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Fiche pratique

Divorce : procédure de partage des biens

Vérifié le 05/08/2025 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Si vous divorcez, vous devez partager vos biens. Nous vous expliquons la procédure de partage en fonction du type de divorce : par consentement mutuel ou judiciaire.

Pour partager, il faut faire la liquidation, c'est-à-dire chiffrer le patrimoine (dettes comprises) des époux afin de déterminer la valeur de la part devant revenir à chacun d'eux.

D'aprÚs ce calcul, un partage en valeur doit se faire. Ce partage est une opération globale qui porte sur l'ensemble du patrimoine des époux (biens mobiliers, biens immobiliers, argent...).

S'il n'est pas possible de rĂ©partir les biens en constituant 2 lots de mĂȘme valeur, l'ex-Ă©poux qui reçoit plus de patrimoine doit dĂ©dommager financiĂšrement l'ex-Ă©poux qui reçoit le moins.

 Ă€ noter

La prestation compensatoire, les pensions alimentaires pour les enfants, les allocations familiales ne rentrent pas dans les opérations de partage.

La liquidation doit ĂȘtre effectuĂ©e pendant le divorce par consentement mutuel, c'est-Ă -dire avant l'enregistrement de la convention de divorce par consentement mutuel par le notaire.

Les époux doivent obligatoirement s'entendre à l'amiable sur la liquidation et le partage des biens. Si ce n'est pas le cas, ils ne peuvent pas divorcer par consentement mutuel.

Les rÚgles de liquidation et partage dépendent du régime matrimonial du couple et de la nature des biens possédés.

Les avocats des époux doivent mentionner dans la convention de divorce par consentement mutuel comment se passe la liquidation du régime matrimonial. Ils doivent faire figurer comment les biens sont partagés (meubles, argent,...).

Si les Ă©poux possĂšdent un bien immobilier commun ou en indivision, les opĂ©rations de partage doivent ĂȘtre opĂ©rĂ©es par un notaire. Dans ce cas, un acte authentique de partage est Ă©tabli par le notaire. Cet acte est annexĂ© Ă  la convention de divorce par consentement mutuel.

  À savoir

Si les époux ne souhaitent pas partager leurs biens, ils peuvent établir une convention d'indivision.

Le partage des biens meubles et immeubles est soumis Ă  un droit d'enregistrement ou Ă  une taxe de publicitĂ© fonciĂšre de 1,10 % avec un minimum de perception de 25 €.

Si l'avocat s'est chargé de liquider les biens, ses honoraires intÚgrent sa prestation quant au partage des biens.

Si un notaire rédige l'acte de partage (quand il y a un ou plusieurs biens immobiliers), il a droit à des émoluments proportionnels. Ces émoluments sont calculés sur la valeur des biens partagés.

Pour partager, il faut faire la liquidation, c'est-à-dire chiffrer le patrimoine (dettes comprises) des époux afin de déterminer la valeur de la part devant revenir à chacun d'eux.

D'aprÚs ce calcul, un partage en valeur doit se faire. Ce partage est une opération globale qui porte sur l'ensemble du patrimoine des époux (biens mobiliers, biens immobiliers, argent...).

S'il n'est pas possible de rĂ©partir les biens en constituant 2 lots de mĂȘme valeur, l'ex-Ă©poux qui reçoit plus de patrimoine doit dĂ©dommager financiĂšrement l'ex-Ă©poux qui reçoit le moins.

 Ă€ noter

La prestation compensatoire, les pensions alimentaires pour les enfants, les allocations familiales ne rentrent pas dans les opérations de partage.

Les époux peuvent liquider leur régime matrimonial et partager leurs biens à tout moment.

Ils peuvent le faire à l'amiable, avant le prononcé du divorce. Dans ce cas, le partage est acté dans le jugement de divorce.

Les ex-époux peuvent également partager leurs biens aprÚs le divorce. Dans ce cas, le partage se fait soit à l'amiable soit à travers une procédure judiciaire contentieuse (en cas de désaccord).

 Ă€ noter

La loi ne prĂ©voit pas de dĂ©lai pour liquider et partager les biens. Le partage des biens peut ĂȘtre long en cas de dĂ©saccord des Ă©poux divorcĂ©s.

Les époux doivent tenter de s'entendre sur la liquidation et le partage des biens.

Les rÚgles de partage dépendent de leur régime matrimonial et de la nature des biens.

Si les époux n'ont que des biens meubles, ils peuvent à tout moment opérer le partage de leurs biens sans formalités spécifiques. Cependant, un professionnel du droit (avocat, notaire) peut les aider dans l'opération.

Si les Ă©poux possĂšdent un bien immobilier commun ou en indivision, le partage doit ĂȘtre effectuĂ© par un notaire.

S'ils n'arrivent pas à se mettre d'accord, l'un des époux doit saisir le juge aux affaires familiales (Jaf) par assignation. L'avocat est obligatoire pour toute la procédure.

Pendant la procédure de divorce

Les Ă©poux sont obligĂ©s dĂšs l'introduction de la demande en divorce de proposer un rĂšglement de leurs intĂ©rĂȘts pĂ©cuniaires et patrimoniaux.

DÚs la premiÚre audience (l'audience d'orientation sur les mesures provisoires), le Jaf peut désigner un notaire pour élaborer un projet de liquidation du régime matrimonial et de formation des lots à partager.

Lorsqu'il existe un bien immobilier, l'un des époux peut demander que ce bien lui soit attribué : c'est une attribution préférentielle.

Lors du prononcé du divorce, le Jaf peut homologuer l'accord des époux sur le partage des biens ou le projet établi par le notaire.

Le Jaf peut également régler les désaccords persistants entre les époux en ordonnant le partage ou en désignant un notaire. Il peut décider de la vente par licitation (enchÚres).

AprÚs le prononcé du divorce

Si les époux n'ont pas réussi à liquider et à partager leurs biens pendant la procédure de divorce, ils peuvent le faire ensuite à l'amiable.

Si les époux possÚdent un bien immobilier, ils doivent s'adresser à un notaire.

Si les Ă©poux n'arrivent pas Ă  trouver d'accord, ils peuvent provoquer un partage judiciaire. Comme pour leur divorce, l’un des Ă©poux doitsaisir le Jaf par assignation (ou bien les 2 par requĂȘte conjointe). L'avocat est obligatoire pour toute la procĂ©dure.

Le Jaf doit veiller aux opérations de liquidation et de partage des biens. Si la situation patrimoniale est complexe ou le conflit est persistant, le juge peut désigner un notaire et un juge chargé de surveiller les opérations.

Dans le délai d'1 an (renouvelable une fois), le notaire dresse un état liquidatif qui établit les comptes entre époux et compose 2 lots à répartir.

Lorsque le notaire termine son travail mais que des désaccords entre les ex-époux persistent, c'est le Jaf qui tranche définitivement. Il peut soit homologuer l'état liquidatif, soit renvoyer les parties devant le notaire pour rédiger l'acte de partage définitif. Parfois, une vente par licitation (aux enchÚres) est nécessaire.

Le partage des biens meubles et immeubles est soumis Ă  un droit d'enregistrement ou Ă  une taxe de publicitĂ© fonciĂšre de 1,10 % avec un minimum de perception de 25 €.

L'avocat qui intervient dans la procédure de partage a droit à des honoraires.

Des frais de notaire sont également à régler par les ex-époux si ce professionnel est intervenu dans les opérations de partage. Il a notamment droit à des émoluments proportionnels calculés sur la valeur des biens partagés.

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