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Question-réponse

Que faire face à une association qui s'apparente à une secte ?

Vérifié le 18/08/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Dans le cas oĂč les responsables d'une association exercent une emprise sur ses membres ou leurs proches et portent atteinte Ă  leur santĂ©, Ă  leur Ă©quilibre psychologique, Ă  leur situation financiĂšre ou Ă  leurs relations familiales, les victimes, leurs proches ou les anciens membres ont plusieurs possibilitĂ©s. Ils peuvent obtenir des informations, demander de l'aide, effectuer un signalement ou engager des dĂ©marches judiciaires. Nous vous prĂ©sentons les informations Ă  connaĂźtre.

Pour obtenir des renseignements sur une association qui vous semble présenter une dérive sectaire, vous pouvez suivre les étapes suivantes :

  • Rechercher les informations disponibles concernant cette association : vous pouvez consulter les documents officiels de l’association (statuts, comptes rendus d’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, bilans financiers).
  • Vous informer sur les indices facilitant la caractĂ©risation d'un risque de dĂ©rive sectaire : la Mission interministĂ©rielle de vigilance et de lutte contre les dĂ©rives sectaires (Miviludes) met Ă  disposition des guides et des fiches pratiques pour mieux identifier ces indices.
  • Interroger la Miviludes pour connaĂźtre son avis sur cette association en particulier : la Miviludes centralise les signalements et peut Ă©valuer si une association prĂ©sente des caractĂ©ristiques de dĂ©rive sectaire.
  • Consultez les ressources spĂ©cialisĂ©es de la Miviludes, qui incluent les analyses rĂ©alisĂ©es dans le cadre de l’Observatoire national des dĂ©rives sectaires. Cet observatoire collecte et examine les signalements Ă  l’échelle nationale, propose des solutions adaptĂ©es aux situations identifiĂ©es, et publie des rapports annuels offrant une vue d’ensemble des problĂ©matiques sectaires en France. Vous pouvez accĂ©der Ă  ces publications pour mieux comprendre les phĂ©nomĂšnes liĂ©s aux dĂ©rives sectaires.

  À savoir

La Miviludes publie rĂ©guliĂšrement des recommandations concernant les pratiques susceptibles de prĂ©senter un risque dans diffĂ©rents domaines (santĂ©, bien-ĂȘtre, formation, accompagnement personnel, dĂ©veloppement personnel,...).

AprÚs avoir recueilli certaines informations sur l'association, vous pouvez informer les instances suivantes :

  • Mission interministĂ©rielle de vigilance et de lutte contre les dĂ©rives sectaires (Miviludes)
  • Professionnel et/ou association d'aides aux victimes
  • Centre national d'assistance et de prĂ©vention de la radicalisation (Cnapr)
  • Administration de l'État
  • Commissariat de police ou gendarmerie (pour faire un signalement ou dĂ©poser plainte).

Miviludes

Vous souhaitez informer la Miviludes de l'existence ou d'un risque de dĂ©rive sectaire pour qu'une aide vous soit apportĂ©e ou pour ĂȘtre orientĂ© dans vos dĂ©marches :

Service en ligne
Informer la Miviludes de l'existence ou d'un risque de dérive sectaire

AccĂ©der au service en ligne  

Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes)

Vous pouvez également contacter les correspondants locaux de la Miviludes au sein des administrations régionales ou départementales.

Les courriers aux correspondants locaux de la Miviludes au sein des administrations régionales ou départementales, et aux professionnels sont à adresser à M. ou Mme le correspondant Dérives sectaires du service ou de l'organisme concerné.

Professionnels et des associations

Vous pouvez également contacter les professionnels de santé (conseils départementaux de l'ordre des médecins, des pharmaciens,...) ou les associations de victimes de dérives sectaires.

Ces diffĂ©rents interlocuteurs peuvent vous informer, vous accompagner dans vos dĂ©marches et, pour certaines associations, intervenir dans les procĂ©dures judiciaires pour dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts des personnes victimes de dĂ©rives sectaires.

Centre national d'assistance et de prévention de la radicalisation (Cnapr)

Si vous ĂȘtes confrontĂ© Ă  l'engagement radical d'un proche, vous pouvez contacter le Centre national d'assistance et de prĂ©vention de la radicalisation (Cnapr).

  • OĂč s’adresser ?

    Écoute, informe et conseille les familles souhaitant signaler une situation de radicalisation.

    Par téléphone

    0 800 005 696

    Service et appels gratuits

    Du lundi au vendredi, de 9 h Ă  18 h.

  • Service en ligne
    Assistance aux familles et prévention de la radicalisation violente

    AccĂ©der au service en ligne  

    MinistÚre chargé de l'intérieur

Rectorat, Agence régionale de santé ou DDETS

Vous pouvez Ă©galement vous adresser par courrier au rectorat, Ă  l’agence rĂ©gionale de santĂ©, Ă  la direction dĂ©partementale en charge de l’emploi, du travail et des solidaritĂ©s (DDETS).

Commissariat de police et gendarmerie

Vous pouvez vous rendre au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie dÚs lors qu'une infraction a été commise.

Il peut s’agir par exemple :

Votre plainte doit ĂȘtre dirigĂ©e contre l'association (et ses membres auteurs des infractions) pour que sa responsabilitĂ© pĂ©nale comme personne morale puisse ĂȘtre engagĂ©e.

Vous pouvez vous adresser Ă  un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie de votre choix.

La plainte est transmise au procureur de la République par la police ou la gendarmerie.

Vous pouvez déposer plainte auprÚs du procureur de la République.

Pour cela, vous devez envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction.

Votre courrier doit préciser les éléments suivants :

  • Votre Ă©tat civil et vos coordonnĂ©es complĂštes (adresse et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone)
  • RĂ©cit dĂ©taillĂ© des faits, date et lieu de l'infraction
  • Nom de l'auteur supposĂ© si vous le connaissez (sinon, la plainte sera dĂ©posĂ©e contre X)
  • Nom et adresse des Ă©ventuels tĂ©moins de l'infraction
  • Description et estimation provisoire ou dĂ©finitive du prĂ©judice
  • Vos documents de preuve : certificats mĂ©dicaux, arrĂȘts de travail, photographies, vidĂ©os, factures diverses, constats...

Vous pouvez utiliser le modÚle de courrier suivant :

ModĂšle de document
Porter plainte auprÚs du procureur de la République

AccĂ©der au modĂšle de document  

Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre

Vous pouvez envoyer votre plainte par courrier ou la déposer directement à l'accueil du tribunal.

Si vous portez plainte, une enquĂȘte sera menĂ©e. Si l'auteur des faits est identifiĂ©, il pourra ĂȘtre poursuivi et condamnĂ© par une juridiction pĂ©nale.

 Ă€ noter

En cas de poursuites de l’auteur prĂ©sumĂ© des faits, vous pouvez vous constituer partie civile pour obtenir des dommages et intĂ©rĂȘts. Si la plainte est classĂ©e sans suite ou si vous n'avez pas de nouvelle des services de police, de gendarmerie ou du procureur de la RĂ©publique depuis plus de 3 mois suivant votre plainte, vous pouvez dĂ©poser une plainte avec constitution de partie civile.

La présence d'un avocat n'est pas obligatoire pour le dépÎt de plainte et pendant toute la durée de la procédure jusqu'au procÚs devant le tribunal. Toutefois, vous pouvez obtenir l'assistance d'un avocat si vous le souhaitez.

OĂč s’adresser ?

  À savoir

Si vous n'avez pas les ressources financiÚres suffisantes pour régler ce professionnel, vous pouvez éventuellement obtenir l'aide juridictionnelle.

Connaßtre les infractions spécifiques liées aux dérives sectaires et sanctions

Faire un signalement aux services du département

Les services dĂ©partementaux de l'aide sociale Ă  l'enfance (Ase) sont chargĂ©s du recueil et du traitement des informations prĂ©occupantes concernant les mineurs en danger ou qui risquent de l'ĂȘtre.

OĂč s’adresser ?

AprÚs avoir évalué la situation, le service de l'Ase peut saisir le procureur de la République si ses actions se sont révélées inefficaces pour remédier à la situation de danger du mineur.

Appeler le service national d'accueil téléphonique de l'enfance en danger

Les adultes et les mineurs confrontés ou préoccupés par une situation de risque et de danger peuvent effectuer un signalement au service national d'accueil téléphonique de l'enfance en danger (SNATED). Ce service est communément appelé AllÎ Enfance Maltraitée.

Les informations préoccupantes sont transmises au service du département concerné.

OĂč s’adresser ?

NumĂ©ro d'appel destinĂ© Ă  tout enfant ou adolescent victime de violences ou Ă  toute personne prĂ©occupĂ©e par une situation d'enfant en danger ou en risque de l'ĂȘtre.

Par téléphone

119 (appel gratuit et confidentiel)

24h/24 et 7 jours/7

Un appel sur ce numéro est géolocalisé, identifié et priorisé. Il n'apparait pas sur les factures.

Sur le site www.allo119.gouv.fr

Demander l'intervention du juge des enfants

Le juge des enfants peut agir quand la santé, la sécurité ou la moralité d'un mineur sont en danger.

Il peut aussi ĂȘtre fait appel au juge des enfants si les conditions d'Ă©ducation ou de dĂ©veloppement physique, affectif, intellectuel et social sont gravement compromises.

L'intervention du juge peut ĂȘtre demandĂ©e par l'un des 2 parents ou les 2 conjointement ou la personne ou le service Ă  qui l'enfant a Ă©tĂ© confiĂ© ou le tuteur lĂ©gal ou le mineur lui-mĂȘme.

Faire intervenir les autorités administratives et éducatives

Face Ă  une situation oĂč un mineur pourrait ĂȘtre exposĂ© Ă  une dĂ©rive sectaire, les autoritĂ©s administratives et Ă©ducatives peuvent agir pour garantir la sĂ©curitĂ© et le bien-ĂȘtre de l’enfant. Elle disposent de diffĂ©rents moyens :

  • Les services dĂ©partementaux, en coordination avec les prĂ©fets, peuvent ordonner une enquĂȘte administrative pour vĂ©rifier l’environnement dans lequel Ă©volue le mineur. Cette enquĂȘte peut Ă©galement inclure des visites inopinĂ©es dans les structures ou les communautĂ©s impliquĂ©es.
  • Si le mineur est scolarisĂ© Ă  domicile ou dans une structure associative soupçonnĂ©e de dĂ©rives sectaires, un contrĂŽle pĂ©dagogique renforcĂ© peut ĂȘtre demandĂ©. Les inspecteurs de l'Ă©ducation nationale veilleront Ă  ce que le droit Ă  l’éducation soit respectĂ©.
  • Lorsque la dĂ©rive sectaire inclut une exposition Ă  des contenus en ligne manipulatoires, les autoritĂ©s peuvent signaler ces contenus aux plateformes numĂ©riques pour suppression et prendre des mesures de sensibilisation au sein des Ă©tablissements scolaires.
  • En collaboration avec les professionnels de santĂ©, un suivi psychologique du mineur peut ĂȘtre organisĂ© pour Ă©valuer les impacts des pratiques sectaires et lui offrir un soutien adaptĂ©.

Et aussi

Pour en savoir plus