Fiche pratique
Congé de solidarité familiale d'un salarié
Vérifié le 17/08/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Le congĂ© de solidaritĂ© familiale permet Ă un salariĂ© de s'absenter pour sâoccuper de l'un de ses proches en fin de vie. Le proche doit se trouver en phase avancĂ©e ou terminale d'une affection grave et incurable (quelle qu'en soit la cause). Voici les informations Ă connaĂźtre.
Le salarié peut demander un congé de solidarité familiale pour s'occuper d'une des personnes suivantes, si elle est en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable :
- Ascendant
- Descendant
- FrĂšre ou sĆur
- Personne partageant le mĂȘme domicile que le salariĂ© ou l'ayant dĂ©signĂ© comme sa personne de confiance.
Non. Le congĂ© de solidaritĂ© familiale est ouvert Ă tous les salariĂ©s, sans condition dâanciennetĂ©.
Pendant toute la durée du congé, le salarié ne peut pas exercer d'autre activité professionnelle.
Le salarié doit informer son employeur de son souhait de prendre un congé de solidarité familiale au moins 15 jours avant le début du congé.
Le salarié peut informer son employeur par tout moyen permettant de justifier de la date de la demande (lettre ou courrier électronique recommandé, par exemple).
Le salarié doit indiquer à son employeur les informations suivantes :
- Volonté de suspendre le contrat de travail pour bénéficier du congé de solidarité familiale
- Date du départ en congé
- Demande de fractionnement du congé ou de transformation du congé en travail à temps partiel
- Date prévisible de retour à la fin du congé.
Le salarié doit adresser également à son employeur un certificat médical établi par le médecin traitant de la personne assistée.
Ce certificat doit attester que cette personne souffre d'une pathologie mettant en jeu son pronostic vital ou qu'elle est en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable.
DÚs lors que les formalités de demande du congé sont réalisées, l'employeur ne peut pas ni reporter, ni refuser la demande de congé de solidarité familiale du salarié.
Un accord Ă©crit entre lâemployeur et le salariĂ© doit prĂ©ciser les points suivants :
- Durée prévisible et conditions de renouvellement du congé
- Mesures permettant le maintien d'un lien du salarié avec l'entreprise pendant la durée du congé
- Modalités d'accompagnement du retour de congé du salarié.
En cas de refus de l'employeur, le salarié peut saisir le conseil de prud'hommes (CPH).
Le congé est pris :
- Soit pris en continu Ă temps plein
- Soit, avec l'accord de l'employeur, pris Ă temps partiel.
Le congé débute à la date fixée par le salarié et l'employeur.
Toutefois, en cas d'urgence absolue constatĂ©e par Ă©crit par le mĂ©decin, le congĂ© dĂ©bute (ou peut ĂȘtre renouvelĂ©) sans dĂ©lai, c'est-Ă -dire dĂšs notification Ă l'employeur.
Demande initiale
Le salarié doit déterminer la durée du congé de solidarité familiale avec l'employeur.
Toutefois, le congé ne peut pas dépasser une durée maximale.
La durée du congé est fixée par la convention collective ou l'accord collectif d'entreprise.
La convention collective applicable est celle dont relÚve l'activité principale de l'entreprise.
Un simulateur permet de rechercher la convention collective avec le nom de l'entreprise ou son numéro Siret :
Outil de recherche
Trouver sa convention collective
En l'absence de dispositions conventionnelles, la durée du congé est de 3 mois au maximum.
Ă noter
En cas de fractionnement du congé, chaque période de congé est d'au moins 1 jour.
Renouvellement
Le congĂ© peut ĂȘtre renouvelĂ© une fois, soit 6 mois au maximum (durĂ©e initiale et renouvellement compris).
En cas de renouvellement du congé, le salarié en informe son employeur au moins 15 jours avant la fin du congé initial par tout moyen permettant de justifier de la date de la demande (lettre ou courrier électronique recommandé, par exemple).
Ă noter
En cas de fractionnement du congé, chaque période de congé est d'au moins 1 jour.
Rémunération
Le congé de solidarité familiale n'est pas rémunéré.
Toutefois, le salarié peut percevoir, sous conditions, de l'allocation journaliÚre d'accompagnement d'une personne en fin de vie (Ajap). Pour cela, l'employeur doit fournir au salarié une attestation précisant qu'il bénéficie d'un congé de solidarité familiale. Le salarié doit ensuite adresser par courrier l'attestation remplie par l'employeur et le formulaire complété de demande d'Ajap au Centre national de gestion des demandes d'allocations journaliÚres d'accompagnement d'une personne en fin de vie (Cnajap).
OĂč sâadresser ?
Par téléphone
08 06 06 10 09 (service gratuit + prix d'un appel)
Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 Ă 17h30
Par courrier
Cnajap
Rue Marcel Brunet
BP 109
23014 GUĂRET Cedex
En l'absence de réponse du Cnajap pendant plus de 7 jours à compter de la date à laquelle il reçoit la demande, l'Ajap est accordée.
Prestations sociales
Durant toute la durée de son congé, le salarié conserve ses droits à remboursement des soins et indemnités journaliÚres versées par la Sécurité sociale en cas de maladie, maternité, invalidité et décÚs.
Le congĂ© de solidaritĂ© familiale prend fin soit Ă la date prĂ©vue par le salariĂ© et lâemployeur, soit lorsque la personne assistĂ©e dĂ©cĂšde.
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à la fin du congé, le salarié retrouve son emploi ou un emploi similaire et une rémunération au moins équivalente à son emploi précédant.
Des mesures d'accompagnement du salariĂ© lors de son retour peuvent ĂȘtre prĂ©vues.
AprÚs son congé, le salarié a le droit de bénéficier d'un entretien professionnel avec son employeur. L'entretien est consacré à ses perspectives d'évolution professionnelle.
Le salarié conserve le bénéfice de tous les avantages qu'il a acquis avant le début de son congé.
La durée du congé est prise en compte pour la détermination des avantages liés à l'ancienneté.
La durĂ©e du congĂ© de solidaritĂ© familiale ne peut pas ĂȘtre dĂ©duite de la durĂ©e des congĂ©s payĂ©s annuels.
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En cas de modification de la date prévisible du retour dans l'entreprise, le salarié doit informer son employeur au moins 3 jours avant la fin initialement prévue de son retour.
Si la personne assistée décÚde pendant le congé, celui-ci prend fin dans les 3 jours qui suivent le décÚs.
Toutefois, avant son retour dans l'entreprise, le salarié peut prendre des jours de congés pour événements familiaux en lien avec le décÚs.
à la fin du congé, le salarié retrouve son emploi ou un emploi similaire et une rémunération au moins équivalente à son emploi précédant.
Des mesures d'accompagnement du salariĂ© lors de son retour peuvent ĂȘtre prĂ©vues.
AprÚs son congé, le salarié a le droit de bénéficier d'un entretien professionnel avec son employeur. L'entretien est consacré à ses perspectives d'évolution professionnelle.
Le salarié conserve le bénéfice de tous les avantages qu'il a acquis avant le début de son congé.
La durée du congé est prise en compte pour la détermination des avantages liés à l'ancienneté.
La durĂ©e du congĂ© de solidaritĂ© familiale ne peut pas ĂȘtre dĂ©duite de la durĂ©e des congĂ©s payĂ©s annuels.
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Code du travail : articles L3142-6 à L3142-13
Salarié concerné, durée, prise du congé, fin du congé (ordre public)
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Code du travail : article L3142-14
Procédure, durée, prise du congé, fin du congé (champ de la négociation collective)
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Code du travail : article L3142-15
Procédure, durée, prise du congé, fin du congé (dispositions supplétives)
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Code de la sécurité sociale : article L161-9-3
Indemnisation
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Code du travail : articles D3142-2 à D3142-4
Prise du congé, fin du congé (ordre public)
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Code du travail : articles D3142-5 à D3142-6
Procédure (dispositions supplétives)
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Code de la sécurité sociale : articles L168-1 à L168-7
Allocation journaliĂšre d'accompagnement d'une personne en fin de vie
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Code de la sécurité sociale : articles D168-1 à D168-10
Allocation journaliĂšre d'accompagnement d'une personne en fin de vie
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Allocation d'accompagnement d'une personne en fin de vie