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Fiche pratique

Obligation alimentaire liée au mariage : époux(se), beaux-parents....

Vérifié le 08/07/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Vous voulez vous marier et vous vous interrogez sur les obligations qui en découlent ? En vous mariant, vous vous engagez à apporter une aide matérielle à votre époux ou épouse. Vous vous engagez aussi à l'égard de vos beaux-parents. On parle d'obligation alimentaire. Celle-ci est toujours réciproque. Le montant de l'aide varie en fonction de vos ressources et des besoins de celui qui la demande. Nous vous présentons les informations à connaßtre.

En vous mariant, vous vous engagez à apporter votre aide à votre épouse ou époux si elle/il se retrouve dans le besoin.

Vous devrez lui fournir une aide matérielle pour lui permettre d'assurer sa subsistance. On parle d'obligation alimentaire.

L'obligation alimentaire s'applique du fait de votre mariage, quel que soit le régime matrimonial pour lequel vous optez.

Il est impossible d'y renoncer (par exemple par contrat).

Vous vous engagez de la mĂȘme maniĂšre envers vos beaux-parents, c'est-Ă -dire les parents de votre Ă©poux ou Ă©pouse.

L'obligation alimentaire est toujours réciproque.

Votre épouse ou époux et vos beaux-parents sont donc également engagés envers vous.

L'aide porte sur les dépenses nécessaires à la vie courante (nourriture, logement, santé, etc.).

  À savoir

Vous avez Ă©galement une obligation de contribution aux charges du mariage. Celle-ci s'applique mĂȘme si votre Ă©poux ou Ă©pouse n'est pas dans le besoin. Elle porte aussi sur les dĂ©penses liĂ©es aux enfants et aux loisirs.

L'obligation alimentaire est une conséquence du mariage.

Elle dépend des personnes concernées :

  • L'obligation alimentaire due Ă  votre Ă©pouse ou Ă©poux prend la forme d'un devoir de secours.

    En cas de séparation de corps ou de fait, cette obligation est maintenue.

    L'obligation de l'épouse ou époux prime sur celle imposée aux descendants, ou aux gendres et belles-filles (les brus).

    Une personne dans le besoin doit donc demander l'aide de son époux avant de solliciter celle de ses enfants (si l'aide que peut apporter son époux est insuffisante).

  • Vous devez une obligation alimentaire aux parents de votre Ă©pouse ou Ă©poux.

    Cette obligation est toujours réciproque.

    Vos beaux-parents ont donc aussi une obligation alimentaire à votre égard.

     Ă€ noter

    Lorsque celui qui sollicite l'aide vous a gravement nui (violences, par exemple), vous pouvez demander au juge de vous décharger de votre obligation alimentaire.

L'obligation alimentaire peut ĂȘtre apportĂ©e par l'un des moyens suivants :

  • En nature (par exemple, logement gratuit, nourriture)
  • Par une pension versĂ©e en argent.

Le montant de l'obligation à apporter dépend à la fois des besoins de celui qui demande l'aide et des ressources de celui doit la verser.

Besoins du demandeur d'aide

Celui qui rĂ©clame l'aide alimentaire (le crĂ©ancier d'aliments) doit ĂȘtre dans le besoin.

Il doit ĂȘtre dans l'impossibilitĂ© de pourvoir Ă  sa subsistance par ses biens personnels ou son travail.

Le besoin porte sur tout ce qui est nécessaire à la vie courante.

Cela comprend les éléments suivants :

  • Nourriture
  • VĂȘtements
  • Logement (y compris chauffage, Ă©clairage)
  • SantĂ© (mĂ©dicaments, frais d'hospitalisation, etc.).

 Ă€ noter

L'obligation alimentaire comprend les frais d'accueil en maison de retraite.

Ressources de celui qui doit verser l'aide

Celui à qui on réclame l'aide (le débiteur d'aliments) doit avoir des revenus suffisants.

Toutes ses ressources personnelles sont prises en compte.

S'il vit en couple, le partage des charges courantes avec son époux ou épouse (loyer, emprunt, etc.) est pris en compte.

La démarche dépend de votre situation :

  • Vous pouvez demander directement de l'aide Ă  votre Ă©pouse ou Ă©poux ou Ă  vos beaux-parents.

    Vous devez en priorité vous adresser à votre épouse ou époux, si elle ou il dispose des ressources nécessaires.

    L'obligation alimentaire peut ĂȘtre attribuĂ©e d'un commun accord.

      À savoir

    Vous pouvez faire appel Ă  un mĂ©diateur familial pour vous aider Ă  trouver un accord. L'accord peut ĂȘtre homologuĂ© par le juge.

    • Si votre tentative de rĂšglement amiable a Ă©chouĂ©, vous devez demander au Jaf de fixer le montant de l'obligation alimentaire.

      Vous pouvez utiliser le formulaire suivant :

      Formulaire
      RequĂȘte en obligation alimentaire - Saisine du juge aux affaires familiales

      Cerfa n° 15454*03

      AccĂ©der au formulaire  

      MinistÚre chargé de la justice

      Le juge compétent est le Jaf du tribunal judiciaire de votre résidence ou de celle de la personne à qui vous réclamez de l'aide.

      Vous devez prouver les éléments suivants :

      • Vous ĂȘtes dans le besoin
      • Votre Ă©pouse ou Ă©poux (ou votre beau-parent) a des ressources suffisantes pour vous apporter une aide alimentaire.

      Le juge se place Ă  la date oĂč il dĂ©cide pour Ă©valuer vos besoins.

      Il tient compte de votre situation (ùge, charges familiales, état de santé, etc.).

      L'assistance d'un avocat n'est pas obligatoire, mais elle est recommandée.

        À savoir

      Si vous avez Ă©tĂ© pris en charge par un tiers (hĂŽpital, dĂ©partement, etc.), celui-ci peut directement demander Ă  ĂȘtre remboursĂ© par la personne qui a une obligation alimentaire envers vous. C'est le cas, par exemple, pour des frais d'hospitalisation ou d'hĂ©bergement en maison de retraite.

    • Vous devez prouver toutes les charges que vous invoquez pour fixer le montant de l'aide (ou pour ne pas avoir Ă  la payer).

      Pour évaluer vos ressources, le juge se place à la date à laquelle il prend sa décision.

      Il tient compte de votre situation (ùge, charges familiales, état de santé, etc.).

      L'assistance d'un avocat n'est pas obligatoire, mais elle est recommandée.

Si la pension qui vous a été attribuée n'est pas versée, vous pouvez utiliser les moyens suivants :

Si vous disposez d'un jugement, vous pouvez entamer une procédure de paiement direct dÚs le 1er impayé.

Vous devez vous adresser Ă  un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire).

La pension sera prélevée directement, par exemple sur le salaire ou le compte bancaire de celui qui doit la verser.

En cas d'échec, vous pouvez demander un recouvrement par le Trésor public en sollicitant le procureur de la République dont dépend votre domicile.

Si la pension alimentaire fixée par le juge n'est pas versée pendant plus de 2 mois, il s'agit d'un abandon de famille.

C'est un dĂ©lit puni d'une peine pouvant aller jusqu'Ă  2 ans d'emprisonnement et 15 000 € d'amende.

Vous devez écrire au procureur de la République du tribunal judiciaire dont dépend votre domicile (ou celui de la personne qui vous doit la pension).

La situation dĂ©pend du crĂ©ancier de l’aide alimentaire :

  • L'obligation alimentaire prend fin en cas de divorce.

  • L’obligation dĂ©pend de votre situation :

    • L'obligation alimentaire vis-Ă -vis de vos beaux-parents (de votre gendre ou de votre belle-fille) prend fin dans les cas suivants :

      • DĂ©cĂšs de l’épouse ou Ă©poux
      • Divorce.
    • L'obligation alimentaire vis-Ă -vis de vos beaux-parents (de votre gendre ou de votre belle-fille) prend fin dans les cas suivants :

      • DĂ©cĂšs de l’épouse ou Ă©poux et des enfants communs des 2 Ă©poux
      • Divorce.

      En cas de décÚs de votre épouse ou époux, vous restez donc tenu d'une obligation alimentaire à l'égard des parents de votre épouse ou époux décédé, tant que vos enfants communs sont vivants.

      L’obligation persiste si vous vous remariez aprùs votre veuvage.

       Ă€ noter

      L’obligation alimentaire Ă©tant rĂ©ciproque, vos beaux-parents restent aussi tenus de vous aider tant que vos enfants sont vivants.

      En cas de divorce, l'obligation alimentaire vis-Ă -vis de vos beaux-parents disparaĂźt.