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Fiche pratique

RĂšgles d’une location de vacances entre particuliers (meublĂ© de tourisme)

Vérifié le 20/08/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

La location d’un meublĂ© de tourisme par un vacancier doit respecter certaines rĂšgles, dont notamment la conclusion d’un contrat de location. Nous vous prĂ©sentons les principales rĂšgles que le loueur et le client d’un meublĂ© de tourisme doivent respecter.

Avant de signer le contrat de location, le loueur doit remettre au futur client qui lui en fait la demande, un état descriptif du meublé de tourisme. Ce document écrit doit contenir les renseignements suivants :

  • L'adresse du meublĂ© de tourisme
  • Le nom et les coordonnĂ©es du loueur
  • La situation du meublĂ© de tourisme dans la commune (par exemple, distance des commerces)
  • La description du meublĂ© de tourisme (maison ou appartement, nombre de piĂšces...), le mobilier et les Ă©quipements qu'il contient
  • Le prix de la location, ses modalitĂ©s de paiement (montant de l'acompte ou des arrhes, rĂšglement du solde), ainsi que le montant des charges s'il n'est pas inclus dans le prix de la location
  • S’ils existent, le montant de la taxe de sĂ©jour et le montant du dĂ©pĂŽt de garantie
  • S’il existe, le numĂ©ro d’enregistrement communiquĂ© par la mairie, ainsi que le statut du loueur (loueur en meublĂ© professionnel ou loueur en meublĂ© non professionnel).

  À savoir

Le loueur fixe librement le prix de la location.

La réservation d'un meublé de tourisme doit faire l'objet d'un contrat de location écrit.

Le contrat de location doit ĂȘtre signĂ© en 2 exemplaires. Le loueur doit en conserver un exemplaire, le client doit conserver l’autre.

Le contrat de location doit indiquer les informations suivantes :

  • Nom et coordonnĂ©es du loueur
  • Nom et coordonnĂ©es du client
  • Adresse du meublĂ© de tourisme
  • DurĂ©e de la location
  • Dates et heures d'arrivĂ©e et de dĂ©part du client
  • Descriptif des lieux (localisation, nombre de piĂšces, surface habitable...), inventaire du mobilier, Ă©quipements et services (parking, piscine...).
  • Prix de la location, ses modalitĂ©s de paiement (dont l'acompte ou les arrhes, et le rĂšglement du solde), ainsi que le montant des charges s'il n'est pas inclus dans le prix de la location
  • S’il existe, le numĂ©ro d’enregistrement du meublĂ© de tourisme, ainsi que le statut du loueur (loueur en meublĂ© professionnel ou loueur en meublĂ© non professionnel)
  • S’il existe, le classement du meublĂ© de tourisme
  • S’il existe, le montant prĂ©visionnel de la taxe de sĂ©jour
  • S’il existe, le montant du dĂ©pĂŽt de garantie, son mode et dĂ©lai de restitution
  • S’il existe, le montant de la rĂ©munĂ©ration de l’intermĂ©diaire (par exemple, agence immobiliĂšre)
  • Si elle existe, l'assurance exigĂ©e du client
  • S’il existe, le nombre maximum d'occupants autorisĂ© dans le meublĂ© de tourisme
  • Si elle s’applique, l'indication que la prĂ©sence d'un animal est interdite dans le meublĂ© de tourisme
  • Les conditions d'annulation de la rĂ©servation. Si rien n'est indiquĂ© dans le contrat, les conditions d’annulation Ă  respecter sont celles prĂ©vues par la rĂ©glementation.

Rappel

Rappel

Le loueur fixe librement le prix de la location.

Il n'existe pas d'obligation légale d'assurance pour un meublé de tourisme destiné à la location saisonniÚre.

Toutefois, il est vivement recommandé au loueur comme au client de souscrire une assurance adaptée pour se protéger d'éventuels sinistres.

Le loueur peut choisir d’indiquer dans le contrat de location que la prĂ©sence de tout animal dans le meublĂ© de tourisme est interdite.

À la signature du contrat de location, le loueur du meublĂ© de tourisme peut demander au client de lui verser un dĂ©pĂŽt de garantie (parfois appelĂ© par erreur caution).

Le loueur peut encaisser le dépÎt de garantie.

À la fin de la location, le loueur doit restituer le dĂ©pĂŽt de garantie selon les conditions prĂ©vues dans le contrat de location.

Le loueur peut alors diminuer le dépÎt de garantie à restituer des montants suivants :

  • Montant des consommations d'eau, de chauffage et d'Ă©lectricitĂ©, si le contrat de location le prĂ©voit
  • Montant destinĂ© Ă  payer les rĂ©parations liĂ©es aux dĂ©gradations causĂ©es par le client (hors vĂ©tustĂ© ou cas de force majeure). En contrepartie, le client peut exiger les justificatifs des frais qui lui sont rĂ©clamĂ©s.

Dans le cas oĂč le dĂ©pĂŽt de garantie ne serait pas suffisant, le loueur peut exiger du client le versement d’une somme supplĂ©mentaire.

Faire un Ă©tat des lieux d’entrĂ©e et un Ă©tat des lieux de sortie lors de la location d’un meublĂ© de tourisme n'est pas obligatoire, mais recommandĂ©.

Il faut les faire de façon contradictoire, c’est-Ă -dire en prĂ©sence du loueur et du client, par Ă©crit, et en 2 exemplaires. Le loueur doit en conserver un exemplaire, le client doit conserver l’autre.

L’état des lieux d’entrĂ©e doit notamment mentionner tous les Ă©lĂ©ments qui ne correspondent pas Ă  la description du meublĂ© de tourisme. Il doit ĂȘtre accompagnĂ© d’un inventaire dĂ©taillĂ© du mobilier et des objets mis Ă  la disposition du client.

Comparer l’état des lieux d’entrĂ©e et l’état des lieux de sortie permet d’éviter les litiges, en fin de location, au moment oĂč le dĂ©pĂŽt de garantie est Ă  restituer.

 Attention :

Si un Ă©tat des lieux a Ă©tĂ© fait Ă  l’entrĂ©e, mais pas Ă  la sortie, le client peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme responsable des dĂ©gradations postĂ©rieures Ă  son dĂ©part.

À la rĂ©servation du meublĂ© de tourisme, le loueur peut exiger du client qu’il lui verse une partie du prix de la location, sous forme d’arrhes ou d’un acompte. Il s’agit pour le loueur de se protĂ©ger contre un Ă©ventuel dĂ©sistement du client.

Le client ou le loueur peuvent annuler la réservation pour diverses raisons (imprévus familiaux, accident...).

Le contrat de location peut mentionner les conditions d’annulation par le loueur ou par le client.

Si rien n'est indiquĂ© dans le contrat de location, les conditions suivantes s’appliquent :

  • Tout dĂ©pend de la nature de la somme versĂ©e lors de la rĂ©servation :

    • S’il s’agit d’arrhes, le client doit les abandonner. Mais cette rĂšgle ne s’applique pas en cas de force majeure, le client a alors droit au remboursement de la somme versĂ©e.
    • S’il s’agit d’un acompte, le client doit payer la totalitĂ© du prix de la location, sauf si le meublĂ© de tourisme a pu ĂȘtre relouĂ©. Cette rĂšgle ne s’applique pas en cas de force majeure, le client a alors droit au remboursement de la somme versĂ©e.
  • Tout dĂ©pend de la nature de la somme versĂ©e lors de la rĂ©servation :

    • S’il s’agit d’arrhes, le loueur doit en restituer le double au client. Mais cette rĂšgle ne s'applique pas en cas de force majeure, le loueur a alors droit de conserver la somme qui lui a Ă©tĂ© versĂ©e.
    • S’il s’agit d’un acompte, le loueur doit rembourser le client et l'indemniser de son Ă©ventuel prĂ©judice moral. Mais cette rĂšgle ne s'applique pas en cas de force majeure, le loueur a alors droit de conserver la somme qui lui a Ă©tĂ© versĂ©e.

Si le meublĂ© de tourisme n'est pas conforme Ă  la description faite dans le contrat de location, et que de ce fait, le client ne pas rester dans le meublĂ© de tourisme, le client doit demander au loueur le remboursement du prix de la location. Pour cela, il est conseillĂ© d’envoyer un courrier recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception.

Dans le cadre d’une dĂ©marche amiable, il est possible de demander l’intervention d’un conciliateur de justice.

Mais le client a Ă©galement la possibilitĂ© de saisir la Dreets ou la DGCCRF, ou d’engager une procĂ©dure judiciaire.

OĂč s’adresser ?

Si vous souhaitez signaler une difficulté rencontrée avec un commerçant

Sur internet

Vous pouvez utiliser le site Signal Conso.

La DGCCRF et le commerçant concerné seront informés de votre démarche.

Par téléphone

0809 540 550

Numéro non surtaxé

Heures d'ouverture :

  • Lundi et mardi : de 8h30 Ă  12h30 et de 13h15 Ă  17h15
  • Mercredi : de 13h15 Ă  17h15
  • Jeudi : de 8h30 Ă  12h30
  • Vendredi : de 8h30 Ă  16h

Par courrier

DGCCRF - RéponseConso - BP 60 - 34935 Montpellier Cedex 9

Le loueur peut recourir à différentes solutions pour réparer le préjudice causé par le client.

Il peut notamment s’agir des recours suivants :

  À savoir

Le client a l’obligation d’utiliser le meublĂ© de tourisme raisonnablement, et de prendre Ă  sa charge les dĂ©gradations qu'il a causĂ©es (hors vĂ©tustĂ© ou cas de force majeure).

Le client qui se maintient dans le meublĂ© de tourisme sans l’autorisation du loueur et alors que la location a pris fin est un squatteur. Il faut engager des dĂ©marches pour obtenir l’expulsion ou l’évacuation forcĂ©e du squatteur. Il est interdit de forcer par soi-mĂȘme le squatteur Ă  quitter les lieux.

  À savoir

En cas de squat, la trĂȘve hivernale ne s'applique pas. L’expulsion ou l’évacuation forcĂ©e du squatteur peut avoir lieu quelle que soit la pĂ©riode de l'annĂ©e.

Pour obtenir l’expulsion ou l’évacuation forcĂ©e du squatteur, 2 types de dĂ©marches sont possibles : la procĂ©dure accĂ©lĂ©rĂ©e ou, sinon, la procĂ©dure devant le juge.

La personne dont le domicile est squatté (locataire ou propriétaire occupant) ou une personne agissant pour son compte ou le propriétaire du logement squatté peut demander l'évacuation forcée des squatteurs.

Pour cela, le demandeur doit d’abord :

  • Porter plainte pour violation de domicile au commissariat de police ou Ă  la gendarmerie
  • Prouver que le logement est son domicile ou sa propriĂ©tĂ©, par exemple Ă  l'aide de factures, de documents fiscaux, d'une attestation fournie par un voisin
  • Prouver que le logement a Ă©tĂ© louĂ© en tant que meublĂ© de tourisme (numĂ©ro d’enregistrement du meublĂ©, contrat de location...)
  • Faire constater par un officier de police judiciaire ou par le maire ou par un commissaire de justice (anciennement huissier de justice), que le logement est squattĂ© (maintien dans les lieux Ă  l’expiration du contrat de location).

Avant de lancer la procédure :

  À savoir

Si le propriétaire ne peut pas prouver son droit de propriété du fait qu'il n'a plus accÚs à son logement, le préfet de département, dans un délai de 72 h, demande à l'administration fiscale de lui indiquer à qui appartient le logement squatté.

Ensuite, le demandeur doit s’adresser au prĂ©fet de dĂ©partement pour que celui-ci mette en demeure les squatteurs de quitter le logement. Le demandeur peut charger un avocat de rĂ©diger la demande au prĂ©fet de dĂ©partement.

Le préfet de département prend sa décision en tenant compte de la situation personnelle et familiale du squatteur. Il doit rendre sa décision dans un délai de 48 heures, à partir de la réception de la demande.

  À savoir

En cas de refus, le préfet de département doit indiquer le motif de ce refus.

La mise en demeure indique le dĂ©lai dans lequel les squatteurs ont l’obligation de quitter le logement. Dans le cas d’un domicile squattĂ©, le dĂ©lai est d’au moins 24 heures, mais dans les autres cas, le dĂ©lai est de 7 jours minimum.

La mise en demeure est :

  • notifiĂ©e aux squatteurs,
  • affichĂ©e en mairie et sur l'immeuble concernĂ©,
  • notifiĂ©e au demandeur (facultatif).

Si les squatteurs ne libÚrent pas les lieux dans le délai prévu, le préfet de département doit faire évacuer le logement sans délai par la force publique, sauf si le demandeur s'y est opposé.

Rappel

Rappel

Dans le cas de squatteurs, la trĂȘve hivernale ne s'applique pas. Leur Ă©vacuation forcĂ©e peut avoir lieu tout au long de l'annĂ©e.

Le propriétaire peut demander l'expulsion des squatteurs.

Pour cela, il doit d’abord :

  • Porter plainte pour violation de domicile au commissariat de police ou Ă  la gendarmerie
  • Prendre un avocat qui saisira le juge (il s'agit de demander au juge d'autoriser l'expulsion des squatteurs et de les condamner Ă  payer une indemnitĂ© d'occupation des lieux)
  • Prouver que le logement lui appartient (titre de propriĂ©tĂ©, documents fiscaux, factures...)
  • Prouver que le logement a Ă©tĂ© louĂ© en tant que meublĂ© de tourisme (numĂ©ro d’enregistrement du meublĂ©, contrat de location...)
  • Prouver que le logement est squattĂ© (maintien dans les lieux Ă  l’expiration du contrat de location). Pour cela, il est recommandĂ© de charger un commissaire de justice de se rendre sur les lieux pour dresser un constat

L'avocat doit saisir en référé le juge des contentieux de la protection dont dépend le logement squatté.

Le propriétaire doit ensuite charger un commissaire de justice de transmettre aux squatteurs une convocation à l'audience (assignation).

 Ă€ noter

Lors de l'audience, le propriétaire a le droit d'obtenir l'expulsion des squatteurs, sans entrer dans une discussion sur le droit au respect de leur vie privée et familiale, ni de leur droit à occuper un logement décent.

Le propriétaire doit charger un commissaire de justice de signifier aux squatteurs le jugement rendu.

Si les squatteurs ne quittent pas le logement dans le mois qui suit la signification, le propriétaire doit charger un commissaire de justice de délivrer aux squatteurs un commandement de quitter les lieux.

DÚs que le commissaire de justice a délivré le commandement de quitter les lieux, les squatteurs doivent quitter le logement, ils ne peuvent bénéficier d'aucun délai.

Dans le cas oĂč les squatteurs resteraient tout de mĂȘme dans le logement, le commissaire de justice doit demander au prĂ©fet de dĂ©partement le concours de la force publique pour les expulser du logement.

Rappel

Rappel

Dans le cas de squatteurs, la trĂȘve hivernale ne s'applique pas. Leur expulsion peut avoir lieu tout au long de l'annĂ©e.

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