Le Défenseur des droits vérifie tout d'abord que votre demande relÚve de sa compétence.
Si ce n'est pas le cas, il vous communique les motifs pour lesquels il ne peut pas traiter votre dossier et vous oriente vers les personnes ou les organismes qui peuvent vous aider.
Si le DĂ©fenseur des droits estime que votre demande relĂšve de sa compĂ©tence, il ouvre une enquĂȘte pour recueillir les informations lui permettant de connaĂźtre la situation, avant de prendre une dĂ©cision.
Pouvoirs dâinvestigation larges Demande dâexplications
La procĂ©dure d'enquĂȘte se dĂ©roule en confrontant les points de vue du rĂ©clamant (la personne qui fait une rĂ©clamation au DĂ©fenseur des droits) et de la personne mise en cause (la personne visĂ©e par la rĂ©clamation). Il sâagit du principe du contradictoire .
Le Défenseur des droits peut demander des explications à toute personne physique ou morale mise en cause devant lui.
Les personnes mises en cause doivent faciliter l'accomplissement de sa mission.
Elles sont tenues d'autoriser leurs agents et préposés à répondre aux demandes du Défenseur des droits. Les agents doivent répondre aux demandes d'explications adressées par celui-ci.
Convocation Ă une audition
Le Défenseur des droits peut convoquer les agents.
Les convocations doivent mentionner l'objet de l'audition.
Ă savoir
Les personnes auxquelles le Défenseur des droits demande des explications peuvent se faire assister du conseil de leur choix (par exemple, par un avocat). Un procÚs-verbal de l'audition est rédigé et remis à la personne entendue.
Vérifications sur place
Le Défenseur des droits peut aussi effectuer des vérifications sur place dans les locaux des services publics ou des organismes chargés d'une mission de service public, ainsi que dans les lieux , locaux , moyens de transports accessibles au public et dans les locaux professionnels exclusivement consacrés à cet usage .
Lors des vérifications sur place, le Défenseur des droits peut entendre toute personne pouvant lui fournir des informations.
Un procÚs-verbal est établi par les juristes du Défenseur des droits.
Mise en demeure en cas de refus de coopérer
Si le DĂ©fenseur des droits nâobtient pas de rĂ©ponse Ă sa demande dâinformations, il peut mettre en demeure les personnes intĂ©ressĂ©es de lui rĂ©pondre dans un dĂ©lai qu'il fixe.
Lorsque la mise en demeure n'est pas suivie d'effet, il peut saisir le juge des référés pour lui demander d'ordonner toute mesure utile à l'obtention des informations demandées.
RÚglement amiable des réclamations Le rÚglement amiable est privilégié lorsque les réclamations indiquent, par exemple, une erreur de procédure, une incompréhension, une défaillance d'une administration. Dans ce cas, le Défenseur des droits intervient en facilitant le dialogue entre toutes les personnes concernées . Il propose une solution adaptée afin d'éviter une action en justice.
Le rÚglement amiable peut prendre différentes formes (rÚglement informel ou médiation).
RĂšglement informel
De simples échanges de courriers ou de courriels permettent parfois de régler la situation de façon simple et rapide.
Médiation
Le Défenseur des droits peut aussi essayer de régler le litige en organisant une médiation entre le service public mis en cause et vous.
Ă noter
La médiation est encadrée par la loi. Elle permet notamment de garantir la confidentialité des échanges entre la personne mise en cause et vous.
Recommandations Le DĂ©fenseur des droits peut faire toute recommandation permettant de garantir le respect de vos droits et libertĂ©s et de rĂ©soudre les problĂšmes soulevĂ©s devant lui, ou dâen prĂ©venir le renouvellement.
Le service public informe le Défenseur des droits, dans le délai qu'il fixe, des suites données à ses recommandations.
Si le service public ne donne pas d'information dans le délai ou si le Défenseur des droits estime, au vu des informations reçues, que la recommandation n'a pas été appliquée, il peut lui donner l'ordre de prendre des mesures précises dans un délai déterminé. Par exemple, délivrer une autorisation qui avait été refusée.
Lorsqu'il n'a pas été donné suite à son injonction , le Défenseur des droits établit un rapport spécial . Ce rapport est communiqué au service public et publié.
Le Défenseur des droits peut décider de publier aussi la réponse du service public.
Demande de sanctions Si le DĂ©fenseur des droits constate dans son enquĂȘte des faits qui mĂ©ritent une sanction disciplinaire, il peut demander Ă l'autoritĂ© compĂ©tente d'engager des poursuites disciplinaires Ă lâencontre des auteurs. Par exemple, le refus injustifiĂ© par un agent de traiter les demandes dĂ©posĂ©es par les usagers.
LâautoritĂ© compĂ©tente doit informer le DĂ©fenseur des droits des suites donnĂ©es Ă sa demande et, sâil nâa pas engagĂ© de procĂ©dure disciplinaire, lui transmettre les motifs de cette dĂ©cision.
Si l'autoritĂ© compĂ©tente ne donne pas d'information dans le dĂ©lai ou si le DĂ©fenseur des droits estime, au vu des informations reçues, que sa demande nâa pas Ă©tĂ© suivie des mesures nĂ©cessaires, il peut Ă©tablir un rapport spĂ©cial . Ce rapport est communiquĂ© Ă l'autoritĂ© compĂ©tente.
Le Défenseur des droits peut décider de publier ce rapport spécial et, si l'estime nécessaire, la réponse de l'autorité.
Observations devant le juge Le Défenseur des droits ne peut pas remettre en cause une décision de justice , mais il peut présenter des observations écrites ou orales à la demande des juridictions civiles, administratives ou pénales ou à la demande des parties .