Fiche pratique
Droit de grĂšve dans la fonction publique
Vérifié le 03/03/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Vous souhaitez connaitre les rĂšgles qui rĂ©gissent le droit de grĂšve dans la fonction publique ? Nous vous prĂ©sentons les rĂšgles Ă connaĂźtre. Elles diffĂšrent selon votre fonction publique dâappartenance (Ătat - FPE, territoriale - FPT ou hospitaliĂšre - FPH).
- FPE
- FPT
- FPH
La grÚve est une cessation collective et concertée du travail.
Elle doit avoir pour objet la dĂ©fense des intĂ©rĂȘts professionnels.
Le droit de grĂšve est reconnu aux agents publics.
Toutefois, il fait l'objet de certaines limitations.
Certaines formes de grÚve sont interdites :
- GrĂšve tournante (cessation du travail par roulement concertĂ© des diffĂ©rents secteurs ou catĂ©gories professionnelles d'une mĂȘme administration ou d'un mĂȘme service de façon Ă ce que les effectifs ne soient jamais au complet en vue de ralentir le travail et de dĂ©sorganiser le service)
- GrÚve politique non justifiée par des motifs professionnels
- GrĂšve sur le tas avec occupation et blocage des locaux de travail.
Rappel
Rappel
La grĂšve perlĂ©e et la grĂšve du zĂšle qui consistent en des arrĂȘts de travail courts et rĂ©pĂ©tĂ©s et des ralentissements concertĂ©s dans l'exĂ©cution des tĂąches ne constituent pas lĂ©galement des grĂšves. Le fait d'y participer constitue une faute pouvant justifier une sanction disciplinaire.
Les agents publics de l'Ătat ont le droit de faire grĂšve.
Toutefois, certaines catĂ©gories de personnel ne disposent pas du droit de faire grĂšve. Il sâagit des personnels suivants :
Fonctionnaires actifs de la police nationale
Les fonctionnaires actifs de la police nationale n'ont pas le droit de faire grĂšve.
Cela concerne les membres des compagnies républicaines de sécurité (CRS) et les personnels appartenant aux corps suivants :
- Corps de conception et de direction (commissaires de police)
- Corps de commandement (officiers de police)
- Corps dâencadrement et dâapplication (gardiens de la paix), communĂ©ment appelĂ© corps des gradĂ©s et gardiens.
Fonctionnaires des services déconcentrés de l'administration pénitentiaire
Les fonctionnaires des services déconcentrés de l'administration pénitentiaire n'ont pas le droit de faire grÚve.
Cela concerne les personnels de direction, de surveillance, d'administration et d'intendance, éducatif et de probation, technique et de formation professionnelle des services déconcentrés de l'administration pénitentiaire.
Personnels des transmissions du ministÚre de l'intérieur
Les fonctionnaires du corps des techniciens et du corps des agents des systÚmes d'information et de communication du ministÚre de l'intérieur n'ont pas le droit de faire grÚve.
Magistrats judiciaires
Les magistrats judiciaires n'ont pas le droit de faire grĂšve.
Militaires
Les militaires ne disposent pas non plus du droit de faire grĂšve.
Lorsque des agents publics envisagent de faire grĂšve, la cessation concertĂ©e du travail doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ©e dâun prĂ©avis.
Lorsque le prĂ©avis de grĂšve concerne des enseignants dâĂ©coles maternelles ou Ă©lĂ©mentaires publiques, il doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© dâune nĂ©gociation entre l'Etat et les organisations syndicales.
-
La grĂšve doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ©e d'un prĂ©avis.
Le prĂ©avis est une information Ă©crite transmise par une ou plusieurs organisations syndicales Ă lâadministration employeur pour l'avertir qu'une grĂšve est envisagĂ©e.
Le prĂ©avis doit ĂȘtre Ă©mis par une ou plusieurs organisations syndicales reprĂ©sentatives au niveau national, dans la catĂ©gorie professionnelle ou l'administration ou le service concernĂ©.
Le préavis précise les motifs du recours à la grÚve, son champ géographique, l'heure du début et la durée limitée ou non de la grÚve envisagée.
Le préavis doit parvenir 5 jours francs avant le déclenchement de la grÚve à l'autorité hiérarchique ou à la direction de l'administration concernée.
Pendant la durée du préavis, les organisations syndicales et l'administration employeur doivent négocier.
Si cette obligation de préavis n'est pas respectée, l'administration peut prendre des sanctions disciplinaires à l'encontre des agents grévistes.
Ă savoir
Un agent public n'est pas obligé de cesser le travail pendant toute la durée indiquée par le préavis. Il peut cesser ou reprendre le travail au moment qu'il choisit.
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Le dĂ©pĂŽt d'un prĂ©avis de grĂšve des enseignants des Ă©coles maternelles et Ă©lĂ©mentaires doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'une nĂ©gociation prĂ©alable entre la ou les organisations syndicales reprĂ©sentatives et lâĂtat.
L'organisation syndicale qui envisage de déposer un préavis de grÚve informe l'administration des revendications professionnelles qui conduisent à envisager le recours à la grÚve et les personnels enseignants concernés.
Cette information est effectuée, par écrit, par tout moyen permettant d'en attester la date.
Ce courrier d'information est adressĂ©, selon la nature des revendications, au ministre, au recteur d'acadĂ©mie, Ă lâinspecteur dâacadĂ©mie ou au directeur acadĂ©mique en fonction de leurs compĂ©tences.
L'autorité administrative reçoit les représentants de l'organisation syndicale dans les 3 jours suivant la réception du courrier d'information.
Les 2 parties disposent de 8 jours francs Ă partir de la rĂ©ception du courrier d'information de lâorganisation syndicale pour mener Ă terme la nĂ©gociation prĂ©alable.
Seuls 4 membres au maximum de l'organisation syndicale peuvent participer à cette réunion.
Lorsque plusieurs organisations syndicales ont fait connaĂźtre sĂ©parĂ©ment leur intention de dĂ©poser un prĂ©avis de grĂšve pour des revendications de mĂȘme nature, elles peuvent ĂȘtre rĂ©unies ensemble.
Dans ce cas, seuls 3 représentants au maximum de chacune d'elles peuvent alors participer à la réunion.
Le nombre de reprĂ©sentants de l'administration ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de reprĂ©sentants des organisations syndicales.
Avant la 1re réunion de négociation préalable, l'autorité administrative transmet à l'organisation syndicale toute information pouvant clarifier les positions respectives des 2 parties.
Un relevé de conclusions de la négociation est établi par l'autorité administrative et proposé à la signature des représentants de l'organisation syndicale.
Ce relevé de conclusions contient au moins les informations suivantes :
- Motifs ayant conduit à envisager le dépÎt d'un préavis de grÚve, revendications correspondantes et personnels concernés
- Conditions d'organisation et de déroulement de la négociation préalable
- Nature des informations et des réponses apportées par l'autorité administrative
- Positions finales respectives des parties et liste des points d'accord et de désaccord
- S'il y a lieu, conditions dans lesquelles les déclarations individuelles de grÚve des personnels seront transmises à l'autorité administrative.
L'autorité administrative procÚde, par tout moyen de son choix, à la communication du relevé de conclusions aux enseignants concernés.
En cas d'échec de la négociation, les organisations syndicales déposent un préavis de grÚve.
Le préavis précise les motifs du recours à la grÚve, son champ géographique, l'heure du début et la durée limitée ou non de la grÚve envisagée.
Il doit parvenir 5 jours francs avant le déclenchement de la grÚve à l'autorité hiérarchique ou à la direction de l'administration concernée.
Les enseignants doivent faire savoir à leur autorité hiérarchique s'ils sont grévistes ou non au moins 48 heures avant le début de la grÚve.
Ce délai doit inclure au moins 1 jour ouvré.
Les rÚgles varient selon la situation :
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Certains agents publics doivent assurer un service minimum. Par exemple, les agents de Météo France.
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En cas de grĂšve, dans les services de la navigation aĂ©rienne, les missions suivantes doivent ĂȘtre assurĂ©es en toute circonstance :
- Continuité de l'action gouvernementale et exécution des missions de la défense nationale
- PrĂ©servation des intĂ©rĂȘts ou besoins vitaux de la France et respect de ses engagements internationaux, notamment le droit de survol du territoire
- Missions nécessaires à la sauvegarde des personnes et des biens
- Maintien de liaisons destinées à éviter l'isolement de la Corse et des collectivités d'outre-mer
- Sauvegarde des installations et du matériel des services de la navigation aérienne.
Les contrĂŽleurs aĂ©riens, indispensables Ă l'exĂ©cution de ces missions doivent rester en fonction pendant toute la durĂ©e de la grĂšve. Un arrĂȘtĂ© ministĂ©riel dĂ©finit quels sont ces agents selon leurs fonctions.
Lorsqu'un préavis de grÚve est déposé par une organisation syndicale, tout agent qui assure des fonctions de contrÎle, d'information de vol et d'alerte et dont l'absence peut avoir un effet direct sur la réalisation des vols doit se déclarer gréviste, au plus tard à midi l'avant-veille de chaque journée de grÚve.
L'agent qui s'est déclaré gréviste puis qui renonce à participer à la grÚve en informe son responsable au plus tard à 18 heures l'avant-veille de la journée de grÚve. Cette information n'est pas nécessaire lorsque la grÚve n'a pas lieu ou lorsque la prise du service est consécutive à la fin de la grÚve.
Au vu des déclarations des agents, la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) décide s'il y a lieu et au plus tard à 18 heures l'avant-veille de chaque journée de grÚve, de la mise en place du service minimum (tour de service) lors de la journée de grÚve.
L'organisation du service minimum est défini aprÚs avis du comité social d'administration.
Si la DGAC décide de ne pas mettre en place le service minimum, les contrÎleurs aériens ne sont plus obligés de rester en fonction. Exception : les contrÎleurs aériens exerçant des fonctions d'autorité doivent rester en fonction.
Les journées de grÚve sont définies comme chaque période distincte de 24 heures à partir de l'heure de début de la grÚve.
Les informations issues des dĂ©clarations individuelles des agents ne peuvent ĂȘtre utilisĂ©es que pour l'organisation de l'activitĂ© pendant la grĂšve, pour informer les passagers des adaptations du trafic aĂ©rien consĂ©cutives au mouvement de grĂšve et, anonymisĂ©es, pour l'information des organisations syndicales.
Elles sont couvertes par le secret professionnel.
L'agent qui ne se déclare pas gréviste dans le délai imparti et qui fait grÚve encourt une sanction disciplinaire.
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Les enseignants dâĂ©cole maternelle ou Ă©lĂ©mentaire publique doivent se dĂ©clarer grĂ©vistes au moins 48 heures Ă lâavance dont au moins un jour ouvrĂ©.
Les services de lâĂducation nationale aux maires, pour chaque Ă©cole, le nombre dâenseignants ayant fait cette dĂ©claration et exerçant dans la commune.
Un service gratuit d'accueil des enfants est mis en place par chaque commune si au moins 25 % des enseignants exerçant dans la commune sont grévistes.
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En cas de grĂšve portant gravement atteinte Ă la continuitĂ© du service public ou aux besoins de la population, certains agents peuvent ĂȘtre rĂ©quisitionnĂ©s.
La rĂ©quisition peut ĂȘtre dĂ©cidĂ©e par les ministres, les prĂ©fets ou les directeurs des structures rĂ©pondant Ă un besoin essentiel.
L'autorité administrative doit préciser les motifs qui la conduisent à réquisitionner des personnels grévistes.
La réquisition peut faire l'objet d'un recours devant le juge administratif.
Rappel
Rappel
Un agent gréviste n'est pas obligé d'informer son administration de son intention de faire grÚve. Toutefois, un enseignant d'école maternelle ou élémentaire ou l'agent d'une structure soumise à un service minium doit informer à l'avance son administration de son intention de faire grÚve.
L'absence de service fait donne lieu Ă une retenue Ă©gale Ă Â 1/30me de la rĂ©munĂ©ration par jour de grĂšve, mĂȘme si la durĂ©e de la grĂšve est infĂ©rieure Ă la journĂ©e complĂšte.
La retenue est calculée sur l'ensemble de la rémunération : traitement indiciaire, indemnité de résidence, primes et indemnités.
Les primes versées annuellement sont incluses dans l'assiette de calcul de la retenue.
Elles doivent ĂȘtre ramenĂ©es Ă un Ă©quivalent moyen mensuel, sur la base du montant versĂ© au cours de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente, pour calculer le montant du 30me Ă retenir.
En revanche, le supplément familial de traitement (SFT) est maintenu en intégralité.
Les remboursements de frais ne sont pas pris en compte non plus dans la retenue.
La retenue ne doit pas dépasser la quotité saisissable de la rémunération.
Aucun texte n'impose que la retenue soit effectuĂ©e sur la rĂ©munĂ©ration du mois au cours duquel la grĂšve a eu lieu. Mais elle doit ĂȘtre calculĂ©e sur la rĂ©munĂ©ration de ce mois-lĂ .
La partie de la rémunération non versée n'est pas soumise à cotisation.
Si la grÚve dure plusieurs jours consécutifs, le nombre de 30mes retenus est égal au nombre de jours compris du 1er jour inclus au dernier jour inclus de grÚve.
Ce dĂ©compte s'applique mĂȘme si, durant certaines de ces journĂ©es, l'agent n'avait aucun service Ă accomplir (jours fĂ©riĂ©s, congĂ©s, week-ends).
Ainsi, par exemple, lorsqu'un agent fait grÚve un vendredi et le lundi suivant, il lui est retenu 4/30mes.
Rappel
Rappel
Les jours de grÚve non rémunérés et donc non cotisés ne sont pas pris en compte pour la retraite.
La grÚve est une cessation collective et concertée du travail.
Elle doit avoir pour objet la dĂ©fense des intĂ©rĂȘts professionnels.
Le droit de grĂšve est reconnu aux agents publics.
Toutefois, il fait l'objet de certaines limitations.
Certaines formes de grÚve sont interdites :
- GrĂšve tournante (cessation du travail par roulement concertĂ© des diffĂ©rents secteurs ou catĂ©gories professionnelles d'une mĂȘme administration ou d'un mĂȘme service de façon Ă ce que les effectifs ne soient jamais au complet en vue de ralentir le travail et de dĂ©sorganiser le service)
- GrÚve politique non justifiée par des motifs professionnels
- GrĂšve sur le tas avec occupation et blocage des locaux de travail.
Rappel
Rappel
La grĂšve perlĂ©e et la grĂšve du zĂšle qui consistent en des arrĂȘts de travail courts et rĂ©pĂ©tĂ©s et des ralentissements concertĂ©s dans l'exĂ©cution des tĂąches ne constituent pas lĂ©galement des grĂšves. Le fait d'y participer constitue une faute pouvant justifier une sanction disciplinaire.
Tous les agents publics territoriaux ont le droit de faire grĂšve.
La grĂšve doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ©e d'un prĂ©avis.
Le prĂ©avis est une information Ă©crite transmise par une ou plusieurs organisations syndicales Ă lâadministration employeur pour l'avertir qu'une grĂšve est envisagĂ©e.
Le prĂ©avis doit ĂȘtre Ă©mis par une ou plusieurs organisations syndicales reprĂ©sentatives au niveau national, dans la catĂ©gorie professionnelle ou l'administration ou le service concernĂ©.
Le préavis précise les motifs du recours à la grÚve, son champ géographique, l'heure du début et la durée limitée ou non de la grÚve envisagée.
Le préavis doit parvenir 5 jours francs avant le déclenchement de la grÚve à l'autorité hiérarchique ou à la direction de l'administration concernée.
Pendant la durée du préavis, les organisations syndicales et l'administration employeur doivent négocier.
Si cette obligation de préavis n'est pas respectée, l'administration peut prendre des sanctions disciplinaires à l'encontre des agents grévistes.
Ă savoir
Un agent public n'est pas obligé de cesser le travail pendant toute la durée indiquée par le préavis. Il peut cesser ou reprendre le travail au moment qu'il choisit.
L'autorité territoriale et les organisations syndicales peuvent engager des négociations en vue de signer un accord permettant d'assurer la continuité de certains services publics.
Les organisations syndicales pouvant participer à cette négociation sont celles disposant d'au moins un siÚge aux CAP ou aux CCP ou au comité social territorial.
Les services publics concernés par la négociation sont les services suivants :
- Collecte et traitement des ordures ménagÚres
- Transports publics
- Aide aux personnes ùgées et handicapées
- CrĂšches
- Accueil périscolaire
- Restauration collective et scolaire.
L'accord détermine les fonctions et le nombre d'agents indispensables pour assurer la continuité du service public.
Il définit également les conditions dans lesquelles l'organisation du travail est adaptée et les agents présents affectés, en cas de perturbation prévisible des services.
L'accord est approuvé par l'assemblée délibérante (conseil municipal, départemental, régional ou conseil d'administration).
En l'absence d'accord dans les 12 mois suivant le début des négociations, les services, les fonctions et le nombre d'agents nécessaires pour assurer la continuité du service sont définis par délibération.
Quand un préavis de grÚve est déposé dans un service concerné, les agents informent l'administration de leur intention d'y participer ou non au moins 48 heures à l'avance. Ce délai de 48 heures doit comprendre au moins un jour ouvré.
Ces dĂ©clarations individuelles ne peuvent ĂȘtre utilisĂ©es que pour l'organisation du service pendant la grĂšve et sont couvertes par le secret professionnel. Leur utilisation Ă d'autres fins ou leur communication Ă toute personne autre que celles chargĂ©es de l'organisation du service peut ĂȘtre punies d'un an d'emprisonnement et de 15 000 âŹÂ d'amende.
L'agent qui a déclaré son intention de participer à la grÚve et qui y renonce en informe l'administration au moins 24 heures avant l'heure prévue de sa participation.
De mĂȘme, l'agent qui participe Ă la grĂšve et qui dĂ©cide de reprendre son service avant la fin de la grĂšve en informe l'administration au moins 24 heures avant l'heure de sa reprise.
Ce délai de prévenance est destiné à permettre à l'administration d'affecter l'agent et d'organiser le service.
L'administration peut imposer à un agent qui s'est déclaré gréviste, de faire grÚve pendant toute la durée de son service, si son départ en cours de service peut entraßner un risque de désordre manifeste du service.
L'agent encourt une sanction disciplinaire dans les cas suivants :
- Il n'informe pas son administration de son intention de faire grĂšve
- Il fait grÚve en cours de service alors que son administration lui avait demandé de faire grÚve pendant toute la durée de son service
- Il n'informe pas, Ă plusieurs reprises, son administration de son intention de renoncer Ă faire grĂšve ou de reprendre son service avant la fin de la grĂšve.
Rappel
Rappel
Un agent gréviste n'est pas obligé d'informer son administration de son intention de faire grÚve. Toutefois, l'agent qui exerce dans une structure soumise à un service minium doit informer à l'avance son administration de son intention de faire grÚve.
L'absence de service fait donne lieu à une retenue proportionnelle à la durée de la grÚve, en comparant cette durée aux obligations de service auxquelles l'agent était soumis pendant la période de grÚve.
Ainsi, la retenue est égale à 1/30Ú pour une journée d'absence, 1/60Ú pour une demi-journée d'absence, 1/151,67Ú par heure d'absence.
Pour un agent qui assure son service sous forme de gardes de 24 heures suivies d'un repos, l'administration prend en compte le nombre de gardes non effectuées par rapport au nombre moyen de gardes par mois.
Exemple
Un agent dont le service consiste à accomplir 120 gardes de 24 heures par an, soit en moyenne 10 gardes par mois : s'il n'effectue pas 2 gardes pour grÚve, la retenue sur rémunération sera égale à  2/10mes de la rémunération du mois considéré (et non pas à  2/30mes).
La retenue est calculée sur l'ensemble de la rémunération : traitement indiciaire, indemnité de résidence, primes et indemnités.
Les primes versĂ©es annuellement sont incluses dans l'assiette de calcul de la retenue. Elles doivent ĂȘtre ramenĂ©es Ă un Ă©quivalent moyen mensuel, sur la base du montant versĂ© au cours de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente, afin de calculer le montant du 30me Ă retenir.
En revanche, le supplément familial de traitement (SFT) est maintenu en intégralité. Les remboursements de frais ne sont pas pris en compte non plus dans la retenue.
La retenue ne doit pas dépasser la quotité saisissable de la rémunération.
Aucun texte n'impose que la retenue soit effectuĂ©e sur la rĂ©munĂ©ration du mois au cours duquel la grĂšve a eu lieu. Mais elle doit ĂȘtre calculĂ©e sur la rĂ©munĂ©ration de ce mois-lĂ .
La partie de la rémunération non versée n'est pas soumise à cotisation.
Si la grÚve dure plusieurs jours consécutifs, le nombre de 30mes retenus est égal au nombre de jours compris du 1er jour inclus au dernier jour inclus de grÚve.
Ce dĂ©compte s'applique mĂȘme si, durant certaines de ces journĂ©es, l'agent n'avait aucun service Ă accomplir (jours fĂ©riĂ©s, congĂ©s, week-ends).
Ainsi, par exemple, lorsqu'un agent fait grÚve un vendredi et le lundi suivant, il lui est retenu 4/30mes.
Rappel
Rappel
Les jours de grĂšve non rĂ©munĂ©rĂ©s et donc non cotisĂ©s ne sont pas pris en compte pour la retraite. Toutefois, si, au cours de la mĂȘme journĂ©e, vous avez fait quelques heures de grĂšve et avez Ă©tĂ© rĂ©munĂ©rĂ© quelques heures, la journĂ©e entiĂšre est prise en compte dans le calcul de votre durĂ©e dâassurance.
La grÚve est une cessation collective et concertée du travail.
Elle doit avoir pour objet la dĂ©fense des intĂ©rĂȘts professionnels.
Le droit de grĂšve est reconnu aux agents publics.
Toutefois, il fait l'objet de certaines limitations.
Certaines formes de grÚve sont interdites :
- GrĂšve tournante (cessation du travail par roulement concertĂ© des diffĂ©rents secteurs ou catĂ©gories professionnelles d'une mĂȘme administration ou d'un mĂȘme service de façon Ă ce que les effectifs ne soient jamais au complet en vue de ralentir le travail et de dĂ©sorganiser le service)
- GrÚve politique non justifiée par des motifs professionnels
- GrĂšve sur le tas avec occupation et blocage des locaux de travail.
Rappel
Rappel
La grĂšve perlĂ©e et la grĂšve du zĂšle qui consistent en des arrĂȘts de travail courts et rĂ©pĂ©tĂ©s et des ralentissements concertĂ©s dans l'exĂ©cution des tĂąches ne constituent pas lĂ©galement des grĂšves. Le fait d'y participer constitue une faute pouvant justifier une sanction disciplinaire.
Tous les agents publics hospitaliers ont le droit de faire grĂšve.
La grĂšve doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ©e d'un prĂ©avis.
Le prĂ©avis est une information Ă©crite transmise par une ou plusieurs organisations syndicales Ă lâadministration employeur pour l'avertir qu'une grĂšve est envisagĂ©e.
Le prĂ©avis doit ĂȘtre Ă©mis par une ou plusieurs organisations syndicales reprĂ©sentatives au niveau national, dans la catĂ©gorie professionnelle ou l'administration ou le service concernĂ©.
Le préavis précise les motifs du recours à la grÚve, son champ géographique, l'heure du début et la durée limitée ou non de la grÚve envisagée.
Le préavis doit parvenir 5 jours francs avant le déclenchement de la grÚve à l'autorité hiérarchique ou à la direction de l'administration concernée.
Pendant la durée du préavis, les organisations syndicales et l'administration employeur doivent négocier.
Si cette obligation de préavis n'est pas respectée, l'administration peut prendre des sanctions disciplinaires à l'encontre des agents grévistes.
Ă savoir
Un agent public n'est pas obligé de cesser le travail pendant toute la durée indiquée par le préavis. Il peut cesser ou reprendre le travail au moment qu'il choisit.
Les rÚgles diffÚrent selon la situation :
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Les agents hospitaliers peuvent ĂȘtre obligĂ©s d'assurer un service minimum.
C'est le directeur d'établissement qui a compétence pour organiser le service minimum.
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Le directeur d'un établissement hospitalier peut assigner un agent gréviste à reprendre son service.
L'assignation a pour but d'assurer la permanence des soins en cas de grĂšve.
L'assignation prend la forme d'une lettre individuelle de l'administration adressée à l'agent concerné.
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En cas de grĂšve portant gravement atteinte Ă la continuitĂ© du service public ou aux besoins de la population, certains agents peuvent ĂȘtre rĂ©quisitionnĂ©s.
La rĂ©quisition peut ĂȘtre dĂ©cidĂ©e par le prĂ©fet.
Le préfet doit préciser le motif pour lequel il recourt à la réquisition.
Elle peut faire l'objet d'un recours devant le juge administratif.
Rappel
Rappel
Un agent gréviste n'est pas obligé d'informer son administration de son intention de faire grÚve. Toutefois, l'agent qui exerce dans une structure soumise à un service minimum doit informer à l'avance son administration de son intention de faire grÚve.
L'absence de service fait donne lieu à une retenue proportionnelle à la durée de la grÚve, en comparant cette durée aux obligations de service auxquelles l'agent était soumis pendant la période de grÚve.
Ainsi, la retenue est égale à 1/30Ú pour une journée d'absence, 1/60Ú pour une demi-journée d'absence, 1/151,67Ú par heure d'absence.
Pour un agent qui assure son service sous forme de gardes de 24 heures suivies d'un repos, l'administration prend en compte le nombre de gardes non effectuées par rapport au nombre moyen de gardes par mois.
Exemple
Un agent dont le service consiste à accomplir 120 gardes de 24 heures par an, soit en moyenne 10 gardes par mois : s'il n'effectue pas 2 gardes pour grÚve, la retenue sur rémunération sera égale à  2/10mes de la rémunération du mois considéré (et non pas à  2/30mes).
La retenue est calculée sur l'ensemble de la rémunération : traitement indiciaire, indemnité de résidence, primes et indemnités.
Les primes versĂ©es annuellement sont incluses dans l'assiette de calcul de la retenue. Elles doivent ĂȘtre ramenĂ©es Ă un Ă©quivalent moyen mensuel, sur la base du montant versĂ© au cours de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente, afin de calculer le montant du 30me Ă retenir.
En revanche, le supplément familial de traitement (SFT) est maintenu en intégralité. Les remboursements de frais ne sont pas pris en compte non plus dans la retenue.
La retenue ne doit pas dépasser la quotité saisissable de la rémunération.
Aucun texte n'impose que la retenue soit effectuĂ©e sur la rĂ©munĂ©ration du mois au cours duquel la grĂšve a eu lieu. Mais elle doit ĂȘtre calculĂ©e sur la rĂ©munĂ©ration de ce mois-lĂ .
La partie de la rémunération non versée n'est pas soumise à cotisation.
Si la grÚve dure plusieurs jours consécutifs, le nombre de 30mes retenus est égal au nombre de jours compris du 1er jour inclus au dernier jour inclus de grÚve.
Ce dĂ©compte s'applique mĂȘme si, durant certaines de ces journĂ©es, l'agent n'avait aucun service Ă accomplir (jours fĂ©riĂ©s, congĂ©s, week-ends).
Ainsi, par exemple, lorsqu'un agent fait grÚve un vendredi et le lundi suivant, il lui est retenu 4/30mes.
Rappel
Rappel
Les jours de grĂšve non rĂ©munĂ©rĂ©s et donc non cotisĂ©s ne sont pas pris en compte pour la retraite. Toutefois, si, au cours de la mĂȘme journĂ©e, vous avez fait quelques heures de grĂšve et avez Ă©tĂ© rĂ©munĂ©rĂ© quelques heures, la journĂ©e entiĂšre est prise en compte dans le calcul de votre durĂ©e dâassurance.
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Code général de la fonction publique : articles L114-1 à L114-10
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Code général de la fonction publique : article L711-1 à L711-2
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Code du travail : articles L2512-1 Ă L2512-5
Droit de grĂšve dans les services publics
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Code de l'éducation : articles L133-2 à L133-10
Articles L133-2, L133-4 : droit de grÚve dans les écoles maternelles et élémentaires