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Question-réponse

Qu'est-ce que la commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) ?

Vérifié le 13/03/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

La commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) est une commission créée au sein du comité social et économique (CSE). Les rÚgles de sa mise en place sont différentes selon l'effectif de l'entreprise ou son exposition à des risques particuliers (installations nucléaires, site Seveso seuil haut par exemple). Nous faisons un point sur la réglementation.

Une CSSCT est obligatoire dans les entreprises et établissements distincts si l'effectif est d'au moins 300 salariés. Cette mise en place est d'ordre public.

L'effectif obligeant la mise en place doit ĂȘtre atteint pendant 12 mois consĂ©cutifs.

Une CSSCT centrale est également obligatoire si l'entreprise a plus de 300 salariés et comporte 2 établissements distincts, que l'effectif de ces établissements soit inférieur, égal ou supérieur à 300 salariés.

La CSSCT exerce, par délégation du comité social et économique (CSE), tout ou partie des attributions du comité portant sur la santé, la sécurité et les conditions de travail.

Dans les domaines de la santé, de la sécurité et des conditions de travail, la CSSCT est compétente, par exemple, sur les points suivants :

  • Analyse des risques professionnels auxquels peuvent ĂȘtre exposĂ©s les travailleurs, notamment les femmes enceintes
  • AmĂ©lioration de l'accĂšs des femmes Ă  tous les emplois et rĂ©solution des problĂšmes liĂ©s Ă  la maternitĂ©
  • Adaptation et amĂ©nagement des postes de travail pour faciliter l'accĂšs et le maintien des personnes handicapĂ©es Ă  tous les emplois au cours de leur vie professionnelle
  • Proposition de toute initiative qu'elle estime utile et notamment des actions de prĂ©vention des risques psychosociaux.

Elle peut procĂ©der Ă  des enquĂȘtes ou se faire prĂ©senter les documents, livres et registres non nominatifs obligatoires (DUERP, registre des dangers graves et imminents, etc.).

  À savoir

La CSSCT ne peut pas avoir recours Ă  un expert. Elle n'a pas les attributions consultatives du CSE.

La mise en place d'une ou plusieurs CSSCT est effectuée par accord d'entreprise négocié avec un délégué syndical.

En l'absence de dĂ©lĂ©guĂ© syndical, cette mise en place est possible par accord entre l'employeur et le CSE. Cet accord doit ĂȘtre adoptĂ© Ă  la majoritĂ© des membres titulaires Ă©lus.

L’accord doit dĂ©finir les points suivants :

  • Nombre de reprĂ©sentants au sein de la CSSCT
  • Missions dĂ©lĂ©guĂ©es Ă  la ou les commissions par le CSE et leurs rĂšgles d'exercice
  • RĂšgles de fonctionnement de ces commissions, notamment le nombre d’heures de dĂ©lĂ©gation dont bĂ©nĂ©ficient les membres
  • Conditions de formations des membres
  • Moyens qui leur sont attribuĂ©s
  • Conditions et rĂšgles dans lesquelles une formation spĂ©cifique peut ĂȘtre dispensĂ©e aux membres de la commission. Cette formation devant ĂȘtre en rapport avec les risques ou facteurs de risques particuliers auxquels l’activitĂ© de l’entreprise est exposĂ©e.

Lorsque aucun accord n'a été conclu, l'employeur peut décider de mettre en place une ou plusieurs CSSCT. Dans ce cas, c'est le rÚglement intérieur du CSE qui détermine les conditions de mise en place de la CSSCT (nombre de membres, missions, fonctionnement et moyens alloués, formations spécifiques).

La CSSCT est présidée par l'employeur ou son représentant (personne ayant délégation, directeur des ressources humaines, directeur adjoint, etc.).

En plus de l’employeur, elle compte au minimum 3 reprĂ©sentants du personnel qui doivent ĂȘtre membres du CSE.

Au moins 1 représentant doit appartenir au collÚge technicien, agent de maitrise et cadre ou si nécessaire 1 au collÚge cadre (titulaire ou suppléant) en fonction de l'effectif de l'entreprise.

L'employeur peut se faire assister par des collaborateurs qui appartiennent Ă  l'entreprise et choisis en dehors du CSE. Ensemble, ils ne peuvent pas ĂȘtre en nombre supĂ©rieur Ă  celui des reprĂ©sentants du personnel titulaires.

Les membres de la CSSCT sont des salariĂ©s protĂ©gĂ©s. Ils sont soumis au secret professionnel et Ă  l’obligation de discrĂ©tion. Le temps passĂ© aux rĂ©unions de la CSSCT est rĂ©munĂ©rĂ© comme du temps de travail.

L'ensemble de la délégation du personnel de la CSSCT au CSE doit bénéficier d'une formation santé, sécurité et conditions de travail.

  À savoir

La dĂ©signation des membres de la CSSCT peut faire l’objet d’une contestation devant le tribunal judiciaire. La dĂ©cision du tribunal peut ĂȘtre contestĂ©e devant la cour de cassation dans un dĂ©lai de 10 jours.

En plus de l'employeur et des membres de la CSSCT, les personnes suivantes peuvent assister aux réunions de la CSSCT :

  • Membres de la dĂ©lĂ©gation du personnel au CSE
  • MĂ©decin du travail ou le membre de l'Ă©quipe pluridisciplinaire du service de prĂ©vention et de santĂ© au travail
  • Responsable interne ou agent chargĂ© du service de sĂ©curitĂ© et des conditions de travail
  • Agent de contrĂŽle de l'inspection du travail et agents des services de prĂ©vention des organismes de sĂ©curitĂ© sociale (Carsat).

Ces membres ont voix consultative et participent aux débats. Ils peuvent poser des questions et donner leurs avis. En revanche, Ils ne peuvent pas voter de délibération.

Dans les entreprises ou Ă©tablissements distincts de moins de 300 salariĂ©s, la CSSCT n'est pas obligatoire. Il est toutefois possible d’en mettre une en place.

L'inspecteur du travail peut imposer la création d'une CSSCT, si cette mesure est nécessaire, notamment en raison de la nature des activités, de l'agencement ou de l'équipement des locaux.

Il peut l'imposer dans un établissement de moins de 50 salariés appartenant à une entreprise de plus de 50 salariés. Cependant, il ne peut pas l'imposer dans une entreprise de moins de 50 salariés.

Cette dĂ©cision peut ĂȘtre contestĂ©e dans un dĂ©lai de 2 mois devant le Dreets ou devant le tribunal administratif lors d'un recours contentieux. Le recours effectuĂ© par l’employeur ne suspend pas la dĂ©cision de l’inspecteur du travail.

Lorsque la CSSCT est mise en place, elle obĂ©it aux mĂȘmes rĂšgles que dans une entreprise ou Ă©tablissement de plus de 300 salariĂ©s.

La CSSCT exerce, par délégation du comité social et économique (CSE), tout ou partie des attributions du comité portant sur la santé, la sécurité et les conditions de travail.

Dans les domaines de la santé, de la sécurité et des conditions de travail, la CSSCT est compétente, par exemple, sur les points suivants :

  • Analyse des risques professionnels auxquels peuvent ĂȘtre exposĂ©s les travailleurs, notamment les femmes enceintes
  • AmĂ©lioration de l'accĂšs des femmes Ă  tous les emplois et rĂ©solution des problĂšmes liĂ©s Ă  la maternitĂ©
  • Adaptation et amĂ©nagement des postes de travail pour faciliter l'accĂšs et le maintien des personnes handicapĂ©es Ă  tous les emplois au cours de leur vie professionnelle
  • Proposition de toute initiative qu'elle estime utile et notamment des actions de prĂ©vention des risques psychosociaux.

Elle peut procĂ©der Ă  des enquĂȘtes ou se faire prĂ©senter les documents, livres et registres non nominatifs obligatoires (DUERP, registre des dangers graves et imminents, etc.).

  À savoir

La CSSCT ne peut pas avoir recours Ă  un expert. Elle n'a pas les attributions consultatives du CSE.

La mise en place d'une ou plusieurs CSSCT est effectuée par accord d'entreprise négocié avec un délégué syndical.

En l'absence de dĂ©lĂ©guĂ© syndical, cette mise en place est possible par accord entre l'employeur et le CSE. Cet accord doit ĂȘtre adoptĂ© Ă  la majoritĂ© des membres titulaires Ă©lus.

L’accord doit dĂ©finir les points suivants :

  • Nombre de reprĂ©sentants au sein de la CSSCT
  • Missions dĂ©lĂ©guĂ©es Ă  la ou les commissions par le CSE et leurs rĂšgles d'exercice
  • RĂšgles de fonctionnement de ces commissions, notamment le nombre d’heures de dĂ©lĂ©gation dont bĂ©nĂ©ficient les membres
  • Conditions de formations des membres
  • Moyens qui leur sont attribuĂ©s
  • Conditions et rĂšgles dans lesquelles une formation spĂ©cifique peut ĂȘtre dispensĂ©e aux membres de la commission. Cette formation devant ĂȘtre en rapport avec les risques ou facteurs de risques particuliers auxquels l’activitĂ© de l’entreprise est exposĂ©e.

Lorsque aucun accord n'a été conclu, l'employeur peut décider de mettre en place une ou plusieurs CSSCT. Dans ce cas, c'est le rÚglement intérieur du CSE qui détermine les conditions de mise en place de la CSSCT (nombre de membres, missions, fonctionnement et moyens alloués, formations spécifiques).

  À savoir

Les conditions de mise en place restent identiques si l'inspecteur du travail impose la création d'une CSSCT à l'employeur.

La CSSCT est présidée par l'employeur ou son représentant (personne ayant délégation, directeur des ressources humaines, directeur adjoint, etc.).

En plus de l’employeur, elle compte au minimum 3 reprĂ©sentants du personnel qui doivent ĂȘtre membres du CSE.

Au moins 1 représentant doit appartenir au collÚge technicien, agent de maitrise et cadre ou si nécessaire 1 au collÚge cadre (titulaire ou suppléant) en fonction de l'effectif de l'entreprise.

L'employeur peut se faire assister par des collaborateurs qui appartiennent Ă  l'entreprise et choisis en dehors du CSE. Ensemble, ils ne peuvent pas ĂȘtre en nombre supĂ©rieur Ă  celui des reprĂ©sentants du personnel titulaires.

Les membres de la CSSCT sont des salariĂ©s protĂ©gĂ©s. Ils sont soumis au secret professionnel et Ă  l’obligation de discrĂ©tion. Le temps passĂ© aux rĂ©unions de la CSSCT est rĂ©munĂ©rĂ© comme du temps de travail.

L'ensemble de la délégation du personnel de la CSSCT au CSE doit bénéficier d'une formation santé, sécurité et conditions de travail.

  À savoir

La dĂ©signation des membres de la CSSCT peut faire l’objet d’une contestation devant le tribunal judiciaire. La dĂ©cision du tribunal peut ĂȘtre contestĂ©e devant la cour de cassation dans un dĂ©lai de 10 jours.

En plus de l'employeur et des membres de la CSSCT, les personnes suivantes peuvent assister aux réunions de la CSSCT :

  • Membres de la dĂ©lĂ©gation du personnel au CSE
  • MĂ©decin du travail ou le membre de l'Ă©quipe pluridisciplinaire du service de prĂ©vention et de santĂ© au travail
  • Responsable interne ou agent chargĂ© du service de sĂ©curitĂ© et des conditions de travail
  • Agent de contrĂŽle de l'inspection du travail et agents des services de prĂ©vention des organismes de sĂ©curitĂ© sociale (Carsat).

Ces membres ont voix consultative et participent aux débats. Ils peuvent poser des questions et donner leurs avis. En revanche, Ils ne peuvent pas voter de délibération.

Une entreprise ou un établissement à risques particuliers est une entreprise ou un établissement dans lequel se trouve les caractéristiques suivantes :

  • PrĂ©sence d'au moins une installation nuclĂ©aire de base (rĂ©acteur nuclĂ©aire, installations contenant ou prĂ©parant la fabrication, l’enrichissement, l’entreposage et le traitement de dĂ©chets nuclĂ©aires, radioactives ou fissiles et accĂ©lĂ©rateurs de particules).
  • PrĂ©sence d'au moins une installation dans laquelle des substances, prĂ©parations ou mĂ©langes dangereux sont prĂ©sents. Les quantitĂ©s de ces produits doivent engendrer des dangers particuliĂšrement importants. Et la sĂ©curitĂ© et la santĂ© des populations voisines et l'environnement doivent ĂȘtre menacĂ©es.
  • PrĂ©sence de cavitĂ©s ou formations souterraines pour le stockage de gaz naturel, hydrocarbures liquides, liquĂ©fiĂ©s ou gazeux ou de produits chimiques Ă  destination industrielle.

Oui, la mise en place d'une CSSCT est obligatoire. Elle est d'ordre public.

La CSSCT exerce, par délégation du comité social et économique (CSE), tout ou partie des attributions du comité portant sur la santé, la sécurité et les conditions de travail.

Dans les domaines de la santé, de la sécurité et des conditions de travail, la CSSCT est compétente, par exemple, sur les points suivants :

  • Analyse des risques professionnels auxquels peuvent ĂȘtre exposĂ©s les travailleurs, notamment les femmes enceintes
  • AmĂ©lioration de l'accĂšs des femmes Ă  tous les emplois et rĂ©solution des problĂšmes liĂ©s Ă  la maternitĂ©
  • Adaptation et amĂ©nagement des postes de travail pour faciliter l'accĂšs et le maintien des personnes handicapĂ©es Ă  tous les emplois au cours de leur vie professionnelle
  • Proposition de toute initiative qu'elle estime utile et notamment des actions de prĂ©vention des risques psychosociaux.

Elle peut procĂ©der Ă  des enquĂȘtes ou se faire prĂ©senter les documents, livres et registres non nominatifs obligatoires (DUERP, registre des dangers graves et imminents, etc.).

  À savoir

La CSSCT ne peut pas avoir recours Ă  un expert. Elle n'a pas les attributions consultatives du CSE.

La mise en place d'une ou plusieurs CSSCT est effectuée par accord d'entreprise négocié avec un délégué syndical.

En l'absence de dĂ©lĂ©guĂ© syndical, cette mise en place est possible par accord entre l'employeur et le CSE. Cet accord doit ĂȘtre adoptĂ© Ă  la majoritĂ© des membres titulaires Ă©lus.

L’accord doit dĂ©finir les points suivants :

  • Nombre de reprĂ©sentants au sein de la CSSCT
  • Missions dĂ©lĂ©guĂ©es Ă  la ou les commissions par le CSE et leurs rĂšgles d'exercice
  • RĂšgles de fonctionnement de ces commissions, notamment le nombre d’heures de dĂ©lĂ©gation dont bĂ©nĂ©ficient les membres
  • Conditions de formations des membres
  • Moyens qui leur sont attribuĂ©s
  • Conditions et rĂšgles dans lesquelles une formation spĂ©cifique peut ĂȘtre dispensĂ©e aux membres de la commission. Cette formation devant ĂȘtre en rapport avec les risques ou facteurs de risques particuliers auxquels l’activitĂ© de l’entreprise est exposĂ©e.

Lorsque aucun accord n'a été conclu, l'employeur peut décider de mettre en place une ou plusieurs CSSCT. Dans ce cas, c'est le rÚglement intérieur du CSE qui détermine les conditions de mise en place de la CSSCT (nombre de membres, missions, fonctionnement et moyens alloués, formations spécifiques).

La CSSCT est présidée par l'employeur ou son représentant (personne ayant délégation, directeur des ressources humaines, directeur adjoint, etc.).

En plus de l’employeur, elle compte au minimum 3 reprĂ©sentants du personnel qui doivent ĂȘtre membres du CSE.

Au moins 1 représentant doit appartenir au collÚge technicien, agent de maitrise et cadre ou si nécessaire 1 au collÚge cadre (titulaire ou suppléant) en fonction de l'effectif de l'entreprise.

L'employeur peut se faire assister par des collaborateurs qui appartiennent Ă  l'entreprise et choisis en dehors du CSE. Ensemble, ils ne peuvent pas ĂȘtre en nombre supĂ©rieur Ă  celui des reprĂ©sentants du personnel titulaires.

Les membres de la CSSCT sont des salariĂ©s protĂ©gĂ©s. Ils sont soumis au secret professionnel et Ă  l’obligation de discrĂ©tion. Le temps passĂ© aux rĂ©unions de la CSSCT est rĂ©munĂ©rĂ© comme du temps de travail.

L'ensemble de la délégation du personnel de la CSSCT au CSE doit bénéficier d'une formation santé, sécurité et conditions de travail.

  À savoir

La dĂ©signation des membres de la CSSCT peut faire l’objet d’une contestation devant le tribunal judiciaire. La dĂ©cision du tribunal peut ĂȘtre contestĂ©e devant la cour de cassation dans un dĂ©lai de 10 jours.

En plus de l'employeur et des membres de la CSSCT, les personnes suivantes peuvent assister aux réunions de la CSSCT :

  • Membres de la dĂ©lĂ©gation du personnel au CSE
  • MĂ©decin du travail ou le membre de l'Ă©quipe pluridisciplinaire du service de prĂ©vention et de santĂ© au travail
  • Responsable interne ou agent chargĂ© du service de sĂ©curitĂ© et des conditions de travail
  • Agent de contrĂŽle de l'inspection du travail et agents des services de prĂ©vention des organismes de sĂ©curitĂ© sociale (Carsat).

Ces membres ont voix consultative et participent aux débats. Ils peuvent poser des questions et donner leurs avis. En revanche, Ils ne peuvent pas voter de délibération.

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