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Question-réponse

Que faire quand des squatteurs occupent un logement ?

Vérifié le 20/08/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Squatter un lieu d’habitation est le fait d'entrer dans un domicile par effraction, tromperie, menace ou violence, pour l'occuper sans autorisation du propriĂ©taire. Il peut aussi s’agir de rĂ©server un meublĂ© de tourisme et d’y rester malgrĂ© la fin de la location. Il est interdit de forcer par soi-mĂȘme les squatteurs Ă  quitter les lieux : vous devez engager des dĂ©marches pour obtenir leur expulsion ou Ă©vacuation forcĂ©e. Nous vous expliquons comment faire.

Le fait de squatter une résidence principale ou une résidence secondaire meublée est puni :

  • Pour ĂȘtre entrĂ© dans le logement, de 3 ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende
  • Et, pour avoir occupĂ© ce logement, de 3 ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende.

Le fait de dĂ©grader le logement est puni de 2 ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende.

  À savoir

En cas de squat, la trĂȘve hivernale ne s'applique pas. L’expulsion ou l’évacuation forcĂ©e du squatteur peut avoir lieu quelle que soit la pĂ©riode de l'annĂ©e.

Pour obtenir l’expulsion ou l’évacuation forcĂ©e du squatteur, 2 types de dĂ©marches sont possibles : la procĂ©dure accĂ©lĂ©rĂ©e ou, sinon, la procĂ©dure devant le juge.

  • La personne dont le domicile est squattĂ© (locataire ou propriĂ©taire occupant) ou une personne agissant pour son compte ou le propriĂ©taire du logement squattĂ© peut demander l'Ă©vacuation forcĂ©e des squatteurs.

    Pour cela, le demandeur doit d’abord :

    • Porter plainte pour violation de domicile au commissariat de police ou Ă  la gendarmerie
    • Prouver que le logement est son domicile ou sa propriĂ©tĂ©, par exemple Ă  l'aide de factures, de documents fiscaux, d'une attestation fournie par un voisin
    • Faire constater par un officier de police judiciaire ou par le maire ou par un commissaire de justice (anciennement huissier de justice), que le logement est squattĂ© (introduction par manoeuvres, menaces, voies de fait ou contrainte, et maintien dans les lieux).

    Avant de lancer la procédure :

      À savoir

    Si le propriétaire ne peut pas prouver son droit de propriété du fait qu'il n'a plus accÚs à son logement, le préfet de département, dans un délai de 72 heures, demande à l'administration fiscale de lui indiquer à qui appartient le logement squatté.

    Ensuite, le demandeur doit s’adresser au prĂ©fet de dĂ©partement pour que celui-ci mette en demeure les squatteurs de quitter le logement. Le demandeur peut charger un avocat de rĂ©diger la demande au prĂ©fet de dĂ©partement.

    Le préfet de département prend sa décision en tenant compte de la situation personnelle et familiale du squatteur. Il doit rendre sa décision dans un délai de 48 heures, à partir de la réception de la demande.

      À savoir

    En cas de refus, le préfet de département doit indiquer le motif de ce refus.

    La mise en demeure indique le dĂ©lai dans lequel les squatteurs ont l’obligation de quitter le logement. Dans le cas d’un domicile squattĂ©, le dĂ©lai est d’au moins 24 heures, mais dans les autres cas, le dĂ©lai est de 7 jours minimum.

    La mise en demeure est :

    • notifiĂ©e aux squatteurs,
    • affichĂ©e en mairie et sur l'immeuble concernĂ©,
    • notifiĂ©e au demandeur (facultatif).

    Si les squatteurs ne libÚrent pas les lieux dans le délai prévu, le préfet de département doit faire évacuer le logement sans délai par la force publique, sauf si le demandeur s'y est opposé.

    Rappel

    Rappel

    Dans le cas de squatteurs, la trĂȘve hivernale ne s'applique pas. Leur Ă©vacuation forcĂ©e peut avoir lieu tout au long de l'annĂ©e.

  • Le propriĂ©taire peut demander l'expulsion des squatteurs.

    Pour cela, il doit d’abord :

    • Porter plainte pour violation de domicile au commissariat de police ou Ă  la gendarmerie
    • Prendre un avocat qui saisira le juge (il s'agit de demander au juge d'autoriser l'expulsion des squatteurs et de les condamner Ă  payer une indemnitĂ© d'occupation des lieux)
    • Prouver que le logement lui appartient (titre de propriĂ©tĂ©, documents fiscaux, factures...).
    • Prouver que le logement est squattĂ© (introduction par manoeuvres, menaces, voies de fait ou contrainte, et maintien dans les lieux). Pour cela, il est recommandĂ© de charger un commissaire de justice de se rendre sur les lieux pour dresser un constat et identifier si possible au moins 1 des squatteurs (en les interrogeant, en relevant leur nom sur la boĂźte aux lettres...).

    L'avocat doit saisir en référé le juge des contentieux de la protection dont dépend le logement squatté.

      À savoir

    Si aucun squatteur n'est connu (situation trĂšs rare), l'avocat peut saisir le juge par requĂȘte.

    Le propriétaire doit ensuite charger un commissaire de justice de transmettre aux squatteurs une convocation à l'audience (assignation).

     Ă€ noter

    Lors de l'audience, le propriétaire a le droit d'obtenir l'expulsion des squatteurs, sans entrer dans une discussion sur le droit au respect de leur vie privée et familiale, ni de leur droit à occuper un logement décent.

    Le propriétaire doit charger un commissaire de justice de signifier aux squatteurs le jugement rendu.

    Si les squatteurs ne quittent pas le logement dans le mois qui suit la signification, le propriétaire doit charger un commissaire de justice de délivrer aux squatteurs un commandement de quitter les lieux.

    DÚs que le commissaire de justice a délivré le commandement de quitter les lieux, les squatteurs doivent quitter le logement, ils ne peuvent bénéficier d'aucun délai.

    Dans le cas oĂč les squatteurs resteraient tout de mĂȘme dans le logement, le commissaire de justice doit demander au prĂ©fet de dĂ©partement le concours de la force publique pour les expulser du logement.

    Rappel

    Rappel

    Dans le cas de squatteurs, la trĂȘve hivernale ne s'applique pas. Leur expulsion peut avoir lieu tout au long de l'annĂ©e.

Pour obtenir l’expulsion ou l’évacuation forcĂ©e du squatteur, 2 types de dĂ©marches sont possibles : la procĂ©dure accĂ©lĂ©rĂ©e ou, sinon, la procĂ©dure devant le juge.

La personne dont le domicile est squatté (locataire ou propriétaire occupant) ou une personne agissant pour son compte ou le propriétaire du logement squatté peut demander l'évacuation forcée des squatteurs.

Pour cela, le demandeur doit d’abord :

  • Porter plainte pour violation de domicile au commissariat de police ou Ă  la gendarmerie
  • Prouver que le logement est son domicile ou sa propriĂ©tĂ©, par exemple Ă  l'aide de factures, de documents fiscaux, d'une attestation fournie par un voisin
  • Prouver que le logement a Ă©tĂ© louĂ© en tant que meublĂ© de tourisme (numĂ©ro d’enregistrement du meublĂ©, contrat de location...)
  • Faire constater par un officier de police judiciaire ou par le maire ou par un commissaire de justice (anciennement huissier de justice), que le logement est squattĂ© (maintien dans les lieux Ă  l’expiration du contrat de location).

Avant de lancer la procédure :

  À savoir

Si le propriétaire ne peut pas prouver son droit de propriété du fait qu'il n'a plus accÚs à son logement, le préfet de département, dans un délai de 72 h, demande à l'administration fiscale de lui indiquer à qui appartient le logement squatté.

Ensuite, le demandeur doit s’adresser au prĂ©fet de dĂ©partement pour que celui-ci mette en demeure les squatteurs de quitter le logement. Le demandeur peut charger un avocat de rĂ©diger la demande au prĂ©fet de dĂ©partement.

Le préfet de département prend sa décision en tenant compte de la situation personnelle et familiale du squatteur. Il doit rendre sa décision dans un délai de 48 heures, à partir de la réception de la demande.

  À savoir

En cas de refus, le préfet de département doit indiquer le motif de ce refus.

La mise en demeure indique le dĂ©lai dans lequel les squatteurs ont l’obligation de quitter le logement. Dans le cas d’un domicile squattĂ©, le dĂ©lai est d’au moins 24 heures, mais dans les autres cas, le dĂ©lai est de 7 jours minimum.

La mise en demeure est :

  • notifiĂ©e aux squatteurs,
  • affichĂ©e en mairie et sur l'immeuble concernĂ©,
  • notifiĂ©e au demandeur (facultatif).

Si les squatteurs ne libÚrent pas les lieux dans le délai prévu, le préfet de département doit faire évacuer le logement sans délai par la force publique, sauf si le demandeur s'y est opposé.

Rappel

Rappel

Dans le cas de squatteurs, la trĂȘve hivernale ne s'applique pas. Leur Ă©vacuation forcĂ©e peut avoir lieu tout au long de l'annĂ©e.

Le propriétaire peut demander l'expulsion des squatteurs.

Pour cela, il doit d’abord :

  • Porter plainte pour violation de domicile au commissariat de police ou Ă  la gendarmerie
  • Prendre un avocat qui saisira le juge (il s'agit de demander au juge d'autoriser l'expulsion des squatteurs et de les condamner Ă  payer une indemnitĂ© d'occupation des lieux)
  • Prouver que le logement lui appartient (titre de propriĂ©tĂ©, documents fiscaux, factures...)
  • Prouver que le logement a Ă©tĂ© louĂ© en tant que meublĂ© de tourisme (numĂ©ro d’enregistrement du meublĂ©, contrat de location...)
  • Prouver que le logement est squattĂ© (maintien dans les lieux Ă  l’expiration du contrat de location). Pour cela, il est recommandĂ© de charger un commissaire de justice de se rendre sur les lieux pour dresser un constat

L'avocat doit saisir en référé le juge des contentieux de la protection dont dépend le logement squatté.

Le propriétaire doit ensuite charger un commissaire de justice de transmettre aux squatteurs une convocation à l'audience (assignation).

 Ă€ noter

Lors de l'audience, le propriétaire a le droit d'obtenir l'expulsion des squatteurs, sans entrer dans une discussion sur le droit au respect de leur vie privée et familiale, ni de leur droit à occuper un logement décent.

Le propriétaire doit charger un commissaire de justice de signifier aux squatteurs le jugement rendu.

Si les squatteurs ne quittent pas le logement dans le mois qui suit la signification, le propriétaire doit charger un commissaire de justice de délivrer aux squatteurs un commandement de quitter les lieux.

DÚs que le commissaire de justice a délivré le commandement de quitter les lieux, les squatteurs doivent quitter le logement, ils ne peuvent bénéficier d'aucun délai.

Dans le cas oĂč les squatteurs resteraient tout de mĂȘme dans le logement, le commissaire de justice doit demander au prĂ©fet de dĂ©partement le concours de la force publique pour les expulser du logement.

Rappel

Rappel

Dans le cas de squatteurs, la trĂȘve hivernale ne s'applique pas. Leur expulsion peut avoir lieu tout au long de l'annĂ©e.

 Attention :

Le locataire qui se maintient dans le logement aprÚs la fin du bail et sans l'accord du propriétaire, la personne qui refuse de quitter le logement aprÚs y avoir été hébergée par la personne qui y vit, le sous-locataire qui se maintient dans le logement aprÚs la fin du contrat de sous-location non autorisé par le propriétaire ne sont pas considérés comme squatteurs.

Nous vous présentons les 2 cas de figure : entrée par effraction (ou menace ou contrainte) et maintien dans un meublé de tourisme.