Lorsque la dĂ©cision de prĂ©emption est annulĂ©e ou dĂ©clarĂ©e illĂ©gale, la collectivitĂ© doit proposer lâacquisition du bien en prioritĂ© Ă lâancien propriĂ©taire ou Ă ses hĂ©ritiers. En cas de renonciation expresse ou tacite de ces derniers, lâoffre doit ĂȘtre faite Ă lâacquĂ©reur Ă©vincĂ©, Ă condition que son nom ait Ă©tĂ© mentionnĂ© dans la dĂ©claration dâintention dâaliĂ©ner.
Le prix de rachat doit permettre de replacer les parties dans la situation oĂč elles se seraient trouvĂ©es si la prĂ©emption nâavait pas eu lieu, sans que lâune dâelles en tire un avantage excessif.
Si les parties sâaccordent sur le prix, la vente est conclue.
En cas de dĂ©saccord sur le prix, celui-ci est fixĂ© par le juge de lâexpropriation, saisi par la commune. Lâancien propriĂ©taire ou ses hĂ©ritiers ont alors un dĂ©lai de 3 mois Ă partir de la notification de la dĂ©cision dĂ©finitive pour accepter le prix de vente fixĂ© par le tribunal. En lâabsence de rĂ©ponse dans ce dĂ©lai, le rachat est considĂ©rĂ© comme refusĂ©.