Fiche pratique
Augmentation et rĂ©vision du loyer en cours de bail dâhabitation
Vérifié le 08/08/2025 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Le propriĂ©taire d'un logement louĂ© avec un bail dâhabitation peut augmenter le loyer en cours de bail dans certains cas seulement. D'une part, lorsque le bail contient une clause de rĂ©vision annuelle du loyer. D'autre part, pour un logement vide, lorsquâil fait des travaux Ă ses frais, il peut convenir avec le locataire dâune majoration exceptionnelle pour travaux d'amĂ©lioration , ou dâune contribution au partage des Ă©conomies de charges pour travaux dâĂ©conomies dâĂ©nergie. Nous vous expliquons.
- Bail dâun logement vide
- Bail dâun logement meublĂ©
Ă quelles conditions peut-on rĂ©viser le loyer dâun logement vide ?
Le propriĂ©taire (ou l'agence immobiliĂšre) d'un logement mis en location avec un bail de logement vide, peut rĂ©viser le loyer 1 fois par an, si une clause du bail le prĂ©voit. Sans cette clause, le loyer ne peut pas ĂȘtre rĂ©visĂ©.
Attention :
Réviser le loyer est interdit dans les cas suivants :
- En métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE),
- En Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er juillet 2024, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE).
La date de l'IRL Ă prendre en compte est la date indiquĂ©e dans le bail. Il peut s'agir de la date de fin annuelle du bail ou d'une autre date convenue entre le propriĂ©taire (ou lâagence immobiliĂšre) et le locataire.
Si la date de l'IRL à prendre en compte n'est pas indiquée dans le bail, il faut prendre la date du dernier IRL publié par l'Insee au moment de la signature du bail.
Attention :
- Si un complément de loyer s'applique, le montant du loyer à réviser est égal au total du loyer de base et du complément de loyer.
- Pour un logement rĂ©gi par la loi de 1948, les rĂšgles dâaugmentation annuelle du loyer sont spĂ©cifiques
- Pour un logement conventionné Anah, les rÚgles de révision du loyer sont spécifiques
- Pour un logement social, les rÚgles de révision du loyer sont spécifiques.
Comment calculer la rĂ©vision du loyer dâun logement vide ?
L'indice de référence des loyers (IRL) sert de base pour calculer la révision du loyer. L'augmentation annuelle du loyer est plafonnée par l'évolution sur un an de l'IRL.
Pour calculer la révision du montant mensuel du loyer, le propriétaire (ou l'agence immobiliÚre) a besoin des 3 éléments suivants :
- Montant actuel du loyer mensuel
- IRL du trimestre de référence de l'année en cours
- IRL du trimestre de référence (prévu dans le bail ou dernier publié par l'Insee au moment de la signature du bail).
Le calcul consiste à faire l'opération suivante  :
Nouveau loyer = Montant actuel du loyer mensuel x IRL du trimestre de rĂ©fĂ©rence de lâannĂ©e en cours / IRL du mĂȘme trimestre de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente.
Ă savoir
Le rĂ©sultat du calcul doit ĂȘtre arrondi Ă la 2e dĂ©cimale la plus proche.
Exemple
Un bail signĂ© en mĂ©tropole (sur le continent) le 20 juillet 2025, et fixant le loyer mensuel Ă Â 600 âŹ, peut ĂȘtre rĂ©visĂ© le 20 juillet 2026.
Le dernier indice publié à la date de signature du bail est celui du 2e trimestre 2025, soit 146,68.
Le nouvel indice publié à la date de révision est celui du 2e trimestre 2026, soit 148,37.
Le 20 juillet 2026, date de la 1re rĂ©vision du loyer, le nouveau montant du loyer doit ĂȘtre calculĂ© de la maniĂšre suivante : 600 âŹÂ x 148,37 / 146,68 = 606,91 âŹ.
Connaßtre les récents IRL publiés
Pour un logement situĂ© en mĂ©tropole (sur le continent), vous pouvez faire le calcul Ă lâaide du simulateur suivant :
Simulateur
Calculer la révision du loyer
Ce simulateur permet dâestimer le montant du loyer aprĂšs rĂ©vision annuelle.
Agence nationale pour l'information sur le logement (Anil)
Rappel
Rappel
- Pour un logement rĂ©gi par la loi de 1948, les rĂšgles dâaugmentation annuelle du loyer sont spĂ©cifiques
- Pour un logement conventionné Anah, les rÚgles de révision du loyer sont spécifiques
- Pour un logement social, les rÚgles de révision du loyer sont spécifiques.
Dans quel délai s'applique la révision du loyer ?
La rĂ©vision annuelle du loyer nâest pas automatique. Le propriĂ©taire doit en informer le locataire par un courrier, envoyĂ© de prĂ©fĂ©rence par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception.
La rĂ©vision annuelle de loyer peut ĂȘtre faite durant l'annĂ©e qui suit la date de rĂ©vision du loyer.
La révision de loyer ne s'applique pas rétroactivement, mais seulement à partir de la date de la demande.
Lorsque le délai d'un an est écoulé, la révision non appliquée est perdue pour le propriétaire.
Exemple
Si la date de révision du loyer est le 13 mars 2025, le propriétaire peut réviser le loyer jusqu'au 12 mars 2026.
Mais si le propriĂ©taire n'en fait la demande que le 13 juin 2025, seuls les loyers perçus Ă partir de cette date peuvent ĂȘtre augmentĂ©s.
Comment contester la révision du loyer ?
En cas d'erreur de calcul, le locataire peut contester l'augmentation fixée par son propriétaire.
Le montant du litige est déterminant.
-
1. Mise en demeure (étape facultative)
Si vous ne parvenez pas Ă parler Ă votre locataire ou Ă votre propriĂ©taire (ou Ă lâagence immobiliĂšre), vous pouvez lui envoyer un courrier recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception.
Le courrier doit décrire les faits le plus précisément possible.
Vous devez y joindre des documents pour appuyer votre propos (textes de loi, copie du bail, quittances...).
Par exemple, si le propriĂ©taire a fait une erreur de calcul, le locataire peut contester la rĂ©vision annuelle du loyer Ă lâaide de ce type de courrier :
ModĂšle de document
Contester le montant d'une révision de loyer en cours de bailAccéder au modÚle de document
Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre
2. Démarche amiable (étape obligatoire)Si le litige persiste en dépit de la mise en demeure, il faut engager une démarche amiable en faisant intervenir :
- Soit la commission départementale de conciliation (CDC) (démarche gratuite),
- Soit un conciliateur de justice (démarche gratuite),
- Soit un médiateur civil (démarche payante).
Cette démarche amiable est obligatoire pour pouvoir ensuite saisir le juge.
3. Saisir le jugeEn cas d'échec de la démarche amiable, il faut saisir le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement loué, dans les 3 ans qui suivent la date de révision du loyer qui pose problÚme.
-
1. Mise en demeure (étape facultative)
Si vous ne parvenez pas Ă parler Ă votre locataire ou Ă votre propriĂ©taire (ou Ă lâagence immobiliĂšre), vous pouvez lui envoyer un courrier recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception.
Le courrier doit décrire les faits le plus précisément possible.
Vous devez y joindre des documents pour appuyer votre propos (textes de loi, copie du bail, quittances...).
Par exemple, si le propriĂ©taire a fait une erreur de calcul, le locataire peut contester la rĂ©vision annuelle du loyer Ă lâaide de ce type de courrier :
ModĂšle de document
Contester le montant d'une révision de loyer en cours de bailAccéder au modÚle de document
Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre
2. DĂ©marche amiable (Ă©tape facultative)Si le litige persiste en dĂ©pit de la mise en demeure, il peut ĂȘtre utile d'engager une dĂ©marche amiable en faisant intervenir :
- Soit la commission départementale de conciliation (CDC) (démarche gratuite),
- Soit un conciliateur de justice (démarche gratuite),
- Soit un médiateur civil (démarche payante).
3. Saisir le jugeIl faut saisir le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement loué, dans les 3 ans qui suivent la date de révision du loyer qui pose problÚme.
Attention :
Ces rÚgles ne s'appliquent pas au logement régi par la loi de 1948 ou conventionné Anah.
Exceptionnellement, le loyer peut ĂȘtre majorĂ© en cours de bail en cas de travaux d'amĂ©lioration faits aux frais du propriĂ©taire, dans le logement ou dans les parties communes de lâimmeuble.
Il peut sâagir de travaux apportant notamment :
- Un équipement nouveau, un service ou une qualité supérieurs au niveau des prestations existantes (par exemple : ascenseur)
- Une diminution des dépenses d'entretien et d'exploitation (par exemple : chaudiÚre conforme aux normes les plus récentes),
- Une plus grande sécurité pour les biens et les personnes (par exemple : porte blindée, digicode)
Le propriétaire et le locataire conviennent du montant de la majoration de loyer consécutive à ces travaux :
- Soit conformément à une clause déjà présente dans le bail
- Soit par la signature dâun avenant
Attention :
Majorer le loyer est interdit dans les cas suivants :
- En métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE)
- En Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er juillet 2024, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE).
Lorsque le propriĂ©taire fait Ă ses frais des travaux dâĂ©conomies dâĂ©nergie dans le logement ou dans les parties communes dâun bĂątiment achevĂ© avant 1990, il peut percevoir du locataire une contribution au partage des Ă©conomies de charges.
Cette contribution est due Ă partir de lâachĂšvement des travaux, aux conditions suivantes :
- Le propriétaire a convenu préalablement avec le locataire des travaux à faire, de leur modalités de réalisation, des économies de charges attendues et de la contribution du locataire au partage des économies de charges (notamment sa durée).
- Les travaux bénéficient directement au locataire.
- Le propriétaire fournit au locataire le formulaire cerfa n°13968
- Un ensemble de travaux a été fait dans le logement, ou le logement est désormais classé de A à E (classement indiqué sur le DPE).
La contribution est interdite dans les cas suivants :
- En métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le )
- En Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er juillet 2024, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le ).
Le montant de la contribution dĂ©pend de la date dâachĂšvement du bĂątiment et des travaux rĂ©alisĂ©s :
-
La contribution mensuelle demandĂ©e au locataire peut ĂȘtre :
- Soit forfaitaire, fixe et non rĂ©visable. Dâun montant de 10 ⏠pour un logement dâune piĂšce principale, de 15 ⏠pour un logement de 2 ou 3 piĂšces principales, et de 20 ⏠pour un logement de 4 piĂšces principales ou plus.
- Soitfixe, non rĂ©visable et calculĂ©e de 2 façons. Mais son montant ne peut pas dĂ©passer la moitiĂ© des Ă©conomies dâĂ©nergie attendues.
La contribution nâest due que pour certains travaux.
Soit des travaux permettant dâatteindre une performance Ă©nergĂ©tique globale minimale, en limitant la consommation dâĂ©nergie du bĂątiment pour le chauffage, lâeau chaude sanitaire, le refroidissement, lâĂ©clairage en dessous dâun seuil. Dans ce cas, un bureau dâĂ©tudes doit faire une Ă©tude thermique prĂ©alable pour dĂ©terminer les travaux Ă faire pour atteindre cette performance Ă©nergĂ©tique globale minimale.
Soit pour la rĂ©alisation dâau moins 2 types de travaux suivants :
- Travaux d'isolation thermique des toitures,
- Travaux dâisolation thermique des murs donnant sur lâextĂ©rieur,
- Travaux dâisolation thermique des parois vitrĂ©es et portes donnant sur lâextĂ©rieur,
- Travaux de rĂ©gulation ou de remplacement de systĂšmes de chauffage ou de production dâeau chaude sanitaire performants,
- Travaux dâinstallation dâĂ©quipements de chauffage utilisant une source dâĂ©nergie renouvelable,
- Travaux dâinstallation dâĂ©quipements de production dâeau chaude sanitaire utilisant une source dâĂ©nergie renouvelable.
-
La contribution mensuelle demandée au locataire est forfaitaire, fixe et non révisable.
Elle est de 10 ⏠pour un logement dâune piĂšce principale, 15 ⏠pour un logement de 2 ou 3 piĂšces principales , et de 20 ⏠pour un logement de 4 piĂšces principales ou plus.
La contribution nâest due que pour la rĂ©alisation dâau moins 2 types de travaux suivants :
- Travaux d'isolation thermique des toitures,
- Travaux dâisolation thermique des murs donnant sur lâextĂ©rieur,
- Travaux dâisolation thermique des parois vitrĂ©es et portes donnant sur lâextĂ©rieur,
- Travaux de rĂ©gulation ou de remplacement de systĂšmes de chauffage ou de production dâeau chaude sanitaire performants,
- Travaux dâinstallation dâĂ©quipements de chauffage utilisant une source dâĂ©nergie renouvelable,
- Travaux dâinstallation dâĂ©quipements de production dâeau chaude sanitaire utilisant une source dâĂ©nergie renouvelable.
La contribution est due durant au maximum 15 ans. Si le locataire quitte dĂ©finitivement le logement, le propriĂ©taire peut percevoir la contribution du nouveau locataire Ă la condition quâil lui fournisse, avant de signer le nouveau bail :
- La justification des travaux faits et du maintien de la contribution,
- La date de fin de versement de la contribution.
La contribution doit figurer sur la quittance de loyer, au moyen dâune ligne intitulĂ©e Contribution au partage de lâĂ©conomie de charges. La date dâachĂšvement des travaux, ainsi que la date de mise en place et de fin de versement de la contribution, doivent Ă©galement ĂȘtre indiquĂ©s.
Ă savoir
Il est possible de consulter un modĂšle de quittance de loyer.
Attention :
Lorsque le logement est louĂ© avec un bail mobilitĂ©, le loyer ne doit pas ĂȘtre rĂ©visĂ© en cours de bail.
Le propriĂ©taire (ou l'agence immobiliĂšre) d'un logement mis en location avec un bail d'habitation, peut rĂ©viser le loyer 1 fois par an, si une clause du bail le prĂ©voit. Sans cette clause, le loyer ne peut pas ĂȘtre rĂ©visĂ©.
Attention :
Réviser le loyer est interdit dans les cas suivants :
- En métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE),
- En Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er juillet 2024, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE).
La date de l'IRL Ă prendre en compte est la date indiquĂ©e dans le bail. Il peut s'agir de la date de fin annuelle du bail ou d'une autre date convenue entre le propriĂ©taire (ou lâagence immobiliĂšre) et le locataire.
Si la date de l'IRL à prendre en compte n'est pas indiquée dans le bail, il faut prendre la date du dernier IRL publié par l'Insee au moment de la signature du bail.
Attention :
- Si un complément de loyer s'applique, le montant du loyer à réviser est égal au total du loyer de base et du complément de loyer.
- Si les charges sont Ă payer au forfait, ce montant peut ĂȘtre rĂ©visĂ© chaque annĂ©e selon les mĂȘmes rĂšgles que celles de la rĂ©vision du loyer.
L'indice de référence des loyers (IRL) sert de base pour calculer la révision du loyer. L'augmentation annuelle du loyer est plafonnée par l'évolution sur un an de l'IRL.
Pour calculer la révision du montant mensuel du loyer, le propriétaire (ou l'agence immobiliÚre) a besoin des 3 éléments suivants :
- Montant actuel du loyer mensuel
- IRL du trimestre de référence de l'année en cours
- IRL du trimestre de référence (prévu dans le bail ou dernier publié par l'Insee au moment de la signature du bail).
Le calcul consiste à faire l'opération suivante  :
Nouveau loyer = Montant actuel du loyer mensuel x IRL du trimestre de rĂ©fĂ©rence de lâannĂ©e en cours / IRL du mĂȘme trimestre de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente.
Ă savoir
Le rĂ©sultat du calcul doit ĂȘtre arrondi Ă la 2e dĂ©cimale la plus proche.
Exemple
Un bail signĂ© en mĂ©tropole (sur le continent) le 20 juillet 2025, et fixant le loyer mensuel Ă Â 600 âŹ, peut ĂȘtre rĂ©visĂ© le 20 juillet 2026.
Le dernier indice publié à la date de signature du bail est celui du 2e trimestre 2025, soit 146,68.
Le nouvel indice publié à la date de révision est celui du 2e trimestre 2026, soit 148,37.
Le 20 juillet 2026, date de la 1re rĂ©vision du loyer, le nouveau montant du loyer doit ĂȘtre calculĂ© de la maniĂšre suivante : 600 âŹÂ x 148,37 / 146,68 = 606,91 âŹ.
Rappel
Rappel
- Si les charges sont Ă payer au forfait, ce montant peut ĂȘtre rĂ©visĂ© chaque annĂ©e selon les mĂȘmes rĂšgles que celles de la rĂ©vision du loyer.
- Lorsque le logement est loué avec un bail mobilité, il est interdit de réviser le loyer en cours de bail.
La rĂ©vision annuelle du loyer nâest pas automatique. Le propriĂ©taire doit en informer le locataire par un courrier, envoyĂ© de prĂ©fĂ©rence par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception.
La rĂ©vision annuelle de loyer peut ĂȘtre faite durant l'annĂ©e qui suit la date de rĂ©vision du loyer.
La révision de loyer ne s'applique pas rétroactivement, mais seulement à partir de la date de la demande.
Lorsque le délai d'un an est écoulé, la révision non appliquée est perdue pour le propriétaire.
Exemple
Si la date de révision du loyer est le 13 mars 2025, le propriétaire peut réviser le loyer jusqu'au 12 mars 2026.
Mais si le propriĂ©taire n'en fait la demande que le 13 juin 2025, seuls les loyers perçus Ă partir de cette date peuvent ĂȘtre augmentĂ©s.
En cas d'erreur de calcul, le locataire peut contester l'augmentation fixée par son propriétaire.
Le montant du litige est déterminant.
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1. Mise en demeure (étape facultative)
Si vous ne parvenez pas Ă parler Ă votre locataire ou Ă votre propriĂ©taire (ou Ă lâagence immobiliĂšre), vous pouvez lui envoyer un courrier recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception.
Le courrier doit décrire les faits le plus précisément possible.
Vous devez y joindre des documents pour appuyer votre propos (textes de loi, copie du bail, quittances...).
Par exemple, si le propriĂ©taire a fait une erreur de calcul, le locataire peut contester la rĂ©vision annuelle du loyer Ă lâaide de ce type de courrier :
ModĂšle de document
Contester le montant d'une révision de loyer en cours de bailAccéder au modÚle de document
Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre
2. Démarche amiable (étape obligatoire)Si le litige persiste en dépit de la mise en demeure, il faut engager une démarche amiable en faisant intervenir :
- Soit la commission départementale de conciliation (CDC) (démarche gratuite),
- Soit un conciliateur de justice (démarche gratuite),
- Soit un médiateur civil (démarche payante).
Cette démarche amiable est obligatoire pour pouvoir ensuite saisir le juge.
3. Saisir le jugeEn cas d'échec de la démarche amiable, il faut saisir le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement loué, dans les 3 ans qui suivent la date de révision du loyer qui pose problÚme.
-
1. Mise en demeure (étape facultative)
Si vous ne parvenez pas Ă parler Ă votre locataire ou Ă votre propriĂ©taire (ou Ă lâagence immobiliĂšre), vous pouvez lui envoyer un courrier recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception.
Le courrier doit décrire les faits le plus précisément possible.
Vous devez y joindre des documents pour appuyer votre propos (textes de loi, copie du bail, quittances...).
Par exemple, si le propriĂ©taire a fait une erreur de calcul, le locataire peut contester la rĂ©vision annuelle du loyer Ă lâaide de ce type de courrier :
ModĂšle de document
Contester le montant d'une révision de loyer en cours de bailAccéder au modÚle de document
Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre
2. DĂ©marche amiable (Ă©tape facultative)Si le litige persiste en dĂ©pit de la mise en demeure, il peut ĂȘtre utile d'engager une dĂ©marche amiable en faisant intervenir :
- Soit la commission départementale de conciliation (CDC) (démarche gratuite),
- Soit un conciliateur de justice (démarche gratuite),
- Soit un médiateur civil (démarche payante).
3. Saisir le jugeIl faut saisir le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement loué, dans les 3 ans qui suivent la date de révision du loyer qui pose problÚme.
Les rĂšgles sont diffĂ©rentes selon le type de bail dâhabitation signé :
-
Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 17-1
Logement vide : révision annuelle et majoration exceptionnelle
-
Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 7-1
Logement vide : augmentation non rétroactive
-
Logement vide : majoration exceptionnelle
-
Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 25-3
Logement meublé : Augmentation non rétroactive (majoration et contribution interdites)
-
Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 25-9
Logement meublé : révision annuelle
-
Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 23-1
Logement vide : contribution au partage des économies de charges
-
Logement vide
-
Logement vide
-
Logement vide
-
Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 25-16
Bail mobilité : révision du loyer en cours de bail interdite
-
Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 25-12
Bail mobilité : majoration et contribution interdites
-
Code de procédure civile : article 750-1
Obligation de conciliation si litige infĂ©rieur Ă 5 000 âŹ
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Interdiction de location et gel des loyers des passoires énergétiques
MinistÚre chargé de l'environnement
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