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Fiche pratique

Buvette ou bar tenu par une association

Vérifié le 16/05/2024 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Vous dirigez une association et vous souhaitez tenir un bar ou une buvette ? Vous pouvez exploiter de maniÚre permanente un bar si vous respectez la réglementation des débits de boissons. Vous pouvez ouvrir de maniÚre temporaire une buvette dans certaines circonstances uniquement. Nous vous présentons les informations à connaßtre.

Les rĂšgles diffĂšrent selon qu'il s'agit d'une buvette dans une installation sportive ou dans une foire ou exposition ou dans le cadre d'une manifestation organisĂ©e par l'association elle-mĂȘme ou s'il s'agit d'une buvette rĂ©servĂ©e aux adhĂ©rents.

  • L'association peut librement ouvrir une buvette temporaire, si aucune boisson alcoolisĂ©e n'y est servie.

  • Dans une enceinte sportive (stade, salle d'Ă©ducation physique, gymnase, ...), l'association ne peut pas vendre ou distribuer des boissons alcoolisĂ©es.

    Toutefois, des dĂ©rogations temporaires peuvent ĂȘtre accordĂ©es pour proposer des boissons alcoolisĂ©es du groupe 3 (c'est-Ă -dire des boissons en-dessous de 18° d'alcool : vin, biĂšre, crĂšme de cassis,...,) et pour 48 heures maximum.

    Les dérogations concernent les associations suivantes :

    La dérogation est à demander au maire de la commune dans laquelle sera situé le débit de boissons.

    • Associations sportives agréées, dans la limite de 10 autorisations par an
    • Associations organisatrices de manifestations Ă  caractĂšre touristique, dans la limite de 4 autorisations par an
    • Associations organisatrices de manifestations Ă  caractĂšre agricole, dans la limite de 2 autorisations par an
    • OĂč s’adresser ?

    • La demande se fait uniquement en ligne :

      Service en ligne
      Demande d'autorisation d'ouverture de débit de boissons temporaire (à Paris exclusivement)

      AccĂ©der au service en ligne  

      Préfecture de police de Paris

La demande doit lui ĂȘtre adressĂ©e au moins 3 mois avant la date prĂ©vue de la manifestation. Elle doit prĂ©ciser la date et la nature de la manifestation prĂ©vue et les conditions de fonctionnement du dĂ©bit de boissons (horaires d'ouverture, catĂ©gories de boissons concernĂ©es).

En cas de manifestation exceptionnelle, la demande peut ĂȘtre faite au moins 15 jours avant la date prĂ©vue.

Le non respect de l'interdiction d'introduire, par la force ou par la fraude, des boissons alcoolisĂ©es dans une enceinte sportive est puni d'une amende de 7 500 € et d'un an de prison.

L'ouverture de buvettes ou de bars n'entraßne pas de démarche particuliÚre auprÚs de l'administration fiscale.

Cependant, les recettes gĂ©nĂ©rĂ©es par cette activitĂ© peuvent devoir ĂȘtre comptĂ©es parmi les recettes lucratives (c'est-Ă -dire rapportant de l'argent). Celles-ci sont soumises Ă  dĂ©claration et Ă  imposition :

  • dĂšs le premier euro, si elles occupent une part prĂ©pondĂ©rante dans le budget de l'association,
  • ou au-delĂ  du seuil des 78 596 € annuels, si elles sont accessoires.

Il faut en consĂ©quence dĂ©terminer si l'activitĂ© peut (ou ne peut pas) ĂȘtre qualifiĂ©e de non lucrative.

L'association peut ouvrir une buvette temporaire dans une foire ou une exposition et servir tout type de boissons si les 3 conditions suivantes sont réunies :

  • La foire ou l'exposition est organisĂ©e par l’État, une collectivitĂ© publique ou une association reconnue d'utilitĂ© publique
  • L'association a reçu un avis favorable du commissaire gĂ©nĂ©ral de l'exposition ou de la foire
  • L'association a effectuĂ© au moins 15 jours Ă  l'avance une demande d'ouverture d'un dĂ©bit de boissons temporaire au maire de la commune concernĂ©e (ou, Ă  Paris, Ă  la prĂ©fecture de police de Paris), accompagnĂ©e de l'avis favorable du commissaire gĂ©nĂ©ral de l'exposition ou de la foire.

Un modÚle est disponible :

ModĂšle de document
Demande d'ouverture d'une buvette associative temporaire dans une foire ou une exposition

AccĂ©der au modĂšle de document  

Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre

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La demande est à faire uniquement en ligne :

Service en ligne
Demande d'autorisation d'ouverture de débit de boissons temporaire (à Paris exclusivement)

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Préfecture de police de Paris

L'ouverture de buvettes ou de bars n'entraßne pas de démarche particuliÚre auprÚs de l'administration fiscale.

Cependant, les recettes gĂ©nĂ©rĂ©es par cette activitĂ© peuvent devoir ĂȘtre comptĂ©es parmi les recettes lucratives (c'est-Ă -dire rapportant de l'argent). Celles-ci sont soumises Ă  dĂ©claration et Ă  imposition :

  • dĂšs le premier euro, si elles occupent une part prĂ©pondĂ©rante dans le budget de l'association,
  • ou au-delĂ  du seuil des 78 596 € annuels, si elles sont accessoires.

Il faut en consĂ©quence dĂ©terminer si l'activitĂ© peut (ou ne peut pas) ĂȘtre qualifiĂ©e de non lucrative.

L'association peut ouvrir une buvette temporaire pour vendre des boissons des groupes 1 (boissons sans alcool) et 3 (boissons en-dessous de 18°) à condition d'avoir obtenu l'autorisation du maire de la commune dans laquelle sera situé le débit de boissons.

L'association peut obtenir 5 autorisations annuelles maximum.

Un modÚle est disponible :

ModĂšle de document
Demande d'ouverture d'une buvette associative temporaire Ă  l'occasion d'une foire, d'une vente ou d'une fĂȘte publique

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Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre

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La demande est à faire uniquement en ligne :

Service en ligne
Demande d'autorisation d'ouverture de débit de boissons temporaire (à Paris exclusivement)

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Préfecture de police de Paris

  À savoir

Dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Martinique, le préfet peut autoriser la vente des boissons de 4me groupe (boissons de plus de 18°) dans la limite de 4 jours par an.

L'ouverture de buvettes ou de bars n'entraßne pas de démarche particuliÚre auprÚs de l'administration fiscale.

Cependant, les recettes gĂ©nĂ©rĂ©es par cette activitĂ© peuvent devoir ĂȘtre comptĂ©es parmi les recettes lucratives (c'est-Ă -dire rapportant de l'argent). Celles-ci sont soumises Ă  dĂ©claration et Ă  imposition :

  • dĂšs le premier euro, si elles occupent une part prĂ©pondĂ©rante dans le budget de l'association,
  • ou au-delĂ  du seuil des 78 596 € annuels, si elles sont accessoires.

Il faut en consĂ©quence dĂ©terminer si l'activitĂ© peut (ou ne peut pas) ĂȘtre qualifiĂ©e de non lucrative.

Si la buvette temporaire est réservée aux adhérents (pot associatif, 3Ú mi-temps, réception-buffet,...), il n'y a pas de démarche particuliÚre à faire, ni de réglementation spécifique à suivre.

L'ouverture de buvettes ou de bars n'entraßne pas de démarche particuliÚre auprÚs de l'administration fiscale.

Cependant, les recettes gĂ©nĂ©rĂ©es par cette activitĂ© peuvent devoir ĂȘtre comptĂ©es parmi les recettes lucratives (c'est-Ă -dire rapportant de l'argent). Celles-ci sont soumises Ă  dĂ©claration et Ă  imposition :

  • dĂšs le premier euro, si elles occupent une part prĂ©pondĂ©rante dans le budget de l'association,
  • ou au-delĂ  du seuil des 78 596 € annuels, si elles sont accessoires.

Il faut en consĂ©quence dĂ©terminer si l'activitĂ© peut (ou ne peut pas) ĂȘtre qualifiĂ©e de non lucrative.

L'association peut librement ouvrir un bar permanent si aucune boisson alcoolisée n'y est servie.

L'ouverture de buvettes ou de bars n'entraßne pas de démarche particuliÚre auprÚs de l'administration fiscale.

Cependant, les recettes gĂ©nĂ©rĂ©es par cette activitĂ© peuvent devoir ĂȘtre comptĂ©es parmi les recettes lucratives (c'est-Ă -dire rapportant de l'argent). Celles-ci sont soumises Ă  dĂ©claration et Ă  imposition :

  • dĂšs le premier euro, si elles occupent une part prĂ©pondĂ©rante dans le budget de l'association,
  • ou au-delĂ  du seuil des 78 596 € annuels, si elles sont accessoires.

Il faut en consĂ©quence dĂ©terminer si l'activitĂ© peut (ou ne peut pas) ĂȘtre qualifiĂ©e de non lucrative.

Les rÚgles diffÚrent selon que le lieu est ouvert au public ou réservé aux adhérents :

  • L'association peut ouvrir un bar permanent proposant des boissons alcoolisĂ©es Ă  consommer sur place de 3me catĂ©gorie Ă  condition d'obtenir une licence de dĂ©bit de boissons de 3me catĂ©gorie.

    Types de licences selon la nature des boissons et selon l’activitĂ©

    Type de boissons

    Débit de boissons

    Ă  consommer sur place

    Débit de boissons

    Ă  emporter

    Licences spécifiques pour les restaurants (sur place)

    Groupe 1 : boissons comportant des traces d’alcool dont le titrage est infĂ©rieur Ă  1,2 degrĂ© (traces de fermentation possible dans certaines limonades, sirops, infusions, etc.)

    Vente libre

    Vente libre

    Vente libre

    Groupe 3 : boissons fermentées non distillées avec un taux inférieur ou égal à 18° d'alcool : vin, biÚre, cidre, poiré, hydromel, vin doux naturel, crÚme de cassis, jus de fruits ou de légumes comportant jusqu'à 3° d'alcool, vin de liqueurs, apéritif à base de vin, porto, liqueur de fraises, framboises, cassis ou cerises (la catégorie des alcools du groupe 2 a été supprimée et se trouve classée dans le groupe 3)

    Licence III, dite licence restreinte

    Petite licence à emporter + formation spécifique si vente à emporter la nuit

    Petite licence restaurant ou licence petite restauration

    Groupes 4 et 5 : rhums, tafias, alcools distillés et toutes boissons alcooliques avec un taux supérieur à 18° d'alcool : gin, vodka, whisky, pastis, etc.

    Licence IV, dite grande licence ou licence de plein exercice

    Interdit pour les marchands ambulants - Grande licence à emporter pour les épiceries et supermarchés + formation spécifique si vente à emporter la nuit

    Licence restaurant ou licence grande restauration

    Exemple

    Un restaurant qui souhaite vendre des alcools titrant Ă  plus de 18°, doit possĂ©der la licence restaurant ou licence grande restauration. Il n’est pas nĂ©cessaire pour lui de possĂ©der la licence IV. Un restaurateur qui souhaite servir uniquement (sur place) des alcools titrant Ă  moins de 18° (biĂšre, vin par exemple), doit possĂ©der la petite licence restaurant. Il n’est pas obligĂ© de possĂ©der la licence III.

    Les épiceries et supermarchés effectuent de la vente à emporter mais contrairement aux marchands ambulants, ils peuvent vendre des alcools forts de 4Úme catégorie. Ils doivent pour cela posséder une grande licence à emporter.

    L'association doit également respecter la réglementation applicable aux débits de boissons en matiÚre d'affichage, d'étalage, d'hygiÚne et de sécurité.

  • Si les dirigeants de l'association ouvrent un bar permanent exclusivement rĂ©servĂ© Ă  leurs membres, aucune dĂ©marche n'est Ă  accomplir si les 2 conditions suivantes sont respectĂ©es :

    • L'ouverture du bar n'a pas pour but de rĂ©aliser de bĂ©nĂ©fices
    • Les boissons proposĂ©es appartiennent aux groupes 1 et 3 de la classification officielle des boissons

    Sinon, l'association est considérée comme exerçant une activité commerciale et doit posséder une licence de débit de boissons de 3e catégorie.

L'ouverture de buvettes ou de bars n'entraßne pas de démarche particuliÚre auprÚs de l'administration fiscale.

Cependant, les recettes gĂ©nĂ©rĂ©es par cette activitĂ© peuvent devoir ĂȘtre comptĂ©es parmi les recettes lucratives (c'est-Ă -dire rapportant de l'argent). Celles-ci sont soumises Ă  dĂ©claration et Ă  imposition :

  • dĂšs le premier euro, si elles occupent une part prĂ©pondĂ©rante dans le budget de l'association,
  • ou au-delĂ  du seuil des 78 596 € annuels, si elles sont accessoires.

Il faut en consĂ©quence dĂ©terminer si l'activitĂ© peut (ou ne peut pas) ĂȘtre qualifiĂ©e de non lucrative.