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Fiche pratique

Contrat de sécurisation professionnelle (CSP)

Vérifié le 06/08/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Le CSP permet au salariĂ© dont le licenciement Ă©conomique est envisagĂ©, de bĂ©nĂ©ficier, aprĂšs la rupture du contrat de travail, d'un ensemble de mesures donnant lieu Ă  un reclassement accĂ©lĂ©rĂ© proposĂ© par France Travail (anciennement PĂŽle emploi). Pendant le CSP, le salariĂ© perçoit une indemnisation par France Travail. La rĂ©glementation est diffĂ©rente en fonction de l'anciennetĂ© du salarié : 1 an ou plus ou moins d’1 an. Nous vous prĂ©sentons les informations Ă  connaĂźtre.

L'obligation pour l'employeur de proposer le CSP diffÚre selon l'effectif de l'entreprise. Toutefois, en cas de liquidation ou de redressement judiciaire de l'entreprise, le CSP est obligatoirement proposé.

  • Le CSP doit ĂȘtre proposĂ©.

  • L'entreprise ne propose pas le bĂ©nĂ©fice du CSP.

    Toutefois, l'entreprise doit proposer le congé de reclassement.

  • Le CSP doit ĂȘtre proposĂ© si l'entreprise est en redressement ou liquidation judiciaire.

Le salarié en CDI dont le licenciement économique est envisagé peut bénéficier du CSP.

Le moment de la proposition du CSP diffÚre en fonction du nombre de salarié licencié sur une période de 30 jours :

  • Le CSP est proposĂ© au cours de l'entretien prĂ©alable au licenciement.

  • Le moment de la proposition du CSP diffĂšre en fonction de l'effectif de l'entreprise :

    • Le moment de la proposition du CSP diffĂšre selon la prĂ©sence ou non d'un CSE dans l'entreprise :

      • Le document d’information du CSP est remis Ă  chaque salariĂ© concernĂ©, contre rĂ©cĂ©pissĂ©, Ă  la fin de la derniĂšre rĂ©union de consultation des reprĂ©sentants Ă©lus du personnel.

      • Si l'entreprise n'a pas de CSE, l'employeur remet le document d'information du CSP lors de l'entretien prĂ©alable au licenciement.

    • Dans le cadre d'un licenciement pour motif Ă©conomique soumis Ă  un PSE, l'employeur remet Ă  chaque salariĂ© concernĂ© le document d'information relatif au CSP, contre rĂ©cĂ©pissĂ©, Ă  compter du lendemain de la notification :

      • Soit de la dĂ©cision de validation de l'accord collectif portant sur le PSE par la Dreets
      • Soit de la dĂ©cision d'homologation du document unilatĂ©ral de l'employeur fixant le contenu du PSE par la Dreets.

Oui, le salarié bénéficie d'un délai de réflexion de 21 jours calendaires.

Le point de dĂ©part du dĂ©lai de rĂ©flexion est le lendemain du jour de la remise du document d’information du CSP par l’employeur.

La date de remise au salariĂ© du document d’information et la date de fin du dĂ©lai de rĂ©flexion de 21 jours aprĂšs la remise de ce document d’information sont indiquĂ©es par l'employeur sur le bulletin d'acceptation du CSP.

Exemple

Si le document d'information est remis au salarié le 3 juillet 2026, le délai de réflexion se terminera le 24 juillet 2026 à minuit.

Pendant ce délai de réflexion, le salarié peut bénéficier d'un entretien d'information réalisé par France Travail.

Lors de cet entretien, il sera notamment vérifié si le salarié peut bénéficier du dispositif CSP. Le salarié est informé du montant de l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP).

 Ă€ noter

Si le licenciement concerne un salarié protégé, l'autorisation de l'inspecteur du travail est obligatoire. Le délai de 21 jours est alors prolongé jusqu'au lendemain de la date de la décision de l'inspecteur du travail communiquée à l'employeur.

Si le salarié refuse d'adhérer au CSP ou ne répond pas dans le délai de réflexion de 21 jours, l'employeur notifie le licenciement.

Le salarié perçoit, s'il remplit les conditions, les indemnités suivantes :

Le salarié peut percevoir l'allocation chÎmage d'aide au retour à l'emploi (ARE) s'il remplit les conditions.

Si le salarié accepte de bénéficier du CSP dans le délai de réflexion de 21 jours, son contrat de travail est rompu d'un commun accord à la date de fin du délai de réflexion.

L'employeur remet les documents de fin de contrat au salarié.

L'Ă©crit qui Ă©nonce la cause Ă©conomique de la rupture doit ĂȘtre remis au salariĂ© au cours de la procĂ©dure de licenciement et au plus tard au moment de l'acceptation du CSP.

Non, le dĂ©lai de rĂ©flexion de 21 jours ne peut pas ĂȘtre diminuĂ©. Le salariĂ© peut revenir sur sa dĂ©cision tout au long de ce dĂ©lai et ce jusqu’à la fin des 21 jours.

La durée du CSP est de 12 mois maximum.

Oui, le salarié peut percevoir différentes indemnités de la part de l'employeur s'il accepte le CSP.

Indemnité de licenciement

Le salarié perçoit l'indemnité de licenciement s'il remplit les conditions d'ancienneté.

Indemnité compensatrice de préavis

Le contrat de travail est rompu d'un commun accord dĂšs la fin du dĂ©lai de rĂ©flexion. Il n’y a pas de prĂ©avis.

L'employeur verse à France Travail, pour participer au financement du CSP, l'équivalent de l'indemnité compensatrice de préavis que le salarié aurait dû percevoir en cas de licenciement sans CSP.

Si le montant du préavis est supérieur à 3 mois de salaire, la part d'indemnité supérieure à ces 3 mois sera versée au salarié par l'employeur dÚs la fin de son contrat de travail.

Indemnité compensatrice de congés payés

Le salarié peut percevoir une indemnité compensatrice de congés payés.

Le salarié a droit au versement de l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP).

Le salarié bénéficie d'une allocation dont le montant équivaut à 75 % du salaire journalier de référence.

Cette allocation est au moins équivalent au montant de l'allocation de retour à l'emploi (ARE) que le salarié aurait perçu en cas de licenciement sans CSP.

Il est possible d'estimer le montant des allocations chÎmage en utilisant un simulateur :

Service en ligne
Guide des simulateurs d'allocations et aides de France Travail (anciennement PĂŽle emploi)

Le CSP prend fin avant son terme si le salarié est dans l'une des situations suivantes :

  • Refus (sans motif lĂ©gitime) d'une action de reclassement et de formation
  • Refus Ă  2 reprises d'une offre raisonnable d'emploi
  • DĂ©clarations inexactes ou prĂ©sentation de fausses attestations afin de bĂ©nĂ©ficier du CSP
  • Reprise d'activitĂ© en CDD d'au moins 6 mois ou en CDI.

Si, à la fin du CSP, le salarié est toujours à la recherche d'un emploi, il peut percevoir l'allocation chÎmage d'aide au retour à l'emploi (ARE).

L'ARE est versée sans différé d'indemnisation, ni délai d'attente.

La durée de l'indemnisation est réduite du nombre de jours durant lesquels le salarié a perçu l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP).

L'obligation pour l'employeur de proposer le CSP diffÚre selon l'effectif de l'entreprise. Toutefois, en cas de liquidation ou de redressement judiciaire de l'entreprise, le CSP est obligatoirement proposé.

  • Le CSP doit ĂȘtre proposĂ©.

  • L'entreprise ne propose pas le bĂ©nĂ©fice du CSP.

    Toutefois, l'entreprise doit proposer le congé de reclassement.

  • Le CSP doit ĂȘtre proposĂ© si l'entreprise est en redressement ou liquidation judiciaire.

Le salarié en CDI dont le licenciement économique est envisagé peut bénéficier du CSP.

Le moment de la proposition du CSP diffÚre en fonction du nombre de salarié licencié sur une période de 30 jours :

  • Le CSP est proposĂ© au cours de l'entretien prĂ©alable au licenciement.

  • Le moment de la proposition du CSP diffĂšre en fonction de l'effectif de l'entreprise :

    • Le moment de la proposition du CSP diffĂšre selon la prĂ©sence ou non d'un CSE dans l'entreprise :

      • Le document d’information du CSP est remis Ă  chaque salariĂ© concernĂ©, contre rĂ©cĂ©pissĂ©, Ă  la fin de la derniĂšre rĂ©union de consultation des reprĂ©sentants Ă©lus du personnel.

      • Si l'entreprise n'a pas de CSE, l'employeur remet le document d'information du CSP lors de l'entretien prĂ©alable au licenciement.

    • Dans le cadre d'un licenciement pour motif Ă©conomique soumis Ă  un PSE, l'employeur remet Ă  chaque salariĂ© concernĂ© le document d'information relatif au CSP, contre rĂ©cĂ©pissĂ©, Ă  compter du lendemain de la notification :

      • Soit de la dĂ©cision de validation de l'accord collectif portant sur le PSE par la Dreets
      • Soit de la dĂ©cision d'homologation du document unilatĂ©ral de l'employeur fixant le contenu du PSE par la Dreets.

Oui, le salarié bénéficie d'un délai de réflexion de 21 jours calendaires.

Le point de dĂ©part du dĂ©lai de rĂ©flexion est le lendemain du jour de la remise du document d’information du CSP par l’employeur.

La date de remise au salariĂ© du document d’information et la date de fin du dĂ©lai de rĂ©flexion de 21 jours aprĂšs la remise de ce document d’information sont indiquĂ©es par l'employeur sur le bulletin d'acceptation du CSP.

Exemple

Si le document d'information est remis au salarié le 3 juillet 2026, le délai de réflexion se terminera le 24 juillet 2026 à minuit.

Pendant ce délai de réflexion, le salarié peut bénéficier d'un entretien d'information réalisé par France Travail.

Lors de cet entretien, il sera notamment vérifié si le salarié peut bénéficier du dispositif CSP. Le salarié est informé du montant de l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP).

 Ă€ noter

Si le licenciement concerne un salarié protégé, l'autorisation de l'inspecteur du travail est obligatoire. Le délai de 21 jours est alors prolongé jusqu'au lendemain de la date de la décision de l'inspecteur du travail communiquée à l'employeur.

Si le salarié refuse d'adhérer au CSP ou ne répond pas dans le délai de réflexion de 21 jours, l'employeur notifie le licenciement.

Le salarié perçoit, s'il remplit les conditions, les indemnités suivantes :

Le salarié peut percevoir l'allocation chÎmage d'aide au retour à l'emploi (ARE) s'il remplit les conditions.

Si le salarié accepte de bénéficier du CSP dans le délai de réflexion de 21 jours, son contrat de travail est rompu d'un commun accord à la date de fin du délai de réflexion.

L'employeur remet les documents de fin de contrat au salarié.

L'Ă©crit qui Ă©nonce la cause Ă©conomique de la rupture doit ĂȘtre remis au salariĂ© au cours de la procĂ©dure de licenciement et au plus tard au moment de l'acceptation du CSP.

Non, le dĂ©lai de rĂ©flexion de 21 jours ne peut pas ĂȘtre diminuĂ©. Le salariĂ© peut revenir sur sa dĂ©cision tout au long de ce dĂ©lai et ce jusqu’à la fin des 21 jours.

La durée du CSP est de 12 mois maximum.

Oui, le salarié peut percevoir différentes indemnités de la part de l'employeur s'il accepte le CSP.

Indemnité de licenciement

Le salarié perçoit l'indemnité de licenciement s'il remplit les conditions d'ancienneté.

Indemnité compensatrice de préavis

Le salarié perçoit une indemnité compensatrice de préavis.

Le montant de l'indemnité correspond à ce que le salarié aurait dû percevoir en cas de licenciement sans CSP.

Indemnité compensatrice de congés payés

Le salarié peut percevoir une indemnité compensatrice de congés payés.

Le salarié a droit au versement de l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP).

Son montant équivaut au montant de l'allocation de retour à l'emploi (ARE).

Il est possible d'estimer le montant des allocations chÎmage en utilisant ce simulateur :

Service en ligne
Guide des simulateurs d'allocations et aides de France Travail (anciennement PĂŽle emploi)

Le CSP prend fin avant son terme si le salarié est dans l'une des situations suivantes :

  • Refus (sans motif lĂ©gitime) d'une action de reclassement et de formation
  • Refus Ă  2 reprises d'une offre raisonnable d'emploi
  • DĂ©clarations inexactes ou prĂ©sentation de fausses attestations afin de bĂ©nĂ©ficier du CSP
  • Reprise d'activitĂ© en CDD d'au moins 6 mois ou en CDI.

Si, à la fin du CSP, le salarié est toujours à la recherche d'un emploi, il peut percevoir l'allocation chÎmage d'aide au retour à l'emploi (ARE).

L'ARE est versée sans différé d'indemnisation, ni délai d'attente.

La durée de l'indemnisation est réduite du nombre de jours durant lesquels le salarié a perçu l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP).