Vérifié le 06/03/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Un attroupement est l'occupation des parties communes d'un immeuble (hall, cage dâescalier, toit, etc) par un groupe de personnes.
Il faut alors distinguer le simple rassemblement et les situations oĂč ce rassemblement empĂȘche la circulation des occupants, le bon fonctionnement des dispositifs de sĂ©curitĂ© (portes coupeâfeu bloquĂ©es, issues de secours obstruĂ©es, digicodes dĂ©tĂ©riorĂ©s, etc.) ou qui nuit Ă la tranquillitĂ© des lieux.
Dans ce dernier cas, ces regroupements sont souvent Ă lâorigine de nuisances rĂ©pĂ©tĂ©es (bruits, dĂ©gradations, menaces, etc.) qui peuvent crĂ©er un sentiment dâinsĂ©curitĂ©. Il est alors possible dâeffectuer plusieurs actions.
Le bailleur a lâobligation de garantir Ă son locataire une jouissance paisible des lieux louĂ©s.
En cas dâattroupement dans les parties communes, le locataire doit :
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Signaler la situation par Ă©crit (mail, lettre recommandĂ©e, etc) au bailleur (propriĂ©taire ou gestionnaire HLM)Il est recommandĂ© dâindiquer dans le courrier la frĂ©quence des rassemblements, la nature des troubles, les horaires, les menaces et dĂ©gradations Ă©ventuelles.
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Et demander au bailleur de prendre toutes les mesures utiles pour mettre fin au rassemblement.
Si lâimmeuble est en copropriĂ©tĂ©, les occupants de lâimmeuble (locataire ou propriĂ©taire) peuvent saisir le syndic pour :
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Faire constater les troubles (rapports de gardien, photographies, vidéos, constats par un commissaire de justice)
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Et demander le renforcement des dispositifs de contrĂŽle dâaccĂšs ou la mise en place dâune vidĂ©osurveillance.
Ă savoir
Certaines dĂ©cisions devront ĂȘtre votĂ©es par le syndicat des copropriĂ©taires lors dâune assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, le syndic ne pouvant pas les mettre en Ćuvre sans accord de la copropriĂ©tĂ©. Câest le cas, par exemple, de la mise en place dâune vidĂ©osurveillance, de lâajout de clauses encadrant lâaccĂšs Ă lâimmeuble, interdisant certains usages des parties communes ou mettant en place des sanctions internes ainsi que de lâautorisation permanente de pĂ©nĂ©trer dans les parties communes accordĂ©e Ă la police et Ă la gendarmerie.
Il est Ă©galement possible de prĂ©venir la police nationale, la gendarmerie ou la police municipale pour quâelle fasse cesser le trouble produit par lâattroupement et les Ă©ventuelles autres infractions que les agents pourront constater (violences, dĂ©gradations, menaces, usage ou trafic de stupĂ©fiants, etc.).
Les personnes coupables d'attroupement risquent l'une des sanctions suivantes :
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2 mois de prison et 3 750 ⏠dâamende (6 mois de prison et 7 500 ⏠d'amende lorsque l'attroupement est accompagnĂ© de violences ou menaces)
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Paiement d'une amende forfaitaire de 200 âŹ. En fonction du dĂ©lai de paiement de l'amende, son montant peut ĂȘtre rĂ©duit Ă 150 ⏠ou augmentĂ© Ă 450 âŹ.
Les personnes coupables d'attroupement peuvent aussi avoir une peine complĂ©mentaire de travail d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.