Question-réponse
Couple pacsé locataire de son logement : quelles sont les rÚgles ?
Vérifié le 09/04/2025 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Les rÚgles sont différentes selon qu'un seul ou que les 2 partenaires de Pacs ont signé (simultanément ou non) le bail du logement qu'ils habitent ensemble. Nous vous expliquons.
- Les 2 partenaires signent le bail
- 1 seul signe le bail
Chaque partenaire de Pacs est titulaire du bail et locataire du logement :
- Soit lorsqu'ils ont tous les 2 signé le bail
- Soit lorsqu'un seul partenaire a signĂ© le bail, mais qu'ensuite ils demandent ensemble au propriĂ©taire (ou Ă l'agence immobiliĂšre) Ă ĂȘtre cotitulaires du bail, au motif qu'ils sont pacsĂ©s. Cette demande doit ĂȘtre faite par Ă©crit et envoyĂ©e par courrier recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception. Le propriĂ©taire (ou l'agence immobiliĂšre) ne peut pas la refuser, compte tenu de l'existence du Pacs.
Pendant toute la durée du Pacs, le propriétaire (ou l'agence immobiliÚre) peut réclamer le paiement du loyer et des charges à n'importe lequel des partenaires. En effet, les 2 partenaires sont solidairement obligés de payer le loyer et les charges pendant toute la durée du Pacs.
Si un seul des partenaires donne son préavis (congé) au propriétaire (ou à l'agence immobiliÚre), il reste solidairement obligé de payer le loyer et charges du logement. Cette obligation prend fin soit lorsque l'autre partenaire quitte définitivement le logement, soit à la rupture du Pacs.
Pour mettre fin au bail, les 2 partenaires doivent adresser ensemble leur congé au propriétaire (ou à l'agence immobiliÚre).
La démarche à faire est différente, selon qu'il y a ou non violences au sein du couple ou sur au moins un enfant :
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Lorsque l'un des partenaires est violent, l'autre partenaire peut donner son congé, avec un délai de préavis de 1 mois.
Les violences doivent ĂȘtre commises sur le partenaire ou sur au moins 1Â enfant vivant habituellement avec lui.
Le congĂ© doit ĂȘtre donnĂ© par lettre recommandĂ©e avec avis de rĂ©ception. Il faut y indiquer le motif du dĂ©part (violences) et y joindre l'un des documents suivants :
- Soit une copie de l'ordonnance de protection délivrée par le juge aux affaires familiales. Ce document ordonne l'éviction provisoire du partenaire violent du logement et octroie un droit provisoire sur le logement.
- Soit une copie de la condamnation pĂ©nale, mĂȘme non dĂ©finitive, pour des faits de violences. Cette condamnation doit dater de moins de 6 mois.
- Soit tout document qui prouve que le partenaire violent fait lâobjet de poursuites (par exemple, un avis Ă victime), ou dâune procĂ©dure alternative aux poursuites.
En cas dâordonnance de protection ou de condamnation (mĂȘme non dĂ©finitive), si le partenaire violent ne paie pas le loyer Ă partir du lendemain de la prĂ©sentation du congĂ© du partenaire partant au propriĂ©taire (ou Ă l'agence immobiliĂšre) :
- Le partenaire partant et sa caution n'ont pas à payer pour ce loyer non versé
- Le propriétaire (ou l'agence immobiliÚre) a un motif légitime et sérieux pour vendre ou reprendre le logement.
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Si 1 seul des partenaires donne congé, l'autre partenaire reste titulaire du bail en cours et peut rester dans le logement.
Attention, le partenaire qui donne congé reste solidairement obligé de payer le loyer et les charges du logement jusqu'à la fin du Pacs ou jusqu'à ce que l'autre partenaire quitte définitivement le logement.
L'un des 2Â anciens partenaires peut demander au juge qu'il lui attribue le droit au bail du logement.
Le juge compétent dépend de la présence ou non d'enfants dans le logement :
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Lorsqu'au moins 1 enfant habite le logement, le juge compétent est le juge aux affaires familiales.
Il peut ĂȘtre saisi Ă l'aide d'un formulaire :
Formulaire
Demande au juge aux affaires familiales (autorité parentale, droit de visite, pension alimentaire...)Cerfa n° 11530*11
MinistÚre chargé de la justice
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Le juge compétent dépend de la situation familiale du couple est le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire dont dépend le logement.
Il y a abandon du domicile dans 2 cas seulement :
- Soit lorsque le dĂ©part d'un des partenaires est rendu inĂ©luctable et dĂ©finitif en raison de son Ă©tat de santĂ©, et que ce dĂ©part s'impose Ă lui-mĂȘme et Ă l'autre partenaire. Par exemple, c'est le cas lorsque l'un des partenaires s'installe en maison de retraite.
- Soit lorsque le départ d'un des partenaires est brusque et imprévisible et a été programmé à l'insu de l'autre partenaire. Par exemple, c'est le cas lorsqu'un des partenaires part, pendant que l'autre est au travail, en emportant des affaires personnelles, les meubles...
Le partenaire de Pacs qui reste dans le logement reste titulaire du bail.
Le partenaire survivant a un droit exclusif sur le bail, c'est-à -dire que les héritiers du défunt n'ont pas de droits sur le bail, dans les situations suivantes :
- Soit lorsque les 2 partenaires avaient signé le bail
- Soit lorsqu'un seul avait signĂ© le bail, mais que les 2 partenaires avaient conjointement demandĂ© au propriĂ©taire (ou Ă l'agence immobiliĂšre) d'en ĂȘtre cotitulaires.
Mais le partenaire survivant peut renoncer au bail en donnant son préavis (congé) au propriétaire (ou à l'agence immobiliÚre).
Pendant toute la durée du Pacs, lorsque le propriétaire (ou l'agence immobiliÚre) envoie un courrier (par exemple pour donner son préavis), il doit l'adresser à chacun des 2 partenaires. S'il ne le fait pas, le courrier adressé à 1 seul des partenaires n'a aucune valeur à l'égard de l'autre partenaire. En effet, le courrier envoyé à 1 seul des partenaires n'est pas opposable à l'autre partenaire.
Mais si le propriétaire (ou l'agence immobiliÚre) adresse le courrier à 1 seul partenaire parce qu'il n'a pas connaissance du Pacs, alors le courrier devient automatiquement opposable au partenaire qui n'en est pas destinataire.
Un seul partenaire de Pacs est titulaire du bail et locataire du logement, lorsqu'il est seul Ă avoir signĂ© le bail et que le couple n'a pas demandĂ© au propriĂ©taire (ou Ă l'agence immobiliĂšre) Ă ĂȘtre cotitulaire du bail.
Pendant toute la durée du Pacs, le propriétaire (ou l'agence immobiliÚre) peut réclamer le paiement du loyer et des charges à n'importe lequel des partenaires. En effet, les 2 partenaires sont solidairement obligés de payer le loyer et les charges pendant toute la durée du Pacs.
Si le partenaire qui n'est pas titulaire du bail est seul à quitter le logement, il reste solidairement obligé de payer le loyer et les charges du logement. Cette obligation prend fin :
- Soit lorsque le Pacs prend fin
- Soit lorsque l'autre partenaire quitte définitivement le logement.
Seul le partenaire qui a signé le bail doit donner son congé au propriétaire (ou à l'agence immobiliÚre).
L'autre partenaire doit quitter le logement au plus tard au départ du partenaire qui a signé le bail.
Les conséquences sont différentes selon la situation :
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Le titulaire du bail doit donner son préavis au propriétaire (ou à l'agence immobiliÚre) pour quitter le logement.
En conséquence, l'autre partenaire du bail doit quitter le logement au plus tard au départ du partenaire qui a signé le bail, à moins que le propriétaire (ou l'agence immobiliÚre) accepte de signer un bail avec lui.
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Les violences doivent ĂȘtre commises sur le partenaire partant ou sur au moins un enfant vivant habituellement avec lui.
Le partenaire qui ne figure pas sur le bail est libre de quitter le logement quand il le veut, mais il reste obligé de payer solidairement le loyer et les charges du logement. Cette obligation prend fin :
- Soit lorsque le Pacs prend fin,
- Soit lorsque l'autre partenaire quitte définitivement le logement.
Pour faire cesser cette obligation plus rapidement, le partenaire partant doit faire parvenir au propriétaire (ou à l'agence immobiliÚre) un courrier recommandé avec avis de réception. Il faut y indiquer le motif du départ (violences) et y joindre l'un des documents suivants :
- Soit une copie de l'ordonnance de protection délivrée par le juge aux affaires familiales. Ce document ordonne l'éviction provisoire du partenaire violent du logement et octroie un droit provisoire sur le logement.
- Soit une copie de la condamnation pĂ©nale, mĂȘme non dĂ©finitive, pour des faits de violences. Cette condamnation doit dater de moins de 6 mois.
- Soit tout document qui prouve que le partenaire violent fait lâobjet de poursuites (par exemple, un avis Ă victime), ou dâune procĂ©dure alternative aux poursuites.
En cas dâordonnance de protection ou de condamnation (mĂȘme non dĂ©finitive), si le partenaire violent ne paie pas le loyer Ă partir du lendemain de la prĂ©sentation du congĂ© du partenaire partant au propriĂ©taire (ou Ă l'agence immobiliĂšre) :
- Le partenaire partant et sa caution ne sont pas redevables des impayés faits à partir de cette date
- Le propriétaire (ou l'agence immobiliÚre) a un motif légitime et sérieux pour vendre ou reprendre le logement.
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Ce partenaire est libre de quitter le logement quand il le souhaite, sans faire de démarches préalables auprÚs du propriétaire (ou de l'agence immobiliÚre). Mais il reste encore solidairement obligé de payer le loyer et les charges du logement. Cette obligation prend fin :
- Soit Ă la rupture du Pacs
- Soit lorsque le partenaire qui a signé le bail quitte définitivement le logement.
-
L'un des 2Â anciens partenaires peut demander au juge qu'il lui attribue le droit au bail du logement.
Le juge compétent dépend de la présence ou non d'enfants dans le logement :
-
Lorsqu'au moins 1 enfant habite le logement, le juge compétent est le juge aux affaires familiales.
Il peut ĂȘtre saisi Ă l'aide d'un formulaire :
Formulaire
Demande au juge aux affaires familiales (autorité parentale, droit de visite, pension alimentaire...)Cerfa n° 11530*11
MinistÚre chargé de la justice
-
Le juge compétent dépend de la situation familiale du couple est le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire dont dépend le logement.
Il y a abandon du domicile par le partenaire qui a signé le bail dans 2 cas seulement :
- Son départ est rendu inéluctable et définitif en raison de problÚmes de santé (par exemple, il s'installe en Ehpad).
- Son départ est brusque et imprévisible et il a été programmé à l'insu de l'autre partenaire (par exemple, il part en emportant des affaires personnelles pendant que l'autre partenaire est au travail).
Lorsque le partenaire qui a signé le bail abandonne le logement, l'autre partenaire peut obtenir le transfert du bail à certaines conditions, qui dépendent du logement concerné :
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Lorsque le partenaire qui a signé le bail abandonne le logement, l'autre partenaire peut obtenir le transfert du bail, quels que soient ses revenus.
Mais d'autres proches (descendants, ascendants, personne Ă charge), qui vivaient dans le logement depuis au moins 1Â an Ă la date de l'abandon du logement, peuvent aussi demander le transfert du bail.
En cas de demandes multiples, c'est au juge de décider.
Le juge compétent est le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement.
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Si le partenaire qui a signé le bail abandonne le logement, l'autre partenaire peut obtenir le transfert du bail.
Mais certains proches (descendants, ascendants, personne Ă charge), qui vivaient dans le logement depuis au moins 1 an Ă la date de l'abandon du logement, peuvent aussi demander le transfert du bail.
En cas de demandes multiples, c'est au juge de décider.
Le juge compétent est le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement.
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Si le partenaire qui a signé le bail abandonne le logement, le partenaire restant dans les lieux bénéficie du transfert du droit au maintien dans les lieux.
Mais certains proches (descendants, ascendants, personne handicapée), qui vivaient dans le logement depuis plus d'un an à la date de l'abandon du logement, peuvent aussi demander le transfert du droit au maintien dans les lieux.
En cas de demandes multiples, c'est au juge de décider.
Le juge compétent est le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement.
Les rÚgles sont différentes selon le type du logement :
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Au décÚs du partenaire qui a signé le bail, l'autre partenaire peut obtenir le transfert du bail, quels que soient ses revenus.
Mais d'autres proches (descendants, ascendants, personne à charge), qui vivaient dans le logement depuis au moins 1 an à la date du décÚs, peuvent aussi demander le transfert du bail.
En cas de demandes multiples, c'est au juge de décider.
Le juge compétent est le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement.
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Au décÚs du partenaire qui a signé le bail, l'autre partenaire peut obtenir le transfert du bail.
Mais d'autres proches (descendants, ascendants), qui vivaient dans le logement depuis au moins un an à la date du décÚs, peuvent aussi demander le transfert du bail.
En cas de demandes multiples, c'est au juge de décider.
Le juge compétent est le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement.
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Si le partenaire qui a signé le bail décÚde, le partenaire restant dans les lieux bénéficie du transfert du droit au maintien dans les lieux.
Mais certains proches (descendants, ascendants, personne handicapée), qui vivaient dans le logement depuis plus d'un an à la date du décÚs, peuvent aussi demander le transfert du droit au maintien dans les lieux.
En cas de demandes multiples, c'est au juge de décider.
Le juge compétent est le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement.
Pendant toute la durée du Pacs, lorsque le propriétaire (ou l'agence immobiliÚre) envoie un courrier (par exemple pour donner son préavis), il doit l'adresser à chacun des 2 partenaires. S'il ne le fait pas, le courrier adressé à 1 seul des partenaires n'a aucune valeur à l'égard de l'autre partenaire. En effet, le courrier envoyé à 1 seul des partenaires n'est pas opposable à l'autre partenaire.
Mais si le propriétaire (ou l'agence immobiliÚre) adresse le courrier à 1 seul partenaire parce qu'il n'a pas connaissance du Pacs, alors le courrier devient automatiquement opposable au partenaire qui n'en est pas destinataire.
Les rÚgles présentées sur cette page concernent le bail d'habitation d'un logement loué vide (logement social, logement du secteur privé, logement soumis à la loi de 1948).
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Cotitularité du bail
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Dissolution Pacs
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Code civil : articles 515-1 Ă 515-7-1
Solidarité des partenaires de Pacs (article 515-4)
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Code civil : articles 373-2-6 Ă 373-2-13
Juge aux affaires familiales : article 373-2-9-1
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Code de l'organisation judiciaire : articles L213-4-1 Ă L213-4-8
Juge des contentieux de la protection : article L213-4-4
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Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 8-2
En cas de violences
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Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 9-1
Notification aux partenaires
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Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 14
Abandon, décÚs (logement privé, cas général)
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Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 15
Congé du locataire
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Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 40
Abandon, décÚs (logement social)
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Loi n°48-1360 du 1er septembre 1948 sur les rapports locatifs : article 5
Abandon, décÚs (logement "loi de 48")
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Code civil : articles 515-9 à 515-13
Eviction du logement
Questions ? Réponses !
Et aussi
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Pacte civil de solidarité (Pacs)
Famille - Scolarité