dans un document toutes les actions prĂ©vues pour permettre une sortie de la prostitution (exemple : projet professionnel). Ce document doit ĂȘtre signĂ© par le prostituĂ©, qui a l’obligation de s’engager Ă  arrĂȘter la prostitution.

Il doit ĂȘtre transmis Ă  la prĂ©fecture du dĂ©partement dans lequel les faits ont lieu.

 Attention :

La personne qui souhaite sortir de la prostitution doit fournir une copie de sa piĂšce d’identitĂ© (exemple : passeport, titre de sĂ©jour).

OĂč s’adresser ?

Par la suite, la situation du prostituĂ© est analysĂ©e par une commission dĂ©partementale. AprĂšs avoir reçu son avis, le prĂ©fet peut autoriser l’engagement du prostituĂ© dans un parcours de sortie de la prostitution.

Le parcours de sortie de la prostitution est défini en fonction des besoins sanitaires, professionnels et sociaux de la personne qui se prostitue.

Elle peut notamment bénéficier :

  • D’un hĂ©bergement (logement social, accueil en foyer, etc.)
  • D’une autorisation provisoire de sĂ©jour pour une durĂ©e initiale de 6 mois
  • Du versement d’une aide financiĂšre Ă  l’insertion sociale et professionnelle (si elle en a fait la demande).

En savoir plus sur l’aide financiùre à l’insertion sociale et professionnelle (AFIS)

Le parcours de sortie de la prostitution est prévu pour une durée de 6 mois renouvelable 3 fois, dans la limite de 24 mois.

Le prostituĂ© peut dĂ©poser plainte contre le client qui recourt Ă  la prostitution et/ou contre le proxĂ©nĂšte. S’il souhaite obtenir des dommages et intĂ©rĂȘts, il peut Ă©galement se constituer partie civile (lors de la plainte et jusqu’au jour du jugement).

Par ailleurs, les associations de lutte contre l'esclavage, la traite des ĂȘtres humains et le proxĂ©nĂ©tisme peuvent porter plainte et se constituer partie civile pour le compte d’un ou de plusieurs prostituĂ©s.

 Attention :

Pour se constituer partie civile, les associations doivent ĂȘtre dĂ©clarĂ©es depuis au moins 5 ans Ă  la date des faits.

Les délais pour porter plainte sont les suivants :

  • 1 an Ă  compter de la commission de l’infraction, en cas de recours Ă  la prostitution
  • 6 ans Ă  compter de la commission de l’infraction si la personne a eu recours Ă  un prostituĂ© Ă  plusieurs reprises (rĂ©cidive lĂ©gale)
  • 6 ans Ă  compter du dernier acte de prostitution, en cas de proxĂ©nĂ©tisme.

La victime (ou les associations de lutte contre la prostitution) peut dĂ©poser plainte auprĂšs d’un commissariat de police ou d’une brigade de gendarmerie. Elles ont Ă©galement la possibilitĂ© d’adresser un courrier au procureur de la RĂ©publique.

  À savoir

Il est Ă©galement possible de dĂ©poser plainte contre l’auteur de violences physiques, de viol ou d’une agression sexuelle.

  • Pour dĂ©poser plainte, vous devez vous rendre au commissariat de police ou Ă  la gendarmerie de votre choix.

    Les services de police ou de gendarmerie sont obligĂ©s d'enregistrer votre plainte si vous ĂȘtes victime d'une infraction.

    C'est le procureur de la RĂ©publique qui dĂ©cide de la suite Ă  donner Ă  la plainte (enquĂȘte, classement sans suite...).

  • Vous pouvez dĂ©poser plainte auprĂšs du procureur de la RĂ©publique.

    Pour cela, vous devez envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction.

    Votre courrier doit préciser les éléments suivants :

    • Votre Ă©tat civil et vos coordonnĂ©es complĂštes (adresse et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone)
    • RĂ©cit dĂ©taillĂ© des faits, date et lieu de l'infraction
    • Nom de l'auteur supposĂ© si vous le connaissez (sinon, la plainte sera dĂ©posĂ©e contre X)
    • Nom et adresse des Ă©ventuels tĂ©moins de l'infraction
    • Description et estimation provisoire ou dĂ©finitive du prĂ©judice
    • Vos documents de preuve : certificats mĂ©dicaux, arrĂȘts de travail, photographies, vidĂ©os, factures diverses, constats...

    Vous pouvez utiliser le modÚle de courrier suivant :

    ModĂšle de document
    Porter plainte auprÚs du procureur de la République

    AccĂ©der au modĂšle de document  

    Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre

    Vous pouvez envoyer votre plainte par courrier ou la déposer directement à l'accueil du tribunal.

DĂšs le dĂ©pĂŽt de plainte et jusqu’à la fin du procĂšs, la victime peut ĂȘtre assistĂ©e d’un avocat.

OĂč s’adresser ?

Si elle n’a pas les ressources financiĂšres suffisantes pour le rĂ©gler, elle peut demander l’aide juridictionnelle.

Chaque personne qui a jouĂ© un rĂŽle dans la prostitution de la victime (client, proxĂ©nĂšte, gĂ©rant d’établissement) encourt des peines diffĂ©rentes. Ces sanctions varient Ă©galement en fonction des circonstances dans lesquels les faits se sont dĂ©roulĂ©s.

  • Les peines diffĂšrent en fonction de l’endroit oĂč les faits ont eu lieu. Lorsqu’ils se sont dĂ©roulĂ©s Ă  l’étranger sur une personne vulnĂ©rable, on parle de tourisme sexuel.

    • Le fait de recourir aux services d'une personne qui se prostitue est une contravention punie d'une amende de 1 500 €.

       Ă€ noter

      En cas de rĂ©cidive, le recours aux services d'un prostituĂ© n'est plus considĂ©rĂ© une contravention, mais comme un dĂ©lit. L’amende encourue est Ă©gale Ă  3 750 €.

      Si les faits ont Ă©tĂ© commis sur une personne vulnĂ©rable en raison d’une maladie, d’un handicap ou d’une grossesse, le client encourt une peine de 5 ans de prison et 75 000 € d’amende.

      Cette peine est portĂ©e Ă  7 ans de prison et 100 000 € d’amende dans les cas suivants :

      • Recours Ă  la prostitution de façon habituelle ou avec plusieurs prostituĂ©s
      • Mise en relation avec un prostituĂ© par le biais d’un service de communication en ligne
      • Le client abuse de l’autoritĂ© que lui confĂšrent ses fonctions
      • Le client met la vie du prostituĂ© en danger ou il lui a infligĂ© des violences.

        À savoir

      En parallÚle de ces sanctions, le tribunal peut prononcer une ou plusieurs peines complémentaires contre le client (exemple : stage de sensibilisation à la lutte contre l'achat de prestations sexuelles).

    • Lorsque les faits ont lieu Ă  l’étranger, le client de nationalitĂ© française ou vivant habituellement en France, qui recourt Ă  un prostituĂ© vulnĂ©rable en raison d’une maladie, d’un handicap ou d’une grossesse encourt une peine de 5 ans de prison et 75 000 € d’amende.

      Cette peine est portĂ©e Ă  7 ans de prison et 100 000 € d’amende dans les cas suivants :

      • Recours Ă  la prostitution de façon habituelle ou avec plusieurs prostituĂ©s
      • Mise en relation avec un prostituĂ© par le biais d’un service de communication en ligne
      • Le client abuse de l’autoritĂ© que lui confĂšrent ses fonctions
      • Le client met la vie du prostituĂ© en danger ou il lui a infligĂ© des violences.

        À savoir

      En parallÚle de ces sanctions, le tribunal peut prononcer une ou plusieurs peines complémentaires contre le client (exemple : stage de sensibilisation à la lutte contre l'achat de prestations sexuelles).

  • Le proxĂ©nĂ©tisme est puni de peines pouvant aller jusqu'Ă  7 ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende.

    Ces peines peuvent ĂȘtre portĂ©es Ă  10 ans de prison et 1 500 000 € lorsque les faits sont commis :

    • Sur une personne particuliĂšrement vulnĂ©rable en raison de son Ăąge, d’une maladie, d’un handicap mental ou d’un Ă©tat de grossesse
    • Sur plusieurs personnes
    • À l’égard d’une personne qui a Ă©tĂ© incitĂ©e Ă  se prostituer Ă  l’étranger ou en arrivant en France
    • Par un ascendant de la personne qui se prostitue ou par une personne qui a une autoritĂ© sur elle en raison de ses fonctions (par exemple, un employeur)
    • Par un membre d’un organisme de lutte contre la prostitution
    • Par une personne portant une arme
    • Sous la contrainte ou avec violence
    • Par plusieurs personnes qui agissent en tant que co-auteurs ou complices
    • Par le biais d’un service de communication en ligne.

    Ces peines sont encore plus aggravĂ©es lorsque le proxĂ©nĂ©tisme a Ă©tĂ© accompagnĂ© d’actes de torture ou qu’il a Ă©tĂ© commis en bande organisĂ©e.

      À savoir

    Le juge peut ajouter une peine complĂ©mentaire Ă  la peine principale (exemple : interdiction temporaire ou dĂ©finitive d’exercer une activitĂ© professionnelle ou sociale en relation avec la lutte contre le proxĂ©nĂ©tisme).

  • La personne qui dĂ©tient, exploite, ou finance un lieu de prostitution encourt une peine de 10 ans de prison et 750 000 € d'amende.

      À savoir

    Le juge peut ajouter une peine complémentaire à la peine principale (par exemple, la fermeture totale ou partielle de l'établissement utilisé en vue de la prostitution).

La personne mineure qui se prostitue ne peut pas ĂȘtre punie par la loi.

En revanche, les clients de prostituĂ©s et les proxĂ©nĂštes peuvent ĂȘtre sanctionnĂ©s. Il en est de mĂȘme du gĂ©rant d’un lieu dans lequel des personnes se livrent Ă  la prostitution.

  • Une personne peut ĂȘtre sanctionnĂ©e dans l’une des 3 situations suivantes :

    • Elle sollicite des relations sexuelles de la part d'un prostituĂ© en contrepartie d'une rĂ©munĂ©ration, d'une promesse de rĂ©munĂ©ration, d'un avantage en nature (exemple : un logement) ou de la promesse d'un tel avantage
    • Elle accepte des relations sexuelles de la part d'un prostituĂ© en contrepartie d'une rĂ©munĂ©ration, d'une promesse de rĂ©munĂ©ration, d'un avantage en nature ou de la promesse d'un tel avantage
    • Elle obtient des relations sexuelles avec un prostituĂ© en contrepartie d'une rĂ©munĂ©ration, d'une promesse de rĂ©munĂ©ration, d'un avantage en nature ou de la promesse d'un tel avantage.

      À savoir

    La personne de nationalitĂ© française ou celle qui vit habituellement en France peut ĂȘtre sanctionnĂ©e lorsqu’elle a commis l’un des faits prĂ©cĂ©demment citĂ©s alors qu’elle Ă©tait Ă  l’étranger. Il s’agit de tourisme sexuel.

  • Le proxĂ©nĂ©tisme consiste Ă  tirer profit de la prostitution d'une autre personne ou Ă  la favoriser.

    Le proxénÚte est celui qui commet l'un des actes suivants :

    • Aider, assister ou protĂ©ger la prostitution d'une personne, mĂȘme sans en tirer profit
    • Tirer profit de la prostitution d'une autre personne
    • Embaucher une personne en vue de la prostituer, ou exercer sur elle une pression pour qu'elle se prostitue ou qu'elle continue Ă  le faire
    • Servir d'intermĂ©diaire entre un prostituĂ© et ses clients
    • Aider un individu Ă  donner une apparence lĂ©gale aux ressources qu'il tire de la prostitution d'une autre personne
    • Vivre avec un prostituĂ© sans pouvoir justifier des ressources qui permettent son train de vie
    • EmpĂȘcher l'action de prĂ©vention, de contrĂŽle, d'assistance, ou de rééducation, entreprise par les organismes qualifiĂ©s pour aider les prostituĂ©s.

      À savoir

    Une personne de nationalitĂ© française ou celle qui vit habituellement en France peut ĂȘtre poursuivie pour des faits de proxĂ©nĂ©tisme commis Ă  l'Ă©tranger. Peu importe si les faits ne sont pas interdits par la loi dans le pays Ă©tranger.

  • La loi punit le fait pour un proxĂ©nĂšte ou pour toute autre personne d'effectuer l'une des actions suivantes :

    • DĂ©tenir, gĂ©rer, exploiter ou financer un Ă©tablissement qui tolĂšre habituellement qu'une ou plusieurs personnes se livrent Ă  la prostitution Ă  l'intĂ©rieur ou y recherchent des clients en vue de la prostitution
    • Vendre, louer ou dĂ©tenir des vĂ©hicules de toute nature en sachant qu'ils serviront Ă  la prostitution.

Le mineur qui souhaite sortir de la prostitution peut prendre contact avec la commission dĂ©partementale de lutte contre la prostitution, le proxĂ©nĂ©tisme et la traite des ĂȘtres humains aux fins d'exploitation sexuelle.

OĂč s’adresser ?

La commission dĂ©partementale de lutte contre la prostitution, le proxĂ©nĂ©tisme et la traite des ĂȘtres humains doit apporter son assistance Ă  la personne qui souhaite sortir de la prostitution, notamment en lui procurant une place dans un centre d'hĂ©bergement et de rĂ©insertion sociale.

Par ailleurs, elle doit proposer au prostitué un parcours de sortie de la prostitution.

Le parcours de sortie de la prostitution est défini en fonction des besoins sanitaires, professionnels et sociaux de la personne qui se prostitue.

Le mineur peut notamment bénéficier :

  • D’un hĂ©bergement (logement social, accueil en foyer, etc.)
  • D’une autorisation provisoire de sĂ©jour pour une durĂ©e initiale de 6 mois.

Ce parcours est prévu pour une durée de 6 mois renouvelable 3 fois, dans la limite de 24 mois.

Pour qu’un mineur soit mis Ă  l’abri, il est possible de faire un signalement service national d'accueil tĂ©lĂ©phonique de l'enfance en danger (SNATED). D’autre part, le juge des enfants peut ĂȘtre saisi.

Comment signaler une infraction liée à la prostitution au SNATED ?

Une victime ou un tĂ©moin d’une infraction liĂ©e Ă  la prostitution peut alerter le SNATED par tĂ©lĂ©phone ou en ligne. Ce service est ouvert Ă  toute personne (majeure ou mineure).

OĂč s’adresser ?

NumĂ©ro d'appel destinĂ© Ă  tout enfant ou adolescent victime de violences ou Ă  toute personne prĂ©occupĂ©e par une situation d'enfant en danger ou en risque de l'ĂȘtre.

Par téléphone

119 (appel gratuit et confidentiel)

24h/24 et 7 jours/7

Un appel sur ce numéro est géolocalisé, identifié et priorisé. Il n'apparait pas sur les factures.

Sur le site www.allo119.gouv.fr

Les agents du SNATED mettent en contact l’auteur du signalement et un professionnel de l'enfance. Ce professionnel Ă©value la situation du mineur.

S'il considÚre que le mineur est en danger, le SNATED prévient la cellule de recueil, d'évaluation et de traitement des informations préoccupantes (CRIP).

  À savoir

Les agents du 119 peuvent prévenir les secours (Police Secours, Samu, etc.). Dans ce cas, la CRIP en est informée.

Peut-on saisir le juge des enfants en cas d’infraction liĂ©e Ă  la prostitution ?

Le juge des enfants a notamment pour mission de protéger la santé, la sécurité et la moralité des mineurs.

Face Ă  un cas de prostitution, il peut ĂȘtre saisi par :

  • Le mineur lui-mĂȘme
  • Les reprĂ©sentants lĂ©gaux du mineur
  • L’aide sociale Ă  l’enfance (ASE) ou tout autre service ayant la charge de l'enfance
  • Le procureur de la RĂ©publique (gĂ©nĂ©ralement prĂ©venu par les services du dĂ©partement ou par tout fonctionnaire tĂ©moin d'une infraction commise contre ou par l'enfant).

Lorsqu’il est saisi, il peut prendre une mesure d’assistance Ă©ducative allant jusqu’au placement du mineur.

Lorsqu’elle est commise sur internet, une infraction liĂ©e Ă  la prostitution des mineurs peut ĂȘtre signalĂ©e aux forces de l’ordre et Ă  l’hĂ©bergeur du site sur lequel le contenu illĂ©gal a Ă©tĂ© publiĂ©.

Comment signaler une infraction liĂ©e Ă  la prostitution aux forces de l’ordre ?

Les victimes et tĂ©moins d’une infraction liĂ©e Ă  la prostitution commise sur internet (exemple : cyberproxĂ©nĂ©tisme) peuvent signaler ces faits aux forces de l’ordre.

Le signalement se fait par le biais de la plateforme PHAROS :

Service en ligne
Signaler un contenu internet illégal (internet-signalement : Pharos)

AccĂ©der au service en ligne  

MinistÚre chargé de l'intérieur

Ce dispositif a pour objectif de signaler un contenu illicite publiĂ© sur internet. Or, les contenus propres Ă  la prostitution des mineurs et au proxĂ©nĂ©tisme sont considĂ©rĂ©s comme des publications qui prĂŽnent la traite des ĂȘtres humains.

  À savoir

Il est également possible de signaler un cas de pédophilie commis sur internet.

Si les Ă©quipes de PHAROS estiment que le contenu est illicite, le signalement est transmis aux autoritĂ©s compĂ©tentes (exemple : services d'enquĂȘte de la Police nationale ou de la Gendarmerie nationale). Une enquĂȘte peut ĂȘtre menĂ©e sous l'autoritĂ© du procureur de la RĂ©publique.

Par ailleurs, les policiers et gendarmes peuvent contacter l'hébergeur du site ou de la plateforme concernée et lui demander de supprimer le contenu illégal.

Comment signaler un contenu liĂ© Ă  la prostitution Ă  l’hĂ©bergeur d’un site internet ?

Les hĂ©bergeurs doivent proposer aux internautes des mĂ©canismes leur permettant de signaler un contenu publiĂ© sur un site ou une plateforme en ligne, lorsqu’ils le considĂšrent comme illicite.

Ces mĂ©canismes doivent ĂȘtre facilement accessibles Ă  toute personne qui souhaite signaler une donnĂ©e illĂ©gale. Elle doit pouvoir Ă©mettre un signalement par voie Ă©lectronique.

Les rĂ©seaux sociaux (Twitter, Facebook,Instagram, Snapchat, TikTok, etc.) ont des systĂšmes de signalement Ă©laborĂ©s qui permettent d’expliquer la situation et de dĂ©noncer le contenu illicite de maniĂšre prĂ©cise.

Lorsqu’il s’agit de sites internet indĂ©pendants (exemple : le site internet d’une entreprise), la personne qui souhaite faire un signalement doit rechercher les coordonnĂ©es de l’hĂ©bergeur (exemple : adresse mail).

  À savoir

De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, les coordonnĂ©es de l’hĂ©bergeur se trouvent dans les mentions lĂ©gales du site internet.

Le signalement doit contenir les informations suivantes :

  • Description du contenu illicite
  • Localisation du contenu (par exemple, l’adresse URL)
  • CoordonnĂ©es du signalant (nom, prĂ©nom, adresse mail, etc.)
  • DĂ©claration de bonne foi.

  À savoir

Il n’est pas obligatoire d’avoir tentĂ© de contacter l’auteur de l’infraction pour signaler un contenu illicite Ă  l’hĂ©bergeur internet. La victime ou le tĂ©moin peut directement signaler les faits Ă  l’hĂ©bergeur.

Si une personne signale un contenu comme Ă©tant illicite en Ă©tant conscient qu'il ne l'est pas, elle risque une peine d'un an de prison et de 15 000 € d'amende.

Une plainte peut ĂȘtre dĂ©posĂ©e contre un client, contre le proxĂ©nĂšte ou contre le gĂ©rant d’un Ă©tablissement dans lequel des mineurs se livrent Ă  la prostitution.

La personne qui souhaite porter plainte doit respecter certains dĂ©lais qui dĂ©pendent des circonstances de l’affaire.

  À savoir

DĂšs le dĂ©pĂŽt de plainte, le mineur peut ĂȘtre assistĂ© d’un avocat.

S’il n’a pas les ressources financiĂšres suffisantes pour rĂ©gler ses honoraires, il peut demander l’aide juridictionnelle.

Qui peut porter plainte contre l’auteur d’une infraction liĂ©e Ă  la prostitution ?

Plusieurs personnes peuvent porter plainte en cas de prostitution d'un mineur :

  • Le mineur qui se prostitue lui-mĂȘme
  • Les reprĂ©sentants lĂ©gaux du mineur
  • Une association de plus de 5 ans d'anciennetĂ© (par exemple, association de dĂ©fense des enfants victimes de maltraitances ou association de lutte contre l'esclavage, la traite des ĂȘtres humains et le proxĂ©nĂ©tisme).

  À savoir

Pour que le mineur soit indemnisĂ©, il est nĂ©cessaire qu’il soit partie civile. Pour cela, il doit obligatoirement ĂȘtre accompagnĂ© par ses reprĂ©sentants lĂ©gaux qui le feront en son nom.

Les associations qui ont plus de 5 ans d’anciennetĂ© peuvent aussi se constituer partie civile au nom d’un ou plusieurs prostituĂ©s.

Dans quel dĂ©lai peut-on porter plainte contre l’auteur d’une infraction liĂ©e Ă  la prostitution ?

Les dĂ©lais pour dĂ©poser plainte diffĂšrent en fonction de la personne qui a commis l’infraction.

  • Le recours Ă  la prostitution et le tourisme sexuel sont des dĂ©lits.

    Ainsi, la plainte peut ĂȘtre dĂ©posĂ©e dans un dĂ©lai de 10 ans Ă  compter de la majoritĂ© de la victime.

  • Lorsqu’il est commis sur un mineur de 15 ans ou plus, le proxĂ©nĂ©tisme constitue un dĂ©lit.

    Ainsi, la plainte peut ĂȘtre dĂ©posĂ©e dans un dĂ©lai de 10 ans Ă  compter de la majoritĂ© de la victime.

    En revanche, si les faits sont commis sur un mineur de moins de 15 ans, le proxénétisme est un crime.

    Le délai pour déposer plainte est donc de 30 ans à compter de la majorité de la victime.

  • Le fait de mettre un Ă©tablissement Ă  la disposition de mineurs pour qu’ils se livrent Ă  la prostitution est un dĂ©lit.

    Le délai pour porter plainte contre le gérant est de 10 ans à compter de la majorité de la victime.

Comment porter plainte contre l’auteur d’une infraction liĂ©e Ă  la prostitution ?

La plainte peut ĂȘtre dĂ©posĂ©e auprĂšs d’un commissariat de police ou d’une brigade de gendarmerie. Elle peut Ă©galement ĂȘtre adressĂ©e au procureur de la RĂ©publique.

  • Pour dĂ©poser plainte, vous devez vous rendre au commissariat de police ou Ă  la gendarmerie de votre choix.

    Les services de police ou de gendarmerie sont obligĂ©s d'enregistrer votre plainte si vous ĂȘtes victime d'une infraction.

    La plainte est ensuite transmise au procureur de la RĂ©publique pour qu'il dĂ©cide de la suite (enquĂȘte, classement sans suite, etc.).

  • Pour dĂ©poser plainte, vous devez vous rendre au commissariat de police ou Ă  la gendarmerie de votre choix.

    Les services de police ou de gendarmerie sont obligĂ©s d'enregistrer votre plainte si vous ĂȘtes victime d'une infraction.

    La plainte est ensuite transmise au procureur de la RĂ©publique pour qu'il dĂ©cide de la suite (enquĂȘte, classement sans suite, etc.).

    ModĂšle de document
    Porter plainte auprÚs du procureur de la République

    AccĂ©der au modĂšle de document  

    Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre

    La plainte peut ĂȘtre transmise par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception (de prĂ©fĂ©rence), par lettre simple ou par lettre suivie.

    Dans tous les cas, un récépissé est transmis à la personne qui a porté plainte, dÚs que les services du procureur de la République ont enregistré la plainte.

Chaque personne qui a jouĂ© un rĂŽle dans la prostitution du mineur (client, proxĂ©nĂšte, gĂ©rant d’établissement) encourt des peines diffĂ©rentes.

Rappel

Rappel

Une personne de nationalitĂ© française ou celle qui vit habituellement en France peut ĂȘtre poursuivie pour une infraction liĂ©e Ă  la prostitution commise Ă  l'Ă©tranger. Peu importe si les faits ne sont pas interdits par la loi dans le pays Ă©tranger.

  • Les peines applicables dĂ©pendent de l’ñge du mineur qui se livre Ă  la prostitution.

    • Le client qui a recourt aux services d’un prostituĂ© de moins de 15 ans encourt une peine de 10 ans d'emprisonnement et de 150 000 € d'amende.

      ParallÚlement à ces peines, le juge peut prononcer des peines complémentaires (exemple : interdiction d'exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs).

    • Le fait de recourir aux services d’un prostituĂ© mineur est puni de 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende.

      Ces peines sont portĂ©es Ă  7 ans d'emprisonnement et 100 000 € d'amende lorsque l'infraction a Ă©tĂ© commise dans l’une des circonstances suivantes :

      • De façon habituelle ou Ă  l'Ă©gard de plusieurs mineurs
      • Le mineur a Ă©tĂ© mis en contact avec l'auteur des faits par internet
      • Par une personne qui abuse de l'autoritĂ© que lui confĂšrent ses fonctions (par exemple, un employĂ© d’un organisme d’aide Ă  l’enfance)
      • L'auteur des faits a mis la vie du mineur en danger ou a commis contre lui des violences.

      ParallÚlement à ces peines, le juge peut prononcer des peines complémentaires (exemple : interdiction d'exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs).

  • Le proxĂ©nĂ©tisme sur mineur est puni de peines pouvant aller jusqu'Ă  :

    • 10 ans d'emprisonnement et 1,5 million € d'amende, si le mineur est ĂągĂ© de 15 Ă  17 ans inclus
    • 20 ans d'emprisonnement et 3 millions € d'amende, si le mineur a moins de 15 ans
    • 20 ans d'emprisonnement et 3 millions € d'amende, si les faits sont commis en bande organisĂ©e
    • RĂ©clusion criminelle Ă  perpĂ©tuitĂ© et 4,5 millions € d'amende, en cas d'actes de torture ou de barbarie.

    ParallÚlement à ces peines, le juge peut prononcer des peines complémentaires (exemple : interdiction d'exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs).

  • La personne qui dĂ©tient, exploite, ou finance un Ă©tablissement ou des espaces qui servent Ă  la prostitution encourt une peine de 10 ans de prison et 750 000 € d'amende.

    ParallÚlement à ces peines, le juge peut prononcer des peines complémentaires (exemple : interdiction d'exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs).