Fiche pratique
Congé de maladie du contractuel de la fonction publique
Vérifié le 01/09/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Vous ĂȘtes contractuel, malade ou victime d'un accident non professionnel et dans l'incapacitĂ© de travailler ? Vous pouvez ĂȘtre placĂ© en congĂ© de maladie par votre administration employeur sur prĂ©sentation d'un arrĂȘt de travail. Nous vous prĂ©sentons les rĂšgles applicables au congĂ© de maladie, selon votre fonction publique d'appartenance (Ătat - FPE, territoriale - FPT, hospitaliĂšre - FPH).
- FPE
- FPT
- FPH
Lorsque vous ĂȘtes en activitĂ©, vous pouvez ĂȘtre placĂ© en congĂ© de maladie, sur prĂ©sentation d'un certificat mĂ©dical, lorsque la maladie ou un accident survenu hors temps de travail vous met dans l'impossibilitĂ© d'exercer vos fonctions.
Vous pouvez ĂȘtre placĂ© en congĂ© de maladie que vous soyez en CDD ou en CDI.
Vous n'ĂȘtes pas en activitĂ© lorsque vous vous trouvez dans lâune des situations suivantes :
- Congé de maladie non rémunéré
- Congé parental
- Congé non rémunéré pour vous rendre en outre-mer ou à l'étranger en vue de l'adoption d'un ou plusieurs enfants
- Congé non rémunéré pour élever un enfant de moins de 12 ans
- Congé non rémunéré pour donner des soins à un enfant à charge, à votre époux ou votre partenaire de Pacs ou à un ascendant à la suite d'un accident ou d'une maladie grave ou atteint d'un handicap nécessitant la présence d'une tierce personne
- Congé non rémunéré pour suivre votre époux ou votre partenaire de Pacs obligé de déménager pour des raisons professionnelles
- Congé non rémunéré pour convenances personnelles
- Congé non rémunéré pour créer ou reprendre une entreprise.
Pour ĂȘtre placĂ© en congĂ© de maladie, vous devez adresser Ă votre administration employeur un avis d'arrĂȘt de travail dans les 48 heures qui suivent son Ă©tablissement par un mĂ©decin, un chirurgien-dentiste ou une sage-femme.
Cet avis dâarrĂȘt de travail prĂ©cise les Ă©lĂ©ments d'ordre mĂ©dical et les motifs justifiant l'arrĂȘt de travail et sa durĂ©e, qui ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieure Ă 31 jours pour une 1re prescription, sauf si le mĂ©decin, le chirurgien-dentiste ou la sage-femme justifie de la nĂ©cessitĂ© d'une durĂ©e plus longue au vu de votre situation et compte-tenu des Ă©ventuelles recommandations de la Haute AutoritĂ© de santĂ©.
Lâavis d'arrĂȘt de travail peut ĂȘtre dĂ©matĂ©rialisĂ©.
Si lâavis d'arrĂȘt de travail nâest pas dĂ©matĂ©rialisĂ©, vous devez adresser les volets n°1 et 2 de l'avis d'arrĂȘt de travail Ă votre CPAM dans les 48 heures qui suivent son Ă©tablissement.
OĂč sâadresser ?
En cas de renouvellement de votre arrĂȘt de travail, vous devez transmettre votre prolongation Ă votre administration employeur (et Ă©ventuellement Ă votre CPAM) dans le mĂȘme dĂ©lai de 48 heures suivant l'Ă©tablissement de l'arrĂȘt de travail.
Comme lâarrĂȘt initial, lâavis de prolongation prĂ©cise la durĂ©e de lâarrĂȘt qui ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieure Ă 62 jours.
Ă savoir
Si vous devez envoyer vous-mĂȘme les volets n°1 et 2 Ă votre CPAM et si vous ne respectez pas le dĂ©lai de 48 heures, votre CPAM vous adresse un courrier vous rappelant ce dĂ©lai Ă respecter.
Elle vous informe également que vous vous exposez à une réduction de 50 % du montant de vos indemnités journaliÚres en cas de nouvel envoi tardif dans les 24 mois suivant ce 1er envoi tardif.
En cas de nouvel envoi tardif d'un arrĂȘt de travail, les indemnitĂ©s journaliĂšres dues entre la date d'Ă©tablissement du nouvel arrĂȘt de travail et la date de sa transmission sont rĂ©duites de moitiĂ©.
Le dĂ©lai d'envoi de 48 heures peut ĂȘtre dĂ©passĂ© en cas d'hospitalisation.
Et si vous ĂȘtes dans l'impossibilitĂ© de respecter le dĂ©lai de 48 heures, hors hospitalisation, vous disposez de 8  jours suivant l'Ă©tablissement de l'arrĂȘt de travail pour justifier de cette impossibilitĂ©.
Vous pouvez bĂ©nĂ©ficier de congĂ©s de maladie pendant une pĂ©riode de 12 mois consĂ©cutifs en cas d'arrĂȘts de travail en continu ou, au cours d'une pĂ©riode de 300 jours de services effectifs en cas d'arrĂȘts de travail discontinus.
La période de 300 jours de services est mobile et se calcule de date à date. Tous les jours calendaires sont pris en compte.
Votre congĂ© de maladie est rĂ©munĂ©rĂ© par votre administration employeur si vous avez au moins 4 mois dâanciennetĂ©.
Vous percevez 90 % de votre traitement indiciaire au cours des 3 premiers mois, puis la moitié de votre traitement indiciaire au cours des 9 mois suivants.
Si vous percevez l'indemnitĂ© de rĂ©sidence et le supplĂ©ment familial de traitement (SFT), ils continuent de vous ĂȘtre versĂ©s intĂ©gralement pendant toute la durĂ©e de votre congĂ©.
Vos primes et indemnitĂ©s vous sont versĂ©es dans les mĂȘmes proportions que votre traitement indiciaire (Ă Â 90 % au cours des 3 premiers mois, puis Ă moitiĂ© au cours des 9 mois suivants).
Chaque arrĂȘt de travail fait l'objet d'un jour de carence non rĂ©munĂ©rĂ©.
Pendant votre congĂ© de maladie, vous avez droit Ă des indemnitĂ©s journaliĂšres pour maladie (IJ) de la SĂ©curitĂ© sociale aprĂšs un dĂ©lai de carence de 3 jours lors de chaque arrĂȘt de travail.
Le montant de ces indemnités journaliÚres est déduit du montant de traitement indiciaire qui vous est dû.
En pratique, votre administration employeur vous verse la totalité du montant de traitement indiciaire qui vous est dû et se fait rembourser par la Sécurité sociale le montant des indemnités journaliÚres lorsque le montant de traitement indiciaire qui vous est dû est au moins égal au montant des indemnités journaliÚres.
Si vous devez cesser vos fonctions pour raison de santĂ© sans avoir au moins 4  mois d'anciennetĂ©, vous ĂȘtes placĂ© en congĂ© de maladie non rĂ©munĂ©rĂ© pour une durĂ©e maximale d'un an.
Vous ne percevez alors que les indemnitĂ©s journaliĂšres pour maladie de la SĂ©curitĂ© sociale, si vous remplissez les conditions pour en bĂ©nĂ©ficier. Les indemnitĂ©s journaliĂšres sont versĂ©es aprĂšs un dĂ©lai de carence de 3 jours lors de chaque arrĂȘt de travail.
La durĂ©e de service requise de 4 mois pour avoir droit au congĂ© de maladie rĂ©munĂ©rĂ© est calculĂ©e en tenant compte de l'ensemble des services que vous avez accomplis dans la fonction publique (d'Ătat, territoriale ou hospitaliĂšre).
En cas d'interruption de fonctions, les services sont pris en compte si l'interruption n'a pas dépassé 4 mois.
Pendant votre congé de maladie, votre administration employeur peut vous soumettre à tout moment à une visite de contrÎle par un médecin agréé.
En cas de refus de votre part de vous soumettre à cet examen, votre rémunération n'est plus versée.
Si vous ou votre administration employeur contestez l'avis du médecin agréé, vous pouvez saisir le conseil médical.
Pendant votre arrĂȘt de travail, vous devez respecter les obligations suivantes :
- Suivre les prescriptions du médecin
- Vous soumettre aux visites médicales de contrÎle demandées par la Sécurité sociale
- Ne pas exercer d'activité non autorisée
- Informer sans dĂ©lai votre CPAM de toute reprise d'activitĂ© avant la fin de l'arrĂȘt de travail
- Informer sans délai votre administration employeur et votre CPAM de tout changement de domicile.
Votre administration peut Ă©galement faire procĂ©der au contrĂŽle administratif de votre arrĂȘt de travail par toute personne habilitĂ©e pour cela.
Ce contrĂŽle porte sur votre prĂ©sence Ă votre domicile, ou Ă votre lieu de repos s'il est diffĂ©rent, lorsque les sorties ne sont pas autorisĂ©es ou pendant les heures de prĂ©sence obligatoire indiquĂ©es par votre mĂ©decin sur lâarrĂȘt de travail.
En cas dâabsence injustifiĂ©e ou de refus de vous soumettre Ă ce contrĂŽle administratif, le versement de votre rĂ©munĂ©ration est interrompu jusqu'Ă la date de fin de votre arrĂȘt de travail.
Les périodes pendant lesquelles le versement de la rémunération est interrompu compte dans la période de congé en cours.
Le congé de maladie est pris en compte dans le calcul de la durée de services exigée pour pouvoir demander un temps partiel et bénéficier notamment des congés suivants :
- Congés annuels
- Congé de maternité ou d'adoption
- Congé de 3 jours pour naissance ou adoption
- Congé de paternité et d'accueil de l'enfant
- Congé supplémentaire de naissance
- Congé de maladie
- Congé pour accident du travail ou maladie professionnelle
- Congé parental
- Congé de solidarité familiale
- Congé pour élever un enfant de moins de 12 ans
- Congé non rémunéré pour donner des soins à un enfant à charge, à votre époux ou votre partenaire de Pacs ou à un ascendant à la suite d'un accident ou d'une maladie grave ou atteint d'un handicap nécessitant la présence d'une tierce personne
- Congé pour suivre votre époux ou votre partenaire de Pacs obligé de déménager pour des raisons professionnelles
- Congé de présence parentale
- Congé de proche aidant
- Congé pour convenances personnelles
- Congé pour créer ou reprendre une entreprise
- Congé pour formation professionnelle
- Congé pour validation des acquis de l'expérience
- Congé pour bilan de compétences.
Les autres congés ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.
Attention :
Si vous ĂȘtes placĂ© en congĂ© de maladie non rĂ©munĂ©rĂ© sans avoir au moins 4 mois d'anciennetĂ©, celle pĂ©riode de congĂ© de maladie n'est en revanche pas prise en compte.
Si vous ne pouvez pas bĂ©nĂ©ficier de vos congĂ©s annuels en raison de congĂ©s de maladie, une partie de vos congĂ©s annuels peut ĂȘtre reportĂ©e, sous certaines conditions.
Les pĂ©riodes pendant lesquelles vous ĂȘtes en congĂ© de maladie ne vous donnent pas droit Ă des RTT.
Le congé de maladie est pris en compte pour calculer l'ancienneté exigée pour le réexamen de votre rémunération et pour déterminer vos droits à formation.
Il est aussi pris en compte pour calculer l'ancienneté exigée pour se présenter aux concours internes et lors de votre classement en cas de réussite à un concours d'accÚs à un corps ou un cadre d'emplois de la fonction publique.
Vous pouvez demander à réaliser ou poursuivre une formation ou un bilan de compétences en vue de favoriser votre réadaptation ou votre reconversion professionnelle. Votre demande est soumise à l'avis favorable du conseil médical. Votre administration employeur se prononce sur votre demande dans un délai de 30 jours.
Aptitude à la reprise des fonctions antérieures
Si vous ĂȘtes apte Ă reprendre vos fonctions Ă la fin de votre congĂ© de maladie, vous ĂȘtes rĂ©employĂ© sur votre emploi prĂ©cĂ©dent dans la mesure permise par le service.
Si vous ne pouvez pas ĂȘtre rĂ©affectĂ© dans votre prĂ©cĂ©dent emploi, vous ĂȘtes prioritaire pour ĂȘtre rĂ©employĂ© sur un emploi similaire assorti d'une rĂ©munĂ©ration Ă©quivalente.
Inaptitude temporaire à la reprise des fonctions antérieures
Si vous demeurez temporairement inapte Ă reprendre vos fonctions Ă la fin de votre congĂ© de maladie, vous ĂȘtes placĂ© en congĂ© de maladie non rĂ©munĂ©rĂ© pour une durĂ©e maximale dâun an.
Ce congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ© d'un an peut ĂȘtre prolongĂ© de 6 mois s'il rĂ©sulte d'un avis mĂ©dical que vous serez susceptible de reprendre vos fonctions Ă la fin de cette pĂ©riode complĂ©mentaire.
Pendant votre congé non rémunéré, vous avez droit aux allocations chÎmage.
Ă la fin de ce congĂ© de maladie non rĂ©munĂ©rĂ©, si vous ĂȘtes apte Ă reprendre vos fonctions, vous ĂȘtes rĂ©employĂ© sur votre emploi prĂ©cĂ©dent dans la mesure permise par le service.
Si vous ne pouvez pas ĂȘtre rĂ©affectĂ© dans votre prĂ©cĂ©dent emploi, vous disposez d'une prioritĂ© pour ĂȘtre rĂ©employĂ© sur un emploi similaire assorti d'une rĂ©munĂ©ration Ă©quivalente.
Si la durĂ©e de votre congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ© est Ă©gale ou supĂ©rieure Ă 1 an, vous ne pouvez ĂȘtre rĂ©employĂ© que si vous en faites la demande par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception au moins 1 mois avant la fin de votre congĂ© de maladie non rĂ©munĂ©rĂ©. En l'absence d'une telle demande formulĂ©e dans le dĂ©lai imparti, vous ĂȘtes considĂ©rĂ© comme dĂ©missionnaire.
Ă la fin de votre congĂ© de maladie non rĂ©munĂ©rĂ©, sâil est mĂ©dicalement constatĂ© par un mĂ©decin agréé que vous ĂȘtes dĂ©finitivement inapte Ă occuper votre emploi, vous pouvez demander Ă ĂȘtre reclassĂ©.
Votre demande de reclassement est examinée si vous avez été recruté sur un emploi permanent en CDI ou, en CDD si la fin de votre CDD est postérieure à la date de votre demande de reclassement. L'emploi de reclassement est alors proposé pour la période restant à courir avant la fin de votre CDD.
Si votre reclassement nâest pas possible, vous ĂȘtes licenciĂ© pour inaptitude physique.
Inaptitude définitive à la reprise des fonctions antérieures
Ă la fin de votre congĂ© de maladie, sâil est mĂ©dicalement constatĂ© par un mĂ©decin agréé que vous ĂȘtes dĂ©finitivement inapte Ă occuper votre emploi, vous pouvez demander Ă ĂȘtre reclassĂ©.
Votre demande de reclassement est examinée si vous avez été recruté sur un emploi permanent en CDI ou, en CDD si la fin de votre CDD est postérieure à la date de votre demande de reclassement. L'emploi de reclassement est alors proposé pour la période restant à courir avant la fin de votre CDD.
Si votre reclassement nâest pas possible, vous ĂȘtes licenciĂ© pour inaptitude physique.
Lorsque vous ĂȘtes en activitĂ©, vous pouvez ĂȘtre placĂ© en congĂ© de maladie, sur prĂ©sentation d'un certificat mĂ©dical, lorsque la maladie ou un accident survenu hors temps de travail vous met dans l'impossibilitĂ© d'exercer vos fonctions.
Vous pouvez ĂȘtre placĂ© en congĂ© de maladie que vous soyez en CDD ou en CDI.
Vous n'ĂȘtes pas en activitĂ© lorsque vous vous trouvez dans lâune des situations suivantes :
- Congé de maladie non rémunéré
- Congé parental
- Congé non rémunéré pour vous rendre en outre-mer ou à l'étranger en vue de l'adoption d'un ou plusieurs enfants
- Congé non rémunéré pour élever un enfant de moins de 12 ans
- Congé non rémunéré pour donner des soins à un enfant à charge, à votre époux ou votre partenaire de Pacs ou à un ascendant à la suite d'un accident ou d'une maladie grave ou atteint d'un handicap nécessitant la présence d'une tierce personne
- Congé non rémunéré pour suivre votre époux ou votre partenaire de Pacs obligé de déménager pour des raisons professionnelles
- Congé non rémunéré pour convenances personnelles
- Congé non rémunéré pour créer ou reprendre une entreprise.
Pour ĂȘtre placĂ© en congĂ© de maladie, vous devez adresser Ă votre administration employeur un avis d'arrĂȘt de travail dans les 48 heures qui suivent son Ă©tablissement par un mĂ©decin, un chirurgien-dentiste ou une sage-femme.
Cet avis dâarrĂȘt de travail prĂ©cise les Ă©lĂ©ments d'ordre mĂ©dical et les motifs justifiant l'arrĂȘt de travail et sa durĂ©e, qui ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieure Ă 31 jours pour une 1re prescription, sauf si le mĂ©decin, le chirurgien-dentiste ou la sage-femme justifie de la nĂ©cessitĂ© d'une durĂ©e plus longue au vu de votre situation et compte-tenu des Ă©ventuelles recommandations de la Haute AutoritĂ© de santĂ©.
Lâavis d'arrĂȘt de travail peut ĂȘtre dĂ©matĂ©rialisĂ©.
Si lâavis d'arrĂȘt de travail nâest pas dĂ©matĂ©rialisĂ©, vous devez adresser les volets n°1 et 2 de l'avis d'arrĂȘt de travail Ă votre CPAM dans les 48 heures qui suivent son Ă©tablissement.
OĂč sâadresser ?
En cas de renouvellement de votre arrĂȘt de travail, vous devez transmettre votre prolongation Ă votre administration employeur (et Ă©ventuellement Ă votre CPAM) dans le mĂȘme dĂ©lai de 48 heures suivant l'Ă©tablissement de l'arrĂȘt de travail.
Comme lâarrĂȘt initial, lâavis de prolongation prĂ©cise la durĂ©e de lâarrĂȘt qui ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieure Ă 62 jours.
Ă savoir
Si vous devez envoyer vous-mĂȘme les volets n°1 et 2 Ă votre CPAM et si vous ne respectez pas le dĂ©lai de 48 heures, votre CPAM vous adresse un courrier vous rappelant ce dĂ©lai Ă respecter.
Elle vous informe également que vous vous exposez à une réduction de 50 % du montant de vos indemnités journaliÚres en cas de nouvel envoi tardif dans les 24 mois suivant ce 1er envoi tardif.
En cas de nouvel envoi tardif d'un arrĂȘt de travail, les indemnitĂ©s journaliĂšres dues entre la date d'Ă©tablissement du nouvel arrĂȘt de travail et la date de sa transmission sont rĂ©duites de moitiĂ©.
Le dĂ©lai d'envoi de 48 heures peut ĂȘtre dĂ©passĂ© en cas d'hospitalisation.
Et si vous ĂȘtes dans l'impossibilitĂ© de respecter le dĂ©lai de 48 heures, hors hospitalisation, vous disposez de 8  jours suivant l'Ă©tablissement de l'arrĂȘt de travail pour justifier de cette impossibilitĂ©.
Vous pouvez bĂ©nĂ©ficier de congĂ©s de maladie pendant une pĂ©riode de 12 mois consĂ©cutifs en cas d'arrĂȘts de travail en continu ou, au cours d'une pĂ©riode de 300 jours de services effectifs en cas d'arrĂȘts de travail discontinus.
La période de 300 jours de services est mobile et se calcule de date à date. Tous les jours calendaires sont pris en compte.
Votre congĂ© de maladie est rĂ©munĂ©rĂ© par votre administration employeur si vous avez au moins 4 mois dâanciennetĂ©.
Vous percevez 90 % puis la moitié de votre traitement indiciaire pendant des périodes variables selon votre ancienneté :
Ancienneté | Durée de rémunération à 90 % ou à 50 % |
AprĂšs 4 mois de services | 30 jours Ă 90 % et 30 jours Ă Âœ traitement |
AprĂšs 2 ans de services | 60 jours Ă 90 % et 60 jours Ă Âœ traitement |
AprĂšs 3 ans de services | 90 jours Ă 90 % et 90 jours Ă Âœ traitement |
Si vous percevez l'indemnitĂ© de rĂ©sidence et le supplĂ©ment familial de traitement (SFT), ils continuent de vous ĂȘtre versĂ©s intĂ©gralement tant que vous percevez votre traitement indiciaire.
Vos primes et indemnités vous sont versées ou non selon les rÚgles définies par la délibération instituant le régime indemnitaire dans votre collectivité.
Chaque arrĂȘt de travail fait l'objet d'un jour de carence non rĂ©munĂ©rĂ©.
Pendant votre congĂ© de maladie, vous avez droit Ă des indemnitĂ©s journaliĂšres pour maladie (IJ) de la SĂ©curitĂ© sociale aprĂšs un dĂ©lai de carence de 3 jours lors de chaque arrĂȘt de travail.
Le montant de ces indemnités journaliÚres est déduit du montant du traitement indiciaire qui vous est versé.
En pratique, votre collectivité employeur vous verse :
- Soit, en complément des indemnités journaliÚres, la part de traitement indiciaire qui vous est due à hauteur de 90 % ou de 50 %
- Soit le montant de votre traitement indiciaire à hauteur de 90 % ou 50 % et se fait rembourser par la Sécurité sociale le montant des indemnités journaliÚres.
Si vous percevez les indemnités journaliÚres de votre CPAM, vous devez en communiquer le montant à votre collectivité pour qu'elle vous verse votre traitement indiciaire, en complément, à hauteur de 90 % ou de 50 %.
Votre collectivité peut suspendre le versement de votre traitement jusqu'à la transmission de cette information.
Lorsque les périodes de rémunération à  90 % ou 50 % sont épuisées, vous ne percevez plus que les indemnités journaliÚres pour maladie de la Sécurité sociale si vous remplissez les conditions pour en bénéficier.
Si vous devez cesser vos fonctions pour raison de santĂ© sans avoir au moins 4 mois d'anciennetĂ©, vous ĂȘtes placĂ© en congĂ© de maladie non rĂ©munĂ©rĂ© pour une durĂ©e maximale d'un an.
Vous ne percevez alors que les indemnitĂ©s journaliĂšres pour maladie de la SĂ©curitĂ© sociale, si vous remplissez les conditions pour en bĂ©nĂ©ficier. Les indemnitĂ©s journaliĂšres sont versĂ©es aprĂšs un dĂ©lai de carence de 3 jours lors de chaque arrĂȘt de travail.
La durée de service exigée pour avoir droit au congé de maladie rémunéré par votre administration employeur est calculée en tenant compte de l'ensemble des services que vous avez accomplis auprÚs de l'administration qui vous a recruté.
En cas d'interruption de fonctions, les services sont pris en compte si l'interruption n'a pas dépassé 4 mois.
Pendant votre congé de maladie, votre administration employeur peut vous soumettre à tout moment à une visite de contrÎle par un médecin agréé.
En cas de refus de votre part de vous soumettre à cet examen, votre rémunération n'est plus versée.
Si vous ou votre administration employeur contestez l'avis du médecin agréé, vous pouvez saisir le conseil médical.
Pendant votre arrĂȘt de travail, vous devez respecter les obligations suivantes :
- Suivre les prescriptions du médecin
- Vous soumettre aux visites médicales de contrÎle demandées par la Sécurité sociale
- Ne pas exercer d'activité non autorisée
- Informer sans dĂ©lai votre CPAM de toute reprise d'activitĂ© avant la fin de l'arrĂȘt de travail
- Informer sans délai votre administration employeur et votre CPAM de tout changement de domicile.
Votre administration peut Ă©galement faire procĂ©der au contrĂŽle administratif de votre arrĂȘt de travail par toute personne habilitĂ©e pour cela.
Ce contrĂŽle porte sur votre prĂ©sence Ă votre domicile, ou Ă votre lieu de repos s'il est diffĂ©rent, lorsque les sorties ne sont pas autorisĂ©es ou pendant les heures de prĂ©sence obligatoire indiquĂ©es par votre mĂ©decin sur lâarrĂȘt de travail.
En cas dâabsence injustifiĂ©e ou de refus de vous soumettre Ă ce contrĂŽle administratif, le versement de votre rĂ©munĂ©ration est interrompu jusqu'Ă la date de fin de votre arrĂȘt de travail.
Les périodes pendant lesquelles le versement de la rémunération est interrompu compte dans la période de congé en cours.
Le congé de maladie est pris en compte dans le calcul de la durée de services exigée pour pouvoir demander un temps partiel et bénéficier notamment des congés suivants :
- Congés annuels
- Congé de maternité ou d'adoption
- Congé de 3 jours pour naissance ou adoption
- Congé de paternité et d'accueil de l'enfant
- Congé supplémentaire de naissance
- Congé de maladie
- Congé pour accident du travail ou maladie professionnelle
- Congé parental
- Congé de solidarité familiale
- Congé pour élever un enfant de moins de 12 ans
- Congé non rémunéré pour donner des soins à un enfant à charge, à votre époux ou votre partenaire de Pacs ou à un ascendant à la suite d'un accident ou d'une maladie grave ou atteint d'un handicap nécessitant la présence d'une tierce personne
- Congé pour suivre votre époux ou votre partenaire de Pacs obligé de déménager pour des raisons professionnelles
- Congé de présence parentale
- Congé de proche aidant
- Congé pour convenances personnelles
- Congé pour créer ou reprendre une entreprise
- Congé pour formation professionnelle
- Congé pour validation des acquis de l'expérience
- Congé pour bilan de compétences.
Les autres congés ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.
Attention :
Si vous ĂȘtes placĂ© en congĂ© de maladie non rĂ©munĂ©rĂ© sans avoir au moins 4 mois d'anciennetĂ©, celle pĂ©riode de congĂ© de maladie n'est en revanche pas prise en compte.
Si vous ne pouvez pas bĂ©nĂ©ficier de vos congĂ©s annuels en raison de congĂ©s de maladie, une partie de vos congĂ©s annuels peut ĂȘtre reportĂ©e, sous certaines conditions.
Les pĂ©riodes pendant lesquelles vous ĂȘtes en congĂ© de maladie ne vous donnent pas droit Ă des RTT.
Le congé de maladie est pris en compte pour calculer l'ancienneté exigée pour le réexamen de votre rémunération et pour déterminer vos droits à formation.
Il est aussi pris en compte pour calculer l'ancienneté exigée pour se présenter aux concours internes et lors de votre classement en cas de réussite à un concours d'accÚs à un corps ou un cadre d'emplois de la fonction publique.
Vous pouvez demander à réaliser ou poursuivre une formation ou un bilan de compétences en vue de favoriser votre réadaptation ou votre reconversion professionnelle. Votre demande est soumise à l'avis favorable du conseil médical. Votre administration employeur se prononce sur votre demande dans un délai de 30 jours.
Aptitude à la reprise des fonctions antérieures
Si vous ĂȘtes apte Ă reprendre vos fonctions Ă la fin de votre congĂ© de maladie, vous ĂȘtes rĂ©employĂ© sur votre emploi prĂ©cĂ©dent dans la mesure permise par le service.
Si vous ne pouvez pas ĂȘtre rĂ©affectĂ© dans votre prĂ©cĂ©dent emploi, vous ĂȘtes prioritaire pour ĂȘtre rĂ©employĂ© sur un emploi similaire assorti d'une rĂ©munĂ©ration Ă©quivalente.
Inaptitude temporaire à la reprise des fonctions antérieures
Si vous demeurez temporairement inapte Ă reprendre vos fonctions Ă la fin de votre congĂ© de maladie, vous ĂȘtes placĂ© en congĂ© de maladie non rĂ©munĂ©rĂ© pour une durĂ©e maximale dâun an.
Ce congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ© d'un an peut ĂȘtre prolongĂ© de 6 mois s'il rĂ©sulte d'un avis mĂ©dical que vous serez susceptible de reprendre vos fonctions Ă la fin de cette pĂ©riode complĂ©mentaire.
Pendant votre congé non rémunéré, vous avez droit aux allocations chÎmage.
Ă la fin de ce congĂ© de maladie non rĂ©munĂ©rĂ©, si vous ĂȘtes apte Ă reprendre vos fonctions, vous ĂȘtes rĂ©employĂ© sur votre emploi prĂ©cĂ©dent dans la mesure permise par le service.
Si vous ne pouvez pas ĂȘtre rĂ©affectĂ© dans votre prĂ©cĂ©dent emploi, vous disposez d'une prioritĂ© pour ĂȘtre rĂ©employĂ© sur un emploi similaire assorti d'une rĂ©munĂ©ration Ă©quivalente.
Si la durĂ©e de votre congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ© est Ă©gale ou supĂ©rieure Ă 1 an, vous ne pouvez ĂȘtre rĂ©employĂ© que si vous en faites la demande par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception au moins 1 mois avant la fin de votre congĂ© de maladie non rĂ©munĂ©rĂ©. En l'absence d'une telle demande formulĂ©e dans le dĂ©lai imparti, vous ĂȘtes considĂ©rĂ© comme dĂ©missionnaire.
Ă la fin de votre congĂ© de maladie non rĂ©munĂ©rĂ©, sâil est mĂ©dicalement constatĂ© par un mĂ©decin agréé que vous ĂȘtes dĂ©finitivement inapte Ă occuper votre emploi, vous pouvez demander Ă ĂȘtre reclassĂ©.
Votre demande de reclassement est examinée si vous avez été recruté sur un emploi permanent en CDI ou, en CDD si la fin de votre CDD est postérieure à la date de votre demande de reclassement. L'emploi de reclassement est alors proposé pour la période restant à courir avant la fin de votre CDD.
Si votre reclassement nâest pas possible, vous ĂȘtes licenciĂ© pour inaptitude physique.
Inaptitude définitive à la reprise des fonctions antérieures
Ă la fin de votre congĂ© de maladie, sâil est mĂ©dicalement constatĂ© par un mĂ©decin agréé que vous ĂȘtes dĂ©finitivement inapte Ă occuper votre emploi, vous pouvez demander Ă ĂȘtre reclassĂ©.
Votre demande de reclassement est examinée si vous avez été recruté sur un emploi permanent en CDI ou, en CDD si la fin de votre CDD est postérieure à la date de votre demande de reclassement. L'emploi de reclassement est alors proposé pour la période restant à courir avant la fin de votre CDD.
Si votre reclassement nâest pas possible, vous ĂȘtes licenciĂ© pour inaptitude physique.
Lorsque vous ĂȘtes en activitĂ©, vous pouvez ĂȘtre placĂ© en congĂ© de maladie, sur prĂ©sentation d'un certificat mĂ©dical, lorsque la maladie ou un accident survenu hors temps de travail vous met dans l'impossibilitĂ© d'exercer vos fonctions.
Vous pouvez ĂȘtre placĂ© en congĂ© de maladie que vous soyez en CDD ou en CDI.
Vous n'ĂȘtes pas en activitĂ© lorsque vous vous trouvez dans lâune des situations suivantes :
- Congé de maladie non rémunéré
- Congé parental
- Congé non rémunéré pour vous rendre en outre-mer ou à l'étranger en vue de l'adoption d'un ou plusieurs enfants
- Congé non rémunéré pour élever un enfant de moins de 12 ans
- Congé non rémunéré pour donner des soins à un enfant à charge, à votre époux ou votre partenaire de Pacs ou à un ascendant à la suite d'un accident ou d'une maladie grave ou atteint d'un handicap nécessitant la présence d'une tierce personne
- Congé non rémunéré pour suivre votre époux ou votre partenaire de Pacs obligé de déménager pour des raisons professionnelles
- Congé non rémunéré pour convenances personnelles
- Congé non rémunéré pour créer ou reprendre une entreprise.
Pour ĂȘtre placĂ© en congĂ© de maladie, vous devez adresser Ă votre administration employeur un avis d'arrĂȘt de travail dans les 48 heures qui suivent son Ă©tablissement par un mĂ©decin, un chirurgien-dentiste ou une sage-femme.
Cet avis dâarrĂȘt de travail prĂ©cise les Ă©lĂ©ments d'ordre mĂ©dical et les motifs justifiant l'arrĂȘt de travail et sa durĂ©e, qui ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieure Ă 31 jours pour une 1re prescription, sauf si le mĂ©decin, le chirurgien-dentiste ou la sage-femme justifie de la nĂ©cessitĂ© d'une durĂ©e plus longue au vu de votre situation et compte-tenu des Ă©ventuelles recommandations de la Haute AutoritĂ© de santĂ©.
Lâavis d'arrĂȘt de travail peut ĂȘtre dĂ©matĂ©rialisĂ©.
Si lâavis d'arrĂȘt de travail nâest pas dĂ©matĂ©rialisĂ©, vous devez adresser les volets n°1 et 2 de l'avis d'arrĂȘt de travail Ă votre CPAM dans les 48 heures qui suivent son Ă©tablissement.
OĂč sâadresser ?
En cas de renouvellement de votre arrĂȘt de travail, vous devez transmettre votre prolongation Ă votre administration employeur (et Ă©ventuellement Ă votre CPAM) dans le mĂȘme dĂ©lai de 48 heures suivant l'Ă©tablissement de l'arrĂȘt de travail.
Comme lâarrĂȘt initial, lâavis de prolongation prĂ©cise la durĂ©e de lâarrĂȘt qui ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieure Ă 62 jours.
Ă savoir
Si vous devez envoyer vous-mĂȘme les volets n°1 et 2 Ă votre CPAM et si vous ne respectez pas le dĂ©lai de 48 heures, votre CPAM vous adresse un courrier vous rappelant ce dĂ©lai Ă respecter.
Elle vous informe également que vous vous exposez à une réduction de 50 % du montant de vos indemnités journaliÚres en cas de nouvel envoi tardif dans les 24 mois suivant ce 1er envoi tardif.
En cas de nouvel envoi tardif d'un arrĂȘt de travail, les indemnitĂ©s journaliĂšres dues entre la date d'Ă©tablissement du nouvel arrĂȘt de travail et la date de sa transmission sont rĂ©duites de moitiĂ©.
Le dĂ©lai d'envoi de 48 heures peut ĂȘtre dĂ©passĂ© en cas d'hospitalisation.
Et si vous ĂȘtes dans l'impossibilitĂ© de respecter le dĂ©lai de 48 heures, hors hospitalisation, vous disposez de 8  jours suivant l'Ă©tablissement de l'arrĂȘt de travail pour justifier de cette impossibilitĂ©.
Vous pouvez bĂ©nĂ©ficier de congĂ©s de maladie pendant une pĂ©riode de 12 mois consĂ©cutifs en cas d'arrĂȘts de travail en continu ou, au cours d'une pĂ©riode de 300 jours de services effectifs en cas d'arrĂȘts de travail discontinus.
La période de 300 jours de services est mobile et se calcule de date à date. Tous les jours calendaires sont pris en compte.
Votre congĂ© de maladie est rĂ©munĂ©rĂ© par votre administration employeur si vous avez au moins 4 mois dâanciennetĂ©.
Vous percevez 90 % puis la moitié de votre traitement indiciaire pendant des périodes variables selon votre ancienneté :
Ancienneté | Durée de rémunération à plein ou à demi-traitement |
AprĂšs 4 mois de services | 30 jours Ă 90 % et 30 jours Ă Âœ traitement |
AprĂšs 2 ans de services | 60 jours Ă 90 % et 60 jours Ă Âœ traitement |
AprĂšs 3 ans de services | 90 jours Ă 90 % et 90 jours Ă Âœ traitement |
Pour le calcul des mois de services, toute journée ayant donné lieu à rémunération est comptée pour une journée quelle que soit la durée de travail au cours de cette journée.
Si vous percevez l'indemnitĂ© de rĂ©sidence et le supplĂ©ment familial de traitement (SFT), ils continuent de vous ĂȘtre versĂ©s intĂ©gralement tant que vous percevez votre traitement indiciaire.
Chaque arrĂȘt de travail fait l'objet d'un jour de carence non rĂ©munĂ©rĂ©.
Vous avez Ă©galement droit Ă des indemnitĂ©s journaliĂšres pour maladie (IJ) de la SĂ©curitĂ© sociale aprĂšs un dĂ©lai de carence de 3 jours lors de chaque arrĂȘt de travail.
Pendant les périodes au cours desquelles votre établissement employeur vous verse 90 % ou 50 % de votre traitement indiciaire, le montant de ces indemnités journaliÚres est déduit du montant du traitement indiciaire qui vous est versé.
En pratique, votre établissement employeur vous verse :
- Soit, en complément des indemnités journaliÚres, la part de traitement indiciaire qui vous est due à hauteur de 90 % ou de 50 %
- Soit le montant de votre traitement indiciaire à hauteur de 90 % ou 50 % et se fait rembourser par la Sécurité sociale le montant des indemnités journaliÚres.
Si vous percevez les indemnités journaliÚres de votre CPAM, vous devez en communiquer le montant à votre établissement pour qu'il vous verse votre traitement indiciaire, en complément, à hauteur de 90 % ou de 50 %.
Votre établissement peut suspendre le versement de votre traitement jusqu'à la transmission de cette information.
Lorsque les périodes de rémunération à  90 % ou 50 % sont épuisées, vous ne percevez plus que les indemnités journaliÚres pour maladie de la Sécurité sociale si vous remplissez les conditions pour en bénéficier.
Si vous devez cesser vos fonctions pour raison de santĂ© sans avoir au moins 4 mois d'anciennetĂ©, vous ĂȘtes placĂ© en congĂ© de maladie non rĂ©munĂ©rĂ© pour une durĂ©e maximale d'un an.
Vous ne percevez alors que les indemnitĂ©s journaliĂšres pour maladie de la SĂ©curitĂ© sociale, si vous remplissez les conditions pour en bĂ©nĂ©ficier. Les indemnitĂ©s journaliĂšres sont versĂ©es aprĂšs un dĂ©lai de carence de 3 jours lors de chaque arrĂȘt de travail.
La durée de service exigée pour avoir droit au congé de maladie rémunéré par votre établissement employeur est calculée à partir de la date de votre 1er recrutement dans votre établissement employeur.
En cas d'interruption de fonctions, les services sont pris en compte si l'interruption n'a pas dépassé 4 mois si elle était volontaire ou 1 an si l'interruption était involontaire.
Pendant votre congé de maladie, votre administration employeur peut vous soumettre à tout moment à une visite de contrÎle par un médecin agréé.
En cas de refus de votre part de vous soumettre à cet examen, votre rémunération n'est plus versée.
Si vous ou votre administration employeur contestez l'avis du médecin agréé, vous pouvez saisir le conseil médical.
Pendant votre arrĂȘt de travail, vous devez respecter les obligations suivantes :
- Suivre les prescriptions du médecin
- Vous soumettre aux visites médicales de contrÎle demandées par la Sécurité sociale
- Ne pas exercer d'activité non autorisée
- Informer sans dĂ©lai votre CPAM de toute reprise d'activitĂ© avant la fin de l'arrĂȘt de travail
- Informer sans délai votre administration employeur et votre CPAM de tout changement de domicile.
Votre administration peut Ă©galement faire procĂ©der au contrĂŽle administratif de votre arrĂȘt de travail par toute personne habilitĂ©e pour cela.
Ce contrĂŽle porte sur votre prĂ©sence Ă votre domicile, ou Ă votre lieu de repos s'il est diffĂ©rent, lorsque les sorties ne sont pas autorisĂ©es ou pendant les heures de prĂ©sence obligatoire indiquĂ©es par votre mĂ©decin sur lâarrĂȘt de travail.
En cas dâabsence injustifiĂ©e ou de refus de vous soumettre Ă ce contrĂŽle administratif, le versement de votre rĂ©munĂ©ration est interrompu jusqu'Ă la date de fin de votre arrĂȘt de travail.
Les périodes pendant lesquelles le versement de la rémunération est interrompu compte dans la période de congé en cours.
Le congé de maladie est pris en compte dans le calcul de la durée de services exigée pour pouvoir demander un temps partiel et bénéficier notamment des congés suivants :
- Congés annuels
- Congé de maternité ou d'adoption
- Congé de 3 jours pour naissance ou adoption
- Congé de paternité et d'accueil de l'enfant
- Congé supplémentaire de naissance
- Congé de maladie
- Congé pour accident du travail ou maladie professionnelle
- Congé parental
- Congé de solidarité familiale
- Congé pour élever un enfant de moins de 12 ans
- Congé non rémunéré pour donner des soins à un enfant à charge, à votre époux ou votre partenaire de Pacs ou à un ascendant à la suite d'un accident ou d'une maladie grave ou atteint d'un handicap nécessitant la présence d'une tierce personne
- Congé pour suivre votre époux ou votre partenaire de Pacs obligé de déménager pour des raisons professionnelles
- Congé de présence parentale
- Congé de proche aidant
- Congé pour convenances personnelles
- Congé pour créer ou reprendre une entreprise
- Congé pour formation professionnelle
- Congé pour validation des acquis de l'expérience
- Congé pour bilan de compétences.
Les autres congés ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.
Attention :
Si vous ĂȘtes placĂ© en congĂ© de maladie non rĂ©munĂ©rĂ© sans avoir au moins 4 mois d'anciennetĂ©, celle pĂ©riode de congĂ© de maladie n'est en revanche pas prise en compte.
Si vous ne pouvez pas bĂ©nĂ©ficier de vos congĂ©s annuels en raison de congĂ©s de maladie, une partie de vos congĂ©s annuels peut ĂȘtre reportĂ©e, sous certaines conditions.
Les pĂ©riodes pendant lesquelles vous ĂȘtes en congĂ© de maladie ne vous donnent pas droit Ă des RTT.
Le congé de maladie est pris en compte pour calculer l'ancienneté exigée pour le réexamen de votre rémunération et pour déterminer vos droits à formation.
Il est aussi pris en compte pour calculer l'ancienneté exigée pour se présenter aux concours internes et lors de votre classement en cas de réussite à un concours d'accÚs à un corps ou un cadre d'emplois de la fonction publique.
Vous pouvez demander à réaliser ou poursuivre une formation ou un bilan de compétences en vue de favoriser votre réadaptation ou votre reconversion professionnelle. Votre demande est soumise à l'avis favorable du conseil médical. Votre administration employeur se prononce sur votre demande dans un délai de 30 jours.
Aptitude à la reprise des fonctions antérieures
Si vous ĂȘtes apte Ă reprendre vos fonctions Ă la fin de votre congĂ© de maladie, vous ĂȘtes rĂ©employĂ© sur votre emploi prĂ©cĂ©dent dans la mesure permise par le service.
Si vous ne pouvez pas ĂȘtre rĂ©affectĂ© dans votre prĂ©cĂ©dent emploi, vous ĂȘtes licenciĂ© et disposez d'une prioritĂ© de rĂ©emploi dans votre Ă©tablissement pour exercer des fonctions similaires assorties d'une rĂ©munĂ©ration Ă©quivalente.
Inaptitude temporaire à la reprise des fonctions antérieures
Si vous demeurez temporairement inapte Ă reprendre vos fonctions Ă la fin de votre congĂ© de maladie, vous ĂȘtes placĂ© en congĂ© de maladie non rĂ©munĂ©rĂ© pour une durĂ©e maximale dâun an.
Ce congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ© d'un an peut ĂȘtre prolongĂ© de 6 mois s'il rĂ©sulte d'un avis mĂ©dical que vous serez susceptible de reprendre vos fonctions Ă la fin de cette pĂ©riode complĂ©mentaire.
Pendant votre congé non rémunéré, vous avez droit aux allocations chÎmage.
Ă la fin de ce congĂ© de maladie non rĂ©munĂ©rĂ©, si vous ĂȘtes apte Ă reprendre vos fonctions, vous ĂȘtes rĂ©employĂ© sur votre emploi prĂ©cĂ©dent dans la mesure permise par le service.
Si vous ne pouvez pas ĂȘtre rĂ©affectĂ© dans votre prĂ©cĂ©dent emploi, vous ĂȘtes licenciĂ© et disposez d'une prioritĂ© de rĂ©emploi dans votre Ă©tablissement pour exercer des fonctions similaires assorties d'une rĂ©munĂ©ration Ă©quivalente
Ă la fin de votre congĂ© de maladie non rĂ©munĂ©rĂ©, sâil est mĂ©dicalement constatĂ© par un mĂ©decin agréé que vous ĂȘtes dĂ©finitivement inapte Ă occuper votre emploi, vous pouvez demander Ă ĂȘtre reclassĂ©.
Votre demande de reclassement est examinée si vous avez été recruté sur un emploi permanent en CDI ou, en CDD si la fin de votre CDD est postérieure à la date de votre demande de reclassement. L'emploi de reclassement est alors proposé pour la période restant à courir avant la fin de votre CDD.
Si votre reclassement nâest pas possible, vous ĂȘtes licenciĂ© pour inaptitude physique.
Inaptitude définitive à la reprise des fonctions antérieures
Ă la fin de votre congĂ© de maladie, sâil est mĂ©dicalement constatĂ© par un mĂ©decin agréé que vous ĂȘtes dĂ©finitivement inapte Ă occuper votre emploi, vous pouvez demander Ă ĂȘtre reclassĂ©.
Votre demande de reclassement est examinée si vous avez été recruté sur un emploi permanent en CDI ou, en CDD si la fin de votre CDD est postérieure à la date de votre demande de reclassement. L'emploi de reclassement est alors proposé pour la période restant à courir avant la fin de votre CDD.
Si votre reclassement nâest pas possible, vous ĂȘtes licenciĂ© pour inaptitude physique.
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Article 9
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Décret n°86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux agents contractuels de la FPE
Articles 2, 12, 16, 17, 18, 28, 31-1, 32
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Décret n°88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents non titulaires de la FPT
Articles 7, 11, 12, 13, 27, 28, 33
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Décret n°91-155 du 6 février 1991 relatif aux agents contractuels de la FPH
Articles 2, 10, 14 Ă 17-2, 27, 28, 28-1, 30
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DĂ©cret n°2004-777 relatif Ă la mise en Ćuvre du temps partiel dans la FPT
Article 17
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Formulaire
Questions ? Réponses !
Et aussi
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Congé de grave maladie du contractuel de la fonction publique
Travail - Formation
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Congé pour accident du travail ou maladie professionnelle de l'agent public contractuel
Travail - Formation