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Question-réponse

L'activité partielle de longue durée (APLD) existe-t-elle toujours ?

Vérifié le 01/06/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Non, le dispositif d'activitĂ© partielle de longue durĂ©e (APLD) ne peut plus ĂȘtre mis en place dans une entreprise depuis le 1er janvier 2023. Les dispositifs mis en place avant cette date peuvent continuer Ă  s'appliquer jusqu'au 31 dĂ©cembre 2026 au plus tard. Une modification de l'accord collectif ou du document unilatĂ©ral mis en place avant le 31 dĂ©cembre 2022 peut cependant intervenir aprĂšs cette date. Un avenant est transmis Ă  l'administration. Nous faisons un point sur les rĂšgles applicables.

L'activitĂ© rĂ©duite peut ĂȘtre mise en Ɠuvre dans la limite de 36 mois, qui se suivent ou pas, sur une pĂ©riode de 48 mois consĂ©cutifs.

L'entreprise peut bénéficier de l'APLD à compter du 1er jour de la 1re période d'autorisation d'activité partielle accordée par la Dreets.

L'employeur peut réduire l'activité de l'entreprise dans la limite de 40 % de la durée légale et faire travailler ses salariés 60 % de celle-ci. Cette réduction s'apprécie pour chaque salarié concerné pour la durée totale de l'accord.

En cas de circonstances exceptionnelles, la rĂ©duction peut ĂȘtre portĂ©e Ă  50 % sur dĂ©cision de la direction dĂ©partementale en charge de l'emploi, du travail et des solidaritĂ©s (DDETS ou DDETSPP) et dans les conditions prĂ©vues par l'accord collectif.

Ce dispositif peut entraßner des périodes de fermeture totale et temporaire d'un service ou de l'entreprise.

Exemple

Une entreprise peut sur une période de 20 mois convenir d'une fermeture par accord d'une période d'activité partielle de 8 mois pour des salariés à 35 heures.

L'accord collectif et son éventuel avenant modificatif doivent contenir des mentions obligatoires. Ils peuvent également contenir certaines mentions facultatives.

Mentions obligatoires

  • Diagnostic sur la situation Ă©conomique et les perspectives d'activitĂ© de l'Ă©tablissement, l'entreprise, le groupe ou la branche
  • Date de dĂ©but et durĂ©e d'application du dispositif
  • ActivitĂ©s et salariĂ©s concernĂ©s
  • RĂ©duction maximale de l'horaire de travail en dessous de la durĂ©e lĂ©gale du travail
  • Engagements en matiĂšre d'emploi et de formation professionnelle
  • Conditions d'information des organisations syndicales de salariĂ©s signataires et du comitĂ© social et Ă©conomique (CSE).

Mentions facultatives

  • Efforts des dirigeants salariĂ©s, des mandataires sociaux et des actionnaires proportionnĂ©s Ă  ceux des salariĂ©s
  • Conditions de prises de congĂ©s payĂ©s et d'utilisation du compte personnel de formation, avant ou pendant l'APLD
  • Moyens de suivi de l'accord par les organisations syndicales.

Oui, l'accord collectif ou son Ă©ventuel avenant modificatif doit ĂȘtre validĂ© par l'administration.

Demande de validation

L'employeur doit adresser la demande de validation de l'accord collectif ou de son avenant modificatif par voie dématérialisée.

Service en ligne
Demande de validation ou d'homologation d'activité partielle

AccĂ©der au service en ligne  

Agence de services et de paiement (ASP)

DépÎt de la demande

L'accord d'Ă©tablissement, d'entreprise ou de groupe ou son avenant modificatif doit aussi ĂȘtre dĂ©posĂ© sur la plate forme TĂ©lĂ©Accords.

Service en ligne
TéléAccords - Service de dépÎt des accords collectifs d'entreprise

AccĂ©der au service en ligne  

MinistÚre chargé du travail

Réponse de l'administration

La décision de validation de l'accord ou de l'avenant modificatif est notifiée par voie dématérialisée à l'employeur et aux organisations syndicales signataires.

La direction départementale en charge de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETSou DDETSPP) à 15 jours pour valider un accord ou son avenant. Le silence gardé vaut acceptation.

La décision de validation est accordée pour 6 mois.

L'autorisation peut ĂȘtre renouvelĂ©e tous les 6 mois en fonction du bilan de suivi des engagements adressĂ© par l'employeur.

L'employeur doit verser au salarié une indemnité correspondant à 70 % de son salaire brut par heure chÎmée, soit environ à 84 % du salaire net horaire.

Cette indemnitĂ© ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure Ă  9,74 €, ni ĂȘtre supĂ©rieure Ă  un plafond de 38,78 € par heure chĂŽmĂ©e.

L'employeur reçoit une allocation Ă©quivalent Ă  60 % de la rĂ©munĂ©ration horaire brute du salariĂ© limitĂ©e Ă  33,24 € avec un minimum de 9,52 €.

  À savoir

Le plancher ne s'applique pas aux salariés non soumis à une rémunération équivalente au Smic horaire (apprentis par exemple).

Emplois concernés

Les engagements de maintien dans l'emploi concernent tous les emplois de l'établissement ou de l'entreprise.

Un accord de branche, de groupe, d'établissement ou d'entreprise peut prévoir un périmÚtre différent.

Respect des engagements

Avant la fin des 6 mois d'APLD, l'employeur transmet à la direction départementale en charge de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS ou DDETSPP) le bilan sur le respect de ses engagements concernant les points suivants :

Ce bilan doit ĂȘtre accompagnĂ© d'un diagnostic actualisĂ© de l'Ă©tablissement, de l'entreprise ou du groupe. Il porte sur la situation Ă©conomique et les perspectives d'activitĂ©.

Le CSE, s'il existe, doit ĂȘtre informĂ© de la mise Ɠuvre ou la modification de l' APLD. Le procĂšs-verbal de la derniĂšre rĂ©union de consultation doit ĂȘtre joint.

Sanctions en cas de non-respect des engagements

Les sanctions différent selon que le salarié licencié pour un motif économique était dans le cadre de l'APLD ou non.

L'employeur doit rembourser à l'Agence de services et de paiement (ASP) les sommes perçues pour ce salarié au titre de l'APLD.

L'employeur pourra ĂȘtre exonĂ©rĂ© du remboursement si la situation Ă©conomique et financiĂšre de l'entreprise le justifie.

La direction départementale en charge de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS ou DDETSPP) pourra suspendre le versement de l'allocation d'activité partielle si l'employeur ne respecte pas les engagements sur les emplois et la formation professionnelle.

L'employeur doit rembourser à l'Agence de services et de paiement (ASP) pour chaque rupture une somme égale au montant total des sommes versées au titre de l'APLD / nombre de salariés placés en APLD.

L'employeur pourra ĂȘtre exonĂ©rĂ© du remboursement si la situation Ă©conomique et financiĂšre de l'entreprise le justifie. Il devra en informer les institutions reprĂ©sentatives du personnel et les organisations syndicales signataires de l'accord collectif.

La direction départementale en charge de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS ou DDETSPP) pourra suspendre le versement de l'allocation d'activité partielle si l'employeur ne respecte pas les engagements sur les emplois et la formation professionnelle.

Oui, l'employeur qui souhaite modifier l'APLD mis en place par décision unilatérale, doit préalablement consulter le CSE lorsqu'il existe.

L'activitĂ© rĂ©duite peut ĂȘtre mobilisĂ©e dans la limite de 36 mois, qui se suivent ou pas, sur une pĂ©riode de 48 mois consĂ©cutifs.

L'entreprise peut bénéficier de l'APLD à compter du 1er jour de la 1re période d'autorisation d'activité partielle accordée par la Dreets.

Le document unilatĂ©ral fixant la durĂ©e d'application de l' APLD peut ĂȘtre renouvelĂ© en respectant la durĂ©e maximale prĂ©vue par l'accord de branche Ă©tendu.

L'employeur peut réduire l'activité de l'entreprise dans la limite de 40 % de la durée légale et faire travailler ses salariés 60 % de celle-ci. Cette réduction s'apprécie pour chaque salarié concerné pour la durée totale du document unilatéral.

En cas de circonstances exceptionnelles, la rĂ©duction peut ĂȘtre portĂ©e Ă  50 % sur dĂ©cision de direction dĂ©partementale en charge de l'emploi, du travail et des solidaritĂ©s (DDETS ou DDETSPP) et dans les conditions prĂ©vues par le document unilatĂ©ral et l'accord de branche Ă©tendu.

Ce dispositif peut entraßner des périodes de fermeture totale et temporaire d'un service ou de l'entreprise.

Exemple

Une entreprise peut sur une période de 20 mois convenir d'une fermeture par accord d'une période d'activité partielle de 8 mois pour des salariés à 35 heures.

La décision unilatérale et son éventuelle modification doivent contenir les informations suivantes :

  • Conditions de mise en Ɠuvre dans l'Ă©tablissement ou l'entreprise des stipulations de l'accord de branche Ă©tendu
  • Date de dĂ©but et durĂ©e d'application du dispositif
  • ActivitĂ©s et salariĂ©s concernĂ©s
  • RĂ©duction maximale de l'horaire de travail en dessous de la durĂ©e lĂ©gale du travail
  • Engagements en matiĂšre d'emploi et de formation professionnelle
  • Conditions d'information des organisations syndicales de salariĂ©s signataires et du comitĂ© social et Ă©conomique (CSE).

Oui, le document unilatĂ©ral et son Ă©ventuelle modification doivent ĂȘtre homologuĂ©s par l'administration.

Demande d'homologation

L'employeur doit adresser la demande d'homologation de la décision unilatérale, ou de son éventuelle modification, par voie dématérialisée.

Elle doit ĂȘtre accompagnĂ©e de l'avis rendu par le CSE.

Service en ligne
Demande de validation ou d'homologation d'activité partielle

AccĂ©der au service en ligne  

Agence de services et de paiement (ASP)

Réponse de l'administration

La décision d'homologation du document unilatéral ou de sa modification est notifiée par voie dématérialisée à l'employeur et aux organisations syndicales signataires.

La Dreets à 21 jours pour valider le document unilatéral ou sa modification. Le silence gardé vaut acceptation.

La dĂ©cision d'homologation est accordĂ©e pour 6 mois. L'autorisation peut ĂȘtre renouvelĂ©e tous les 6 mois en fonction du bilan de suivi des engagements adressĂ© par l'employeur.

L'employeur doit verser au salarié une indemnité correspondant à 70 % de son salaire brut par heure chÎmée, soit environ à 84 % du salaire net horaire.

Cette indemnitĂ© ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure Ă  9,74 €, ni ĂȘtre supĂ©rieure Ă  un plafond de 38,78 € par heure chĂŽmĂ©e.

  À savoir

Le plancher ne s'applique pas aux salariés non soumis à une rémunération équivalente au Smic horaire (apprentis par exemple).

L'employeur reçoit une allocation Ă©quivalent Ă  60 % de la rĂ©munĂ©ration horaire brute du salariĂ© limitĂ©e Ă  33,24 € avec un minimum de 9,52 €.

  À savoir

Le plancher ne s'applique pas aux salariés non soumis à une rémunération équivalente au Smic horaire (apprentis par exemple).

Emplois concernés

Les engagements de maintien dans l'emploi concernent l'intĂ©gralitĂ© des emplois de l'Ă©tablissement ou de l'entreprise. Le document unilatĂ©ral doit prĂ©ciser les conditions de leur mise en Ɠuvre dans l'Ă©tablissement ou l'entreprise.

Respect des engagements

Avant la fin des 6 mois d'APLD, l'employeur transmet à la direction départementale en charge de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS ou DDETSPP) le bilan sur le respect de ses engagements concernant les 2 points suivants :

  • Emploi et formation professionnelle
  • Mode d'information des organisations syndicales de salariĂ©s signataires et du CSE

Ce bilan doit ĂȘtre accompagnĂ© d'un diagnostic actualisĂ© de l'Ă©tablissement, de l'entreprise ou du groupe. Il porte sur la situation Ă©conomique et les perspectives d'activitĂ©.

Le CSE, s'il existe, doit ĂȘtre informĂ© de la mise Ɠuvre de l' APLD. Le procĂšs-verbal de la derniĂšre rĂ©union de consultation doit ĂȘtre joint.

Sanctions en cas de non-respect des engagements

Les sanctions différent selon que le salarié licencié pour un motif économique était dans le cadre de l'APLD ou non.

L'employeur doit rembourser à l'Agence de services et de paiement (ASP) les sommes perçues pour ce salarié au titre de l'APLD.

L'employeur pourra ĂȘtre exonĂ©rĂ© du remboursement compte tenu de la situation Ă©conomique et financiĂšre de l'entreprise.

La direction départementale en charge de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS ou DDETSPP) pourra suspendre le versement de l'allocation d'activité partielle si l'employeur ne respecte pas les engagements sur les emplois et la formation professionnelle.

L'employeur doit rembourser à l'Agence de services et de paiement (ASP) pour chaque rupture une somme égale au montant total des sommes versées au titre de l'APLD / nombre de salariés placés en APLD.

L'employeur pourra ĂȘtre exonĂ©rĂ© du remboursement si la situation Ă©conomique et financiĂšre de l'entreprise le justifie.

La direction départementale en charge de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS ou DDETSPP) pourra suspendre le versement de l'allocation d'activité partielle si l'employeur ne respecte pas les engagements sur les emplois et la formation professionnelle.

La mise en place de l'APLD était possible sur la base de l'un des documents suivants :

Les entreprises dĂ©jĂ  engagĂ©es dans le dispositif d’APLD peuvent, aprĂšs la date du 31 dĂ©cembre 2022, conclure des avenants Ă  leurs accords en cours et modifier leurs documents unilatĂ©raux en cours.