Lorsquâil est auditionnĂ©, le tĂ©moin bĂ©nĂ©ficie des droits suivants.
Droit Ă lâinterprĂšte
Si le tĂ©moin ne comprend pas le français, les enquĂȘteurs et le juge d'instruction peuvent demander Ă un interprĂšte de lâassister.
L'interprĂšte prĂȘte serment d'apporter son concours Ă la justice en son honneur et en sa conscience, sauf s'il est dĂ©jĂ assermentĂ©.
L'interprÚte signe également le procÚs-verbal d'audition.
Un tĂ©moin sourd peut ĂȘtre assistĂ© d'un interprĂšte en langue des signes.
Il est aussi possible de communiquer avec lui par tout autre moyen (par exemple, par écrit, s'il sait lire et écrire).
Droit de garder le silence
Pendant une audition par lâOPJ, le tĂ©moin peut se taire et garder le silence sâil le souhaite.
Droit de garder lâanonymat
Le tĂ©moin peut avoir le droit de ne pas rĂ©vĂ©ler lâadresse de son domicile sur autorisation du procureur de la RĂ©publique ou du juge dâinstruction.
Il peut déclarer l'adresse du commissariat de police ou de la gendarmerie comme domicile. Il peut déclarer son adresse professionnelle, s'il est convoqué en raison de sa profession.
En cas de procĂ©dure criminelle ou portant sur un dĂ©lit puni d'au moins 3 ans de prison, le tĂ©moin a le droit de garder un anonymat complet. Lâaudition du tĂ©moin doit mettre en danger sa vie, son intĂ©gritĂ© physique ou celle de sa famille et de ses proches.
La demande dâanonymat est faite par le procureur de la RĂ©publique ou le juge dâinstruction au juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention (JLD).
Le JLD peut autoriser le tĂ©moin Ă faire des dĂ©clarations sans que son identitĂ© nâapparaisse dans le dossier.
Le témoin est appelé « témoin sous X ».
En cas de confrontation avec le suspect, pour ne pas rĂ©vĂ©ler lâidentitĂ©, le tĂ©moin est entendu par un systĂšme dâĂ©coute Ă distance pour quâil soit invisible et avec une voix non identifiable.
Ă savoir
La révélation de l'identité ou de l'adresse d'un témoin, qui bénéficie d'un anonymat, est punie de 5 ans de prison et de 75 000 ⏠d'amende.