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Fiche pratique

Congé de mobilité d'un salarié

Vérifié le 01/06/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Le congĂ© de mobilitĂ© est un mode de rupture d’un commun accord du contrat de travail Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e (CDI). L’employeur peut le proposer dans le cadre d'un accord collectif sur la gestion prĂ©visionnelle des emplois et des compĂ©tences (GPEC) ou d'une rupture conventionnelle collective (RCC). Ce congĂ© favorise le retour Ă  un emploi stable pour le salariĂ©, par des mesures d'accompagnement, des actions de formation et des pĂ©riodes de travail en ou en CDD . Quelles sont les caractĂ©ristiques d'un congĂ© de mobilité ? Nous faisons le point sur la rĂ©glementation.

Le congé de mobilité permet au salarié qui le souhaite et qui remplit les conditions pour en bénéficier, de préparer une reconversion professionnelle. Il a pour objet de favoriser le retour à un emploi stable à l'issue du congé.

Des mesures d'accompagnement, des actions de formation et des périodes de travail au sein ou hors de l'entreprise sont proposées au salarié pendant le congé.

Il peut ĂȘtre proposĂ© dans le cadre d'un accord sur la GPEC ou d'un accord de RCC.

Pour l'employeur, le congé de mobilité permet d'anticiper l'impact des mutations économiques sur la gestion du personnel en dehors de toutes difficultés économiques.

 Attention :

Le congĂ© de mobilitĂ© ne doit pas ĂȘtre confondu avec la mobilitĂ© volontaire sĂ©curisĂ©e.

Un congĂ© de mobilitĂ© peut ĂȘtre proposĂ© par toute entreprise ayant conclu un accord collectif sur la rupture conventionnelle collective.

Il peut Ă©galement ĂȘtre proposĂ© par une entreprise ayant conclu un accord collectif de GPEC.

  À savoir

L'obligation de négocier un accord de GPEC concerne les entreprises suivantes :

Les conditions d'adhésion du salarié au congé de mobilité sont précisées dans l'accord collectif qui le propose.

Connaßtre les clauses obligatoires de l'accord collectif proposant le congé de mobilité

Dans le cadre d'un accord GPEC, l'employeur doit transmettre tous les 6 mois, le bilan des ruptures prononcées dans le cadre du congé de mobilité à la Dreets.

Pour cela, il doit utiliser le portail des ruptures collectives de contrats de travail :

Service en ligne
Portail de gestion dématérialisée des ruptures collectives de contrats de travail (RUPCO)

AccĂ©der au service en ligne  

MinistÚre chargé du travail

La durée du congé est précisée par l'accord collectif sur la GPEC ou de RCC qui le met en place.

Elle correspond à la période de maintien du contrat de travail avant sa rupture.

Elle est laissée au libre choix des négociateurs.

L'organisation des périodes de travail, les mesures d'accompagnement et les actions de formation envisagées, sont précisées dans l'accord collectif sur la GPEC ou de RCC qui le propose.

Les pĂ©riodes de travail proposĂ©es aux salariĂ©s peuvent ĂȘtre accomplies au sein ou en dehors de l'entreprise, dans le cadre d'un nouveau CDI ou d'un CDD.

Lorsque le salarié a signé un CDD, le congé de mobilité est suspendu. Il reprend à l'issue du CDD pour la durée restant à courir.

La rémunération versée pendant le congé de mobilité est fixée par l'accord collectif relatif à la GPEC ou de RCC.

Elle varie selon les périodes travaillées ou non travaillées pendant ce congé :

  • Le salariĂ© en congĂ© de mobilitĂ© doit percevoir la rĂ©munĂ©ration correspondant au travail qu'il effectue, selon les rĂšgles applicables dans l'entreprise d'accueil.

    Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure Ă  celle perçue lors des pĂ©riodes non travaillĂ©es.

  • Elle correspond au minimum Ă  65 % de la rĂ©munĂ©ration brute moyenne des 12 derniers mois prĂ©cĂ©dant l'entrĂ©e en congĂ©.

    Au minimum, le montant de l'allocation doit atteindre 10,46 € par heure, multipliĂ©e par la durĂ©e collective de travail fixĂ©e dans l'entreprise (soit 1 586,96 € si l'entreprise applique les 35 heures).

    La rĂ©munĂ©ration versĂ©e est exonĂ©rĂ©e de cotisations sociales pendant les 12 premiers mois du congĂ©. Cette durĂ©e peut ĂȘtre portĂ©e Ă  24 mois en cas de formation de reconversion professionnelle.

    Elle reste soumise Ă  la CSG et la CRDS.

À la fin du congĂ© de mobilitĂ©, le contrat de travail du salariĂ© est rompu d'un commun accord.

Le salarié perçoit les indemnités de rupture prévues par l'accord collectif.

Le salarié qui n'a pas retrouvé d'emploi à la fin du congé de mobilité peut prétendre à l'allocation chÎmage d'aide au retour à l'emploi (ARE), sous conditions.

 Ă€ noter

La rupture amiable dans le cadre du congé mobilité pour un salarié protégé est soumise à l'autorisation de l'inspecteur du travail.

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Pour en savoir plus