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Question-réponse

Un salarié peut-il contester un licenciement économique aprÚs avoir accepté un contrat de sécurisation professionnelle (CSP) ?

Vérifié le 19/06/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Le salarié qui a accepté un contrat de sécurisation professionnelle (CSP) peut contester la rupture de son contrat de travail. La contestation peut porter sur différents éléments. Nous faisons un point sur la réglementation.

Le salarié licencié pour motif économique a un délai maximum de 12 mois pour contester les éléments concernant la rupture de son contrat de travail.

Le point de départ de ce délai est calculé à partir de la date à laquelle le salarié a accepté le CSP.

Le salarié peut contester la rupture de son contrat de travail sur les sujets suivants notamment :

Procédure pour contester un licenciement économique

Pour contester un licenciement, le salarié doit saisir le conseil de prud'hommes (CPH).

Un formulaire de requĂȘte est disponible :

Formulaire
RequĂȘte aux fins de saisine du conseil de prud'hommes (CPH) par un salariĂ©

Cerfa n° 15586*09

AccĂ©der au formulaire  

MinistÚre chargé de la justice

Pour vous aider Ă  remplir le formulaire :

Coût de la procédure

Vous devez rĂ©gler un timbre fiscal de 50 € pour introduire votre demande en justice, sauf si vous ĂȘtes bĂ©nĂ©ficiaire de l’aide juridictionnelle.

Ce timbre fiscal Ă©lectronique s’achĂšte uniquement en ligne. Le paiement se fait par carte bancaire.

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MinistÚre chargé de la justice

 Attention :

La contribution doit ĂȘtre payĂ©e au moment de la demande de procĂ©dure judiciaire. En cas de non-paiement, un dĂ©lai de rĂ©gularisation d’1 mois vous est accordĂ©. PassĂ© ce dĂ©lai, votre demande est considĂ©rĂ©e comme irrecevable et vous devrez refaire une demande.

Lieu de dépÎt de la demande

La requĂȘte doit ĂȘtre prĂ©sentĂ©e au conseil de prud'hommes (CPH) gĂ©ographiquement compĂ©tent :

  • Lieu oĂč est situĂ© l'Ă©tablissement dans lequel le salariĂ© effectue son travail
  • Lieu oĂč le contrat de travail a Ă©tĂ© conclu ou lieu oĂč se situe l'entreprise qui l'emploie
  • Lieu de son domicile si le salariĂ© travaille Ă  son domicile ou en dehors de tout Ă©tablissement ou de toute entreprise.

OĂč s’adresser ?

La saisine du conseil de prud'hommes par le salarié peut entrainer des conséquences qui varient en fonction de l'objet de la contestation du salarié :

  • Le juge du conseil de prud'hommes peut estimer que le licenciement est injustifiĂ© si le motif Ă©conomique est inexistant ou insuffisant.

  • Si l'employeur ne respecte pas les critĂšres d'ordre des licenciements, le salariĂ© peut demander des dommages et intĂ©rĂȘts en fonction du prĂ©judice subi.

  • Si l'employeur ne respecte pas les Ă©tapes de la procĂ©dure de licenciement prĂ©alable Ă  l'acception du CSP (consultation du CSE, entretien prĂ©alable, par exemple), le salariĂ© peut demander des dommages et intĂ©rĂȘts en fonction du prĂ©judice subi.

  • Si le licenciement est prononcĂ© par l’employeur et pas par l’administrateur judiciaire en cas de redressement judiciaire, le salariĂ© peut demander des dommages et intĂ©rĂȘts en fonction du prĂ©judice subi.

  • Le salariĂ© qui accepte le CSP peut bĂ©nĂ©ficier de la prioritĂ© de rĂ©embauche.

    Le salariĂ© qui n’a pas Ă©tĂ© informĂ© de la prioritĂ© de rĂ©embauche le salariĂ© peut demander des dommages et intĂ©rĂȘts en fonction du prĂ©judice subi.

     Attention :

    Le salariĂ© doit prouver un prĂ©judice. Par exemple, le salariĂ© peut justifier d’une perte d’argent entre l’indemnisation reçue de France Travail et les salaires perçus s’il avait Ă©tĂ© rĂ©embauchĂ©.