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Fiche pratique

Habitat insalubre (ou habitat indigne)

Vérifié le 12/07/2024 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Qu'est-ce qu'un logement insalubre, dit aussi habitat indigne, et quelles sont les mesures qui peuvent ĂȘtre prises pour remĂ©dier Ă  cette situation ? L'insalubritĂ© est caractĂ©risĂ©e lorsqu'un immeuble ou un logement, vacant ou non, prĂ©sente un danger ou risque pour la santĂ© ou la sĂ©curitĂ© physique des personnes, du fait de son Ă©tat, soit par les conditions dans lesquelles il est occupĂ©, exploitĂ© ou utilisĂ©. Nous faisons le point sur la rĂ©glementation.

L'autorité compétente est le préfet.

Il intervient pour protéger la sécurité et la santé des personnes en prenant des mesures pour remédier à la situation d'insalubrité.

Toute personne ayant connaissance de faits révélant une situation d'insalubrité doit le signaler au préfet par tous moyens.

OĂč s’adresser ?

Il est également possible de faire ce signalement à partir d'un service en ligne :

Service en ligne
Signal Logement : pour signaler aux services de l'État les signes de non dĂ©cence du logement louĂ©

AccĂ©der au service en ligne  

MinistÚre chargé de l'environnement

Rapport de situation

La situation d'insalubrité est constatée par le directeur général de l'agence régionale de santé (ARS) ou le directeur du service communal d'hygiÚne et de santé (SCHS).

Pour cela, le prĂ©fet peut faire procĂ©der Ă  toutes visites qui lui paraissent utiles pour Ă©valuer les risques d'insalubritĂ©. Lorsque les lieux sont Ă  usage total ou partiel d'habitation, les visites ne peuvent ĂȘtre faites qu'entre 6 heures et 21 heures. Si l'occupant s'oppose Ă  la visite ou que la personne ayant qualitĂ© pour autoriser l'accĂšs n'a pas pu ĂȘtre contactĂ©e, il est nĂ©cessaire d'obtenir l'autorisation du juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention du tribunal judiciaire du lieu de situation de l'immeuble pour procĂ©der aux visites.

Le directeur de l'ARS ou du SCHS établit un rapport de la situation.

Le rapport de situation est remis au prĂ©fet et mis Ă  disposition de la personne qui devra exĂ©cuter les mesures visant Ă  remĂ©dier Ă  la situation d'insalubritĂ©, c'est-Ă -dire le propriĂ©taire ou le titulaire de droits rĂ©els immobiliers. Ce dernier peut prĂ©senter ses observations dans un dĂ©lai qui ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieur Ă  15 jours.

Si l'adresse actuelle n'est pas connue ou faute de pouvoir identifier la personne, l'information le concernant est affichée à la mairie et sur la façade de l'immeuble.

Lorsque les désordres concernent uniquement les parties communes d'un immeuble en copropriété, l'information sur la mise à disposition du rapport est faite au syndicat des copropriétaires pris en la personne du syndic de copropriété. Le syndic transmet immédiatement cette information aux copropriétaires.

Le syndic peut prĂ©senter ses observations d'un dĂ©lai qui ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieur Ă  2 mois.

Situation en cas d'urgence

En cas de danger imminent, manifeste ou constatĂ© par le rapport de l'ARS ou du SCHS, le prĂ©fet ordonne, par arrĂȘtĂ©, au propriĂ©taire ou titulaire de droits rĂ©els immobiliers, et sans procĂ©dure contradictoire prĂ©alable, les mesures indispensables pour faire cesser ce danger dans un dĂ©lai qu'il fixe.

Lorsqu'aucune autre mesure ne permet d'écarter le danger, le préfet peut faire procéder à la démolition complÚte du bien. Il doit pour cela avoir été autorisé par jugement du président du tribunal judiciaire statuant en référé.

Si les meures indispensables n'ont pas été exécutées dans le délai, le préfet les fait exécuter d'office.

Par contre, si les mesures ont mis fin durablement au danger, le prĂ©fet prend acte de leur rĂ©alisation et date d'achĂšvement, et prend un arrĂȘtĂ© de mainlevĂ©e.

Procédure contradictoire

Une procédure contradictoire est mise en place avec la personne qui devra exécuter les mesures pour remédier à la situation d'insalubrité.

Le prĂ©fet informe en mĂȘme temps les occupants de la mise en place de cette procĂ©dure. Cette information est faite par l'un des moyens suivants :

  • Courrier
  • Remise contre signature
  • Affichage sur la façade de l'immeuble.

Lorsque l'immeuble est en copropriété, la procédure contradictoire est faite avec le syndicat des copropriétaires représenté par le syndic qui en informe immédiatement les copropriétaires et les occupants.

Rappel

Rappel

En cas de danger imminent, manifeste ou constatĂ© par le rapport de l'ARS ou du SCHS, le prĂ©fet ordonne, par arrĂȘtĂ©, au propriĂ©taire ou titulaire de droits rĂ©els immobiliers, et sans procĂ©dure contradictoire prĂ©alable, les mesures indispensables pour faire cesser ce danger dans un dĂ©lai qu'il fixe.

ArrĂȘtĂ© de traitement d'insalubritĂ©

Un arrĂȘtĂ© de traitement d'insalubritĂ© est pris par le prĂ©fet Ă  la fin de la procĂ©dure contradictoire.

Selon les circonstances, le préfet peut prescrire l'exécution des mesures suivantes :

  • RĂ©paration ou toute autre mesure propre Ă  remĂ©dier Ă  la situation (comprenant, si nĂ©cessaire, des mesures sur la salubritĂ© des bĂątiments mitoyens)
  • DĂ©molition de tout ou partie de l'immeuble. La dĂ©molition ne peut ĂȘtre dĂ©cidĂ©e que s'il n'existe aucun moyen technique de remĂ©dier Ă  l'insalubritĂ© ou lorsque les mesures nĂ©cessaires Ă  une remise en Ă©tat du bien aux normes seraient plus coĂ»teux que sa reconstruction
  • Cessation de la mise Ă  disposition du local ou de l'installation Ă  des fins d'habitation
  • Interdiction d'habiter, d'utiliser, ou d'accĂ©der aux lieux, temporairement ou dĂ©finitivement. L'interdiction dĂ©finitive ne peut ĂȘtre dĂ©cidĂ©e que s'il n'existe aucun moyen technique de remĂ©dier Ă  l'insalubritĂ© ou lorsque les mesures nĂ©cessaires Ă  une remise en Ă©tat du bien aux normes seraient plus coĂ»teux que sa reconstruction.

L'arrĂȘtĂ© mentionne, par ailleurs, les informations suivantes :

  • DĂ©lai dans lequel les mesures devront ĂȘtre rĂ©alisĂ©es (ce dĂ©lai ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieur Ă  1 mois Ă  partir de la notification de l'arrĂȘtĂ© de traitement d'insalubritĂ©)
  • ConsĂ©quences en cas de non-exĂ©cution des mesures (paiement d'une astreinte par jour de retard, exĂ©cution d'office des travaux aux frais de la personne qui doit exĂ©cuter les mesures...).

L'arrĂȘtĂ© de traitement d'insalubritĂ© est notifiĂ© Ă  la personne tenue d'exĂ©cuter les mesures prescrites.

Si l'adresse de la personne n'est pas connue ou si elle n'est pas identifiable, la notification est affichée à la mairie et sur la façade de l'immeuble.

Lorsque l'immeuble est en copropriété, la notification est faite au syndicat des copropriétaires, représenté par le syndic. Le syndic doit en informer immédiatement les copropriétaires et les occupants.

À la demande du prĂ©fet, l'arrĂȘtĂ© est publiĂ© au fichier immobilier ou au livre foncier dont dĂ©pend le bien.

  À savoir

Lorsque le bien devient vacant aprĂšs la date de notification de l'arrĂȘtĂ© de traitement d'insalubritĂ©, la personne tenue d'exĂ©cuter les mesures reste obligĂ©e de les rĂ©aliser dans le dĂ©lai fixĂ© par l'arrĂȘtĂ©. Le prĂ©fet peut prescrire toutes mesures nĂ©cessaires pour empĂȘcher l'accĂšs et l'usage du lieu.

Oui, elle peut conclure un bail à réhabilitation.

Elle peut également conclure un bail emphytéotique ou un contrat de vente moyennant paiement d'une rente viagÚre, à charge pour les preneurs ou débirentiers (acquéreurs dans le cadre du viager) d'exécuter les travaux prescrits et d'assurer, si nécessaire, l'hébergement des occupants.

Les parties peuvent dĂ©cider que l'occupant restera dans les lieux lorsqu'il les occupait Ă  la date de l'arrĂȘtĂ© si cela n'empĂȘche pas l'exĂ©cution des mesures prescrites.

C'est le prĂ©fet qui constate la rĂ©alisation des mesures prescrites et leur date d'achĂšvement. Le prĂ©fet prend un arrĂȘtĂ© de mainlevĂ©e lorsque les mesures ont Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©es dans le dĂ©lai fixĂ©.

L'arrĂȘtĂ© de mainlevĂ©e est notifiĂ© Ă  la personne qui a exĂ©cutĂ© les mesures.

Cet arrĂȘtĂ© est publiĂ© au fichier immobilier ou au livre foncier dont dĂ©pend le bien.

La personne qui était tenue de réaliser les mesures doit payer une astreinte. Le préfet peut également faire procéder à l'exécution d'office des mesures.

  À savoir

Par ailleurs les mesures prescrites par l'arrĂȘtĂ© doivent ĂȘtre respectĂ©es sous peine de sanctions pĂ©nales.

Paiement d'une astreinte

Le montant de l'astreinte est fixĂ© par arrĂȘtĂ© du prĂ©fet. Son montant ne peut pas dĂ©passer 1 000 € par jour de retard.

Pour fixer le montant de l'astreinte, le préfet tient compte de l'ampleur des mesures prescrites et des conséquences de leur non-exécution.

L'astreinte est due Ă  partir de la date de notification de l'arrĂȘtĂ© la prononçant et jusqu'Ă  la complĂšte exĂ©cution des mesures prescrites.

Le recouvrement des sommes est engagé à la fin de chaque trimestre.

Lorsque l'arrĂȘtĂ© concerne les seules parties communes d'un immeuble en copropriĂ©tĂ©, ce sont les copropriĂ©taires qui sont redevables du paiement de l'astreinte.

Lorsque l'arrĂȘtĂ© concerne un immeuble en indivision, ce sont les indivisaires qui doivent payer solidairement l'astreinte.

 Ă€ noter

Le préfet peut décider d'exonérer totalement ou partiellement la personne tenue d'exécuter les mesures s'il est établit qu'elle était dans l'impossibilité de les exécuter intégralement.

La personne tenue d'exécuter les mesures doit informer le préfet de leur réalisation pour que soit mis fin à l'application de l'astreinte.

  À savoir

Lorsque les locaux sont occupĂ©s par des personnes qui ont fait l'objet d'un jugement d'expulsion devenu dĂ©finitif, et que la personne tenue d'exĂ©cuter les mesures s'est vu refuser l'aide de la force publique pour la mise Ă  exĂ©cution de ce jugement, elle peut demander au tribunal administratif que tout ou partie de l'astreinte soit mis Ă  la charge de l'État.

Cette somme vient en dĂ©duction de l'indemnitĂ© Ă  laquelle la personne tenue d'exĂ©cuter les mesures peut prĂ©tendre en cas de refus pour l'État de prĂȘter son concours.

Réalisation d'office des mesures

Le préfet peut faire procéder d'office à l'exécution des mesures prescrites, aux frais de la personne qui était tenue de les exécuter. Le préfet doit motiver sa décision pour pouvoir intervenir à sa place.

Le préfet peut également décider de faire procéder à la démolition du bien s'il a été autorisé par jugement du président du tribunal judiciaire statuant en référé.

Si l'immeuble est en copropriété et si l'inexécution des mesures prescrites est due à la défaillance de certains copropriétaires, le préfet peut se substituer à eux pour les sommes exigibles à la date votée par l'assemblée générale des copropriétaires. On dit alors que le préfet est subrogé dans les droits et actions du syndicat des copropriétaires.

La défaillance des copropriétaires est caractérisée si, aprÚs avoir été mis en demeure par le syndic, ils n'ont pas répondu ou n'ont répondu que partiellement aux appels de fonds destinés à financer les mesures prescrites dans le délai de 15 jours à partir de l'appel de ces fonds.

Le syndic doit informer le prĂ©fet en lui indiquant les dĂ©marches entreprises pour faire rĂ©aliser les mesures prescrites par l'arrĂȘtĂ© et en lui fournissant une attestation de dĂ©faillance des copropriĂ©taires.

Le préfet dispose d'un délai d'un mois pour décider de se substituer aux copropriétaires défaillants.

Si le préfet décide de se substituer aux copropriétaires défaillants, sa décision est notifiée au syndicat des copropriétaires, pris en la personne du syndic, et aux copropriétaires défaillants, auxquels sont également notifiées les sommes versées pour leur compte. Lorsque tous les copropriétaires sont défaillants, le préfet ne peut pas recourir à la procédure de substitution mais peut faire procéder à l'exécution d'office des mesures prescrites.

L'arrĂȘtĂ© de traitement d'insalubritĂ© entraine des consĂ©quences Ă  l'Ă©gard des locataires ou occupants en place (baux, loyers, hĂ©bergement ou relogement).

À partir de la notification de l'arrĂȘtĂ© de traitement d'insalubritĂ©, les locaux vacants ne peuvent pas ĂȘtre louĂ©s ou mis Ă  disposition ou occupĂ©s pour quelque usage que ce soit.

  À savoir

Les mesures prescrites par l'arrĂȘtĂ© doivent ĂȘtre respectĂ©es sous peine de sanctions.

Baux et loyers

Lorsque l'arrĂȘtĂ© comporte une interdiction dĂ©finitive d'habiter et d'utiliser les lieux, les baux et contrats d'occupation poursuivent leurs effets.

Toutefois, le loyer ou toute autre somme versĂ©e cesse d'ĂȘtre dĂ» . La cessation du paiement dĂ©marre Ă  partir du 1er jour du mois qui suit l'envoi de la notification de l'arrĂȘtĂ© de traitement de l'insalubritĂ© (ou de son affichage Ă  la mairie et sur la façade de l'immeuble) et jusqu'au 1er jour du mois qui suit l'envoi de la notification ou de l'affichage de l'arrĂȘtĂ© de mainlevĂ©e.

 Ă€ noter

Les sommes qui n'auraient pas dĂ» ĂȘtre versĂ©es doivent ĂȘtre restituĂ©es Ă  l'occupant ou dĂ©duits des loyers dont il devient Ă  nouveau redevable.

Hébergement ou relogement

Les mesures Ă  respecter diffĂšrent selon que l'arrĂȘtĂ© de traitement d'insalubritĂ© comporte une interdiction temporaire ou dĂ©finitive d'habiter dans les lieux.

  • Lorsque l'arrĂȘtĂ© comporte une interdiction temporaire d'habiter dans les lieux ou lorsque les travaux nĂ©cessaires pour remĂ©dier au danger les rendent temporairement inhabitables, la personne tenue d'exĂ©cuter les mesures doit assurer l'hĂ©bergement dĂ©cent des occupants correspondant Ă  leurs besoins et possibilitĂ©s.

    L'arrĂȘtĂ© prĂ©cise la date d'effet de l'interdiction et la date Ă  laquelle la personne tenue d'exĂ©cuter les mesures doit avoir informĂ© le prĂ©fet de l'offre d'hĂ©bergement qu'il a faite aux occupants.

    L'hĂ©bergement doit ĂȘtre assurĂ© jusqu'Ă  la fin des travaux prescrits pour remĂ©dier Ă  l'insalubritĂ©. À la fin des travaux, le prĂ©fet doit assurer le relogement des occupants dans leur ancien logement.

    Si la personne ne respecte pas son obligation d'hébergement, le préfet prend les dispositions nécessaires pour assurer l'hébergement des occupants. Le coût de l'hébergement est mis à la charge de la personne.

    Pour faciliter l'hébergement des occupants, le préfet peut conclure une convention d'occupation précaire avec tout bailleur ou toute structure d'hébergement pour mettre à disposition des locaux ou des logements.

    La durĂ©e de cette convention est limitĂ©e et se termine au plus tard Ă  la fin du mois suivant celui de la notification de l'arrĂȘtĂ© de mainlevĂ©e de la mesure ou du constat par le prĂ©fet de la rĂ©alisation des mesures prescrites par la personne tenue de les exĂ©cuter.

    Les occupants ayant bénéficié de l'hébergement dans le cadre d'une convention ne peuvent pas exiger un droit au maintien dans les lieux ou la reconduction de la convention.

    En cas de refus de l'occupant de quitter les lieux à la fin de la convention et faute pour la personne tenue d'exécuter les mesures d'avoir engagé une action en justice pour demander l'expulsion de l'occupant, le préfet peut exercer cette action aux frais de la personne tenue d'exécuter les mesures.

      À savoir

    Au-delà de 3 ans, toute éviction est considérée comme définitive.

  • Lorsque l'arrĂȘtĂ© de traitement d'insalubritĂ© comporte une interdiction dĂ©finitive d'habiter dans les lieux ou en cas d'Ă©vacuation Ă  caractĂšre dĂ©finitif, la personne tenue d'exĂ©cuter les mesures doit assurer le relogement des occupants correspondant Ă  leurs besoins et possibilitĂ©s.

    L'arrĂȘtĂ© prĂ©cise la date d'effet de l'interdiction et la date Ă  laquelle la personne tenue d'exĂ©cuter les mesures doit avoir informĂ© le prĂ©fet de l'offre de relogement qu'elle a faite aux occupants.

    La personne tenue d'exécuter les mesures doit verser aux occupants une indemnité d'un montant égal à 3 mois de leur nouveau loyer pour couvrir leurs frais de réinstallation.

    Si un occupant refuse 3 offres de relogement, la personne tenue d'exécuter les mesures peut faire un recours auprÚs du tribunal judiciaire du lieu du bien pour demander la résiliation du bail ou du droit d'occupation et l'autorisation d'expulser l'occupant.

    Si la personne tenue de respecter les mesures ne respecte pas son obligation de relogement, le préfet prend les dispositions nécessaires pour assurer le relogement. Pour cela, le préfet peut notamment désigner les occupants à un organisme bailleur pour qu'il les loge et, en cas de refus du bailleur, procéder à l'attribution d'un logement.

    Le préfet peut également proposer temporairement aux occupants un accueil dans une structure d'hébergement, un établissement ou un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hÎteliÚre à vocation sociale, dans l'attente d'un relogement définitif.

      À savoir

    Les occupants qui sont restĂ©s dans les lieux faute d'avoir reçu une offre de relogement correspondant Ă  leurs besoins et Ă  leurs possibilitĂ©s sont des occupants de bonne foi qui ne peuvent pas ĂȘtre expulsĂ©s.