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Fiche pratique

Interruption médicale de grossesse (IMG)

Vérifié le 20/05/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Une interruption mĂ©dicale de grossesse (IMG), Ă©galement appelĂ©e avortement thĂ©rapeutique, peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e uniquement si la poursuite de la grossesse met gravement en pĂ©ril la santĂ© de la femme. Il en est de mĂȘme s'il existe une forte probabilitĂ© que l'enfant Ă  naĂźtre soit atteint d'une affection d'une particuliĂšre gravitĂ© reconnue comme incurable au moment du diagnostic. Nous vous prĂ©sentons les informations Ă  connaĂźtre.

Une interruption mĂ©dicale de grossesse peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e dans l'un des cas suivants :

  • La santĂ© de la femme est mise gravement en pĂ©ril si la grossesse se poursuit
  • L'enfant Ă  naĂźtre a une forte probabilitĂ© d'ĂȘtre atteint d'une affection d'une particuliĂšre gravitĂ© reconnue comme incurable au moment du diagnostic (exemples : maladies mortelles en pĂ©riode pĂ©rinatale ou dans la 1re annĂ©e de vie et des maladies entrainant un handicap grave, parfois mortel, chez l'enfant).

L'interruption mĂ©dicale de grossesse peut ĂȘtre pratiquĂ©e Ă  tout moment de la grossesse.

La procédure de décision d'interruption médicale de grossesse dépend du motif : santé de la mÚre ou de l'enfant.

  À savoir

Avant la rĂ©union de l'Ă©quipe pluridisciplinaire compĂ©tente, la femme concernĂ©e ou le couple peut, Ă  sa demande, ĂȘtre entendu par tout ou partie des membres de cette Ă©quipe.

Si la probabilité est forte que l'enfant à naßtre soit atteint d'une affection d'une particuliÚre gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic, l'équipe médicale est celle d'un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal.

Elle examine la demande de la femme.

  À savoir

La femme enceinte peut demander Ă  un mĂ©decin ou Ă  une sage-femme de son choix d'y ĂȘtre associĂ©.

Lorsque l'IMG est envisagĂ©e pour prĂ©server la santĂ© de la femme, cette derniĂšre en fait la demande auprĂšs d’un  mĂ©decin spĂ©cialisĂ© en gynĂ©cologie-obstĂ©trique.

Ce mĂ©decin saisi de la demande rĂ©unit l’équipe pluridisciplinaire composĂ©e au moins des personnes suivantes :

  • MĂ©decin qualifiĂ© en gynĂ©cologie-obstĂ©trique membre d'un centre pluridisciplinaire de diagnostic prĂ©natal et exerçant son activitĂ© dans un Ă©tablissement de santĂ©
  • Praticien spĂ©cialiste de l'affection dont la femme est atteinte et exerçant son activitĂ© dans un Ă©tablissement de santĂ©
  • MĂ©decin ou sage-femme choisi par la femme
  • Personne qualifiĂ©e (exemple : assistant social ou psychologue) tenue au secret professionnel.

L'interruption mĂ©dicale de grossesse peut ĂȘtre pratiquĂ©e si 2 mĂ©decins membres d'une Ă©quipe pluridisciplinaire attestent, aprĂšs avis consultatif de cette Ă©quipe :

  • Soit que la poursuite de la grossesse met en pĂ©ril grave la santĂ© de la femme
  • Soit qu'il existe une forte probabilitĂ© que l'enfant Ă  naĂźtre soit atteint d'une affection d'une particuliĂšre gravitĂ© reconnue comme incurable au moment du diagnostic.

Lorsque la dĂ©cision de pratiquer une interruption mĂ©dicale de grossesse a Ă©tĂ© prise, la femme enceinte (seule ou en couple) est revue en entretien prĂ©alable par un mĂ©decin. Cette consultation permet d’aborder les modalitĂ©s et les consĂ©quences de l’interruption mĂ©dicale de grossesse.

  À savoir

Un médecin qui refuse de pratiquer une interruption médicale de grossesse doit informer, sans délai, l'intéressée de son refus. De plus, il doit lui communiquer immédiatement le nom de praticiens pouvant réaliser cette intervention.

Oui, une mineure non émancipée peut demander une interruption médicale de grossesse.

Toutefois, le consentement de l'un de ses parents ou de son représentant légal (exemple : tuteur) est recueilli avant la réalisation de l'intervention.

Si la mineure non émancipée souhaite garder le secret, le médecin s'efforce d'obtenir son accord pour que l'un de ses parents ou le représentant légal soient consultés. Sinon, il vérifie que la mineure a entamé cette démarche.

Dans le cas oĂč cette dĂ©marche n'a pas Ă©tĂ© effectuĂ©e ou si le consentement n'est pas obtenu, l'intĂ©ressĂ©e peut demander Ă  ce que l'intervention soit pratiquĂ©e. La mineure se fait alors accompagner dans sa dĂ©marche par une personne majeure de son choix.

L'interruption médicale de grossesse se déroule dans le cadre d'une hospitalisation dans un établissement de santé, public ou privé.

L'interruption mĂ©dicale de grossesse peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e par voie mĂ©dicamenteuse. En cas d’échec, une technique chirurgicale est envisagĂ©e par l’équipe mĂ©dicale.

Des précautions sont prises pour éviter les effets secondaires et les risques, tant pour la santé de la mÚre que pour une future grossesse.

 Ă€ noter

Seul un médecin peut pratiquer l'interruption de grossesse pour motif médical.

Des soins sont apportĂ©s Ă  la femme sur qui une interruption mĂ©dicale de grossesse vient d'ĂȘtre pratiquĂ©e : un suivi tant sur le plan physique que psychologique est proposĂ©.

Un consultation est prévue de préférence avec le médecin ayant réalisé l'intervention.

Elle permet notamment :

  • De prĂ©senter les rĂ©sultats des examens pratiquĂ©s sur le fƓtus
  • De faire le point sur l’état de santĂ© physique et psychologique de la femme
  • De faire le point sur les Ă©ventuels risques pour une grossesse ultĂ©rieure.

Pour les questions liĂ©es Ă  l’état civil et Ă  l’inhumation de l’enfant, le ou les parents peuvent ĂȘtre accompagnĂ©s dans ces dĂ©marches par l'assistante sociale de l’établissement de santĂ©.

En cas de constat d'une incapacitĂ© de travail faisant suite Ă  une interruption mĂ©dicale de grossesse, une femme bĂ©nĂ©ficie d’une indemnisation pendant son arrĂȘt de travail, sans dĂ©lai de carence, Ă  la diffĂ©rence d’un arrĂȘt maladie « classique ».