Fiche pratique
Expulsion d'un étranger hors de France
Vérifié le 20/10/2025 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
L'expulsion est une mesure de police administrative visant Ă Ă©loigner un Ă©tranger du territoire français. Elle est prononcĂ©e dans des situations trĂšs graves, liĂ©es Ă la protection de l'ordre public ou en cas d'atteinte Ă la sĂ»retĂ© de lâĂtat. Elle est prise par le prĂ©fet ou par le ministre de l'intĂ©rieur. L'Ă©tranger peut ĂȘtre renvoyĂ© de force dans son pays d'origine ou dans un autre pays. Quels motifs et comment se dĂ©roule la procĂ©dure d'expulsion ? Nous faisons un point sur la rĂ©glementation.
Vous pouvez ĂȘtre expulsĂ© hors de France si vous ĂȘtes Ă©tranger et que vous reprĂ©sentez une menace grave pour la sĂ»retĂ© de l'Ătat ou l'ordre public. Vous pouvez ĂȘtre expulsĂ© mĂȘme si vous ĂȘtes en situation rĂ©guliĂšre en France.
La menace est évaluée par l'administration en fonction de votre comportement : violences, trafic de drogue, incitation au terrorisme, etc. Il n'est pas nécessaire d'avoir fait l'objet d'une condamnation pénale.
Des exceptions existent pour certaines catégories de ressortissants, qui peuvent bénéficier d'une protection.
Vos liens privĂ©s et familiaux en France ou votre Ă©tat de santĂ©, par exemple, peuvent empĂȘcher que vous soyez expulsĂ©. Mais vos liens privĂ©s et familiaux en France ou votre Ă©tat de santĂ© ne vous protĂšgent pas totalement d'une expulsion. La mesure reste possible et elle est proportionnĂ©e Ă la menace que vous reprĂ©sentez.
Les motifs de votre expulsion varient en fonction de la combinaison de différents paramÚtres, notamment de votre durée de présence en France :
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Si vous ĂȘtes arrivĂ© en France avant l'Ăąge de 13 ans et y rĂ©sidez habituellement, vous bĂ©nĂ©ficiez d'une protection dite quasi absolue. Mais cette protection peut vous ĂȘtre retirĂ©e.
En effet, vous pouvez ĂȘtre expulsĂ© dans les cas suivants :
- Comportements terroristes ou compromettant les intĂ©rĂȘts fondamentaux de l'Ătat
- Actes de provocation délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre 1 personne ou un groupe de personnes
- Violation délibérée et d'une particuliÚre gravité des principes de la République.
Ou dans les cas suivants :
- Vous avez dĂ©jĂ fait l'objet d'une condamnation dĂ©finitive pour des crimes ou dĂ©lits passibles d'au moins 5 ans de prison ou 3 ans en rĂ©cidive de crimes ou dĂ©lits punis de la mĂȘme peine
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre d'un élu ou d'un agent public
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre de votre famille
- Vous vivez en France en état de polygamie
- Vous ĂȘtes en situation irrĂ©guliĂšre au regard du sĂ©jour en France (sauf si cette irrĂ©gularitĂ© rĂ©sulte du retrait du titre de sĂ©jour pour menace Ă l'ordre public).
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Les motifs de l'expulsion varient selon votre situation familiale :
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Si vous ĂȘtes prĂ©sent depuis plus de 10 ans en France avec un titre de sĂ©jour valide (sauf si ce titre est une carte de sĂ©jour Ă©tudiant), vous bĂ©nĂ©ficiez d'une protection dite relative. Mais cette protection peut vous ĂȘtre retirĂ©e.
En effet, vous pouvez ĂȘtre expulsĂ© en cas de nĂ©cessitĂ© impĂ©rieuse pour la sĂ»retĂ© de l'Ătat ou la sĂ©curitĂ© publique ou dans l'un des cas suivants :
- Vous avez fait l'objet d'une condamnation définitive pour des crimes ou délits punis de 3 ans ou plus d'emprisonnement
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre d'un élu ou d'un agent public
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre de votre famille
- Vous vivez en France en état de polygamie
- Vous ĂȘtes en situation irrĂ©guliĂšre au regard du sĂ©jour en France (sauf si cette irrĂ©gularitĂ© rĂ©sulte du retrait du titre de sĂ©jour pour menace Ă l'ordre public).
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Si vous rĂ©sidez rĂ©guliĂšrement en France depuis plus de 10 ans et ĂȘtes mariĂ© depuis au moins 4 ans Ă un Français, vous bĂ©nĂ©ficiez d'une protection dite quasi absolue. Votre Ă©poux doit avoir conservĂ© la nationalitĂ© française. La communautĂ© de vie doit toujours ĂȘtre effective.
Mais cette protection peut vous ĂȘtre retirĂ©e.
En effet, vous pouvez ĂȘtre expulsĂ© dans les cas suivants :
- Comportements terroristes ou compromettant les intĂ©rĂȘts fondamentaux de l'Ătat
- Actes de provocation délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre 1 personne ou un groupe de personnes
- Violation délibérée et d'une particuliÚre gravité des principes de la République.
Ou dans les cas suivants :
- Vous avez dĂ©jĂ fait l'objet d'une condamnation dĂ©finitive pour des crimes ou dĂ©lits passibles d'au moins 5 ans de prison ou 3 ans en rĂ©cidive de crimes ou dĂ©lits punis de la mĂȘme peine
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre d'un élu ou d'un agent public
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre de votre famille
- Vous vivez en France en état de polygamie
- Vous ĂȘtes en situation irrĂ©guliĂšre au regard du sĂ©jour en France (sauf si cette irrĂ©gularitĂ© rĂ©sulte du retrait du titre de sĂ©jour pour menace Ă l'ordre public).
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Si vous rĂ©sidez rĂ©guliĂšrement en France depuis plus de 10 ans et ĂȘtes mariĂ© depuis au moins 4 ans Ă un Ă©tranger rĂ©sidant en France depuis qu'il a atteint l'Ăąge de 13 ans, vous bĂ©nĂ©ficiez d'une protection dite quasi absolue. La communautĂ© de vie doit toujours ĂȘtre effective.
Mais cette protection peut vous ĂȘtre retirĂ©e.
En effet, vous pouvez ĂȘtre expulsĂ© dans les cas suivants :
- Comportements terroristes ou compromettant les intĂ©rĂȘts fondamentaux de l'Ătat
- Actes de provocation délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre 1 personne ou un groupe de personnes
- Violation délibérée et d'une particuliÚre gravité des principes de la République.
Ou dans les cas suivants :
- Vous avez dĂ©jĂ fait l'objet d'une condamnation dĂ©finitive pour des crimes ou dĂ©lits passibles d'au moins 5 ans de prison ou 3 ans en rĂ©cidive de crimes ou dĂ©lits punis de la mĂȘme peine
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre d'un élu ou d'un agent public
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre de votre famille
- Vous vivez en France en état de polygamie
- Vous ĂȘtes en situation irrĂ©guliĂšre au regard du sĂ©jour en France (sauf si cette irrĂ©gularitĂ© rĂ©sulte du retrait du titre de sĂ©jour pour menace Ă l'ordre public).
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Si vous rĂ©sidez rĂ©guliĂšrement en France depuis plus de 10 ans et ĂȘtes pĂšre ou mĂšre d'un enfant français mineur rĂ©sidant en France, vous bĂ©nĂ©ficiez d'une protection dite quasi absolue. Vous devez ĂȘtre non-polygame et contribuer Ă l'entretien et Ă l'Ă©ducation de votre enfant depuis sa naissance ou depuis au moins 1 an.
Mais cette protection peut vous ĂȘtre retirĂ©e.
En effet, vous pouvez ĂȘtre expulsĂ© dans les cas suivants :
- Comportements terroristes ou compromettant les intĂ©rĂȘts fondamentaux de l'Ătat
- Actes de provocation délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre 1 personne ou un groupe de personnes
- Violation délibérée et d'une particuliÚre gravité des principes de la République.
Ou dans les cas suivants :
- Vous avez dĂ©jĂ fait l'objet d'une condamnation dĂ©finitive pour des crimes ou dĂ©lits passibles d'au moins 5 ans de prison ou 3 ans en rĂ©cidive de crimes ou dĂ©lits punis de la mĂȘme peine
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre d'un élu ou d'un agent public
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre de votre famille
- Vous vivez en France en état de polygamie
- Vous ĂȘtes en situation irrĂ©guliĂšre au regard du sĂ©jour en France (sauf si cette irrĂ©gularitĂ© rĂ©sulte du retrait du titre de sĂ©jour pour menace Ă l'ordre public).
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Si vous résidez réguliÚrement en France depuis plus de 20 ans, vous bénéficiez d'une protection dite quasi absolue.
Mais cette protection peut vous ĂȘtre retirĂ©e.
En effet, vous pouvez ĂȘtre expulsĂ© dans les cas suivants :
- Comportements terroristes ou compromettant les intĂ©rĂȘts fondamentaux de l'Ătat
- Actes de provocation délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre 1 personne ou un groupe de personnes
- Violation délibérée et d'une particuliÚre gravité des principes de la République.
Ou dans les cas suivants :
- Vous avez dĂ©jĂ fait l'objet d'une condamnation dĂ©finitive pour des crimes ou dĂ©lits passibles d'au moins 5 ans de prison ou 3 ans en rĂ©cidive de crimes ou dĂ©lits punis de la mĂȘme peine
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre d'un élu ou d'un agent public
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre de votre famille
- Vous vivez en France en état de polygamie
- Vous ĂȘtes en situation irrĂ©guliĂšre au regard du sĂ©jour en France (sauf si cette irrĂ©gularitĂ© rĂ©sulte du retrait du titre de sĂ©jour pour menace Ă l'ordre public).
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Les motifs varient selon votre situation familiale ou votre état de santé :
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Si vous ĂȘtes mariĂ© depuis au moins 3 ans Ă un Français qui a conservĂ© la nationalitĂ© française, vous bĂ©nĂ©ficiez d'une protection dite relative. La communautĂ© de vie entre les Ă©poux doit toujours ĂȘtre effective.
Mais cette protection peut vous ĂȘtre retirĂ©e.
En effet, vous pouvez ĂȘtre expulsĂ© en cas de nĂ©cessitĂ© impĂ©rieuse pour la sĂ»retĂ© de l'Ătat ou la sĂ©curitĂ© publique ou dans l'un des cas suivants :
- Vous avez fait l'objet d'une condamnation définitive pour des crimes ou délits punis de 3 ans ou plus d'emprisonnement
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre d'un élu ou d'un agent public
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre de votre famille
- Vous vivez en France en état de polygamie
- Vous ĂȘtes en situation irrĂ©guliĂšre au regard du sĂ©jour en France (sauf si cette irrĂ©gularitĂ© rĂ©sulte du retrait du titre de sĂ©jour pour menace Ă l'ordre public).
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Si vous ĂȘtes le pĂšre ou la mĂšre d'un enfant français mineur rĂ©sidant en France, vous bĂ©nĂ©ficiez d'une protection dite relative. Vous devez contribuer Ă l'entretien et Ă l'Ă©ducation de votre enfant depuis sa naissance ou depuis au moins 1 an.
Mais cette protection peut vous ĂȘtre retirĂ©e.
En effet, vous pouvez ĂȘtre expulsĂ© en cas de nĂ©cessitĂ© impĂ©rieuse pour la sĂ»retĂ© de l'Ătat ou la sĂ©curitĂ© publique ou dans l'un des cas suivants :
- Vous avez fait l'objet d'une condamnation définitive pour des crimes ou délits punis de 3 ans ou plus d'emprisonnement
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre d'un élu ou d'un agent public
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre de votre famille
- Vous vivez en France en état de polygamie
- Vous ĂȘtes en situation irrĂ©guliĂšre au regard du sĂ©jour en France (sauf si cette irrĂ©gularitĂ© rĂ©sulte du retrait du titre de sĂ©jour pour menace Ă l'ordre public).
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La situation est diffĂ©rente si vous ĂȘtes malade ou si vous ĂȘtes accidentĂ© du travail ou atteint dâune maladie professionnelle :
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Si vous rĂ©sidez habituellement en France et ĂȘtes atteint d'une maladie grave qui ne peut ĂȘtre soignĂ©e dans votre pays d'origine, vous bĂ©nĂ©ficiez d'une protection dite quasi absolue.
Mais cette protection peut vous ĂȘtre retirĂ©e.
En effet, vous pouvez ĂȘtre expulsĂ© dans les cas suivants :
- Comportements terroristes ou compromettant les intĂ©rĂȘts fondamentaux de l'Ătat
- Actes de provocation délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre 1 personne ou un groupe de personnes
- Violation délibérée et d'une particuliÚre gravité des principes de la République.
Ou dans les cas suivants :
- Vous avez dĂ©jĂ fait l'objet d'une condamnation dĂ©finitive pour des crimes ou dĂ©lits passibles d'au moins 5 ans de prison ou 3 ans en rĂ©cidive de crimes ou dĂ©lits punis de la mĂȘme peine
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre d'un élu ou d'un agent public
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre de votre famille
- Vous vivez en France en état de polygamie
- Vous ĂȘtes en situation irrĂ©guliĂšre au regard du sĂ©jour en France (sauf si cette irrĂ©gularitĂ© rĂ©sulte du retrait du titre de sĂ©jour pour menace Ă l'ordre public).
Si vous demandez une protection contre une mesure dâexpulsion du fait de votre Ă©tat de santĂ©, lâavis sera rendu par un collĂšge de mĂ©decins de lâOfii. Si vous ĂȘtes incarcĂ©rĂ©, lâavis sera rendu par un seul mĂ©decin de lâOFII.
Si vous faites dĂ©jĂ lâobjet dâune mesure dâexpulsion, et obtenez un report de votre Ă©loignement du fait de votre Ă©tat de santĂ©, vous pourrez faire lâobjet dâune assignation Ă rĂ©sidence pendant la durĂ©e des soins.
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Si vous ĂȘtes bĂ©nĂ©ficiaire d'une rente française d'accident du travail ou de maladie professionnelle, dont le taux d'incapacitĂ© permanente est Ă©gale au moins Ă 20 %, vous bĂ©nĂ©ficiez d'une protection dite relative.
Mais cette protection peut vous ĂȘtre retirĂ©e.
En effet, vous pouvez ĂȘtre expulsĂ© en cas de nĂ©cessitĂ© impĂ©rieuse pour la sĂ»retĂ© de l'Ătat ou la sĂ©curitĂ© publique ou dans l'un des cas suivants :
- Vous avez fait l'objet d'une condamnation définitive pour des crimes ou délits punis de 3 ans ou plus d'emprisonnement
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre d'un élu ou d'un agent public
- Vous avez commis les faits à l'origine de la décision d'expulsion à l'encontre de votre famille
- Vous vivez en France en état de polygamie
- Vous ĂȘtes en situation irrĂ©guliĂšre au regard du sĂ©jour en France (sauf si cette irrĂ©gularitĂ© rĂ©sulte du retrait du titre de sĂ©jour pour menace Ă l'ordre public).
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Ă noter
Un mineur ne peut pas faire l'objet d'une expulsion. Toutefois, il peut ĂȘtre Ă©loignĂ© avec ses parents s'ils sont tous les 2 expulsĂ©s.
La dĂ©cision est prise par le prĂ©fet du lieu de rĂ©sidence de l'Ă©tranger ou, si ce dernier est dĂ©tenu dans un Ă©tablissement pĂ©nitentiaire, du prĂ©fet du dĂ©partement oĂč est situĂ© cet Ă©tablissement. Ă Paris, le prĂ©fet compĂ©tent est le prĂ©fet de police. On parle d'arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral d'expulsion (APE).
Dans certains cas toutefois, seul le ministre de l'intĂ©rieur est compĂ©tent, on parle alors d'arrĂȘtĂ© ministĂ©riel d'expulsion (AME). Il s'agit des cas suivants :
- Expulsion d'un Ă©tranger protĂ©gĂ© qui constitue une nĂ©cessitĂ© pour la sĂ»retĂ© de l'Ătat ou la sĂ©curité publique
- Expulsion d'un Ă©tranger protĂ©gĂ© en cas de comportements d'une particuliĂšre gravitĂ© (atteinte aux intĂ©rĂȘts fondamentaux de l'Ătat, violation des principes de la RĂ©publique, activitĂ©s terroristes, notamment)
- Expulsion en cas de menace grave pour l'ordre public et d'urgence absolue.
Sauf en cas d'urgence absolue, le préfet de votre département de résidence ou le ministre de l'intérieur doit vous convoquer devant une commission avant de prendre sa décision. à Paris, le préfet compétent est le préfet de police.
Vous devez ĂȘtre informĂ© par un bulletin spĂ©cial vous convoquant pour ĂȘtre entendu devant une commission d'expulsion (Comex).
Ce bulletin vous est notifiĂ© au moins 15 jours avant la rĂ©union de la commission soit par un policier Ă votre domicile, soit en prison. Vous devez accuser rĂ©ception de cette convocation. Si le bulletin n'a pas pu vous ĂȘtre remis, votre convocation vous est envoyĂ©e, Ă votre derniĂšre adresse connue, en lettre recommandĂ©e avec avis de rĂ©ception, confirmĂ©e le jour mĂȘme par lettre simple.
Les informations suivantes vous sont communiquées :
- Faits motivant votre procédure d'expulsion
- Date, heure et lieu de la rĂ©union de la commission d'expulsion Ă laquelle vous ĂȘtes convoquĂ©
- CaractÚre public des débats
- Possibilité de vous présenter seul ou assisté d'un conseil (avocat ou toute personne de votre choix)
- PossibilitĂ© d'ĂȘtre entendu avec un interprĂšte devant la commission
- Possibilité de demander l'aide juridictionnelle
- Droit à communication de votre dossier et de présenter un mémoire en défense
- Voies de recours contre l'arrĂȘtĂ©, s'il est pris.
Vous ĂȘtes entendu par la Comex. Les dĂ©bats sont publics et porteront sur les faits qui vous sont reprochĂ©s, la caractĂ©risation de la menace Ă l'ordre public et votre situation personnelle, familiale, sociale et professionnelle. Vous pouvez faire valoir toutes les raisons pour vous opposer Ă votre expulsion.
Si vous ne vous présentez pas personnellement devant la commission d'expulsion à la date prévue, celle-ci émet son avis.
La Comex doit donner son avis sur le dossier dans le mois suivant la remise de la convocation. Cet avis doit ĂȘtre accompagnĂ© d'une explication dĂ©taillĂ©e, on dit qu'il doit ĂȘtre motivĂ©, donc explicitĂ© en droit et dans les faits.
Lorsque vous ou votre avocat demandez le renvoi de la réunion pour un motif légitime, la Comex prolonge ce délai d'1 mois supplémentaire maximum, à compter de la décision accordant ce renvoi.
à la fin du délai d'1 mois ou, si la commission l'a prolongé, à la fin du délai supplémentaire qu'elle a fixé, les formalités de consultation de la commission sont considérées comme remplies.
L'avis de la Comex vous est communiquĂ©. Un procĂšs-verbal enregistrant vos explications et l'avis argumentĂ© de la commission est Ă©galement communiquĂ© au prĂ©fet ou au ministre de lâintĂ©rieur. Cet avis ne les lie pas dans leur dĂ©cision (ils ne sont pas obligĂ©s de le suivre).
Si une dĂ©cision d'expulsion est prise, vous pouvez ĂȘtre renvoyĂ© de force hors de France, sauf si une dĂ©cision de justice l'interdit. La dĂ©cision d'expulsion prĂ©cise sâil sâagit dâune expulsion immĂ©diate ou dâune expulsion diffĂ©rĂ©e. Ă lâissue de cette mesure, votre titre de sĂ©jour vous est retirĂ©. Vous n'aurez pas le droit de revenir en France Ă moins que la mesure soit annulĂ©e par le tribunal administratif ou abrogĂ©e par l'autoritĂ© administrative, en cas de recours.
Ă noter
Si la Comex n'a pas rendu son avis dans les dĂ©lais, le prĂ©fet ou le ministre doit vous en informer. Toutefois, le prĂ©fet ou le ministre peut prendre sa dĂ©cision, mĂȘme si la Comex ne donne pas son avis.
Si une dĂ©cision d'expulsion est prise, l'Ă©tranger peut ĂȘtre renvoyĂ© de force hors de France. La dĂ©cision prĂ©cise si l'expulsion est immĂ©diate ou diffĂ©rĂ©e avec assignation Ă rĂ©sidence :
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La mesure d'expulsion peut ĂȘtre appliquĂ©e immĂ©diatement, mĂȘme si un recours est dĂ©posĂ©. Vous pouvez, par exemple, ĂȘtre expulsĂ© dĂšs votre sortie de prison ou aprĂšs une arrestation Ă votre domicile.
Vous pouvez ĂȘtre contraint par la force Ă monter dans un moyen de transport (avion, train, bateau, etc.) et ĂȘtre sous escorte policiĂšre pendant toute la durĂ©e du voyage.
Vous pouvez aussi ĂȘtre placĂ© en centre de rĂ©tention pendant l'organisation de votre retour.
Votre titre de séjour vous est retiré.
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Dans certains cas, au lieu d'ĂȘtre directement expulsĂ©, vous pouvez ĂȘtre assignĂ© Ă rĂ©sidence Ă vos frais, dans un lieu en France dĂ©signĂ© par l'administration.
2 situations sont possibles :
- Assignation à résidence dans l'attente de la décision d'éloignement
- Assignation à résidence en cas de report de l'éloignement.
L'expulsion différée avec assignation à résidence s'applique par exemple dans l'un des cas suivants :
- Menace de votre vie ou libertĂ© dans votre pays d'origine (par exemple, application de la peine de mort) ou si vous ĂȘtes exposĂ© dans votre pays d'origine Ă la torture, Ă des peines ou des traitements inhumains ou dĂ©gradants. L'assignation est prononcĂ©e jusqu'Ă ce que l'expulsion soit possible.
- Impossibilité de vous rendre dans votre pays (conflit en cours) ou de vous rendre dans un autre pays (pas d'accord d'admission dans les pays sollicités). L'assignation est alors prononcée jusqu'à ce que l'expulsion soit possible.
- Lorsque vous ĂȘtes gravement malade et en l'absence de traitement appropriĂ© dans votre pays de renvoi, il n'y a pas de durĂ©e limite pour cette assignation Ă rĂ©sidence.
- Lorsque vous bĂ©nĂ©ficiez de la protection dite relative, vous pouvez alors bĂ©nĂ©ficier d'une autorisation provisoire de travail. L'assignation peut ĂȘtre annulĂ©e Ă tout moment si vous commettez de nouveaux troubles Ă l'ordre public. Vous serez alors directement expulsable.
L'assignation Ă rĂ©sidence, dans l'attente de la dĂ©cision d'Ă©loignement, ne peut pas excĂ©der une durĂ©e de 45 jours. Elle est renouvelable 2 fois dans la mĂȘme limite de durĂ©e.
L'assignation à résidence en cas de report de l'éloignement ne prévoit pas de durée maximale.
Dans tous les cas, vous devez vous signaler rĂ©guliĂšrement Ă la police ou Ă la gendarmerie. Le nombre de prĂ©sentations aux services de police ou aux unitĂ©s de gendarmerie peut ĂȘtre portĂ© Ă 4 par jour.
L'autoritĂ© administrative fixe, par une dĂ©cision distincte de la dĂ©cision d'Ă©loignement, le pays vers lequel vous pouvez ĂȘtre renvoyĂ©.
Vous pouvez ĂȘtre renvoyĂ© vers le pays :
- Dont vous avez la nationalitĂ©, sauf si vous ĂȘtes reconnu rĂ©fugiĂ© ou bĂ©nĂ©ficiaire de la protection subsidiaire ou si votre demande d'asile est en cours
- Ou qui vous a délivré un document de voyage en cours de validité
- Ou, avec votre accord, vers tout autre pays dans lequel vous ĂȘtes lĂ©galement admissible et dans lequel votre vie et votre libertĂ© ne sont pas menacĂ©es.
Toutefois, vous ne pouvez pas ĂȘtre expulsĂ© vers un pays dans lequel :
- Votre vie ou votre liberté sont menacées
- Ou vous ĂȘtes exposĂ© Ă la torture, Ă des peines ou des traitements inhumains ou dĂ©gradants.
La mesure d'expulsion a pour effet d'interdire le retour en France de l'étranger.
Vous ne pourrez revenir en France que dans l'une des situations suivantes :
- Annulation de la mesure à partir d'une date donnée
- Annulation de la mesure comme si elle n'avait jamais existé (on parle dans ce cas d'une abrogation).
Des recours contre la mesure d'expulsion sont possibles, mais ils n'empĂȘchent pas l'expulsion d'ĂȘtre rĂ©alisĂ©e.
Vous pouvez saisir le juge administratif d'un recours en annulation. Vous pouvez également demander directement à l'administration de mettre un terme à sa décision pour l'avenir.
La mesure sera également réexaminée automatiquement tous les 5 ans par l'administration.
Recours en annulation devant le tribunal administratif
L'arrĂȘtĂ© dâexpulsion peut ĂȘtre contestĂ© devant le tribunal administratif territorialement compĂ©tent. Le dĂ©lai de contestation varie selon que vous ĂȘtes en France ou Ă l'Ă©tranger :
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Le tribunal administratif compétent pour votre recours est différent en fonction de l'autorité à l'origine de la décision d'expulsion (préfet ou ministre de l'intérieur) :
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Vous devez dĂ©poser votre recours dans un dĂ©lai maximum de 4 mois aprĂšs la notification de l'arrĂȘtĂ© d'expulsion, devant le tribunal administratif de votre ancien lieu de rĂ©sidence ou d'emprisonnement.
OĂč sâadresser ?
Vous pouvez présenter seul votre recours ou vous faire assister d'un avocat.
OĂč sâadresser ?
Vous pouvez bénéficier, sous certaines conditions, de l'aide juridictionnelle.
En cas de rejet de votre recours par le tribunal, vous pouvez faire appel devant la cour administrative d'appel dans un délai maximum de 4 mois suivant la notification du jugement.
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Vous devez dĂ©poser votre recours, dans un dĂ©lai maximum de 4 mois aprĂšs la notification de l'arrĂȘtĂ© d'expulsion, devant le tribunal administratif de Paris.
OĂč sâadresser ?
Vous pouvez présenter seul votre recours ou vous faire assister d'un avocat.
OĂč sâadresser ?
Vous pouvez bénéficier, sous certaines conditions, de l'aide juridictionnelle.
En cas de rejet de votre recours par le tribunal, vous pouvez faire appel devant la cour administrative d'appel dans un délai maximum de 2 mois suivant la notification du jugement.
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Le tribunal administratif compétent pour votre recours est différent en fonction de l'autorité à l'origine de la décision d'expulsion (préfet ou ministre de l'intérieur) :
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Vous devez dĂ©poser votre recours, dans un dĂ©lai maximum de 2 mois aprĂšs la notification de l'arrĂȘtĂ© d'expulsion, devant le tribunal administratif de votre lieu de rĂ©sidence ou d'emprisonnement.
OĂč sâadresser ?
Vous pouvez présenter seul votre recours ou vous faire assister d'un avocat.
OĂč sâadresser ?
Vous pouvez bénéficier, sous certaines conditions, de l'aide juridictionnelle.
En cas de rejet de votre recours par le tribunal, vous pouvez faire appel devant la cour administrative d'appel dans un délai maximum de 2 mois suivant la notification du jugement.
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Vous devez dĂ©poser votre recours, dans un dĂ©lai maximum de 2 mois aprĂšs la notification de l'arrĂȘtĂ© d'expulsion, devant le tribunal administratif de Paris.
OĂč sâadresser ?
Vous pouvez présenter seul votre recours ou vous faire assister d'un avocat.
OĂč sâadresser ?
Vous pouvez bénéficier, sous certaines conditions, de l'aide juridictionnelle.
En cas de rejet de votre recours par le tribunal, vous pouvez faire appel devant la cour administrative d'appel dans un délai maximum de 2 mois suivant la notification du jugement.
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Recours en abrogation auprĂšs de l'administration
Vous pouvez aussi demander que la mesure d'expulsion soit annulĂ©e pour l'avenir. C'est ce qu'on appelle l'abrogation. Cela est possible mĂȘme si vous avez dĂ©jĂ dĂ©posĂ© un recours devant le tribunal administratif et qu'il a Ă©chouĂ©.
Vous devez adresser une demande écrite à l'autorité qui a prononcé la mesure.
Si vous déposez votre demande plus de 5 ans aprÚs votre expulsion, l'administration doit saisir la commission d'expulsion (Comex). Vous pouvez vous y faire représenter par un avocat.
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L'autorité administrative compétente pour votre recours en abrogation est celle qui est à l'origine de la décision d'expulsion (préfet ou ministre de l'intérieur) :
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Vous devez adresser une demande écrite au préfet.
Votre demande est refusée si l'administration n'a pas répondu dans un délai de 4 mois ou si l'administration vous le notifie. Dans ce cas, l'expulsion est maintenue, vous ne pouvez pas revenir en France.
Votre demande est acceptée si l'administration vous le notifie.
Si votre arrĂȘtĂ© d'expulsion est annulĂ© pour l'avenir, vous pouvez demander un visa pour revenir en France en vue d'obtenir une carte de sĂ©jour.
OĂč sâadresser ?
En cas de refus, vous pouvez déposer un recours devant le tribunal administratif de votre ancien lieu de résidence ou d'emprisonnement.
OĂč sâadresser ?
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Vous devez adresser une demande écrite au préfet.
Votre demande est refusée si l'administration n'a pas répondu dans un délai de 4 mois ou si l'administration vous le notifie. Dans ce cas, l'expulsion est maintenue, vous ne pouvez pas revenir en France.
Votre demande est acceptée si l'administration vous le notifie.
Si votre arrĂȘtĂ© d'expulsion est annulĂ© pour l'avenir, vous pouvez demander un visa pour revenir en France en vue d'obtenir une carte de sĂ©jour.
OĂč sâadresser ?
En cas de refus, vous pouvez déposer un recours devant le tribunal administratif de votre ancien lieu de résidence ou d'emprisonnement.
OĂč sâadresser ?
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Vous devez adresser une demande écrite au ministre de l'intérieur.
Votre demande est refusée si l'administration n'a pas répondu dans un délai de 4 mois ou si l'administration vous le notifie. Dans ce cas, l'expulsion est maintenue, vous ne pouvez pas revenir en France.
Votre demande est acceptée si l'administration vous le notifie.
Si votre arrĂȘtĂ© d'expulsion est annulĂ© pour l'avenir, vous pouvez demander un visa pour revenir en France en vue d'obtenir une carte de sĂ©jour.
OĂč sâadresser ?
En cas de refus, vous pouvez déposer un recours devant le tribunal administratif de Paris.
OĂč sâadresser ?
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Si vous ĂȘtes en libertĂ©, vous devez dĂ©poser votre recours dans un dĂ©lai maximum de 2 mois suivant la notification de l'arrĂȘtĂ© d'expulsion.
Si vous ĂȘtes en prison ou assignĂ© Ă rĂ©sidence, vous n'avez pas de dĂ©lai maximum.
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Vous devez adresser une demande écrite au préfet.
Votre demande est refusée si l'administration n'a pas répondu dans un délai de 4 mois ou si l'administration vous le notifie. Dans ce cas, l'expulsion est maintenue, vous ne pouvez pas revenir en France.
Votre demande est acceptée si l'administration vous le notifie.
Si votre arrĂȘtĂ© d'expulsion est annulĂ© pour l'avenir, vous ne serez pas expulsĂ© de force. Vous devez cependant obtenir un titre de sĂ©jour pour rester durablement en France.
OĂč sâadresser ?
En cas de refus, vous pouvez déposer un recours devant le tribunal administratif de votre lieu de résidence.
OĂč sâadresser ?
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Vous devez adresser une demande écrite au préfet.
Votre demande est refusée si l'administration n'a pas répondu dans un délai de 4 mois ou si l'administration vous le notifie. Dans ce cas, l'expulsion est maintenue, vous ne pouvez pas revenir en France.
Votre demande est acceptée si l'administration vous le notifie.
Si votre arrĂȘtĂ© d'expulsion est annulĂ© pour l'avenir, vous ne serez pas expulsĂ© de force. Vous devez cependant obtenir un titre de sĂ©jour pour rester durablement en France.
OĂč sâadresser ?
En cas de refus, vous pouvez déposer un recours devant le tribunal administratif de votre lieu de résidence.
OĂč sâadresser ?
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Vous devez adresser une demande écrite au ministre.
Votre demande est refusée si l'administration n'a pas répondu dans un délai de 4 mois ou si l'administration vous le notifie. Dans ce cas, l'expulsion est maintenue, vous ne pouvez pas revenir en France.
Votre demande est acceptée si l'administration vous le notifie.
Si votre arrĂȘtĂ© d'expulsion est annulĂ© pour l'avenir, vous ne serez pas expulsĂ© de force. Vous devez cependant obtenir un titre de sĂ©jour pour rester durablement en France.
OĂč sâadresser ?
En cas de refus, vous pouvez déposer un recours devant le tribunal administratif de Paris.
OĂč sâadresser ?
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Réexamen automatique de la mesure d'expulsion
L'administration doit rĂ©examiner systĂ©matiquement tous les 5 ans votre arrĂȘtĂ© d'expulsion. L'administration doit le faire d'elle-mĂȘme sans dĂ©marche de votre part, mĂȘme si vous avez dĂ©jĂ effectuĂ© des recours en abrogation ou en annulation.
Lorsque la demande d'abrogation est prĂ©sentĂ©e aprĂšs un dĂ©lai de 5 ans Ă compter de la rĂ©alisation effective de la dĂ©cision d'expulsion, elle ne peut ĂȘtre rejetĂ©e qu'aprĂšs avis de la commission d'expulsion (Comex). La Comex est obligatoirement saisie par l'autoritĂ© Ă l'origine de la mesure d'expulsion. Vous pouvez vous y faire reprĂ©senter par un avocat.
Ce réexamen tient compte des éléments suivants :
- Ăvolution de la menace pour l'ordre public que vous reprĂ©sentez
- Changements intervenus dans votre situation personnelle
- Vos garanties de réinsertion professionnelle ou sociale.
Si vous ne recevez pas de décision d'abrogation, dans un délai de 2 mois, la mesure d'expulsion est maintenue (refus implicite).
Le refus peut ĂȘtre Ă©galement explicite : vous recevez alors une dĂ©cision indiquant clairement que l'administration n'abrogera pas votre mesure d'expulsion.
Vous pouvez faire un recours en annulation contre un refus d'abrogation explicite ou implicite en saisissant le tribunal administratif.
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Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L631-1 à L631-4
Cas dans lesquels un étranger peut faire l'objet d'une mesure d'expulsion
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Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L632-1 à L632-2
Procédure administrative
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Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L632-3 à L632-7
Abrogation des arrĂȘtĂ©s d'expulsion
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Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : article L721-4
Désignation du pays de renvoi
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Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L731-1 à L731-5
Assignation à résidence
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Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R631-1 et R631-2
Constat de l'état de santé de l'étranger devant faire l'objet d'une procédure d'expulsion
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Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R632-3 à R632-8
Notification d'une expulsion
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Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R632-9 à R632-10
Rejet d'une demande d'abrogation
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Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R721-2 à R721-3
Décision fixant le pays de renvoi
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Code de lâentrĂ©e et du sĂ©jour des Ă©trangers et du droit dâasile : article R731-1
Assignation Ă rĂ©sidence en cas de report de lâĂ©loignement
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Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R732-1 à R732-6
Assignation à résidence
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Conditions dâĂ©tablissement et de transmission des certificats, rapports et avis mĂ©dicaux (Chapitre II)
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Instruction relative à l'expulsion et l'éloignement des étrangers délinquants
Instruction du 5 février 2024 suite à la parution de la loi 2024-42 du 26 janvier 2024 pour contrÎler l'immigration et améliorer l'intégration
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Demande d'asile (réfugié, protection subsidiaire, apatride)
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Recours devant le juge administratif
Papiers - CitoyennetĂ© - Ălections
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Assignation à résidence d'un étranger renvoyé de France
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Centre de rétention administrative (CRA)
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