à quel moment débute la castration chimique ?
L'auteur d'une infraction sexuelle commence son traitement dÚs lors qu'il se trouve en dehors d'un établissement pénitentiaire.
Cependant, le traitement peut dĂ©buter alors quâil est encore dĂ©tenu. Dans ce cas, le dĂ©linquant sexuel est incarcĂ©rĂ© dans un Ă©tablissement spĂ©cialisĂ© permettant d'assurer un suivi mĂ©dical et psychologique adaptĂ©.
Comment le délinquant sexuel qui suit un traitement inhibiteur de libido est-il accompagné ?
L'auteur d'une infraction sexuelle est suivi par son médecin traitant. S'il n'en n'a pas, il doit en choisir un.
Le médecin traitant délivre des attestations de suivi du traitement à intervalles réguliers. Cela permet au condamné de justifier de l'accomplissement du traitement inhibiteur de libido.
Une fois par an, un médecin coordonnateur, désigné par le juge de l'application des peines, rencontre la personne condamnée pour faire un bilan de sa situation (évolution de l'état de la personne, propositions sur la poursuite des soins, etc.). Le médecin coordonnateur transmet ce bilan aux autorités judiciaires.
à quel moment la castration chimique prend-elle fin ?
Le traitement inhibiteur de libido s'arrĂȘte lorsque cesse l'injonction de soins. La durĂ©e de cette mesure est fixĂ©e par le juge qui la prononce. Elle varie entre 1 et 20 ans.
Ă savoir
En principe, lâinjonction de soins ne peut pas ĂȘtre plus longue que la mesure dans le cadre de laquelle elle a Ă©tĂ© mise en place. NĂ©anmoins, Ă la fin dâun suivi socio-judiciaire ou lors dâune libĂ©ration conditionnelle, le mĂ©decin coordonnateur informe la personne condamnĂ©e (par le biais de son mĂ©decin traitant) quâelle peut continuer Ă bĂ©nĂ©ficier dâun traitement. Si la personne dĂ©cide de continuer son traitement, le mĂ©decin coordonnateur lui indique la maniĂšre dont il devra ĂȘtre pris et la durĂ©e quâil estime nĂ©cessaire pour que ce traitement fasse effet.
Le médecin traitant peut choisir d'interrompre le traitement s'il justifie d'un motif (par exemple, l'auteur de l'infraction ne supporte pas le traitement). Dans ce cas, il en informe le juge de l'applications des peines et le médecin coordonnateur.
Si le dĂ©linquant sexuel arrĂȘte son traitement contre l'avis de son mĂ©decin traitant, il peut ĂȘtre sanctionnĂ© pour avoir violĂ© les obligations de son injonction de soins.
Exemple
Parmi les sanctions qui peuvent ĂȘtre prononcĂ©es, il y a :
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La révocation du sursis probatoire
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Une peine de prison de 3 ans en cas de délit
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Une peine de 7 ans de prison pour un crime.