Fiche pratique
Heures supplémentaires d'un salarié du secteur privé
Vérifié le 08/06/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Qu'est-ce qu'une heure supplémentaire ? Le salarié est-il libre d'effectuer des heures supplémentaires et comment lui sont-elles payées ? Nous vous présentons le dispositif selon que vous travaillez à temps plein ou à temps partiel.
Le salariĂ© Ă temps partiel peut ĂȘtre amenĂ© Ă travailler au-delĂ de la durĂ©e de travail prĂ©vue au contrat.
Dans ce cas, le salarié effectue des heures complémentaires.
Il ne s'agit pas d'heures supplémentaires.
Les heures complĂ©mentaires peuvent ĂȘtre effectuĂ©es dans la limite de 1/10e de la durĂ©e hebdomadaire ou mensuelle de travail prĂ©vue dans le contrat.
Exemple
si le contrat prévoit une durée de travail de 30 heures hebdomadaires, le salarié peut effectuer 3 heures complémentaires au maximum.
Toutefois, elle peut ĂȘtre portĂ©e Ă 1/3 de la durĂ©e hebdomadaire ou mensuelle par dispositions conventionnelles.
Toute heure complémentaire accomplie donne lieu à une majoration de salaire.
Le taux de majoration d'une heure complĂ©mentaire peut ĂȘtre fixĂ© par dispositions conventionnelles.
Le taux de majoration est fixé à  :
- Soit 10 % pour chaque heure complémentaire accomplie dans la limite de 1/10e de la durée de travail fixé dans le contrat
- Soit 25Â % pour chaque heure accomplie au-delĂ de 1/10e (et dans la limite de 1/3)
Le salarié a le droit de refuser d'effectuer des heures complémentaires :
- S'il est informé moins de 3 jours avant la date à laquelle les heures complémentaires sont prévues
- Ou si les heures complémentaires sont accomplies au-delà des limites fixées par le contrat de travail
Le refus du salarié pour l'un de ces motifs n'est pas une faute ou un motif de licenciement.
Par contre, le salarié ne peut pas refuser d'effectuer les heures complémentaires s'il est informé au moins 3 jours avant et que les heures sont effectuées dans les limites prévues au contrat.
Dans ce cas, le refus du salarié constitue une faute pouvant justifier une sanction disciplinaire (avertissement, mise à pied...) ou, en fonction des circonstances, un licenciement pour faute.